Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant
Note : Bon, hé bien voilà notre chapitre mensuel :)
J’avoue, il ne se passe pas grand-chose, mais je tenais à entrer un peu dans la
famille de Franck sans qu’on ne voit l’action par son regard. Ce n’est pas un
super chapitre, je vous l’accorde, mais personnellement, je l’aime bien.
J’espère qu’il vous plaira aussi.
Je ne sais pas si je l’avais dit la dernière fois, mais à présent, vous pourrez lire un chapitre de cette histoire tous les mois. Je vais tout faire pour m’y tenir !
Ha, et j’ai reprit la bonne habitude de répondre à vos reviews/mails/messages, par mail, alors essayez de penser à laisser votre adresse, sinon je ne peux pas…
Bonne lecture et à bientôt.
Résumé des chapitres précédents :
Tout s'est arrangé entre Rémi et Romain car
l'enfant n'a plus l'air d'en vouloir/d'avoir peur de son père. Par contre, chez
Franck, bien qu'Emilie ( sa soeur aînée) se soit excusé pour tout le mal qu'elle
lui a fait, Valérie (une autre soeur de Franck) a l'air de le détester
cordialement.
Marius, le frère de Franck, quelque temps auparavant avait été enlevé par son
meilleur ami (si on peut appeler ça un ami !). En effet, Marius avait vu Anthony
(l'ami en question), violer ses propres petits frère et soeur. Alors que Marius
avait réussi à s'enfuir de chez Anthony, il avait été retrouvé par Johnny, un
ami de Matthew qui aidait tout le monde à chercher l'adolescent disparut. Après
des moments d'hésitation et une discussion assez vive avec Johnny, Matthew a été
porter plainte contre Anthony et a tout raconté à la police.
De son côté, Alizé, la jumelle de Marius envisage d'aller faire ses études à
Montréal.
(désolée pour ce résumé pourri, mais je viens de le faire à la va-vite en
réalisant que j'avais oublié -_-)
Fin du résumé.
Pour lamour dun enfant
(Chapitre 23 : Valérie)
- Qu'est-ce que tu fais dans la chambre de ton frère ?
Demanda Emilie, surprise de voir que quelqu'un était entré dans la chambre de
Franck.
- Ca ne te regarde pas, lui répondit alors Valérie en refermant la porte.
Surprise par cette attitude, la femme se demanda ce qui arrivait à sa petite soeur, mais elle n'eut pas le temps de lui poser la question car Valérie venait de partir.
A quelques kilomètres, Marius écoutait d'une oreille distraite le cours d'Histoire qui lui était dispensé lorsque son professeur s'arrêta face à lui.
- J'imagine que tu en sais déjà trop pour te donner la peine de suivre !
- Heu... je...
- Le bac n'est plus que dans deux mois, l'aurais-tu oublié ?
- Non... désolé...
Faisant finalement un effort de concentration, l'adolescent reprit son stylo et nota les indications qu'il convenait d’écrire.
Dans une classe pas très éloignée, sa jumelle rédigeait une dissertation de philosophie. Mais en même temps, elle s'interrogeait sur son avenir. Pourrait-elle vivre loin de son frère, alors qu'ils avaient toujours été ensemble ? A présent qu'elle n'était plus qu'à quelques mois de partir, elle se posait de plus en plus la question.
* * * * *
Lorsqu'il sortit du commissariat, Marius eut la surprise de voir que Johnny l'attendait.
- Heu... vous êtes là pour moi, demanda-t-il tout de même.
- Oui, répondit l'autre jeune homme.
- C'est gentil...
- Tu rentres chez toi ?
- Hein ? Non, je vais me balader un peu en attendant 17 heures. Alizé termine à cette heure-là et Valérie nous a dit qu'elle passerait nous prendre.
- Qui est-ce ?
- Hein ? Ha, ce sont mes soeurs. Alizé est ma jumelle et Valérie c'est l'une de mes grandes sœurs.
- Valérie... c'est l'amie de Jessica ?
- Oui. Vous la connaissez ?
- On ne peut pas vraiment dire ça, mais Jessica en a parlé un jour où j'étais passé chez Mat.
- Ha...
- Viens si tu veux.
- Où voulez-vous aller ?
- Chez moi. Tu ne veux pas ?
