Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant

 

Note : Avec quelques jours de retard sur ce qui était prévu, voici le chapitre 25 de « pour l’amour d’un enfant ». Celui-ci est la suite directe du précédent. A mon avis, il y a BEAUCOUP trop de sentiments dans celui-là aussi, mais il fallait bien passer par là pour terminer ce qui était commencé avec Valérie.

J’espère que vous aimerez et que vous ne décrocherez pas de l’histoire à cause de ce chapitre encore une fois entièrement focalisé sur les sentiments de Valérie. Mais si vous avez peur de ne pas trop apprécier, je vous conseil d’attendre la mois prochain pour le suivant ^_~
Sinon, bonne lecture, et encore merci à tout le monde pour toutes vos reviews !

 

* -- * -- * -- * -- *

Romain : Non, rassurez-vous, je ne vais pas vous faire l’affront de vous le présenter. lol

Rémi : L’adorable petit garçon de deux ans, fils de Romain.

Franck : Après avoir passé des années sans avoir de contact direct avec sa famille, Emilie a ENFIN recommencé à lui parler. Marius et Alizé, ses deux plus jeunes frère et sœur semblent ravis, par contre, ce n’est pas le cas de Valérie qui a l’air de le détester cordialement. Pourtant, elle s’énerve, sur sa sœur (Emilie), la traitant d’hypocrite. Bref, il semblerait qu’elle en veuille à Franck, mais pas qu’elle le déteste comme il le pensait au départ.

Valérie : Petite sœur de Franck, d’un an sa cadette, si au début, nous étions tous persuadés qu’elle déteste son frère, il semblerait que ses sentiments soient beaucoup plus complexes…

* -- * -- * -- * -- *

 

 

 

Pour l’amour d’un enfant

(Chapitre 25 : « je t’aime »)

 

 

 

Franck déambula toute la journée dans les rues animées. Il aurait peut-être dû rester avec Romain, encore lui parler…

« Je me demande ce qui cloche chez moi », s’interrogea le jeune homme.

 

* * * * *

 

- Surtout, ne t’inquiète pas, tu sais que j’adore m’en occuper.

Prenant l’enfant dans les bras, Julie adressa un sourire rassurant à Romain. Ce dernier embrassa une dernière fois Rémi et repartit vers sa voiture.

Quelques minutes plus tard, il se gara devant le grand parc municipal, puis, à pied, y entra. Regardant sur tous les bancs, il finit par trouver la personne qu’il cherchait.

- Tu devrais rentrer chez toi, dit-il alors, faisant sursauter la personne assise.

- Comment m’as-tu retrouvé… ?...

- Je ne suis pas ton meilleur ami pour rien. Allez Franck, debout, rajouta l’étudiant en obligeant le jeune homme à se lever.

- …

- Si tu voulais être sûr que je ne te trouve pas, il fallait aller ailleurs.

- Mais… qu’est-ce qui… heu… comment… savais-tu que je n’étais pas… chez moi… ?...

- Je n’en savais rien. Je suis juste venu vérifier, répondit Romain en souriant.

- … tu…

- Ecoute, je ne sais pas vraiment ce qui te tracasse, mais tu ne résoudras rien comme ça. Si tu as un problème avec ta sœur, parle-lui. Ne reste pas comme ça.

- …

- On ne résout rien en se taisant, tu peux me croire.

- Et comment fait-on quand la personne à qui on veut parler n’est pas ouverte au dialogue ?

- Hé bien tu insistes. C’est ta sœur, Franck, pas une étrangère !

- …

Le père de Rémi plongea son regard dans celui de son ami afin d’avoir la certitude qu’il avait bien compris.

- Et maintenant, viens, je te raccompagne chez toi.

- Non… c’est bon… je vais prendre un bus…

- Comme tu voudras.

Les deux jeunes hommes sortirent du parc en silence et c’est sans un mot qu’ils allaient se séparer, lorsque Franck retint Romain par le bras.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Tu veux que je t’emmène en voiture finalement ?

- … non… je voulais juste te dire…

- Oui ?

