Auteur: Naëlle
Mail: naelle[ at ]lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant
Note : Chers lecteurs, chères lectrices, après des mois
d’attente, voici un nouveau chapitre de « Pour l’amour d’un enfant ». Ca fait
longtemps qu’il est terminé, mais, chose que je ne fais pas d’ordinaire, j’ai dû
modifier certains passages… heureusement donc que vous ne l’aviez pas encore lu,
parce que sinon, j’aurai été un peu embêtée -_-.
Et comme cela fait vraiment longtemps que vous n’avez pas pu lire un chapitre de
cette histoire (longue, mais qui fait son petit bonhomme de chemin), je vous ai
mis un bon résumé au début. Dites-moi comment vous l’avez trouvé, d’accord ?
Bonne lecture J
*-*-*-*-*-*-*
Souvenez-vous :
Romain
, étudiant en médecine, s’occupe de Rémi depuis que les parents de celui-ci sont morts dans un accident de voiture. Ayant récupéré l’enfant à 4 mois, celui-ci a à présent 2 ans et demi.Après avoir eut pas mal de problème avec sa famille,
Franck retrouve un peu avec eux de ce dont il a été privé durant des années. Sa sœur Emilie, après lui avoir demandé pardon pour son attitude, redevient celle que le jeune homme a toujours admiré : douce, gentille et attentionnée.
*-*-*-*-*-*-*
Pour l’amour d’un enfant
(Chapitre 31 : Matthew, doutes et demandes.)
Romain allait quitter le campus universitaire lorsqu’il sursauta en entendant quelqu’un le saluer. De surprise, il laissa tomber ses clefs de voiture.
- Matthew, tu m’as fait peur, s’énerva-t-il.
- Désolé, ce n’était pas voulu. Ca va ?
- Oui. Je viens de chercher un livre dont j’ai besoin.
- Tes examens ne commencent pas la semaine prochaine ?
- Si, mais ça ne va pas m’empêcher de lire ce livre. Mais que puis-je pour toi ? J’imagine que tu n’es pas venu là pour me parler de mes examens futurs.
- Effectivement… j’aimerai te parler.
Le jeune homme déposa le livre de médecine qu’il venait d’emprunter, dans sa voiture avant de faire signe à Matthew de le suivre. Tous deux s’installèrent à une terrasse de café et Romain commanda deux jus de fruits. Ils attendirent en silence leur boisson avant que Matthew ne prenne la parole.
- … ça fait des mois que j’ai envie de t’en parler… il n’y à que toi qui puisse me donner un avis objectif…
- Je t’écoute, dit Romain en commençant à siroter sa boisson.
- … alors voilà… tant qu’on sortait ensemble, ça ne me posait pas trop de problème… mais là qu’on va se marier… qu’on va vivre ensemble… je me demande… est-ce que ça ne va pas déranger Julie que je lui sois… inférieur… ?
- « Inférieur » ? Pourquoi dis-tu ça ?
- … tu as déjà bien regardé Julie ? Cette classe qu’elle a… et puis, elle va devenir médecin, alors que moi… moi… je ne suis qu’un simple mécanicien…
Se prenant la tête entre les mains, le jeune homme attendit la réponse de Romain. Depuis des mois, des doutes l’assaillaient sans qu’il en ait parlé à qui que se soit. Il avait essayé, quelques temps plus tôt, d’en parler avec Romain, mais son patron l’ayant appelé sur son portable l’avait coupé et depuis, il n’avait plus retrouvé le courage de faire part de ses doutes. [cf chapitre 13]
- Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi tu t’inquiètes comme ça. Je pense qu’effectivement, Julie n’a que l’embarra du choix pour se trouver un mari. Mais c’est toi qu’elle a choisi, et je ne pense pas que ce soit par pitié.
- …
- Julie est une fille franche et je doute fort qu’elle t’ait considéré ne serait-ce qu’une seule fois, comme lui étant « inférieur », comme tu dis, termina Romain.
- … tu es sûr ?
- Bien sûr que non, je ne suis pas dans la tête de Julie. Je me contente de te répondre en essayant de me mettre à sa place.
