Auteur: Naëlle
Mail: naelle[ at ]lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant

 

Bon… ben comme je l’avais promis, voici le chapitre 33 ! Hé oui, comme quoi, tout est possible, même une Naëlle qui respecte les dates !!!!

J’ai été ravie de voir que le chapitre précédent vous avait plu et que certains lecteurs sont toujours fidèles au poste… en fait, j’avoue que ça m’a quand même un peu surprise ^.^ (agréablement, bien entendu !)

Aujourd’hui, pas de résumé, vu que vous venez tout juste de lire le chapitre précédent qui avait un résumé pour les chapitres précédents.

Et sur ce, je vous souhaite une excellente lecture, avec de nouveau, un chapitre adorable qui devrait plaire au fan de Franck :)

 

Pour l’amour d’un enfant

(Chapitre 33 : Seul avec Romain.)

 

 

 

 

Lorsque Romain stationna devant chez lui, il était dix heures et sa mère jardinait.

- Tu veux donner le cadeau à mamy et celui à Franck ?
Demanda l'étudiant en détachant son fils.

- Non, je vais donner le cadeau à mamy ! Toi, tu donnes à Franck.

Le jeune homme eut un sourire et sortit ses affaires de la voiture avant de tendre à son fils le paquet prévu pour sa mère. Justement, celle-ci arrivait.

- Alors ? Cette journée entre hommes ?
Interrogea-t-elle avec un grand sourire.

- C'était...
Commença Romain avant d'être coupé par l'enfant.

- On t'a ramené un cadeau, on t'a ramené un cadeau, on t'a ramené un cadeau, disait-il en sautillant autour de la femme.

- Ho ? Hé bien tu vas me montrer ça et me raconter ce que vous avez fait, dit madame Jouvenel en entraînant l'enfant à sa suite.

- Où est Franck, demanda Romain avant que sa mère ne soit trop loin.

- Je crois qu'il dort encore, répondit-elle en se retournant.

Romain s'étonna à cette annonce. Il n'était pas commun que son ami se lève aussi tard. Il récupéra ses affaires et monta dans sa chambre. Là, il s'aperçut qu'effectivement, Franck était toujours endormi. Depuis la toute première fois où il était venu chez Romain, le jeune homme avait prit l'habitude de dormir sur un matelas posé par terre, dans la chambre de son ami. Et curieusement, bien que la nuit précédente le lit ait été vide, Franck avait tout de même dormi sur « son » matelas.

- Alors marmotte, tu ne te lèves pas ?
Demanda Romain en s'asseyant sur son lit.

Ouvrant difficilement les yeux, l'autre étudiant murmura :

- Je venais de m'endormir...

- Tu as fait de l'insomnie ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Franck comprit qu'il ne pourrait pas « finir » sa nuit et se redressa avant de demander :

- Où étais-tu ?

- Avec mon fils, comme je le lui avais promis. Pourquoi ?

- Parce que... j'ai cru que j'avais encore fait quelque chose... que...

- Franck. Je te l'ai déjà dit hier. Cesse de penser que le monde ne tourne qu'autour de toi.

- Et comment est-ce que je suis censé ne pas penser que j’ai fait un truc de travers ? Tu pars comme ça, sans rien me dire...

- Tu es jaloux ? Jaloux de Rémi ?
Demanda Romain, surpris de l’attitude adopté par son ami.

- Non… je… je ne sais pas, finit par murmurer le jeune homme en enfouissant sa tête dans son oreiller.

- Franck… Franck… mais que vais-je faire de toi ?
Demanda Romain, prenant un air faussement dramatique.

- …

- Allez, je t’accorde la journée.

- Quoi ?
Interrogea le jeune homme en se redressant sur ses coudes.

- Je viens de te dire que je te consacrais la journée.

- …

- Une journée durant laquelle nous ferons tout ce que tu veux. Je ne me plaindrai pas, promis !
Rajouta l’étudiant avec un grand sourire.

Franck resta plusieurs secondes sans dire un mot, puis, se redressa comme un ressort et avant même que Romain n’ait eu le temps de réaliser, son ami était prêt à partir.

- Tu as l’air content, fit tout de même remarquer le jeune homme lorsqu’ils s’installèrent dans la voiture après avoir salué madame Jouvenel et Rémi. Ce dernier n’avait d’ailleurs rien dit quant au départ des deux amis sans lui.

