Auteur: Naëlle
Mail: naelle[ at ]lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant
Chers lecteurs, chères lectrices,
Aujourd’hui (28 avril), « pour l’amour d’un enfant » fête ses six ans. Si, si,
c’est vrai. A la même date, quelques années plus tôt, j’écrivais le premier mot
de cette histoire (le 1er mot était : « Romain ». lol).
Alors, je sais bien que certains ont cessé de lire cette histoire, parce que les
chapitres se font désirer, parce que je suis une auteur très lente et aussi,
simplement parce qu’on peut aimer quelque chose un temps, puis, s’en lasser.
Mais, je sais très bien que malgré ce temps qui passe, certains lecteurs/trices
sont toujours là, guettant la moindre mise à jour, me soutenant et
m’encourageant.
Je sais aussi qu’aujourd’hui, il y a des chances pour que de nouveaux
lecteurs/nouvelles lectrices commencent à lire cette histoire. Alors, à vous qui
arriverez à ce chapitre, je vous dis « bonjour et bienvenue ! ».
L’année 2008 fut très peu prolifique au niveau de mes histoires. J’en suis consciente, je le déplore un peu, mais je suis aussi pleinement satisfaite par mes boulots de la « vraie » vie. Alors, ça m’ennuie de ne pas vous avoir donné plus à lire ces derniers mois, mais c’est la vie comme on dit.
Ceci étant dit, j’ignore si les mois à venir seront parsemé de plus de chapitres de mes deux histoires en cours (celle-ci et « loup apprivoisé » <= j’imagine que tout le monde connaît cette histoire), mais je vais essayer de faire un peu mieux que l’année dernière. Car, là que je regarde la date de quand je vous ai mis le dernier chapitre en ligne, je m’aperçois que ça fait presque un an -_-;;; (Certains me diront que j’ai déjà fait pire et ils auront raison !)
Et sur ce long blabla pour pas dire grand-chose, je vous l’accorde, encore une fois, laissez-moi vous remercier, vous tous, fidèles lecteurs/lectrices ainsi que les nouveaux et j’espère que ce chapitre vous plaira, bien qu’il ne soit pas super génial en soit… c’est juste une belle journée ^.^
(Quelques réponses aux reviews en bas, histoire d’arrêter de vous retenir. lol)
*-*-*-*-*-*-*
Souvenez-vous :
Romain, étudiant en troisième année de médecine est le tuteur du petit Rémi, âgé à présent de deux ans. Grâce à l’aide de Franck (le meilleur ami de Romain), l’enfant est choyé et ne manque de rien. Cependant, peu de temps avant les examens, Romain demande au petit garçon de ne pas le déranger durant son travail et lui fait une promesse : celle de lui accorder une journée complète.
A la fin des examens, exténué, Romain va chez sa mère, accompagné de Rémi, bien entendu. Là, il dort de nombreuses heures et se réveille en forme.
Bien qu’il ne l’ait pas vraiment prévu, Franck le rejoint.
Mais bien décidé à tenir la promesse faite à Rémi, le lendemain matin, tous deux s’en vont sans dire où. Ce chapitre débute juste après leur départ.
*-*-*-*-*-*-*
Pour l’amour d’un enfant
(Chapitre 32 : Seul avec papa.)
- On va où ?
Demanda Rémi lorsque son père s’éloigna de la maison.
- Faire plein de choses qui vont te plaire, répondit le jeune homme.
- Quoi ?
- Tu verras.
- Non papa. Dis, dis, dis, dis, dis, dis…
- Hé là ! Stop ! Tu veux manger un gâteau ?
L’enfant fit « oui » de la tête avec vigueur.
Le voyant par l’intermédiaire de son rétroviseur, Romain se mit à rire.
Quelques minutes plus tard, il stationna devant un salon de thé qu’il connaissait très bien pour y être allé très souvent avec Makoto. Mais il préféra ne pas penser à cela et se concentrer sur l’enfant qui lui tendait les bras en lui souriant joyeusement.
