Auteur: Naëlle
Mail: naelle[@]lartisan.net   (sans les [ ])
Titre: Une si petite île
Genre : Fantasy/aventure/mystère

 

Note : Comme promis, voici le premier chapitre (comme quoi, ça m'arrive de m'en tenir aux dates. lol)

J'avoue que je ne m'attendais pas à avoir des commentaires avec le prologue (merci beaucoup !!!).
J'espère que cette suite fera honneur à vos espérances.
Bonne lecture

 

Une si petite île

 

 

Chapitre 01

** Premier contact **

 

 

 

Julien ouvrit les yeux et se redressa à moitié. Il se trouvait dans un parc et en regardant derrière lui, il s’aperçut qu’il était face à la mairie de sa ville de naissance.

- Tout va bien ?
Lui demanda quelqu’un en tendant la main pour l’aider à se relever.

Julien prit la main tendue et se mit debout. Face à lui, une jeune homme, sans doute de son âge, mais plus grand en taille. Blond, les cheveux un peu long, mais surtout, ce qui sauta aux yeux de Julien, c’était les oreilles de l’autre. Plus longues sur le haut que les siennes et surtout, d’une forme étrangement pointues.

- Ca va ?
Redemanda le jeune homme l’air un peu inquiet.

- Heu… ouais, ouais, ça va, répondit rapidement Julien en quittant du regard les oreilles de l’autre. Il savait que c’était très impoli, de plus, il se doutait que celui qui venait de l’aider devait souffrir de sa différence avec les autres.

« Sans doute un problème génétique », pensa Julien. Il allait remercier le jeune homme aux oreilles pointues lorsqu’il réalisa un détail : il venait d’avoir un accident sur la route, alors que faisait-il ici ?

- Où est Valentine ???

- « Valentine » ?
Répéta l’autre.

- C’est ma fiancée. Elle était avec moi. Mais où est-elle ?

Julien regardait dans tous les sens, mais il ne voyait pas celle qu’il aimait. Il se mit alors à courir dans les rues de la ville en appelant la jeune femme.

Soudain, il s’arrêta. Plusieurs personnes dans les rues présentaient la même anomalie que celui qui l’avait aidé à se relever.

- Mais c’est quoi c’délire ?
Demanda-t-il à voix haute.

- Hé ! Qu’est-ce qui se passe ?

- Revoilà « oreille pointue », murmura Julien.

- Je ne m’appelle pas « oreille pointue » mais Menel.

- Manuel ?
Répéta Julien.

- Non, pas Manuel. Menel.

- Ok Menel, c’est ça ?

- Oui.

- Alors Menel, tu peux me dire sur quelle planète je suis ? Non, parce que franchement, là, j’ai l’impression d’être sur Vulcain.

- « Vulcain » ?
Redit Menel, surpris.

- Ouais, laisse tomber. C’est dans Star Trek.

- « Star Trek » ? Mais de quoi parlez-vous ?

- Je viens de te dire de laisser tomber. Je crois que j’ai pris un coup sur la tête. Ma vision doit être altérée. Je vais marcher un peu, ça va me faire du bien, poursuivit Julien en repartant.

- Hé… comment vous appelez-vous ?

Julien se retourna vers Menel et répondit :

- Julien. Je m’appelle Julien Germain.

- D’accord. Alors, Julien, si vous avez besoin de moi, vous n’aurez qu’à prononcer mon nom. Et où que je sois, je viendrai.

Julien lança un regard intrigué en direction de Menel, mais il ne posa aucune question et se mit à marcher. Durant plus d’une heure, il marcha sans regarder où il allait. Il était rassuré à la simple pensée de retrouver des paysages ou des magasins connus. Et tant pis si la moitié de ceux qu’il croisait avaient des oreilles pointues, et tant pis si certaines rues n’avaient plus le même nom comme c’était le cas, par exemple, pour la rue « Marius et Ary Leblond » qui était devenue « Aryanna ».

Julien n’avait jamais été un grand marcheur, mais là, c’était presque un besoin vital pour lui. Mais lorsqu’il s’aperçut que ses pas l’avaient menés devant le multiplexe de Cambaie, il eut un sourire et se dit que sa marche allait prendre fin à cet endroit. Il estima avoir le droit d’aller se regarder un bon petit film.
En arrivant dans la structure, il regarda vers le haut afin de voir les films à l’affiche. Mais aucune n’était dans les encarts prévus à cet effet. Il allait poser la question à quelqu’un lorsqu’il fut coupé :

- Jeune homme, dépêchez-vous, ça va commencer.

Julien adressa un regard interrogatif à la vieille femme qui venait de lui parler, mais déjà celle-ci s’éloigner vers l’escalier.

« Y a une séance gratuite ? », se demanda le jeune homme en s’apercevant que personne ne prenait les tickets. Et ne cherchant pas plus à comprendre, il monta les marches et suivit les gens qui se pressaient aux portes de la salle 1 : la plus grande du complexe. En s’asseyant, il s’aperçut que l’écran n’était pas à sa place, ou plutôt, qu’il n’était plus nulle part.

- Mais qu’est-ce qui se passe ???

Julien allait se relever pour partir lorsque plusieurs personnes arrivèrent sous les applaudissements du monde présent. Se rasseyant, il s’aperçut que la salle était pleine et visiblement, des gens, qui n’avaient pas pu s’asseoir, attendaient dehors.