- Evidemment que je suis content ! Tu te rends compte, je vais pouvoir m’acheter des fringues avec toi sans t’entendre geindre toutes les cinq minutes.

Romain se contenta de sourire et démarra.

Une demi-heure plus tard, le jeune homme regretta vraiment sa promesse. Car effectivement, son ami l’avait entraîné dans un magasin de vêtements.

- Qu’en penses-tu ?
Demanda le jeune homme en sortant de la cabine.

Romain regarda avec attention le tee-shirt et le jean que portait son ami.

- Le bas est un peu trop moulant à mon goût.

Franck retourna dans la cabine sans un mot. Certes, son meilleur ami ne se plaignait pas, mais il n’en était pas pour autant très sympathique. Ressortant presque aussitôt, il annonça qu’ils partaient.

- Tu n’as rien acheté, fit remarqué son ami.

- Je sais. Mais je n’ai plus envie. Où veux-tu aller ?

- Moi ? Non Franck, ce n’est pas comme ça que ça marche. J’ai dit que nous ferions ce que tu voulais.

- Je sais. Mais… en fait, je préfère quand c’est toi qui décides. Comme ça au moins, ça te plaît et j’ai l’impression que tu es content d’être avec moi.

Romain se contenta de sourire et fit signe à son ami de le suivre.

En silence, Franck lui emboîta le pas et tous deux entrèrent dans un restaurant.

Lorsqu’ils eurent commander leur déjeuner, Romain demanda :

- Ton frère et tes sœurs vont bien ?

- ? Heu… oui, pourquoi ?

- Tu ne passes pas beaucoup de temps avec eux.

- Où veux-tu en venir ?

- Nulle part, je me contente de constater les faits, répondit le jeune homme en se servant un verre d’eau.

- … tu me fais un reproche ?
Demanda Franck.

- Non. Je trouve juste dommage que tu ne sois vraiment avec eux que quand il y a un problème.

- Pourquoi me dis-tu ça maintenant ?

Romain eut un sourire avant de répondre :

- C’est juste que… durant la journée d’hier, en voyant Rémi ne voir que moi, je me suis rendu compte… qu’un jour, ce temps sera révolu. Je sais que nous en avons déjà parlé, mais à présent, j’appréhende la chose beaucoup plus sereinement. Je ne dis pas que ça me plait comme pensée, mais je voudrai éviter d’avoir des regrets. Je n’ai pas envie de me dire que je n’ai pas passé assez de temps avec lui quand c’était le moment.

Franck allait répondre, mais les plats arrivèrent sur la table à ce moment là. Il commença alors à manger sans un mot. Romain fit de même et plusieurs minutes s’écoulèrent dans un silence profond.

- Romain ?
Dit soudain l’un des jeunes hommes.

- Hum ?

- Tu te rends compte que Julie et Matthew vont se marier dans très peu de temps ?

- Oui, c’est dingue !

Romain eut un léger sourire en repensant à la conversation qu’il avait eut avec le futur marié.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Rien. Est-ce que tu sais qui sera l’autre témoin de Matthew ?

- Aucune idée, répondit Franck. Et toi, tu sais qui sera celui de Julie ?

- Je crois que c’est l’une de ses cousines… mais je ne suis pas sûr.

- Romain…

- Oui ?

- Est-ce que… tu me demanderas d’être ton témoin quand tu te marieras ?

Le jeune homme faillit s’étouffer avec son verre d’eau. Lentement, il le reposa avant de fixer son ami. Puis, voyant que ce dernier attendait une réponse, il finit par lui accorder ce qu’il voulait :

- Si, et je dis bien « si », je me marrie, tu as ma parole, tu seras mon témoin.

Franck se contenta d’avoir un sourire, très satisfait par cette réponse.

- Mais, poursuivit son ami, le mariage n’est pas à l’ordre du jour.

Franck ne dit rien et se contenta de recommencer à manger.

 

*****

 

Romain adressa à un sourire à Franck et le regarda avec amusement à la recherche de vêtement pour Rémi. Il se souvint avec une certaine nostalgie de sa toute première sortie avec son ami (qu’il qualifiait à l’époque de « pot de colle »). Celui-ci avait eu besoin de nouveaux habits puisqu’il avait alors changé de style vestimentaire ; il avait ensuite acheté un pyjama pour Rémi. A ce moment là, Romain n’aurait jamais pensé qu’ils referaient la même chose et qu’il y prendrait même un peu de plaisir.

