Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant
Note : Bonjour et Joyeux Noël à tout le monde !
Aujourd'hui, enfin, le chapitre 22 de mon histoire pladue ! Je ne suis pas satisfaite de ce chapitre, j'aurai aimé écrire plus, mais le temps me manquant, je me suis décidée à vous présenter ce chapitre comme ça. J'espère que vous aimerez et je vous souhaite une bonne lecture ! :)
Résumé des chapitres précédents :
Après être intervenu pour protéger Franck qui était sur le
point de se faire violer par un ancien amant, Romain s'est attiré les foudres de
Jason (l'amant en question). Ce dernier, pour se venger, tente d'enlever Rémi,
mais Romain arrive à temps pour récupérer son enfant. Furieux, il se bat avec
Jason. Rémi, qui a assisté à la scène est terrorisé et a un geste de recul alors
que son père veut le prendre dans ses bras. Bouleversé par cela, Romain déprime
!
De son côté, Matthew est toujours en pleine euphorie à l'approche de son
mariage.
Franck emmène Rémi chez lui et l'enfant est accueillit avec joie par toute la
famille.
Fin du résumé.
Pour lamour dun enfant
(Chapitre 22)
Romain ouvrit les yeux lentement. Il avait très bien dormi, mais à présent qu’il se réveillait, les événements de la veille lui revenaient en mémoire.
- Ca va ?
Lui demanda soudain la voix de Franck, le tirant définitivement des méandres du sommeil.
- … oui… qu’est-ce que tu fais là ?
Interrogea le jeune homme en se retournant vers son ami qui était vraisemblablement en train de préparer le petit déjeuner.
- J’ai passé la nuit ici.
- …
- Sur le canapé, rajouta-t-il en désignant la couverture toujours posée sur le divan.
- … Rémi va bien ?
- Oui. Ne t’inquiète pas. J’ai téléphoné chez moi il y a quelques minutes et ma sœur m’a dit qu’il avait bien dormi et qu’il ne quittait les bras d’Alizé que pour aller dans ceux de mon frère.
- … c’est bien…
- Romain.
- Oui ?
- Ne t’inquiète pas, tout va bien.
- Oui, bien sûr, bien sûr…
- Allez, ne fais pas cette tête et mange, reprit Franck, un grand sourire aux lèvres, en posant un plateau sur les genoux de son ami toujours au lit.
- Mmm… j’ai de la chance d’avoir une épouse aussi attentionnée, dit alors l’étudiant en riant.
- Ce n’est pas gentil de te moquer de moi, lui reprocha alors l’autre.
- Mais je ne me moque pas. Tu sais très bien que je t’adore, répondit alors Romain en mordant dans une biscotte.
- C’est gentil.
- Quoi ?
- Ce que tu viens de dire.
Romain eut un sourire et continua de manger, tentant un peu d’oublier le geste de rejet que son fils avait eut à son égard.
* * * * *
- Jess ? Je peux entrer ?
- Oui, entre.
Matthew poussa la porte de la chambre avant de s’asseoir sur le lit. Sa sœur semblait songeuse depuis quelques jours et quelque chose avait l’air de la tracasser aussi avait-il décidé de lui demander ce qu’elle avait.
- Tu as un problème ?
- Aucun, répondit l’adolescente tout en continuant à étudier un cours.
- A l’école, tout va bien ?
- Super.
- Ha… à la danse, ça se passe bien aussi ?
- Aucun problème.
- Avec papa et maman ?
- Il me semble que tu habites encore ici. Je pense que si ça n’allait pas à ce niveau là, tu le saurais.
- Oui, bien sûr, mais…
- Excuse-moi Matt, mais je suis un peu occupée.
- Oui, désolé. Je te laisse travailler.
Le jeune homme ressortit finalement sans aucune réponse. Sa sœur faisait-elle sa crise d’adolescence ?
- Mon chéri.
- Oui ?
Répondit le futur marié en se tournant vers Marianne Grava.
- On y va ?
- Où ?
- Mais pour que tu réessayes ton costume.
- Ha oui, c’est vrai, j’avais oublié. J’espère que cette fois-ci, il n’y aura plus de retouche à faire, rajouta le jeune homme en sortant de la maison avec la femme.
Jessica, dans sa chambre, se leva et regarda sa mère et Matthew partir, par sa fenêtre. Un soupire franchit ses lèvres, sans qu’elle ne puisse l’arrêter.