- …
- Quoi ? Un autre problème ?
Demanda Romain, sentant bien qu’autre chose tracassait son ami.
- … heu… c’est… un peu… gênant…
Lui avoua Matthew en rougissant un peu.
- Quoi ? Tu as peur de ne pas assurer au lit ?
Le futur marié manqua de s’étouffer face à la question des plus crues de l’étudiant.
- Bon… visiblement, ce n’est pas ça… alors, je t’écoute, reprit Romain avec un sourire moqueur.
- … on dirait que rien ne te gêne.
- C’est peut-être le cas. Vas-y.
- … en fait… heu… comment dire…
- …
- … Julie… est… Julie fait partie de cette minorité de filles qui tiennent à se réserver pour leur mari… tu vois ce que je veux dire ?
- Oui. Et alors ? Où est ton problème ? Tu devrais être flatté.
- Oui… oui, bien sûr… je le suis ! Mais… c’est que… moi, j’ai déjà couché avec des filles.
Romain soupira avant de répondre :
- Et c’est ça qui te pose un problème ?
- Hé bien oui. Tu comprends, je… je m’en veux… bien sûr, c’était avant de la connaître, mais… j’ai quand même l’impression de l’avoir trompée…
- Ce n’est pas le cas. Le principal, c’est que maintenant, elle va être ta femme. La seule chose à laquelle tu dois penser, c’est à l’avenir et à la rendre heureuse.
- …
- Julie t’aime, pourquoi est-ce que ce n’est pas la seule chose à laquelle tu penses ? C’est en doutant comme tu le fais que tu la trahis et je ne pense pas qu’elle ait mérité ça.
- …
- Quoi ? Tu as un autre problème ?
- … non… c’est juste que… tout semble tellement simple avec toi. Tu ne doutes donc de rien ?
- Mais si. Simplement, je n’ai pas le temps de trop le faire. J’ai un enfant à faire vivre, moi. Alors crois-moi, même quand je doute, même quand j’ai peur, je suis obligé de vite me remettre, parce que la seule chose pour laquelle je vis, c’est pour qu’il n’arrête jamais de me sourire.
- Tu as aimé Rémi dès que tu l’as vu ?
Romain se leva de table, déposa quelques pièces sur la table et regagna sa voiture, sans répondre à la question. Mais Matthew l’empêcha de partir.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Pourquoi est-ce que tu pars comme ça ? J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?
- Non… ce n’est pas de ta faute. C’est moi. Mais maintenant, j’aimerai rentrer.
Laissant l’étudiant s’installer dans sa voiture, Matthew se pencha cependant au niveau de la vitre avant de lui dire :
- Merci.
- De rien.
- Non… merci pour toutes les fois où tu m’as aidé.
- Tu sais, je n’ai pas fait grand-chose, je…
- Ne sois pas si modeste. Tu es quelqu’un de vraiment très particulier et j’apprécie beaucoup ton amitié.
- Matthew.
- Oui ?
- Julie est quelqu’un qui m’est très précieux. Ne la rends pas malheureuse, sinon, tu regretteras de m’avoir rencontrer, justement.
Matthew eut un sourire et laissa son ami partir.
*****
- Romain ?
L’étudiant se retourna vers Jérôme qui l’appelait.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- La table 9, ça fait plusieurs minutes que l’homme te fait des signes, répondit le serveur avec un sourire indulgent avant d’aller déposer les assiettes qu’il avait dans les mains à une autre table.
A la fin de la soirée, Jérôme revint vers Romain.
- Tu as l’air crevé, fit-il justement remarquer.
- Ce n’est pas qu’un air. Je le suis.
- Tu devrais te reposer un peu. Tu vas rater ton année si tu es dans cet état au moment de…
- Ca va aller ! De toute façon, dans quelques jours, tout sera fini.
Ceci étant dit, Romain sortit du restaurant et rentra chez lui. Couché sur le canapé, Franck s’était endormi, Rémi dans les bras. Depuis quelques jours, c’était une habitude que le jeune homme passe la nuit chez Romain.
*****
- Comment ça s’est passé ???