- A quoi penses-tu ?
Demanda Franck en se retournant vers son ami.

- A…
L’étudiant s’arrêta sans finir sa phrase.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Romain ne pouvait détacher le regard des trois personnes à l’autre bout du magasin. Deux jeunes hommes et une jeune femme. Tous trois se lançaient des regards complices et malgré une certaine tristesse qui semblait émaner des yeux de celui qui semblait être le plus jeune, ils semblaient heureux d’être ensemble. Sans pouvoir s’en empêcher, Romain s’approcha d’eux. Lorsqu’il arriva à leur niveau, le plus jeune se retourna vers lui et lui adressa un sourire.

- Alexandre, tu viens ?
Demanda la jeune femme.

- J’arrive… heu… tout va bien ?
Demanda le dénommé Alexandre en parlant à Romain.

- Oui… je…

L’étudiant se retourna et croisa le regard inquiet de Franck. Romain secoua alors la tête et avec un sourire, il retourna vers son ami.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda Franck lorsque son ami arriva vers lui.

- Rien… rien du tout…, murmura Romain en reposant le regard sur les trois personnes qui à présent sortaient du magasin. Il était évident qu’il s’était identifié à eux. En eux, il avait vu ce qu’il était lorsque Makoto, Eléonore et lui-même étaient amis et qu’ils faisaient les boutiques ensembles.

- Ca va ?

- Oui Franck, ça va. Tout va très bien, répondit l’étudiant et gardant les yeux sur la porte. Peut-être qu’un jour, tout comme cette porte qui venait de se refermer sur ce qui représentait un pan de son passé, il pourrai tourner complètement la page de cette époque révolue. Peut-être que cela se produirait un jour prochain…

 

*****

 

Romain eut un sourire en s’apercevant que son ami s’était assoupi dans la voiture.

Tous deux avaient passé une bonne partie de leur après-midi à courir les magasins, pour finalement s’installer tranquillement dans un parc en fin de journée. Là, ils avaient parlé de beaucoup de choses, pour au final ne pas dire grand-chose. Ils avaient eu ce genre de conversation agréable à avoir avec un ami.

Lorsque l’étudiant stationna, son ami se réveilla.

- Je me suis endormi, murmura-t-il en se frottant les yeux.

- Ca m’en a tout l’air. Allez, au lit.

Franck se dirigea vers la chambre, et pour une fois, en oublia de passer à la salle de bain avant de dormir, tant il était fatigué. Il fit tout de même un effort pour changer de vêtement et se laissa tomber sur « son » matelas. Romain, de son côté, ouvrit doucement la porte de chambre de sa mère. Celle-ci était en train de lire. Elle lui sourit en l’apercevant et lui fit signe de s’approcher. Contre elle, Rémi dormait comme un bienheureux. L’étudiant déposa un baiser sur le front de l’enfant avant de s’asseoir sur le lit, près de sa mère. Là, comme lorsqu’il était petit, il se serra contre elle. Surprise par cette réaction, la femme n’en referma pas moins ses bras autour de son fils.

- Qu’est-ce qu’il y a mon cœur ?
Chuchota-t-elle.

- Je ne sais pas… j’ai l’impression que je ne guérirai jamais…, murmura le jeune homme.

La mère comprit que son fils pensait toujours à ses amis, aussi, se contenta-t-elle de l’embrasser et le tenir contre elle durant de nombreuses minutes.

Lorsque le jeune homme se défit de l’étreinte de sa mère, il la remercia et partit se coucher. La femme lui adressa un sourire lorsqu’il se retourna avant de franchir la porte.

Quand il arriva dans sa chambre, Franck était déjà au royaume des songes, mais alors qu’il venait d’éteindre la lumière, il entendit, dans un souffle :

- Merci pour aujourd’hui.

Romain se contenta de sourire et s’endormit rapidement.

 

Fin du trente-troisième chapitre

A Suivre…

 

Chapitre commencé le 03 novembre 2008 et achevé le 26 avril 2009

 

Note de fin de chapitre : J'espère que ce chapitre vous aura plu. On se donne rendez-vous dans deux semaines pour la suite des aventures de nos amis :)
(Au fait, avez-vous vu ? Vous avez eu la "chance" d'apercevoir Alexandre, Damien et Samantha dans le magasin ! C'est cool, non ? loool  Je me fais rire toute seule... mon cas est désespéré -.-;;;)
Naëlle

 


 

 

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Chapitre 34

 

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