Auteur: Naëlle
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Titre: Pour l'amour d'un enfant

 

Bonjour tout le monde. Avec quelques jours de retard (que voulez-vous, on ne me changera pas ! lol), voici le chapitre 34 de « pour l’amour d’un enfant ». Nous reprenons bien place dans la vie de nos héros.
Je pense que ce chapitre devrait vous plaire… en tout cas, j’espère ^.^

Bonne lecture et à bientôt

 

 *-*-*-*-*-*-*

 

Souvenez-vous :

A la mort des ses amis d’enfance : Makoto et Eléonore, Romain se retrouve tuteur de leur enfant, le petit Rémi, âgé de 4 mois. Un an plus tard, Romain lira une lettre écrite par la mère de Rémi. Dans cette lettre, Eléonore explique à l’étudiant qu’elle ne peut compter que sur lui pour s’occuper de son enfant et que malgré toute l’affection qu’elle a pour sa meilleure amie : Iris, elle sait que cette dernière serait incapable de s’occuper de son enfant.

Je vous rappelle que le prénom de Rémi est d’ailleurs le nom formé par les premières lettres des 4 prénoms (Romain, Eléonore, Makoto et Iris).

A la fin du chapitre 29, vous vous étiez demandé qui était cette femme au cimetière. Hé bien la voici dans ce chapitre.

 

 *-*-*-*-*-*-*

 

 

Pour l’amour d’un enfant

(Chapitre 34 : Iris.)

 

 

 

Franck allait entrer dans le studio de son ami, Rémi dans les bras, lorsqu’il sentit un regard posé sur lui. Il se retourna et se trouva face à une jeune femme.

- Je peux vous aider ?
Demanda-t-il avec son amabilité habituelle.

La personne qui lui faisait face sembla chercher quelque chose dans son regard avant de demander :

- Romain ?

- Non, je…

Franck allait expliquer qui il était lorsque son ami arriva.

- Ben alors Franck, qu’est-ce que tu fais ?

La jeune femme se retourna vers l’étudiant et cette fois-ci, elle retrouva bien le garçon qu’elle venait voir.

- Romain, murmura-t-elle.

Le jeune homme fit marcher sa mémoire avant que ses yeux s’arrondissent par la surprise. Devant lui se tenait la meilleure amie d’Eléonore.

- Iris ?
Interrogea-t-il afin d’être sûr de ne pas se tromper.

- C’est Rémi ?
Demanda cette dernière en regardant le petit garçon.

N’attendant pas de réponse de la part de l’étudiant, elle s’approcha de l’enfant et lui dit, un sourire tendre aux lèvres :

- Bonjour Rémi. Tu sais, la dernière fois que je t’ai vu, tu étais un tout petit bébé.

- Qui êtes-vous madame ?
Demanda l’enfant.

- Moi ? Romain ne t’a jamais parlé de moi ? Je suis… enfin… j’étais amie avec tes parents. Je…

- Franck, tu rentres avec Rémi ! Toi, Iris, tu viens avec moi !
S’énerva soudain Romain.

Tout le monde sursauta et sans un mot, Franck rentra dans l’appartement avec l’enfant tandis qu’Iris s’installait dans l’ascenseur avec Romain. Une fois en bas de l’immeuble, celui-ci se retourna vers Iris et lui demanda, agressif :

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Qu’est-ce que tu veux ?

- Ca me semble pourtant évident. Je suis venue voir Rémi.

- Je regrette, mais ce n’est pas possible. Rémi n’aime pas les étrangers, répondit le jeune homme, mi-agacé, mi-blasé.

- Ca ne devrait pas être un problème. Je lui expliquerai que je suis une amie de son papa et sa maman. Je pourrai même lui parler d’Eléonore. Quand elle était enceinte de lui, elle était rayonnante… et quand elle me l’a présenté… on aurait dit qu’une bulle les entourait tous les deux, dit la jeune femme, le regard perdu dans ses souvenirs.

- …

- Qu’est-ce qu’il y a ? Et comment t’appelle Rémi ? « Romain » ? « Tonton » ? Moi, j’aimerai qu’il m’appelle « tati Iris ».

- Je suis son père et il m’appelle « papa ».

Les deux jeunes se foudroyèrent du regard avant que la jeune femme n’explose :

- « Papa » ? Mais son père c’est Makoto ! Pas toi ! Et quand il parle de son père, qu’est-ce qu’il dit alors ?

- Makoto et Eléonore m’ont confié leur enfant depuis qu’il a quatre mois, c’est mon fils ! Je t’interdis de dire que je ne suis pas son père !