« Je suis bête », pensa-t-elle en se remettant au travail.
* * * * *
Romain soupira en sortant de sa voiture. S’il s’était écouté, il n’aurait pas été travaillé, mais Franck l’avait obligé à y aller, lui assurant que ça lui changerait les idées et surtout que ça l’empêcherait d’être renvoyé.
- Bonsoir, lui dit quelqu’un qu’il ne connaissait pas en entrant dans le restaurant.
- Bonsoir.
- J’imagine que c’est toi Romain.
- Heu… oui. Et vous êtes ?
- Je m’appelle Jérôme. Tu peux me tutoyer. Le patron m’a demandé de venir, parce que lui ne pouvait pas. Il va à un concert avec sa fille ce soir, rajouta le jeune homme.
- Sa vie privée ne me regarde pas, se contenta de répondre Romain en allant se changer pour la soirée.
Durant plusieurs heures, l’étudiant ne put que comprendre pourquoi monsieur Gourin, son patron, citait toujours Jérôme en exemple. Ce garçon avait tout de l’employé modèle.
- Il parait que tu as un enfant, dit le jeune homme alors que Romain et lui n’avait plus grand-chose à faire.
A cette heure-ci, quasiment tous les clients étaient servis et ils mangeaient. La seule chose à surveiller était qu’il n’avait pas besoin d’eux pour l’adition ou un quelconque supplément.
- Oui, j’ai un fils, répondit l’étudiant, pas spécialement ravi d’avoir à parler de lui.
- Il a quel âge ?
- Deux ans et demi, pourquoi ?
- Comme ça, juste pour savoir. La maman aussi travail ? Elle est étudiante ?
- La maman… est morte.
- Ha… heu… désolé…
Finalement, sa tentative d’entamer le dialogue s’était soldée par un échec. Il aurait dû penser à mieux se renseigner auprès d’Angélique.
- Ecoute, reprit soudain Romain.
- Oui ?
- Je ne voudrais pas te paraître désagréable, mais je n’ai aucune envie de me lier d’amitié avec toi. Alors inutile d’essayer de discuter. De toute façon, je n’aime pas parler de ma vie privée.
Surpris par l’attitude du jeune homme, Jérôme ne su que répondre. Il comprenait mieux pourquoi la fille de son patron lui avait dit : « tu verras, il est sympa, mais il ne parle pas trop ».
- Il a dû t’arriver quelque chose de grave pour que tu sois comme si, dit alors le jeune homme.
- Rien de particulier, répondit Romain en s’éloignant pour aller voir ce que voulait un client leur ayant fait signe.
- Bon… mais je ne m’avoue pas vaincu, se contenta de murmurer l’employé modèle de monsieur Gourin.
* * * * *
Jessica soupira en se regardant dans le miroir. Rien à redire, elle était magnifique dans cette robe que sa mère lui avait acheté. Matthew pourrait la présenter comme étant sa sœur sans aucune honte. Il faudrait juste qu’elle n’oublie pas de sourire et tout se passerait bien.
- Tu as l’intention de rester encore longtemps devant la glace ?
- Matt ? Mais tu es fou ! Tu m’as fait peur ! En plus, je ne me souviens pas t’avoir dit que tu pouvais entrer.
- La porte était ouverte, répondit alors le jeune homme en souriant.
- …
- Alors, qu’est-ce qui t’arrive ?
- Tu m’as déjà posé la question tout à l’heure, et je t’ai répondu que je n’ai rien.
- Ok, mais à part ça, qu’est-ce qui se passe ?
- …
- Jess. Je m’inquiète.
L’adolescent détourna légèrement la tête avant de répondre :
- Je… J’ai l’impression de te perdre…
- ?
- Je sais, c’est bête, mais…
- C’est parce que je me marri que tu as cette impression ?
- … oui…
Matthew eut un sourire indulgent avant de s’approcher de la jeune fille et la prendre dans ses bras.
- Ne sois pas bête… tu seras toujours ma petite sœur… tu le sais ça, hein ?
- …
- Jess ?
- … oui… je sais, merci.
- Si quelqu’un doit remercier l’autre, c’est plutôt moi qui devrait le faire, tu ne crois pas ?
- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça.
- Tes parents et toi, vous m’avez tant donné.