Vérifiant que personne n’était près d’eux, Franck murmura :

- Je t’aime… comme je n’ai jamais aimé avant… je ne veux pas perdre ton amitié…

Romain le regarda, surpris, puis lui répondit en riant un peu :

- Je ne vois vraiment pas pourquoi nous ne serions plus amis. Tu te prends trop la tête.

- Si tu le dis…

- Et tu devrais garder ce genre de déclarations pour tes amants, reprit Romain avec un clin d’œil.

- …

- Quoi ?

- Rien… mais ce que je viens de te dire… je ne l’avais jamais dit à personne, à part à mes sœurs et mon frère.

- Je suis une exception, donc. Tant mieux, j’ai horreur d’être dans la masse.

- Romain…

- Franck. Je ne sais pas de quoi tu as peur, mais je te le redis, aie un peu plus confiance en toi.

- …

- Et pour ce qui est de notre amitié, cesse de te poser des questions, elle est solide.

- Merci…
Murmura Franck avant de partir en direction de l’arrêt de bus le plus proche. Romain le regarda s’éloigner en souriant. Quiconque les aurait entendu quelques secondes auparavant aurait pensé qu’ils étaient plus qu’amis, mais il n’en était rien. Pourtant, il devait bien constater que ce qu’il éprouvait pour Franck ne ressemblait pas vraiment aux sentiments qu’il avait pour d’autres de ses amis. C'était un sentiment unique qu'il chérissait.

 

* * * * *

 

En rentrant chez lui, Franck s'aperçut que la maison était déserte. Finalement, c'était peut-être mieux, car vu l'état de fatigue dans lequel il était, il jugea préférable d'aller s'allonger un peu. Une heure plus tard, il savait que les jumeaux rentreraient de cours. Montant les escaliers, il s'arrêta quelques secondes devant la chambre de Valérie, et y entra. Comme toutes les autres chambres de la maison, celle-ci était très grande. Sur le lit et le bureau : divers cahiers à dessins et catalogues de mode. Deux mannequins rangés près de l'armoire à vêtements portaient quelques tenues en cours d'élaboration. Franck allait ressortir lorsque son regard fut attiré par un livre d'enfant, perdu au milieu des ouvrages de travail de sa soeur. S'en approchant, il saisit celui-ci et le reconnu tout de suite. Le conte de « la belle au bois dormant » qu'il avait offert à Valérie alors que l'aînée de la famille était dans le comas. Sur la première page du livre, une écriture d'enfant l'avait dédicacé : « pour ma petite soeur que j'aime. Franck ».

Le jeune homme eut un sourire en revoyant son écriture d'alors. Mais il était tout de même surpris que ce conte soit là. Il pensait que sa cadette l'avait rangé depuis bien longtemps.

- C'est pourtant toi qui m'a apprit qu'on ne doit pas violer l'intimité des autres, non ?

- Va... Valérie... ? Je... désolé...
Franck ne s'attendait pas à voir sa soeur arriver et encore moins à ce qu'elle soit aussi calme.

- Qu'est-ce que tu cherches ?

- Hein ? ... heu... rien... en fait... heu...

- J'imagine que si tu es dans ma chambre, c'est que tu veux me parler, alors allons-y... je t'écoute, termina la jeune femme en se calant contre un mur de la pièce.

Franck posa le livre sur la commode et répondit :

- Hier soir... tu as dis que nous étions comme deux étrangers et... je ne suis pas d'accord.

- Tu as raison..., soupira Valérie. Finalement, ça aurait été beaucoup plus simple si nous avions été des étrangers, car de cette façon, on aurait pu faire connaissance...

- ...

- ...

- Je sais bien que quelque chose ne va pas... mais je ne sais pas quoi faire pour tout arranger.

- ...

- Valérie ?

- ... pourquoi veux-tu tout arranger toi-même ?

- Parce que visiblement... c'est moi qui ai fait quelque chose de mal...

La jeune femme fit quelques pas dans sa chambre sans répondre. Elle semblait chercher ses mots et finalement finit par dire :

- Cesse de penser que tout est toujours de ta faute. C'est parce que tu réagis comme ça que tes qualités se transforment en défauts.