Iris se calma un peu et demanda alors :

- D’accord, il t’appelle papa, mais alors qu’est-ce qu’il dit pour parler de son vrai père ?

- Je SUIS son vrai père ! Et puisque tu tiens tant à le savoir, je vais te répondre. Il ignore jusqu’à l’existence de Makoto et Eléonore.

- Quoi ? Mais ce sont ses parents ! Tu n’as pas le droit de ne pas lui parler d’eux ! Tu…

- Parce que toi, tu penses que ça va l’avancer à quelque chose de savoir que ses parents sont morts alors qu’il n’a même pas eu le temps de les connaître ?

- Il a le droit de savoir ! Tu ne peux pas lui faire ça ! Pour qui est-ce que tu te prends ? Tu n’as aucun droit de faire ça !

Romain eut un petit sourire moqueur avant d’enchaîner :

- Tu me demandes pour qui je me prends ? Mais pour ce que je suis : la personne en qui Eléonore et Makoto avaient le plus confiance. C’est à moi, et à moi seul qu’ils ont confié Rémi.

La jeune femme était au bord des larmes, mais elle poursuivit :

- Je ne vois vraiment pas pourquoi ! Tu n’as jamais été là pour eux ! Tu n’es même pas venu à leur mariage, pas plus que tu n’es venu voir Rémi après sa naissance. Comment peux-tu dire que tu es quelqu’un en qui ils avaient confiance ?

- Au risque de te décevoir et te blesser, Eléonore m’a écrit une lettre dans laquelle elle me disait que j’étais le seul vers qui elle pourrait se tourner dans le cas où il leur arriverait quelque chose à Makoto et elle.

- Non… tu mens… elle m’avait, moi ! Je ne te crois pas… elle…

- Iris… je comprends que tu sois déçue, mais la réalité est là. Rémi est mon fils et je ne veux pas que tu le voies !

- … qu… quoi ?

- Rémi est un enfant équilibré et je n’ai aucune intention que tu lui racontes n’importe quoi. C’est pour cette raison que je refuse que tu t’approches de lui.

Le ton de Romain était catégorique et ne souffrait aucune discussion. Tout à fait clair, il tourna les talons et rentra chez lui. Iris, quant à elle, resta plusieurs minutes sans bouger avant de s’en aller. Elle n’avait, certes, pas pensé que le jeune homme allait lui tomber dans les bras, cependant, elle ne s’attendait pas à de telles retrouvailles.

- Comment oses-tu me parler comme ça, marmonna-t-elle tout en marchant. Rémi a le droit de savoir qu’il avait des parents merveilleux qui l’aimaient de tout leur cœur. Je ne te laisserai pas faire tomber Makoto et Eléonore dans l’oubli. Je dirai à Rémi tout ce qu’il doit savoir. Je lui raconterai combien ils étaient beaux, comme ils étaient tendres, à quel point ils s’aimaient et qu’ils nous ont quittés beaucoup trop tôt. Oui, c’est ce que je vais faire…

 

*****

 

Romain courait de tables en tables, mais cela ne l’empêchait pas de repenser encore et encore à la conversation, plutôt houleuse, qu’il avait eu avec Iris. Son trouble n’avait pas échappé à Jérôme, qui attendait un moment de calme pour aborder le sujet avec lui. Lorsque finalement ce moment arriva, il s’approcha de son collègue et lui demanda :

- Quelque chose ne va pas ?

- Je t’en pose des questions, moi ?

- Non. Mais moi, j’aime savoir ce qui se passe autour de moi, répondit simplement le serveur avec un sourire.

- Ecoute Jérôme…

- Je sais, tu n’aimes pas parler de toi, mais je vois bien que quelque chose de va pas.

- Je…

- Je ne pourrai peut-être pas t’aider, mais j’aimerai vraiment que tu sois un peu plus ouvert avec moi. Après tout, ça fait longtemps qu’on bosse ensemble. Pourquoi est-ce que tu refuses de laisser les autres t’approcher ?

- …

- Parfois, je me demande comment tu fais pour avoir des amis. Tu es très gentil, ça, c’est sûr, mais tu es aussi distant et froid. C’est comme si tu avais dressé une barrière de verre entre toi et les autres. Tu les vois, ils te voient, mais ils ne peuvent jamais t’approcher.

Romain eu un sourire avant de répondre :

- Comme tu l’as si bien dit, je ne veux pas être approché. Je choisis moi-même ce que je donne aux autres.

- Si j’ai bien compris, il n’y a aucune chance que pour que nous devenions amis, soupira Jérôme.

- Je ne pense pas, non, désolé, répondit simplement l’étudiant et se dirigeant vers une famille qui venait de lui faire signe.