Demanda Julie en rejoignant Romain.
- Super, je vais encore avoir cette année haut la main.
La jeune femme regarda son ami, les yeux arrondis par la surprise. Etait-il sérieux ? Elle allait lui poser la question, mais Franck la coupa en arrivant.
- Ca a été ?
Demanda-t-il.
- Je ne sais pas trop, j’espère, répondit Julie avant de se retourner vers Romain. Mais celui-ci avait l’air grave et ne semblait même pas les écouter.
- Romain ???
Appela Franck en passant sa main devant les yeux de son ami.
- Je suis vidé… je vais rentrer chez moi. A plus.
Sans même attendre de réponse, le jeune homme quitta ses deux amis.
*****
- Mon chéri ? Tu veux que je te prépare quelque chose ?
- Dormir… je veux dormir…, murmura le jeune homme en laissant sa mère prendre Rémi dans ses bras.
Quelques minutes plus tard, couché dans son lit, Romain s’endormit pour ne se réveiller que quelques trente heures plus tard.
Ses rêves le menèrent dans son passé. Un passé connu, mais aussi un qui lui était totalement étranger. Dans l’un de ses rêves, il allait chez Eléonore et Makoto afin de leur présenter ses félicitation pour leur bébé. Ce rêve là fut très agréable…
*****
Matthew stationna avant d’entrer dans la résidence dans laquelle Romain avait son studio. Lorsqu’il sonna et que la porte s’ouvrit, il se retrouva face Franck. Ce dernier lui apprit que Romain était rentré chez lui pour quelques jours.
- Et qu’est-ce que tu fais là ?
Demanda le mécanicien.
- Le ménage. Ca fait plusieurs jours que je n’ai pas eu le temps de le faire et…
- Ok Franck, ok.
- …
- …
- Heu… tu sais, Romain ne rentrera que dans quelques jours, mais si tu as vraiment besoin de lui parler, je peux lui téléphoner.
- Inutile, en fait, c’est toi que je cherchais. Je suis passé ici en pensant te trouver.
- Ha ? Tu as besoin de moi ?
Demanda Franck, surpris.
- Exactement. Je voulais te demander si tu veux bien être mon témoin.
Franck regarda Matthew durant plusieurs secondes sans dire un mot. Puis, lentement, pour être sûr d’avoir compris, il demanda :
- Ton témoin… pour ton mariage ?
- Oui, tout à fait.
- … c’est parce Romain est déjà prit par Julie que tu me demandes à moi ?
Vexé, Matthew fit remarquer :
- Si je voulais n’importe quel témoin, j’aurai pu en trouver une bonne dizaine.
- …
- Si je te l’ai proposé, c’est parce que même si ça ne se voit pas, je te considère comme un très bon ami. Et en même temps, je pensais te faire plaisir.
- …
Voyant que Franck ne réagirait plus, Matthew voulut partir, mais l’étudiant le retint par le bras.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- … ci… Merci…
Le mécanicien cru un instant que Franck allait se mettre à pleurer, mais non. Le jeune homme se contenta de lui adresser l’un de ses innombrables sourires.
- J’imagine que tu es d’accord d’être mon témoin.
- Oui, oui, bien sûr ! J’en suis très honoré même. Merci beaucoup.
- N’en fait pas trop quand même, dit Matthew en riant.
Franck lui sourit encore plus et le laissa partir. Il attendit que Matthew soit dans l’ascenseur avant de refermer la porte du studio. Durant plusieurs minutes, il ne bougea pas. Puis, comme un automate, il prit le téléphone et appela Romain sur son portable.
- Allo ?
Ce ne fut pas son ami qui répondit, mais une femme.
- Heu… c’est Franck…
- Ha Franck. Bonjour. Ca va ? C’est la maman de Romain.
- Excusez-moi, je n’avais pas reconnu votre voix. Je vais bien et vous ?
- Ca va très bien. Romain dort. Tu veux que je lui demande de te rappeler quand il se réveillera ?
- Oui… heu… je ne bouge pas de chez lui… vous pourrez le lui dire ?
- Oui, bien sûr.
- Merci. A bientôt.