- Alors, qu’est-ce que tu veux ?
Demanda Romain en portant Rémi afin qu’ils soient à la hauteur des pâtisseries.
- Je veux deux gâteaux.
- Deux ? Si tu veux.
- C’est vrai ?
- Oui. Alors, tu choisis ?
Le petit garçon pointa un éclair au chocolat et une tartelette à la cerise.
La serveuse nota sur son carnet ce qu’il voulait, Romain rajouta qu’il voulait une tartelette à l’abricot pour lui et deux chocolats chauds avant d’aller s’installer à une table.
- Franck, il dit toujours « un seul gâteau », dit l’enfant lorsqu’ils furent assis.
- C’est possible, mais qui est-ce qui commande à la maison ?
Demanda le jeune homme en riant.
- C’est papa !
Répondit Rémi avec une conviction telle que Romain rit encore plus fort.
Le père et le fils commençaient à déguster leur commande lorsque le téléphone portable de Romain sonna.
- Papa ! Tu as promis !
- Oui, je sais, je sais chéri.
Romain vit le mot « maison » sur l’écran.
- Oui maman, dit-il en décrochant.
- Non, ce n’est pas ta mère, c’est moi.
- Franck, qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda le jeune tout en faisant signe à son fils de continuer à manger. Mais ce
dernier faisait une moue ne cachant pas ces sentiments du moment.
- J’ai encore fait quelque chose ?
Questionna Franck à l’autre bout du téléphone.
- Franck… je suis désolé de t’annoncer que le monde ne tourne pas uniquement autour de toi.
- Alors pourquoi es-tu parti sans même me dire où tu allais ?
- Parce que c’est entre Rémi et moi. Maintenant, je dois te laisser. A plus, rajouta Romain en raccrochant. Puis, il éteignit son gsm tout en précisant à l’enfant qu’à présent, plus personne ne les dérangerait.
Celui-ci, très satisfait à cette idée, reprit son gâteau avec bonne humeur. Tous deux prirent alors un petit déjeuner qui ne ressemblait pas du tout à ceux qu’ils avaient habituellement, mais c’était le but : que cette journée soit particulière en tous points pour Rémi.
Lorsque l’enfant eut terminé son chocolat, Romain paya et le prit par la main pour retourner à la voiture.
- On va où ?
- Surprise, surprise, répondit l’étudiant en faisant un clin d’œil en direction du petit garçon.
Près de trois quarts d’heure plus tard, le jeune homme stationna devant un immense parc d’attraction. Tout en descendant de la voiture, Rémi regardait dans tous les sens, et comme tous les enfants de son âge, il voulut courir vers le lapin géant qui accueillait petits et grands. Romain eut un immense sourire. Il ne faisait aucun doute qu’aujourd’hui, son fils serait un enfant comme tous les autres. Pas qu’il ne l’était pas en temps normal, mais le futur médecin se rendait bien compte qu’il lui parlait souvent comme à un adulte et qu’il lui demandait souvent de ne pas réagir comme un enfant. Sortant son appareil photo de la boîte à gant, Romain permit à Rémi de le précéder. Lorsque celui-ci fut au niveau du lapin géant, il se fit câliner et n’oublia pas de poser pour Romain qui le prenait en photo. Puis, il regagna les bras de son père et tous deux attendirent patiemment leur tour dans la queue déjà bien longue, des parents et enfants attendant de pouvoir entrer.
« Heureusement que j’ai pris les billets hier », pensa le jeune homme en voyant la file d’une centaine de personnes qui voulait acheter un billet.
Lorsqu’ils arrivèrent finalement à l’entrée, Rémi voulut marcher et pendant qu’il s’émerveillait face à la grandeur et la splendeur du parc, son père survolait le plan afin de trouver des activités pouvant être faite avec un petit enfant.
« La salle du rire… jamais entendu parlé », pensa le jeune homme en décidant d’y aller.
- Papa.
- Hum ?