Marius se contenta d'avoir un sourire et suivit son "sauveur".
Quelques minutes plus tard, l'adolescent entrait pour la deuxième fois dans la chambre de Johnny. Des manettes de jeu vidéo étaient posées sur le lit, preuve évidente que quelqu'un y avait joué récemment.
- Tu fais une partie avec moi ?
Demanda d'ailleurs le jeune homme en s'asseyant sur sa couche.
- Heu... oui, lui répondit Marius en s'installant près de lui.
- Je viens de m'acheter un nouveau jeu de combat, et tout à l'heure, j'ai essayé différentes techniques.
- Vous étiez seul ?
- Oui. Mais j'avais mis deux joueurs quand même, parce que sinon, je ne peux pas prendre le temps de faire mes essais, expliqua Johnny.
Prenant la manette en main, Marius profita du temps où les crédits s'affichaient pour regarder les différents jeux bien rangé près de la télévision. Parmi eux, il put voir que le jeune homme semblait aussi fan que beaucoup de ses copains de SLM. Ce jeu mélangeant aventure et action, entrecoupé de magnifique cinématique retraçait la vie de Sim Le Magnifique, personnage imaginaire, prestidigitateur au début du vingtième siècle.
- Le dernier sortit c'est SLM au pays des pandas, si je me souviens bien.
- Tu connais ?
Demanda Johnny, de petites étoiles dans les yeux à la pensée qu'il allait
pouvoir parler de son jeu préféré.
- Heu... non, pas vraiment, désolé. Mais pas mal de mes amis à l'école y joue. Et personne ne m'a encore parlé du dernier.
- Tu veux que je te raconte ?
- Oui, allez-y.
- Sim vient d'arriver en Chine et il est accueillit par la famille FA. Et alors qu'ils sont en train de manger, une servante pousse un cri et on découvre que la fille aînée s'est suicidé. Mais Sim déclare tout de suite qu'elle y a été "aidé".
- Et alors ? Qui l'a tué ?
- Pour l'instant, je ne sais pas, je n'ai pas encore finit le jeu, répondit Jonnhy en riant. Mais je pense que c'est le père. Je te dirai qui est le coupable quand j'aurai fini, d'accord ?
- Oui...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Demanda le jeune homme en sélectionnant un personnage pour jouer.
Marius fit de même avant de reprendre la parole :
- La police n'arrête pas de me poser toujours les mêmes questions... ils... ils n'arrêtent pas de me demander de voir et revoir toujours les mêmes scènes dans ma tête... il faut que je leur explique en détail ce qu'Anthony a fait à son frère et sa soeur... je dois leur parler encore et encore des pleurs que j'entendais quand j'étais à moitié inconscient chez eux... Je suis en train de vivre un véritable calvaire...
Un « Time up » apparut à l'écran alors que les deux adversaires étaient déclarés ex-æquo. Voyant que finalement ils ne joueraient pas, Johnny reposa sa manette près de lui avant de retourner son attention vers l'adolescent, sur le point de craquer, assis à côté.
- J'imagine que c'est très dur pour toi, mais ça va bientôt s'arrêter, n'aie pas peur...
- Mais... je ne sais même pas s'ils ont été chercher les enfants ! Et si je faisais tout ça pour rien ? Si les petits n'étaient pas à l’abri pendant que...
- Marius, les flics... heu... les policiers ont placé les parents sous contrôle judiciaire et les enfants sont chez leurs grands-parents.
- ... vous êtes sûr ?
- Absolument. Et Antony a été arrêté depuis plusieurs jours déjà.
- Mais... pourquoi est-ce qu'ils continuent à me poser toutes ces questions ? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas... je ne sais pas... une confrontation ou quelque chose de ce genre ?
- Tu tiens à aller au tribunal ?
- ... n... non... mais...
- Alors laisse faire la police. Ce sera bientôt fini, ne t'inquiète pas.
- Heu...
- Oui ?
- Vous êtes vraiment très gentil avec moi. Merci.
- C'est normal.
Marius voulut rajouter autre chose, mais finalement, il s'abstint et c'est en silence que finalement ils commencèrent tous deux à jouer.