- … pourtant… tu es content de nous quitter…
- Mais non voyons. Que dis-tu ? Je suis heureux de me marier, mais ça ne veut pas dire que ça me fait plaisir de vous quitter.
- …
Matthew écarta délicatement sa sœur de ses bras afin de pouvoir lui faire face.
- Jess… Jess, regarde moi. – La jeune fille releva la tête – Je veux que tu n’oublies jamais que quoiqu’il arrive, tu seras toujours ma sœur et je serais toujours ton frère. Quoiqu’il arrive, je serais toujours là si tu as besoin de moi.
- …
- Alors sois gentille et ne sois pas malheureuse, sinon, ça va me faire de la peine.
- D’accord ! Si tu me promets que je serais toujours ta petite sœur, tout va bien.
- Tu es bête d’avoir cru que ça allait changer, lui dit alors le jeune homme en l’embrassant sur la joue.
* * * * *
Franck traversa le jardin de chez lui d’un pas rapide. En entrant dans la maison, il trouva la plus jeune de ses sœurs lisant un livre dans le canapé.
- Bonsoir Alizé. Où est Rémi ?
- Avec Valérie, en haut.
- Merci.
Le jeune homme monta les escaliers, tout en se demandant ce qu’il pourrait bien dire à la jeune femme. Celle-ci lui avait clairement montré qu’elle le détestait et c’était visiblement partit pour durer. C’est pour cette raison qu’une fois devant sa porte de chambre, il hésita, mais finalement ouvrit sans bruit, pensant que Rémi dormait peut-être.
- … c’est alors que la princesse endormie depuis cent ans ouvrit les yeux… ha… il dort.
- Heu… bonsoir, murmura Franck en s’approchant du lit sur lequel était à moitié allongé sa sœur avec l’enfant dans les bras.
- Qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ?
Demanda cette dernière en se retournant.
- Heu… je… je suis venu chercher Rémi…
- Il ne me semble pas t’avoir autorisé à entrer.
- Valérie…
- Sors de ma chambre.
- Qu… quoi ?
- Sors de ma chambre, répéta la jeune femme. Mais voyant que son frère ne faisait aucun geste, elle s’énerva et se releva brusquement du lit, réveillant, par son geste, l’enfant.
- JE VEUX QUE TU SORTES DE MA CHAMBRE !
- … Valérie… ? Calme-toi…
Rémi regarda, les yeux arrondis par la surprise les deux adultes dans la pièce.
- Dégage de ma chambre !
Redit la cadette de Franck, alors que ce dernier tendait les bras pour récupérer le petit garçon.
- On s’en va, murmura l’étudiant à l’oreille de Rémi en se dirigeant vers la porte.
- C’est ça, va-t-en ! Fuis, tu sais si bien faire ça, reprit Valérie, le regard haineux.
Serrant contre lui l’enfant, le jeune homme sortit de la chambre avant de descendre les escaliers.
- Tu t’es vas ?
- Marius… oui, je ramène Rémi chez lui.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Rien…
Un bruit fit sursauter les deux frères.
- Valérie ? Tiens, prend Rémi, j’y vais, dit rapidement le plus âgé des deux avant de mettre l’enfant dans les bras du lycéen.
Remontant les escaliers en courant, le jeune homme entra dans la chambre de sa sœur s’en s’être annoncé. Cette dernière, d’un geste rageur avait expédié tous les bibelots posés sur sa commode, par terre.
- Qu’est-ce que tu fais encore dans ma chambre ?
Demanda la jeune femme étrangement calme.
- Qu’est-ce qui t’arrives Valérie ?
- … « Valérie »… ?...
Sans que son frère ne comprenne pourquoi, elle se mit à rire avant de le pousser à l’extérieur de la chambre et de fermer sa porte à clef.
Franck resta quelques secondes immobile près de la pièce de bois avant de demander :
- Si je pars, tu vas te calmer ?
Deux minutes s’écoulèrent en silence avant qu’il n’entende un ‘oui’ au travers de la porte.
- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda Marius, alors que son aîné récupérait Rémi de ses bras.
- Je ne sais pas… mais surveille-là… moi, je ne peux rien faire, elle me déteste. A plus tard, rajouta l’étudiant en médecine en s’éloignant.
* * * * *
- Tu vas revoir ton papa, dit Franck en entrant dans la résidence dans laquelle vivait Romain. Mais ses paroles n’eurent pas l’effet escompté car l’enfant contre lui serra un peu ses petites mains sur sa chemise.