- C’est génial ! C’est génial !!!!
Romain eut un grand sourire face à l’excitation de l’enfant qu’il tenait par la main. Tout deux se dirigèrent alors vers cette fameuse « salle du rire ». A peine entrés, ils entendirent des éclats de rire. Romain ne tarda pas à comprendre pourquoi : deux clowns, faisaient les pitres et adultes comme enfants ne pouvaient que s’amuser en les voyant faire. Durant plus d’une demi-heure, père et fils ne cessèrent de rire.
- On va faire un tour de manège ?
Demanda Romain, lorsqu’il estima qu’il était temps pour eux d’aller ailleurs.
Remettant sa main dans celle de l’étudiant, l’enfant montra qu’il était prêt à partir.
- C’était amusant, n’est-ce pas ?
Demanda le jeune homme à l’attention de l’enfant.
- Oui, oui !!!!
Tous deux échangèrent un sourire avant que Rémi ne s’écrive, les yeux arrondis par la surprise :
- C’est une tasse géante !!!!!
Romain éclata de rire avant de rajouter :
- Et au milieu, c’est la tellière… mamy qui se plaint toujours que la sienne est trop petite… on devrait peut-être lui ramener celle-ci.
Rémi se mit à son tour à rire et tous deux se dirigèrent vers le manège dont les sièges tournants sur le plateau en plus de tourner sur eux-mêmes avaient la forme de tasses à thé.
Lorsqu’ils s’installèrent, ils se retrouvèrent face à une mère et ses deux enfants. Enfants d’ailleurs assez turbulents. Romain fut d’ailleurs surpris en comptant que durant le temps que dura le tour du manège, il entendit la mère dire quinze fois à ses enfants de se calmer. De son côté, il n’avait absolument rien à reprocher à son fils qui riait tout en disant que c’était « génial ».
Lorsque le manège s’arrêta, Rémi demanda à ce qu’ils restent encore le temps d’un tour. Et comme cette journée était pour lui, Romain n’eut pas le cœur à refuser, bien que son estomac à lui, n’apprécient que moyennent les mouvements rotatifs de leur tasse.
Après ce deuxième tour, Romain opta pour un manège traditionnel avec des cheveux en bois. Parfait pour calmer son envie de vomir. Pendant leur tour, l’étudiant poursuivit l’étude de son plan et s’aperçut que non loin, il y avait des poneys sur lesquels les enfants pouvaient monter faire un petit tour. Ce souvenant de l’état de joie dans lequel il avait été lorsqu’il était monté pour la première fois à dos de poney, il imagina sans peine que cela serait la même chose pour Rémi.
Lorsqu’ils arrivèrent devant le parc à poney, Romain eut presque envie de rebrousser chemin en voyant les dizaines d’enfants qui attendaient leur tour. Mais voyant les yeux de son fils briller de bonheur rien qu’en regardant les animaux, il se dit qu’il n’avait qu’à prendre son mal en patience et en profiter pour demander à Rémi s’il avait envie qu’ils aillent après au magasin de souvenir pour acheter quelque chose pour mamy.
- Oui, oui. Et pour Franck aussi, répondit l’enfant, enthousiaste.
- Pour Franck… ok, on va lui prendre quelque chose.
- On peut aussi acheter quelque chose pour Julie ?
- Si tu veux, répondit le jeune homme avec un sourire tendre.
- C’est looooooong…
Se plaignit l’enfant quelques minutes plus tard.
- Je sais chéri. Ecoute, on a qu’à faire un jeu. Tu sais, comme quand on se balade en voiture et que tu en as marre. A quoi vous jouez avec Franck ?
- Les mots qui finissent par « on ».
- D’accord, allons-y. Je commence : ‘hameçon’
- ‘Pigeon’.
- ‘Caleçon’.
- ‘Caméléon’.
- Ho ? C’est Franck qui t’a apprit le nom de cet animal.
