Auteur: Naëlle
Titre: Pour l'amour d'un enfant

 

Note : Bonsoir.
Nous arrivons à la fin de cette semaine de folie où j'ai ajouté beaucoup de chapitres d'histoires et pages "la veste".

Ce fut un peu dur pour moi, mais certains d'entre-vous ont vraiment été au rendez-vous pour m'encourager et cela m'a vraiment fait chaud au coeur.

Pour ce qui est de la suite des évènements pour mes fics, je prendrai une décision en juillet. En entendant, chers lecteurs, n'oubliez pas ce que j'ai dit au début d'il y a quelques chapitres.

A propos de chapitre 18, personnellement, je n'en suis vraiment pas satisfaite. Mais j'espère que vous pourrez tout de même l'apprécier. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

Bonne lecture et on se revoit en juillet

N'oubliez pas :

J’ai commencé un roman photo avec mes BJD. Qu’est-ce qu’un/une BJD : une poupée. hahahaha !!!!

La première histoire (complète) sera mise en ligne entre aujourd’hui et le 02 avril. Direction la page principale pour avoir accès au lien (je dis ça pour ceux qui seraient arrivé directement sur la page de la fic !). J’attends de savoir ce que vous en pensez, parce que c’est la première fois que je fais ça (la “folie” pour les BJD est aussi assez nouvelle).

Ethan, l’un des deux héros de l’histoire a même sa page facebook ! Il est pas beau le monde ?????

N’hésitez pas à allez retrouver Tristan et Ethan dans la première histoire intitulé : “la veste” !

Pages 7, 8, 9 et 10  en ligne ! (fin de l'histoire)

 

 

 

 

 

Pour l’amour d’un enfant

(Chapitre 18 : A la recherche d'un emploi)

 

 

 

- Comment va ton frère ?
Interrogea Romain en finissant de préparer ses affaires pour aller en cours.

- Ca va… enfin… tout est relatif. Mais Alizé n’a pas quitté sa chambre et je pense que ça lui fait du bien.

- Parfait. A plus tard. Sois sage Rémi.

- A tout à l’heure.

- A tout à l’heure, répéta l’enfant.

Le jeune homme sortit alors du studio et se rendit à la faculté.
Jusqu’à peu, il n’avait pas vraiment songé à prendre quelque chose de plus grand, cependant, Rémi grandissait et il devait avoir besoin d’un espace plus conséquent. Il pensait donc depuis plusieurs jours à emménager ailleurs. Mais, restait le problème majeur de ce genre d’action : l’argent. Avec la bourse qu’il avait ainsi que ce que lui donnait sa mère, il avait tout juste de quoi payer le loyer, les repas et ce dont avait besoin Rémi ; alors changer d’endroit lui semblait un peu difficile. C’était pour cette raison que depuis quelques jours, en longeant les rues, il regardait sur chaque vitrine si personne ne cherchait un employé à temps partiel. Et ce jour là, la chance lui sourit, car en passant devant un petit restaurant dans lequel il allait de temps à autre, il vit qu’on cherchait un serveur. Regardant sa montre, il s’aperçut qu’il avait le temps de se renseigner avant que les cours ne débutent.

- Bonjour, lui dit un homme, un sourire professionnel affiché sur le visage.

- Bonjour.

- Qu’est-ce que je vous sers ?
Demanda l’homme, reconnaissant l’un de ses clients.

- En fait… je viens pour l’annonce.

- Vous êtes étudiant.

- Heu… oui, pourquoi ? Ca pose un problème ?

- Non, aucun, bien au contraire. Je cherche quelqu’un pour servir le vendredi toute la journée et le mardi, à partir de 18h, jusqu’à la fermeture.

- Qui est à ?

L’homme se mit à rire.

- On ferme quand tous les clients sont partis.

- Ha oui, évidemment.

- Vous avez déjà travaillé dans un restaurant ?

- Pour vous répondre franchement… pas vraiment. Mais je suis prêt à apprendre, annonça Romain avec conviction.

- Et pourquoi cherchez-vous du travail ?

- Parce que j’ai un enfant.

L’homme regarda l’étudiant, surpris, se demandant si celui-ci se moquait de lui ou non, mais seule une franchise sans faille transparaissait au fond du regard de ce dernier.

- Et votre copine, elle a un petit job ?

- Ma copine ?
Répéta Romain sans comprendre.

- Vous êtes marié ?

- Ha non, je suis tout seul pour élever Rémi.

L’homme prit un air compatissant avant d’annoncer à Romain qu’il le contacterait s’il avait besoin de lui.