- Franck, attends. Tu es sûr que ça va ?
- … vous êtes vraiment comme votre fils… vous savez tout de suite quand quelque chose ne va pas chez moi…
- Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
- …
- Je n’insiste pas. Je dirai à Romain de te rappeler.
- Merci.
Ce que Franck ne savait pas en raccrochant, c’est qu’il devrait attendre jusqu’au lendemain avant d’entendre la voix de son meilleur ami.
*****
Franck sursauta lorsqu’il entendit la sonnerie du téléphone.
- Romain ?
Demanda-t-il en décrochant.
- Bonjour Franck. Maman m’a dit que tu voulais me parler.
- Oui… heu… pourquoi tu m’appelles seulement maintenant ?
- Parce que je dormais, tout simplement. Alors, qu’est-ce qui se passe ?
- Matthew m’a demandé d’être son témoin.
- C’est bien. Tu n’es pas content ?
- Si, très… mais… je ne comprends pas vraiment… pourquoi est-ce qu’il m’a demandé ça à moi ?
- Sans doute parce qu’il t’aime bien. C’est une raison valable, tu ne crois pas ?
Franck serra le combiner fortement. Romain ne vit pas son geste, mais devina que quelque chose n’allait pas.
- Franck ?
- … je n’ai jamais rien fait pour que Matthew m’apprécie… alors… je ne comprends pas vraiment…
- Franck. Ce n’est pas pour être méchant avec toi, mais tu me fatigues à tout le temps douter comme ça.
- … désolé…, murmura le jeune homme.
- Si tu veux, tu peux me rejoindre de…
- J’arrive, j’arrive !
S’écria Franck tout joyeux.
- Je prends le train et je serai à la gare vers midi. A tout à l’heure, rajouta-t-il.
Romain n’eut même pas le temps de répondre que Franck avait déjà raccrocher.
« Je voulais te dire de venir après-demain… mais bon… », pensa l’étudiant en reposant le téléphone sur son socle.
- Maman. Maman, appela Romain en sortant de la maison.
- On jardine, on jardine, répondit une petite voix enfantine.
Romain éclata de rire en voyant son fils, des gants de jardinage (trop grands) aux mains, un chapeau en paille sur la tête et une salopette bleu (aussi trop grande), sur lui.
- Où as-tu trouvé ça ?
Demanda-t-il sans cesser de rire.
- C’est mamy qui me les a donné.
- Maman, mais d’où tu sors ces choses ?
Articula difficilement le jeune homme.
Sa mère se demanda s’il n’avait réellement pas reconnu le « nécessaire » de jardinage qu’Eléonore avait emmené avec elle lorsqu’elle avait sept ans. Les vêtements et gants n’avaient en réalité jamais servit car finalement, elles avaient renoncé à planter des fleurs.
- J’avais ça au grenier, finit-elle par répondre.
Romain ne poussa pas plus loin ses questions et s’accroupit pour embrasser son fils. Ce dernier, le visage parsemé de terre, vint dans ses bras sans se faire prier.
- Ha, au fait, Franck arrive.
- Quand ?
Demanda madame Jouvenel.
- Il arrive à la gare à midi.
- Papa, tu as promis !
Dit Rémi en faisant une moue.
Le jeune homme adressa un immense sourire à son fils et répondit :
- Papa tient toujours ses promesses. Allez, je vais
faire quelques courses et j’irai chercher Franck en revenant. Tu retournes faire
des plantations ?
Rajouta Romain à l’adresse de l’enfant.
Le petit garçon retrouva sa bonne humeur et retourna auprès de sa grand-mère.
*****
- Je crois qu’il était un peu vexé par ma réaction.
- Tu m’étonnes.
- Mais ça m’a tellement surpris que j’ai vraiment dit n’importe quoi. Au fait, je t’ai dit que finalement mon frère ne part pas ? Alizé non plus d’ailleurs. Ils feront leurs études dans la même fac que nous. C’est marrant, si ça se trouve, de temps en temps, on les croisera sur le campus. Ca me rappelle que Valérie, elle, a fait ses études par correspondance. Romain, tu m’écoutes ?