Lorsque l'heure à laquelle l'adolescent devait retrouver ses soeurs arriva, Johnny le raccompagna jusque devant les portes de l'école et s'apprêtait à partir lorsque Valérie arriva à la hauteur de son frère.
- Ha, Valérie, je te présente Johnny. Johnny, voici ma soeur.
- Enchanté, dit le jeune homme alors que celle qui venait d'arriver le détaillait.
- Je vous suis très reconnaissante d'avoir retrouvé mon frère, dit-elle finalement en serrant la main tendue.
- Vous savez, je n'ai pas fait grand-chose. Marius s'est débrouillé tout seul pour sortir et moi, je me suis contenté de le retrouver alors que je le cherchais, mais au final, je n'ai rien fait.
- Ne soyez pas modeste, dit la jeune femme en commençant à s'éloigner avec son frère car leur soeur montrait clairement qu'elle s'impatientait. Aussi, après un rapide « à bientôt », l'adolescent se mit-il à courir vers sa jumelle.
- Au fait, dit Valérie en se retournant.
- Oui ?
- On s'est déjà rencontré ?
Johnny sursauta imperceptiblement, mais il répondit en souriant :
- Je ne pense pas. Je n'aurai pas oublié une telle beauté, j'en suis sûr.
Acceptant de croire que sa mémoire lui jouait des tours, la femme rejoignit ses cadets qui l'attendaient déjà dans la voiture.
- Il a l'air gentil, commenta Valérie à l'adresse de Marius.
- Oui, répondit ce dernier, satisfait que sa soeur ne l'ai pas rencontré alors qu'il portait ses vêtements noirs ‘habituels’.
- Val, dit soudain Alizé.
- Oui ?
- Ca t'a fait quoi quand tu es partit étudier à Paris ? Ne plus être avec nous, ça ne t'a pas manqué ?
Quittant sa route des yeux une fraction de seconde, Valérie chercha à croiser le regard de sa sœur à travers le rétroviseur avant de répondre :
- Il faut croire que si, sinon je n'aurai pas demandé à mon patron la permission de pouvoir m'occuper de notre filiale ici. Parce que tu peux me croire, prendre l'avion presque une fois par semaine, ça n'a rien de très reposant.
- Donc... on t'a manqué...
- Tu sais...
- Oui ?
- Dans la vie, même quand on s'aime, il y a tout de même des moments où on doit se séparer… Et un jour, quand tu te marieras, tu partiras, la plus heureuse du monde.
Les jumeaux ne dirent pas un mot en entendant cela. Ils savaient que leur soeur avait raison, mais c'était tout de même triste à attendre.
- Mais même quand on se quitte, si on s'aime vraiment, les sentiments qu'on a ne s'en vont pas.
- ... mais ils changent, murmura l'adolescente.
- Ca arrive souvent. Mais dans votre cas à tous les deux, j'en doute. C'est tellement un amour fusionnel que vous avez l'un pour l'autre que je ne pense pas qu'il s'estompera, même si vous êtes éloigné. Tu es rassurée ma belle ?
Valérie avait beaucoup de défaut et surtout celui d'être trop curieuse ainsi que celui de s'emporter très facilement, mais si elle avait bien une grande qualité, c'était qu'elle était toujours à l'écoute de ceux qu'elle aimait. Encore une fois, Alizé s'en rendait compte. Elle n'avait rien dit sur ses interrogations quant à son départ futur, pourtant sa soeur avait très bien analysé la situation.
* * * * *
Faisant leurs devoirs dans la cuisine tout en attendant le dîner que préparait Valérie, les jumeaux restèrent silencieux jusqu'à ce qu'Alizé ne demande :
- Au fait Val.
- Oui ?
- Pourquoi est-ce que tu ne sors avec personne ? Tu n'as pas envie de te marier ?
Tout d'abord surprise par la question de sa soeur, la jeune femme mit quelques minutes avant de lui répondre :
- Lorsque ta grande soeur était petite, elle est tombée sous le charme d'un adorable garçon. Et depuis, elle n'en a trouvé aucun d'aussi bien que lui.
Les deux adolescents la regardèrent avec des yeux ronds. Ils n'avaient jamais su qu'elle était tombée amoureuse.
- C'était qui ?
Lui demanda alors son frère.
- Ca, c'est un secret, répondit-elle en lui faisant un clin d'oeil avant de retourner son attention sur ses pommes de terre rissolettes.