- Qu’est-ce que tu as ? Tu as peur ?
Rémi ne répondit pas mais ne se décrispa pas pour autant. Plaçant une main sur celles du petit, Franck reprit :
- Chéri, je comprends que tu ais peur, mais tu sais… si papa a réagit comme ça, c’est parce qu’il t’aime… il a eut peur que le méchant monsieur te fasse du mal… tu comprends ?
Le petit garçon ne dit mot finalement l’étudiant se dirigea vers le studio de son ami sans être sûr que les retrouvailles se passeraient aussi bien qu’il l’avait prédit. Prenant une grande inspiration, le jeune homme sonna à la porte, sachant qu’il n’était pas correct d’utiliser sa clef lorsque son ami était chez lui. Mais ce dernier ne vint pas déverrouiller, aussi, après plusieurs minutes d’attente, Franck se décida-t-il à ouvrir lui-même la porte.
- Papa est où ?
Demanda l’enfant lorsqu’ils furent dans l’appartement.
- Je ne sais pas… et on dit « où est papa ? ».
Posant Rémi sur le canapé, l’étudiant fit quelques pas dans la pièce.
- Ha, vous êtes là !
La voix de Romain qui venait d’arriver fit sursauter les deux personnes présentes.
- Où étais-tu ?
Demanda Franck.
- J’ai été acheter ça, répondit le jeune homme en sortant une boîte dans sac en plastique qu’il avait à la main.
- J’en veux, j’en veux, j’en veux, j’en veux !!!!!!
S’écria l’enfant en sautillant sur place.
- D’accord, dit Romain en souriant. Mais d’abord, tu viens faire un bisou à papa, non ?
Sans se faire prier, Rémi couru vers son père pour l’embrasser.
* * * * *
- Pas mal… je n’y aurai pas pensé, dit Franck en lavant trois bols.
- … je n’étais pas sûr du résultat, se contenta de lui répondre son ami en refermant la boîte de glace à la vanille qu’il venait d’acheter.
- …
- Franck…
- Oui ?
- Tu crois… tu crois qu’il a oublié ?
- Pourquoi est-ce que tu t’inquiètes ? Tu as vu, il est venu t’embrasser quand tu lui as demandé, comme il le fait d’habitude… tout va bien.
- Mais…
- Romain, c’est la première fois que tu as peur de le perdre, mais ce n’est pas la dernière, il va falloir que tu t’en souviennes.
- Ca aurait été plus simple si…
- Romain !
- Ok, ok, je ne dis rien.
- Papa, papa, papa, papa.
Rémi, alors qu’il regardait un dessin animé à la télévision venait d’arriver près des deux adultes.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
Lui demanda son père en s’accroupissant.
Sans qu’il ait le temps de comprendre ce qui se passait, Romain se retrouva avec deux petits bras lui serrant le cou. Serrant le plus fort qu’il pouvait l’enfant murmura :
- Je t’aime fort comme ça, papa.
Fin du vingtième deuxième chapitre
A Suivre
Chapitre commencé le 05 août 2006 et achevé le 05 décembre 2006
Note de fin de chapitre : Bon... ben voilà, j'ai
achevé un nouveau chapitre. Je ne comprends pas pourquoi j'ai prit autant de
temps pour le faire... ça me déprime un peu de ne même pas pouvoir vous faire
lire un chapitre par mois... j'essaye d'aller plus vite pourtant, mais j'ai du
mal. Le soir, quand je rentre du boulot, je suis fatiguée, et même si j'ai envie
d'écrire, je n'ai pas le courage de m'y mettre. En plus, avec ma mauvaise
habitude de vouloir toujours écrire au moins une ou deux pages quand je m'y
mets, il faut que je sois un minimum en forme pour commencer ! J'aimerai bien
m'installer derrière un chapitre même si ce n'est que pour écrire une ou deux
lignes, mais je n'y arrive pas. C'est dommage, parce que si ça se trouve, j'irai
plus vite comme ça. Enfin... bon... je n'abandonne pas cette histoire et un
jour, vous lirez la fin, c'est sûr !
Sur ceux, je vous souhaite de passer un bon Noël et j'espère que ce chapitre,
même s'il n'était pas génial, vous aura plu.
A bientôt
Naëlle
Si vous voulez m'écrire un
petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre
adresse e-mail, je ne pourrai pas vous répondre ^_~
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