Un homme s’approcha d’une estrade munie d’un micro que le jeune homme n’avait même pas remarqué tant la « perte » de l’écran l’avait traumatisé.

- Chers amis, bonjour !
Commença l’homme d’une voix forte et grave.

De nouveaux applaudissements se firent entendre avant qu’à l’unissions, ils s’arrêtent.

- Comme vous le savez peut-être, poursuivit l’homme, les gnorkas sortent de plus en plus souvent à présent. Nous n’avons pas voulut trop ébruiter l’affaire afin de vous éviter de paniquer. Cependant, à présent, il semble primordial que vous sachiez ce qui se passe. Les gnorkas nous attaque !

Une rumeur s’éleva dans la salle et parmi ceux qui attendaient à l’extérieur. Puis, comme pour les applaudissements, elle cessa toute seule. L’homme continua :

- Jusqu’à présent, ils s’étaient contentés de quelques pillages, mais à présent, la situation est grave ! Ils ont attaqué deux écoliers. Mes amis, la situation est grave !

- Que proposez-vous ?
Demanda une voix dans la salle.

- Ce que je propose ? La seule chose qui soit capable de nous protéger. Nous devons traquer et éliminer les gnorkas avant qu’ils ne deviennent trop menaçants !

Des applaudissements retentirent et Julien se demanda s’il devait les imiter. Mais alors qu’ils s’interrogeait, quelqu’un se leva de son siège et prit la parole d’une voix forte et cristalline :

- Comment pouvez-vous parler de les éliminer de la sorte ? Il est hors de question que je cautionne ce genre d’action. Avant tout, nous devrions demander aux gnorkas pourquoi ils nous attaquent et ce qui leur arrive.

L’homme sur l’estrade eut un petit sourire avant de reprendre :

- Lóme, votre grandeur d’âme vous fait honneur mon garçon. Cependant, vous ne semblez pas comprendre que nous sommes déjà entrés en guerre contre les gnorkas !

- Vous…

- De plus, dois-je vous rappeler que les gnorkas ne parlent pas ? Ils ne peuvent que communiquer entre eux, et encore… nous n’en sommes pas absolument certains !

- Je persiste à penser qu’il y a d’autres solutions.

L’homme eut un nouveau sourire, mais cessa de discuter avec celui qui l’avait interrompus et poursuivit son discourt.

Le dénommé Lóme sortit du cinéma sans un mot. Sans savoir pourquoi, Julien le suivit. Ce dernier s’aperçut d’ailleurs que lui aussi avait les oreilles pointues. Habillé d’une tuniques, des cheveux châtains mi long, ramené en arrière, il semblait sortir d’une très bonne famille au vue de son maintien.

- Pourquoi me suivez-vous ?
Demanda-t-il en se retournant.

- Je… je ne sais pas… c’est jusque que… je ne comprends pas ce qui se passe, bafouilla Julien.

- Je n’en sais pas plus que vous. A part que ces gens ne pensent qu’à se battre. Pourquoi les hommes ne pensent-ils qu’à la guerre ?
Interrogea Lóme.

- Mais parce que parfois, il faut se battre pour protéger ceux que l’on aime, répondit Julien machinalement.

- Oui… peut-être…

- Vous savez…

- Qui êtes-vous ?
Coupa Lóme.

- Qui ? Moi ? Ha, je m’appelle Julien. Et vous ? Je n’ai pas très bien compris votre nom tout à l’heure.

- Lóme.

- Lóme ? Ce n’est pas commun. C’est de quelle origine ?

Lóme eut un sourire amusé avant de demander :

- Vous avez un problème ? Il est pourtant évident qu’un elfe a un prénom elfique.

- Ha mais oui, suis-je bête, c’est évident, répliqua Julien avant d’éclater de rire. Ca y était, il était devenu complètement fou. Le choc qu’il avait reçu au moment de l’accident devait sérieusement avoir endommagé son cerveau pour qu’il se retrouve à rêver d’un monde ou humains et elfes se côtoient. D’autant plus qu’il avait toujours aimé la science fiction, mais qu’il n’avait jamais été fan d’heroic fantasy.

- J’ai dit quelque chose de drôle ?
S’étonna Lóme.

- C’est du n’importe quoi ce monde !
S’énerva Julien avant de sortir du cinéma en courant. Il fallait qu’il trouve un moyen de se réveiller. Il n’avait aucune intention de rester dans cet endroit étrange.

- Valentine… où es-tu ?
Murmura-t-il sans cesser de courir.

Je m’appelle Julien Germain et je suis en train de devenir fou…

 

Fin du premier chapitre

 

A suivre…

Commencé et achevé le 1er juin 2009

 

Note de fin de chapitre : Alors ? Ca donne quoi ?
Naëlle

 

Si vous voulez m'écrire un petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre adresse e-mail, je ne pourrai pas vous répondre ^_~

 

Lorsque vous cliquerez sur "envoyer", veuillez attendre, vous allez être automatiquement redirigé ici au bout de 5 secondes. Par contre, vous verrez de nouveau ce que vous avez écrit, mais si sur la page précédente c'était noté "Envoi de mail réussi.", c'est que c'est tout bon, vous pouvez continuer à surfer tranquillement, j'aurai votre message ^_^

 

FORMULAIRE

Votre nom :

Votre prenom :

Votre e-mail :

Votre message :

 

 

 

 

 

Chapitre 02

 

Retour à la page des histoires originales