Emilie qui avait entendu la fin de la conversation était surprise. Sa sœur avait donc été amoureuse de quelqu’un… pourtant, elle n’y avait jamais fait allusion.
* * * * *
La nuit était déjà bien avancée lorsque Franck arriva chez lui. Romain et lui avaient révisé plusieurs heures durant. Il fallait dire qu’avec Rémi endormi, ils étaient beaucoup plus tranquilles pour avancer dans leur cours. Le jeune homme soupira en poussant la grille du jardin. Il se demandait de plus en plus si oui ou non il arriverait à s’en sortir cette année. Romain avait l’air assez confiant, mais… il fut stoppé dans ses pensées en apercevant Valérie sur le perron. Une tasse de thé à la main, elle semblait attendre quelque chose ou quelqu’un. Franck se demanda s’il devait attendre qu’elle soit rentrée ou alors passer près d’elle et faire comme si elle n’était pas là. Décidant de continuer à avancer, Franck ne put s’empêcher de dire un faible « bonsoir » en passant près de sa cadette.
- Bonsoir…, répondit-elle machinalement.
Heureux d’avoir eu une réponse même si elle n’était pas pensée, Franck eut un sourire béat et entra dans la maison. Mais un bruit de verre brisé le fit revenir sur ses pas. Valérie, penchée sur les débris, semblait complètement ailleurs. Ce fut la voix de son frère qui la ramena à la réalité et qu’elle se rendit compte que sa main saignait abondamment car elle l’avait fermée et serrée sur un morceau cassé.
- Valérie, lâche ça.
- Qu… quoi ?
- Lâche, lui redit Franck en prenant sa main dans la sienne afin de l’obliger à l’ouvrir avant de jeter le bout de verre.
- …
- Viens, je vais te soigner, murmura Franck sans lâcher sa sœur.
Se laissant entraîner dans la maison la jeune femme ne dit rien et se contenta de regarder le sang s’écouler comme s’il ne s’était pas s’agit du sien. Allant dans la salle de bain du bas pour ne réveiller personne, Franck se mit en quête de la boîte à pharmacie. S’il y avait quelque chose de bien dans cette maison, c’est qu’il avait été institué du temps de leurs parents que cette boîte se devait d’être bleu et blanche et c’est dans un carton de ces coloris qu’il trouva ce qu’il cherchait. S’asseyant sur un tabouret, Valérie attendit patiemment que son frère s’occupe de sa main. Sans un mot, sans un regard pour lui, elle se contenta de rester silencieuse, le regard rivé sur ces mains qui la soignaient avec tant de douceur.
- Ca devrait aller, conclut finalement Franck en rangeant les produits, gazes et compresses qu’il avait sorti.
- Comment va Rémi ?
De surprise, le jeune homme échappa le tube de pommade cicatrisante qu’il voulait remettre dans la boîte. D’elle-même, Valérie venait de lui adresser la parole. Avec un sourire heureux, il lui répondit :
- Il va très bien. Romain était…
- Qui est Romain ?
- Heu… c’est son père.
- Je croyais que Romain était ton ‘copain’ ? Il a donc été faire un gosse à une fille, mais ça ne l’empêche pas de coucher avec toi.
- Qu… qu’est-ce que tu racontes ? Non, Romain et moi…
Valérie éclata de rire. A cet instant, elle ne s’inquiétait pas de savoir si elle réveillerait ou non la maisonnée. Mais si elle s’était posée la question, elle eut la réponse quelques minutes après, alors qu’elle riait toujours face à un Franck qui comprenait de moins en moins.
- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda Emilie en arrivant, voyant la boîte à médicament sortie.
- J’ai soigné…, commença Franck.
- Tu es blessé ?
S’affola aussitôt sa sœur.
S’il avait pu, le jeune homme se serait dit que c’était une mauvaise habitude des filles de cette maison de lui couper la parole, mais la situation ne se prêtait pas à ce genre de remarque.
- Non, c’est Valérie qui s’est coupée, répondit-il en désignant la main bandée de sa sœur.
- On vit dans une famille d’hypocrite, cria cette dernière à l’adresse d’Emilie.
- Valérie…, murmura celle-ci.