Romain avait parfaitement conscience de faire preuve d’une certaine cruauté, mais il préférait que tout soit clair.

 

*****

 

Lorsque Franck rentra chez lui, il découvrit sa famille au salon, en grande discussion. Ne voulant pas les déranger, il s’apprêtait à monter dans sa chambre lorsque l’aînée de la famille l’appela :

- Franck.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda le jeune homme.

- Je crois que ton frère t’a déjà dit que nous allons deux semaines en Inde pendant les grandes vacances.

- Oui, effectivement. Et ?

- Hé bien, nous voulons savoir si tu veux venir. Est-ce que tu veux que j’aille te prendre un billet ?

Franck regarda ses sœurs et son frère, ne comprenant pas vraiment ce qu’on venait de lui dire. Puis, lorsqu’il réalisa, il comprit qu’Emilie voulait simplement lui demander de venir en vacances avec eux. Passer des vacances en famille… depuis combien d’années cela ne leur était pas arrivé ? Cependant, malgré son désir de crier qu’il voulait les accompagner, il réalisa soudain que Romain allait peut-être avoir besoin de lui. Il se retrouva alors face à un dilemme…

- Tu ne veux pas venir avec nous ?
Interrogea Valérie, surprise.

- Je… heu… je…

- Tu as peut-être mieux à faire, dit soudain Alizé.

- Non ! Non, je ne peux rien avoir de mieux à faire qu’être avec vous !
Répondit son frère avec vigueur.

- Alors pourquoi est-ce que tu n’acceptes pas tout simplement ?
Demanda Marius.

- Je… c’est que… vous… vous me prenez de court… je ne m’y attendais pas… je… heu…

- Il nous faut juste ta réponse dans quelques jours, coupa Emilie avec un sourire.

- D’accord, murmura Franck en sortant du salon.

 

*****

 

Romain passa une main dans les cheveux de son fils. Non, il ne permettrait à personne de dire que cet enfant n’était pas lui.

- Rémi… je t’aime de tout mon cœur, chuchota-t-il à l’oreille du petit garçon.

 

*****

 

Iris s’avançait dans un parc, pas très loin de chez Romain lorsque son regard se posa sur un enfant. Celui-ci courrait derrière un ballon. Elle n’eut pas besoin de réfléchir pour revoir sa meilleure amie dans le regard du petit garçon. Elle voulut s’approcher de lui, mais elle vit un jeune homme rejoindre l’enfant. Reconnaissant le tuteur de l’enfant, elle s’éloigna un peu avant de se cacher pour voir sans être vu.

Romain arriva au niveau de son fils et s’accroupit pour être à sa hauteur. Iris put lire dans son regard qu’il n’était pas content du tout.

- Rémi ! Je t’ai déjà dit de ne jamais courir après le ballon !

- Je sais, mais…

- Non Rémi, pas de « mais » ! J’étais en train de prendre ton goûter dans le sac et quand j’ai relevé les yeux, tu n’étais plus là. Si tu veux aller quelque part, tu dois me le dire, que je puisse t’accompagner.

- …

Romain se calma et continua d’un ton beaucoup plus doux :

- Tu sais que je suis là pour te protéger. Alors ne me fais pas peur en disparaissant comme ça, d’accord ?

L’enfant hocha la tête.

- Viens, murmura Romain en serrant l’enfant contre lui.

Iris, de là où était, avait tout entendu et continua de regarder de nombreuses minutes encore l’adulte et l’enfant. Elle vit alors le petit garçon prendre deux biscuits dans un paquet que Romain venait de lui ouvrir. Puis, elle ne put s’empêcher de sourire en voyant l’enfant qui visiblement en voulait d’autres, tendre les mains face à un jeune homme qui refusait en souriant et expliquant vraisemblablement pourquoi aucun autre gâteau ne sortirait de la boite.
Elle décida de partir lorsqu’elle vit l’étudiant se lever du banc et prendre le ballon, aussitôt rejoint par l’enfant.

 

*****

 

Iris déposa un bouquet de fleurs sur la tombe de sa meilleure amie avant de murmurer :

- Je comprends pourquoi tu as confié ton précieux trésor à Romain… il est vraiment entre de bonnes mains… ne t’inquiète pas…

 

Fin du trente-quatrième chapitre

A Suivre…

 

Chapitre commencé le 26 avril et terminé le 28 avril 2009

 

Note de fin de chapitre : J’espère que ce chapitre vous aura plu. On se donne rendez-vous le mois prochain pour la suite des aventures de nos amis :)
Naëlle

 


 

 

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Chapitre 35

 

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