- ....

- Mon pauvre Franck... tu as tellement peur de ne plus être aimé que tu serais prêt à faire n'importe quoi pour que ça n'arrive pas...

- Je...

- J'aimerai que tout revienne comme avant, murmura la jeune femme.

- Comme quand ?

- Comme à l'époque où nous étions enfant et qu'on ne se posait pas forcément de questions sur ses sentiments ou sur l'avenir...

- Tout évolue et tout change Valérie, c'est comme ça, c'est la vie.

- ... c'est la vie... mais oui bien sûr... c'est trop facile comme excuse !

- ... Valérie ?

Faisant un effort pour ne pas s'énerver, elle planta son regard dans celui de son frère. Comme d'habitude, elle rencontra tout l'amour qu'il lui portant dans ses yeux. C'en était déconcertant. Ce garçon ne savait-il donc qu'aimer ?

- Franck.

- Oui ?

- Marius, Alizé et moi, tu n'as jamais eu envie de nous dire que tu n'étais pas notre mère ?

- ?

- Nous t'avons imposé un rôle qui n'était pas le tien et aucun de nous ne t'a jamais remercié pour ce que tu as fait. Au fond de toi, tu dois nous en vouloir, n'est-ce pas ?

- ...

- J'aimerai que tu répondes.

Franck réfléchissait à ses mots. Il était presque déconcerté par le calme de sa soeur. Peut-être qu'en réalité, c'était lui qui avait toujours fuit cette confrontation alors que finalement, il n'était pas si difficile de répondre et d'interroger les autres… en fait, si, c’était très dur…
Quelques secondes plus tard, il fit ce que Romain lui avait apprit et se contenta de répondre ce qu'il pensait, sans chercher à savoir si c'était bien ce que Valérie voulait entendre :

- Je ne l'ai peut-être jamais bien montré, mais tout ce que j'ai fait, je l'ai fait uniquement par amour pour vous. Et non, je n'en veux à aucun d'entre vous.

- ...
Valérie assimila l'information, mais elle n'était pas convaincue. Il fallait aller jusqu'au bout, puisque visiblement, son frère était bien décidé à parler.

- Tu l'as surtout fait parce qu'Emilie le faisait. En fait... je pense que la vérité, c'est que tu t'es contenté de faire la même chose qu'Emilie. Tu ne nous aimais pas vraiment, mais tu étais tellement en adoration devant Emilie que tu voulais tout faire comme elle.

La remarque était cinglante et remettait toute une partie du monde de Franck en question. Pourtant, comme lorsque Romain l'obligeait à faire face à ses questions sans détourner le regard, il accepta de se plier à ce cruel jeu de la vérité.

- Tu dois avoir raison..., murmura-t-il quelques secondes plus tard. C'est vrai, je crois que c'est ce qui s'est passé. Mais... même si au début tout ce que j'ai fait, je ne l'ai fait qu'en pensant à Emilie, au fur et à mesure que le temps à passé, je me suis mis à aimer m'occuper de vous et que tu le crois ou non, je vous aime tous les quatre de tout mon coeur.

- ...

- ... lorsque les jumeaux sont venus me rejoindre en pleine nuit, la première fois, en me disant qu'ils avaient peurs tous seuls... quand tu me disais, toute excitée, que tu avais eu la meilleure note de ta classe... les jours où je n'allais pas à l'école parce que l'un de vous était malade et qu'il m'avait demandé de rester... même si je te parais complètement ridicule, ça me rendait heureux. J'avais l'impression d'atténuer, au moins un peu, la peine que vous éprouviez pour Emilie qui n'était plus avec vous.

- ... rassure-toi, tu n'as pas l'air ridicule.

- …

- …

Franck voulu retenir un bâillement, mais il ne put.

- Tu es fatigué ?
Lui demanda alors sa soeur.

- Oui... j'ai très mal dormi ces dernières nuits.

- J'ai vu que tu ne dormais pas de la nuit avant et que ça n'avait pas l'air de te déranger.