- Mais oui, bien sûr…
- Je te disais donc que Valérie a fait ses études par correspondances. Et quand les gens lui demandaient pourquoi elle n’allait pas à la fac comme tout le monde, tu sais ce qu’elle répondait ? Qu’elle n’avait pas besoin de se trouver un petit ami.
Franck éclata de rire à ce souvenir. Romain, de son côté, eut l’impression qu’il n’arriverait pas à tenir jusque chez lui. Il aurait dû penser à prendre de l’aspirine avant d’aller chercher Franck. Il ne s’attendait pas à ce que le jeune homme l’abrutisse de paroles dès les premières minutes. Certes, durant plusieurs semaines, ils n’avaient pas vraiment eut l’occasion de discuter tous les deux, mais il ne s’attendait pas à ce que Franck commence en lui racontant dans les moindres détails la conversation qu’il avait eut avec Matthew, pour finalement en arriver à sa sœur cadette qui n’avait pas fréquenté à l’université. Cependant, malgré son envie de demander à son ami de se taire un peu, il n’en fit rien : Franck avait l’air tellement heureux à cet instant. Cela faisait bien longtemps qu’il ne l’avait pas vu comme ça.
*****
Le lendemain matin, alors que Franck prenait son petit déjeuner avec la mère de son ami, il fut surpris de voir Rémi, excité comme une puce, répétant : « papa va me faire une surprise » à chaque fois qu’il lui demandait ce qu’il avait.
- Vous savez de quoi il parle ?
Demanda soudain Franck à madame Jouvenel.
- Pas vraiment. Je sais juste qu’ils ne vont pas tarder à sortir.
L’étudiant fut surpris que Romain ne lui en n’ait pas parlé, mais il ne dit rien à ce sujet.
- Rémi, viens que je t’habille, cria Romain depuis la salle de bain.
L’enfant courut pour le rejoindre et une demi-heure plus tard, ressortit habillé.
- Où allez-vous ?
Demanda Franck en sortant de la cuisine.
Rémi prit la main de son père et lui redit :
- Tu as promis papa.
- Nous allons nous promener, se contenta de répondre Romain. Maman, je te confis Franck. J’ai remit le tube d’aspirine dans la salle de bain, rajouta-t-il en éclatant de rire.
- A quelle heure rentres-tu ?
Le jeune homme se pencha vers sa mère pour l’embrasser et lui murmurer qu’il ne reviendrait que le lendemain matin.
- Rémi, fais un bisou à mamy et à Franck et ensuite, allons-y.
L’enfant embrassa les deux adultes et revint très vite vers son père. Cette journée et la nuit ne seraient que pour eux deux.
&-&-&-&-&-&
- Papa, lis-moi une histoire.
- Chéri… papa est épuisé…
- Paaaapaaaa…
- Ecoute, tu sais quoi ?
- ?
- Si tu dors sans avoir besoin d’histoire, jusqu’à ce que papa ait passé ses examens… je te promets qu’après, je t’accorderai une journée rien que pour toi.
- Juste tous les deux ?
- Oui. Sans Franck, sans Julie, sans mamy… sans personne. Juste toi et moi.
- …
- Alors ?
- On fera quoi ?
- C’est une surprise, mais ça te plaira. Tiens, regarde. Voilà le calendrier. Tu vois, là, c’est aujourd’hui. Tu peux mettre une petite croix dans la case. Et là, j’entoure cette date. Tous les soirs avant de dormir, tu pourras mettre une croix dans une nouvelle case… et quand tu arriveras à cette date entourée, ce sera le moment où papa t’accordera du temps. Ca te plait comme idée ?
- …
- Rémi ?
- Je vais dormir… sans histoire.
&-&-&-&-&-&
Fin du trente-et-unième chapitre
A Suivre…
Chapitre commencé le 16 février et achevé le 04 mars 2008
Note de fin de chapitre : Ben voilà… c’est finit. Dans
le prochain chapitre, vous pourrez voir Romain et Rémi passer une journée
ensemble.
A bientôt
Naëlle
Si vous voulez m'écrire un
petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
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