- Oui, répondit l’enfant avec un grand sourire. Mais se souvenant de ce qu’ils faisaient, il rajouta : tu triches, tu essayes de gagner du temps !
Romain éclata de rire, imaginant bien son ami dire exactement la même chose à l’enfant.
- ‘Jambon’.
- C’est bon avec des ‘cornichons’.
- Hum, hum… mon petit trésor essai de m’épater. ‘Croton’.
- C’est quoi ?
- C’est une plante. Dans les pays où il fait toujours chaud, les gens en mettent souvent pour faire des haies.
- Haaaa…
- C’est ton tour Rémi.
- ‘Papillon’.
- Ha, c’est à nous. Viens.
- J’ai gagné ?
Devant le sourire candide que lui adressait l’enfant, Romain sera un peu plus la main dans la sienne avant de lui murmurer :
- Bien sûr que tu as gagné… tu gagnes toujours contre papa.
Rémi n’entendit pas la réponse, mais ce n’était pas très important, car il allait faire un tour de poney. A présent, plus rien ne semblait exister autour de lui à l’exception de ce bel animal sur lequel il allait monter.
En le voyant aussi heureux, Romain se dit qu’il avait beaucoup, mais vraiment beaucoup de chance, que tous ses sourires lui soient adressés.
- Papa, papa, regarde-moi, cria soudain l’enfant sur un poney.
Le jeune homme lui adressa un sourire. Comment son fils pouvait-il imaginer qu’il pourrait regarder ailleurs ?
A l’heure du déjeuner, le père et le fils se dirigèrent vers le centre du parc, qui regroupait les restaurants, fast-food et magasins de souvenirs.
- Tu veux manger un hamburger ou autre chose ?
Demanda Romain pendant qu’ils marchaient.
- Autre chose, répondit l’enfant.
Comme tous les enfants, il aimait beaucoup les hamburgers. Il fallait dire qu’il valait mieux vu que Franck et lui mangeait à Mac Donald’s environ deux fois par mois. Cependant, aujourd’hui, il n’avait pas envie de faire « comme d’habitude ».
- D’accord, on va aller dans un restaurant. On achète d’abord les petits souvenirs pour mamy, Franck et Julie ?
- Oui, oui, allons-y.
L’adulte et l’enfant entrèrent dans l’un des magasins et Romain rappela à son fils qu’il ne devait toucher à rien. Rémi fit signe qu’il avait bien compris et ensemble, ils cherchèrent des cadeaux. Après une demi-heure passée dans la boutique de souvenirs, ils prirent un service à thé semblable à celui du manège (en plus petit tout de même) pour la mère de l’étudiant, un T-shirt à l’effigie du parc pour Franck, une barrette peinte pour Julie et pour finir, un petit sac à dos en forme de lapin pour Rémi.
Leurs petits achats effectués, ils se dirigèrent vers l’un des nombreux restaurants et s’installèrent à une table, après une bonne demi-heure de queue.
*****
- Tu t’ennuies ?
Madame Jouvenel passa près de Franck, qui avait une pile de livres à côté de lui. En réalité, il en avait beaucoup ouvert, avait lu deux ou trois pages, les avait refermés et était passé à un autre, sans réussir à y trouver un quelconque intérêt.
- Non, tout va bien, répondit cependant le jeune homme avec un sourire.
- Tu sais, tu n’es pas du tout obligé de me jouer la comédie. Je
vois bien que ça ne va pas. On dirait que tu as vraiment beaucoup de mal à
survivre sans mon fils.
Rajouta la femme, taquine.
Franck baissa la tête et murmura :
- Vous êtes bien placé pour savoir que Romain est mon seul ami et combien je suis dépendant de lui…
La femme eut un petit sourire.
- Ce n'est pas très gentil de vous moquer de moi, reprit le jeune homme.
- Je ne me moque pas... je te trouve simplement... adorable.
- ...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien... c'est juste que... je ne sais pas ce que je ferais si je perdais Romain... s'il me disait qu'il ne veut plus me voir... si...