- Monsieur, dit alors l’étudiant. J’ai un enfant à charge, mais ce n’est pas ce qui m’empêchera de faire mon travail comme il faut.

- Je n’ai jamais dis ça, bien au contraire.

- Ecoutez, on est lundi, alors si vous voulez… demain, je viendrai pour vous prouver que je suis capable de faire ce qu’on me demande. Et si je ne vous conviens pas, vous me le ferez savoir. Dans tous les cas, vous serez gagnant. Parce que même si je ne fais pas tout ce qu’il faut, je vous aurai quand même aidé un minimum demain, par contre, si vous voulez me garder, vous n’aurez plus à chercher.

Surpris de voir comme Romain avait l’air de tenir à ce travail, l’homme lui tendit la main.

- C’est d’accord, à demain. Au fait, je suis Gustave Gourin. Et toi ?

L’étudiant eut un sourire satisfait en voyant que l’homme était déjà passé au tutoiement. Il était sur la bonne voie pour avoir cet emploi.

- Romain Jouvenel.

Tout en se présentant, le père de Rémi laissa son regard vagabonder sur le local, le voyant d’une façon toute neuve car cet endroit serait, dès le lendemain, son lieu de travail. Puis, rajoutant un « à demain » rapide, il se dépêcha de partir en courant vers l’université, car il était en retard.

 

* * * * *

 

- Marius ?
Emilie venait d’entrer dans la chambre de son frère, mais ce dernier semblait dormir, sa jumelle aussi, d’ailleurs.

- Emilie… qu’est-ce qu’il y a ?

Demanda le jeune homme en se redressant à moitié dans le lit.

- Rien, répondit la femme un sourire tendre aux lèvres. Je voulais juste savoir comment tu te sentais.

- Ca peut aller…

Peu convaincue, l’aînée de la famille s’assit sur le bord du lit avant de passer une main entre les mèches de cheveux de son petit frère. Son geste, pourtant très simple, rassura le jeune homme et c’est un sourire aux lèvres qu’il se rendormi contre Alizé. La femme regarda ses cadets quelques secondes, puis, en soupirant sortit de la chambre. Il était évident que Marius n’était pas au bout de ses peines.

- Ma chérie.

Emilie sursauta.

- Tu es dingue de me faire peur comme ça !

Roland, qui se trouvait à peine quelques centimètres de sa fiancée s’éloigna un peu, le temps qu’elle referme la porte de la chambre.

- Je t’ai parlé en arrivant, signala cependant l’homme en descendant les marches avec Emilie.

- Je ne t’ai pas entendu… il faut dire qu’avec ce qui se passe…

- Ca va s’arranger, murmura Roland.

- Oui… bien sûr… mais en attendant…

La femme éclata en sanglot dans les bras de celui qu’elle aimait.

- Ca va aller Emilie… chut… tout va bien se passer…

- Marius… mon pauvre petit trésor… j’ai tout fait pour le protéger… et voilà ce qui lui arrive…

- Ce n’est pas de ta faute… calme-toi…

Tous deux restèrent de longues minutes ainsi, l’un consolant et l’autre pleurant, puis, Roland finit par convaincre la femme qu’elle n’était pas coupable de ce qui s’était produit, et que son frère aurait, dans les jours qui allaient suivre, besoin d’elle, plus que jamais.

 

* * * * *

 

Le soir, alors que Romain racontait, tout content qu’il avait sans doute trouvé un petit travail, Franck ne partagea pas sa joie, surtout lorsqu’il annonça l’heure à laquelle il avait rendez-vous le jour d’après.

- Où est le problème ?
Demandant le jeune homme, tout en habillant Rémi pour la nuit.

- Je t’avais dit que demain, je travaillerai mes cours à la fac et que le soir, je tenais à aller à la conférence sur Médecin Sans Frontière.

- C’est vrai… j’avais complètement oublié.

- Romain – Franck s’assis près de son ami –, je tiens vraiment à assister à conférence.

- C’est bon, j’ai compris. Je vais demander à Julie si elle peut s’occuper de Rémi. Je vais d’ailleurs l’appeler tout de suite.

- Je vais aller chez Julie ?
Demanda l’enfant, ravi à cette perspective.

- Peut-être, lui répondit son père en souriant.

Quelques minutes plus tard, l’étudiant raccrochait son téléphone après que son amie lui ait dit qu’elle s’occuperait de l’enfant mardi soir et que quelqu’un n’aurait qu’à passer le récupérer le mercredi matin.

- Heureusement que Julie est là, dit alors Romain.