- C'est vrai. Mais maintenant, j'ai perdu ce genre de rythme.

- Finalement, c'est sans doute que très bien que tu ais un copain avec un enfant. Au moins, il...

- Romain n'est pas mon ‘copain’. C'est mon meilleur ami et c'est tout... en fait... je devrais plutôt dire que c'est mon seul ami, ce serait plus juste.

- Tu ne couches pas avec ?

Franck passa par différents sentiments, allant de l'amusement à la surprise en passant par l'indignation d'entendre sa soeur lui poser une question de ce genre aussi crûment.

- Bien que je ne pense pas que ma vie sexuelle te regarde, je vais te répondre : non, je ne couche pas avec Romain.

- Pourquoi ? Il est plutôt beau garçon.

- Tu t'avances en terrain glissant, ma chérie.

- … tu as commencé à m’appeler comme ça quand Emilie a eut son accident… est-ce que c’est parce qu’elle m’appelait comme ça ?

- Oui. Si j’ai commencé à le faire c’est parce qu’elle t’appelait toujours comme ça.

- … en fait… je…

Valérie fit un effort pour ne pas éclater en sanglot, mais son frère n’était pas dupe, il savait très bien qu’elle était au bord des larmes, mais que faire ? Que lui dire pour la consoler ?

- Valérie…

- Je te déteste !
Cria la jeune femme en voulant sortir de la chambre. Mais Franck ne la laissa pas partir et la retint par le bras.

- Lâche-moi !
S’énerva Valérie.

- Non… tu ne peux pas partir comme ça… je ne comprends rien…

- C’est pour ça que je te déteste ! Parce que tu ne comprends rien ! Rien… RIEN !

Se libérant de la poigne de son aîné, Valérie lui tourna le dos et commença à sangloter doucement.

- Valérie…

L’obligeant à lui faire face, Franck l’attira ensuite dans ses bras.

- … je… te déteste…
Hoqueta la jeune femme.

Même si ses paroles étaient cruelles, l’étudiant ne tentait pas moins de la consoler.

- Chut… ne pleure plus…, murmurait-il en caressant tendrement la chevelure de sa cadette.

- … pour… quoi… pourquoi… es-tu… comme… ça…

- …

- … je voudrai… que ça s’arrête…

- ?

- Je voudrais… que tu comprennes…

- Quoi ? Qu’est-ce que je ne comprends pas ?
Demanda gentiment le jeune homme.

Valérie se contenta de se serrer un peu plus contre son frère avant de relever la tête, et, avant qu’il n’ait le temps de réagir, contre ses lèvres, se pressaient celles de sa sœur.

Figé par la surprise, il réagit tout de même en repoussant violement la jeune femme.

- Tu es folle ? Tu as complètement perdu la tête ?

La jeune femme se mit à rire à travers ses larmes.

- Tu as raison, je suis folle. Je suis folle de toi.

- …

- Dis quelque chose ! Tu voulais savoir ce que j’avais, maintenant, tu le sais !

- Tu… tu ne sais plus ce que tu fais.

- Je suis parfaitement consciente de ce que je fais et de ce que je ressens.

- …

- Plus je t’en voulais de te sacrifier pour nous… et plus je t’aimais. Plus je te haïssais de ne penser qu’à Emilie et plus je t’aimais…

- Tu ne sais plus ce que tu dis…, murmura l’étudiant.

- Si !

- Non… tu te trompes sur… la nature de tes sentiments…

Une gifle magistrale fit reculer Franck de quelques pas. Passant une main sur sa joue endolorie, il fixa sa soeur. Cette dernière essuya ses larmes d'un revers de manche.

- Tu n'as pas le droit de piétiner mes sentiments, s'énerva-t-elle.

- Arrête... s'il te plait..., murmura Franck.

- Je t'aime, je t'aime, je t'aime, JE T'AIME, continua Valérie avant d'éclater de rire.

Elle devenait presque hystérique et Franck aurait bien voulu fuir, quitter cette pièce, afin de retrouver Romain pour que celui-ci lui dise quoi faire, comment gérer une situation telle. Mais il ne pouvait et ne devait pas partir.