- Franck... tu es... amoureux de... mon fils... ?
Souffla la femme.
L'étudiant eut à son tour un sourire avant de répondre :
- Amoureux ? De Romain ? Ha non... je l'aime, ça, c'est indéniable. Mais je ne suis pas amoureux de lui. Peut-être... peut-être qu'au début, je l'étais un peu... et ce n'est même pas sûr. Vous savez... en voyant tout de l'extérieur, on pourrait penser que c'est moi qui ait commencé à donner quelque chose en m'occupant de Rémi. Mais en fait... je me suis imposé dans la vie de Romain et finalement, il m'a donné son amitié et m'a réapprit à vivre... sans lui, je ne sais pas ce que j'aurai fait. J'étais enchaîné dans une spirale autodestructrice... c'est grâce à votre fils que j'en suis sorti...
- Tu te prends trop la tête. Romain n'a aucune intention de t'abandonner.
- Mais...
- Franck !
Redressant la tête afin de croiser le regard de madame Jouvenel, le jeune homme se heurta au même regard agacé que lui adressait parfois son meilleur ami.
- Je ne suis pas dans la tête de mon fils, mais je peux te dire une chose. C'est qu'il ne te laissera jamais tomber. En faisant ce que tu fais, tu mets sa parole en doute.
Franck eut un nouveau sourire.
- Vous savez... vous ressemblez vraiment à Romain... vous dites tous les deux les mêmes choses.
La femme eut à son tour un sourire et vint s'installer sur le canapé, tout près du jeune homme. Passant ensuite un bras autour de celui-ci, elle l'attira contre elle, dans un geste tendre et maternelle.
*****
Lorsque l'après-midi toucha à sa fin, Romain proposa à son fils qu'ils sortent du parc d'attraction et qu'ils aillent manger une glace.
- Oui, oui, oui, je veux, je veux, je veux !!!!!
S'exclama l'enfant.
- Alors allons-y, dit Romain en riant.
Prenant le petit garçon par la main, le jeune homme s'avança vers la sortie.
- Je veux monter devant, dit l'enfant lorsqu'ils arrivèrent au niveau de la voiture.
- C'est possible, mais pour ça, la réponse est "non", répondit alors Romain sur un ton sans appel.
- Pourquoi ? Je veux !
Commença à s'énerver Rémi.
L'étudiant respira à fond avant de s'accroupir pour être à la même hauteur que l'enfant.
- Rémi. Papa est très fier de toi. Tu as été adorable durant toute la journée. Alors, s'il te plait, ne fais pas de caprice. Quand je dis "oui", c'est "oui", mais quand je dis "non", c'est "non".
- ...
L'enfant fit une petite moue boudeuse.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Demanda Romain.
- Franck... quand il dit "non", des fois, après, il dit "oui".
Romain eut un petit sourire agacé avant de reprendre :
- Deux choses. D'abord, on ne dit pas "des fois", mais "parfois". Ensuite, Franck, c'est Franck et papa c'est papa.
- ...
- Mais comme Franck a l'air de tellement te manquer, on peut rentrer, si tu veux.
- Non ! Tu as promis papa !
Romain eut un nouveau sourire, mais tendre cette fois-ci.
- Oui, j'ai promis. Alors, tu montes en voiture ?
Hochant la tête, l'enfant s'installa sans commentaire sur son siège enfant et passa une main sur le visage de son père pendant que celui-ci l'attachait.
- Qu'est-ce qu'il y a chéri ?
- Papa, je t'aime, très, très, très, très fort. Même quand tu dis "non".
Prenant le petit garçon dans ses bras, Romain lui murmura que lui aussi, il l'aimait avant de se redresser.
- Et maintenant, une glace !
Annonça-t-il en s'installant au volant.
- Une glace, une glace, une glace, reprit l'enfant en riant.