- Pourquoi est-ce que tu fais comme si rien ne s’était passé ? Tu fais comme si toutes ces années qui se sont écoulées n’avaient pas eu lieu !
- Valérie, calme-toi, dit gentiment Emilie, mais il semblait que certains termes soient à ce moment là à mille lieux de l’esprit de la jeune femme.
- Et toi, toi ! Pourquoi est-ce que tu fais comme si elle ne
t’avait pas fait de mal ?
Continuait de s’énerver Valérie, mais à présent, elle s’en prenait à son frère.
- …
- Ha ! On a une belle famille ! Et surtout, qu’est-ce qu’on est uni ! Après tout, c’est facile, il suffit de jeter ceux qui font tâche !
- Valérie, ça suffit. Arrête de crier, dit Emilie sur un ton catégorique. Mais cela n’eut pas l’effet escompté car au lieu de calmer sa sœur, cela la rendit encore plus furieuse.
- Tu as jeté Franck en ‘revenant’ et maintenant, tu veux jouer les sœurs modèles ? C’est d’un comique ! Je sens que je vais en mourir de rire !
Blessée, Emilie baissa la tête. Sa sœur avait raison, mais l’entendre lui faisait très mal.
- Valérie, tu vas trop loin, tenta de dire Franck.
- Et toi, tu es vraiment con ! Tu n’as pas de cœur, reprit la jeune femme en s’en reprenant à sa sœur. Tu…
Coupé dans sa tirade par une douleur à la joue, Valérie regarda son frère comme s’il avait débarqué d’une autre planète.
- … tu… m’as giflé… ?
Murmura-t-elle lorsqu’elle réalisa ce qui s’était passé.
Se rendant compte en même temps de ce qu’il venait de faire, Franck s’excusa :
- Je suis désolée Valérie… je…
- Arrête de m’appeler comme ça !
Fut la seule réponse qu’il eut avant que sa sœur ne sorte de la salle de bain en courant.
- Val ? Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda Alizé en se frottant les yeux lorsqu’elle manqua de se faire bousculer
dans les escaliers.
- Retourne te coucher !
- Hein ? Mais… Val, qu’est-ce que…
Le reste de sa question mourut au fond de sa gorge car son aînée venait de
claquer la porte de sa chambre.
Décidant donc de retourner dormir, l’adolescente entra dans la chambre de son frère.
- Qu’est-ce qui se passe ?
Lui demanda ce dernier en se redressant à moitié.
- Je ne sais pas… je peux dormir avec toi ?
Se décalant sur un côté, Marius indiqua à sa jumelle qu’elle était la bienvenue dans son lit.
A l’étage inférieur, Franck devait calmer les pleurs d’Emilie.
- Tout ce qu’elle a dit est vrai… je t’ai traité…
- Emilie… calme-toi… tu sais très bien que je ne t’en veux pas…
Passant sa main dans le dos de sa sœur, Franck tentait tant bien que mal de la consoler. Les paroles de Valérie avaient profondément blessée la femme et ses larmes semblaient intarissables.
Finalement, plusieurs minutes plus tard, Franck parvenait à convaincre sa sœur aînée qu’il ne lui en voulait pas et ce ne fut qu’une demi-heure plus tard qu’elle consentit à aller se coucher. Et lorsque l’étudiant entra dans sa chambre, le réveil posé sur son bureau indiquait 2 heures du matin. Nul doute qu’il aurait du mal à s’extirper de son lit d’ici quelques heures… il avait perdu l’habitude de se coucher aussi tard ou tôt, au vu de l’heure. Mais pourtant, lorsqu’il s’installa dans ses draps, il ne s’endormi pas et passa une nuit agitée où les paroles de Valérie lui revenait en mémoire. Quelque chose semblait chagriner ou préoccuper sa cadette, mais il ignorait quoi. Pourtant, il aurait voulu l’aider, comme lorsqu’ils étaient petits et qu’elle lui confiait tous ses secrets… mais ce temps là semblait si loin à présent…
Fin du vingt-troisième chapitre
A Suivre
Chapitre commencé et achevé le 18 janvier 2007
(j'avoue, j'étais la première surprise !)
Note de fin de chapitre : Bon… pas grand-chose à
dire… lol
On se donne rendez-vous le mois prochain pour la suite :)
Naëlle
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