- Valérie, dit-il doucement en s'approchant de sa soeur qui après avoir cessé de rire s'était de nouveau mise à pleurer.

L'attirant contre lui, il mis toute la tendresse dont il était capable en la serrant dans ses bras.

- Je... te... dégoûte..., souffla la jeune femme en hoquetant.

- Non...

- ...

- Valérie... tu confonds tout, chuchota le jeune homme. Tu crois que ton admiration pour moi c'est un sentiment amoureux... mais ce n'est pas pareil...

- ... je... n'ai... jamais... regardé... d'autres... hommes...

- Tu es convaincu d'être amoureuse... c'est pour ça...

- ... non...

- Je suis sûr que si tu y réfléchis bien, tu sais que j'ai raison.

- …

- Je t'ai fais souffrir, et j'en suis désolé... pardonne-moi...

S'accrochant à son frère comme si celui-ci allait partir, Valérie répondit dans un murmure :

- Si quelqu'un... doit... s'excuser... c'est moi...

- Valérie, même si tu as eu l'impression que je m'éloignais de toi, même si tu as pu croire que je t'aime moins qu'Emilie, c'est faut. Je t'aime, et ça ne changera jamais. Tu es ma petite soeur et je t'aime... je t'aime...

- ... merci...

A présent que tout était dit, tout était clair et en grande partie réglée, un silence profond s'installa. Valérie, toujours contre son frère y resta plusieurs minutes, réalisant soudain que son parfum était différent que celui qu'il portait lorsqu'ils étaient adolescents. A cette époque, il mettait une grande quantité de parfum à l'odeur fruité : celui qu'Emilie avait toujours mis depuis que Roland lui en avait offert une bouteille pour ses quatorze ans. Avec un sourire, elle finit par s'éloigner de son aîné et sortit de la chambre.

Dans le salon, Alizé et Marius étaient assis sur la banquette et semblait en pleine discussion. En la voyant arriver, les deux adolescents lui adressèrent un sourire et ne firent aucun commentaire quant au fait qu'elle n'était pas venue les chercher à la sortie des cours. Ils avaient certainement compris que quelque chose l'avait empêché de respecter son engagement. Leur étant reconnaissant de ne rien dire, elle s’assit près d’eux, sans un mot, et se contenta d’écouter d’une oreille distraite, la fin de leur conversation.

Quelques minutes plus tard, elle aperçut son frère aîné sortir de la maison. Elle ouvrit la bouche afin de lui demander où il allait, mais aucun son ne sortit et finalement, s’était peut-être mieux ainsi. Elle devait faire le point sur ses sentiments, et elle devait le faire seule.

 

* * * * *

 

Romain allait se coucher lorsque sa sonnette retentit. Furieux qu’on le dérange à une heure aussi tardive, mais ravi en voyant que son fils avait un sommeil de plomb, il ouvrit la porte en grommelant. Devant lui, Franck le regardait d’un air triste. Visiblement, il avait marché durant un bon moment avant de venir.

- Je peux dormir ici ?
Demanda-t-il d’une petite voix.

- Si tu veux, lui répondit Romain.

Avant que le plus jeune n’ait eu le temps de réaliser ce qui se passait, Franck avait enroulé ses bras autour de son cou. Sa tête reposant sur son épaule, il lui murmura :

- Merci… Romain… merci…

Le jeune homme ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, mais il se contenta de refermer ses bras sur son ami.

 

Fin du vingt-cinquième chapitre

A Suivre…

 

Chapitre commencé en février et achevé le 29 mars 2007

 

Note de fin de chapitre : Voilà… on sait tout sur les sentiments de Valérie… je n’aurai pas pensé à la base que ça serait aussi long à écrire -.-;;; J’espère que je n’ai pas trop raté le traitement de ce sujet, parce qu’en relisant, je me suis dis que j’aurai pu mieux faire… mais bon…
Allez, on se donne rendez-vous à la fin du mois d’avril pour la suite ^.^
Naëlle

 

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Chapitre 26

 

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