*****
Romain eut un sourire en resserrant son étreinte sur Rémi sur ces genoux. L'enfant, pourtant à moitié endormi, regardait avec émerveillement le spectacle de son et lumière auquel ils assistaient tous les deux. Il faisait nuit, et normalement, à cette heure-ci, le petit garçon était déjà profondément endormi, mais il luttait pour garder les yeux ouverts. Cependant, il était tellement bien installé dans les bras de son père qu’il finit par rejoindre le pays des songes sans le réaliser et il ne se réveilla que lorsque Romain l’installa dans la voiture.
- C’est… finit… ?
Demanda l’enfant, la voix pleine de sommeil.
- Oui.
Le petit garçon fit une moue boudeuse. Il s’en voulait de s’être assoupit et d’avoir raté la fin du spectacle.
- Rémi, ça ne fait rien, murmura le jeune homme, sachant très bien ce qui tracassait l’enfant. Tous deux se firent un câlin avant que l’étudiant ne s’installe à son volant.
Quelques minutes plus tard, il stationna devant un hôtel et prit l’enfant dans ses bras pour le sortir de la voiture.
- On est où ?
Demanda l’enfant.
- A l’hôtel. Nous allons dormir ici cette nuit.
Les yeux de l’enfant s’agrandir de surprise avant qu’il se blottisse un peu plus contre son père. Celui-ci lui avait promis de lui consacrer une journée complète et il allait jusqu’au bout de sa promesse.
Lorsqu’ils furent installés pour dormir, Rémi se pelotonna contre son père et se rendormi presque aussitôt.
- Nous avons passé une bonne journée, n’est-ce pas ?
Murmura le jeune homme à l’oreille de son fils avant de s’endormir à son tour.
Fin du trente-deuxième chapitre
A Suivre…
Chapitre commencé le 07 mars et achevé le 24 août 2008
Note de fin de chapitre : Pourquoi cette attente pour poster le chapitre ? En fait, je n'en étais pas très satisfaite et j'avais besoin de vérifier si pour la suite, ça allait. Et en plus, je n'avais pas eu le temps de le relire... bref, ceci expliquant cela... Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. lol
J'aimerai aussi dire deux choses que vous avez été assez nombreux à me faire remarquer dans vos reviews et mails.
- "Romain s'éloigne de Franck". Vous trouvez ? Moi, je trouve que c'est comme d'habitude. Romain a toujours montré qu'il avait besoin de beaucoup d'espace et qu'on ne soit pas constamment avec lui. C'est un garçon très indépendant qui a toujours aimé être libre. Donc, pour vous répondre, il n'y a pas de sens caché, Romain ne cherche pas à repousser Franck... il veut juste qu'il le laisse un peu souffler de temps en temps ! lol (genre dans ce chapitre quand Romain fait constater à Franck que le monde ne tourne pas uniquement autour de lui). Mais si vous persistez à avoir cette pensée, n'hésitez pas à me le dire.
- "Oui, Franck a de la chance d'avoir Romain comme ami, mais l'inverse est encore plus vrai". Alors, je suis d'accord Romain a vraiment énormément de chance d'avoir rencontré Franck et encore plus de s'en être fait un ami. Mais c'est vrai que vu de l'extérieur, Romain a plus tout de l'ami parfait que Franck. Ceci étant dit, ils ont tous les deux de la chance :) Et vous, qu'en pensez-vous ? Lequel est le plus chanceux ? * Franck d'avoir Romain qui s'énerve sur lui (lol), qui le console et le protège (n'oubliez pas "l'affaire Jason" !) quand il le faut. * Romain, d'avoir un pot de colle chez lui (lol), quelqu'un qui l'aide à s'occuper de son fils et qui lui donne tout sans compter.
Ha, et avant de vous laisser, j'allais oublier. Et non, ce n'est
pas une blague : ce week-end, vous pourrez lire le chapitre 33 ! La suite quoi !
Si, si, c'est vrai ! Pourquoi ? Mais parce qu'il faut fêter dignement
l'anniversaire de mon histoire ^_____^
A dans quelques jours !
Naëlle
Si vous voulez m'écrire un
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