- Oui, c’est sûr, tous tes amis ne peuvent pas te faire défaut comme moi !
Répondit alors Franck en sortant du studio.

Surpris par l’attitude du jeune homme, l’étudiant ne sut que répondre et ce n’est que lorsque la porte se referma qu’il comprit que Franck avait mal interprété ses paroles.

- Il est vraiment bête parfois !

- Qui est bête ?

- Personne Rémi, personne. Allez, au dodo !

L’enfant tendit ses petites mains afin que son père le mette sur le lit avant de s’installer à son tour. Et c’est en tenant tendrement le petit garçon contre lui que le jeune homme s’endormi, tout en pensant que grâce à son futur travail, il pourrait peut-être atteindre une partie de son rêve, qui était de donner à Rémi tout ce dont il avait besoin.

 

* * * * *

 

Comme à son habitude, Franck entra dans la maison par la porte de derrière. Cependant, alors qu’à l’accoutumer il se dirigeait jusqu’à sa chambre à tâtons, pour n’allumer qu’un minimum de lumière, ce soir-là, il fut ébloui par la le néon de la cuisine.

- Bonsoir, lui dit alors une voix.

- Heu… bonsoir… Emilie…

Comme un enfant se sentant pris en faute, le jeune homme se plaqua contre le mur, cherchant ce qu’il avait bien pu faire de travers pour que sa sœur l’attende.

- Je n’ai pas encore eu l’occasion de te remercier de nous avoir ramené Marius, dit alors la femme tout en sortant de la pièce.

Etonné, mais pas au point de ne pas répondre, Franck murmura :

- C’est aussi mon frère.

Il n’aurait pas pensé qu’Emilie aurait entendu, mais le demi-tour qu’elle venait de faire prouvait le contraire.

- Je t’en prie, ne dit pas n’importe quoi ! Ca fait bien longtemps que tu ne sais plus rien sur lui, ni sur Alizé, et ne tu n’en sais pas plus sur Valérie.

- Je m’en suis quand même occupé pendant longtemps…

- Puisque tu es lancé, vas-y, continue. Dis tout de suite que c’est de ma faute si je n’ai pas pu être là pendant des années !

Fragilisée par ce qui était arrivé au plus jeunes de ses frère, Emilie prenait les mots des autres de travers, et ce n’était pas Franck qu’elle essayerait de comprendre.

- Je n’ai pas dit ça… tu n’imagines pas à quelque point tu m’as manqué… et aujourd’hui encore… tu me manques…
Finit le jeune homme dans un souffle.

Surprise, la femme ne dit rien et attendit.

- Quand… quand tu as eu ton accident avec Roland… les petits avaient besoin de toi… ils avaient besoin de toi ! Mais tu n’étais plus là… – Alternant murmure et élévation de la voix, le jeune homme continua – Je ne savais pas quoi faire… je ne savais pas comment m’en occuper… il n’y avait que toi qui savait le faire… seulement toi… alors… alors… je me suis contenté de t’imiter… à travers moi, c’était toi qu’ils voyaient tous les trois… mais moi, je n’avais personne pour s’occuper de moi… tu n’étais plus là… tu n’étais plus là ! J’avais besoin de toi, moi aussi !... j’avais tellement besoin de toi…

Ne pouvant plus retenir un sanglot décidemment trop proche, le jeune homme partit en courant vers sa chambre, laissant sa sœur hébétée par son attitude et ses paroles.

Sur son lit, Franck se mit à pleurer, enfouissant sa tête dans son oreiller. Il aurait eut envie de voir sa sœur entrer, qu’elle lui parle, même si c’était pour lui faire des reproches, mais elle n’en fit rien et sa porte demeura désespérément close. Il eut aussi envie de téléphoner à Romain, afin que celui-ci le console, cependant, il ne bougea pas, restant dans la même position une bonne partie de la nuit.

De son côté, Emilie regagna sa chambre tel un zombi, ne sachant pas vraiment quoi faire avec le plus âgé de ses frères. Ce dernier lui avait clairement montré sa souffrance, mais elle ignorait encore comment réagir, aussi, c’est rempli d’inquiétude et d’incertitude qu’elle s’endormi.

 

* * * * *

 

Julie arriva assez tôt chez Romain, afin de récupérer l’enfant.

- Comme je te l’ai dit hier, j’aurais pu te l’amener, lui redit le jeune homme.

- Je sais, mais ma mère et moi allons faire des courses et ton fils adore ça. Pas vrai ?
Demanda-t-elle au petit garçon, qui opina plusieurs fois, un large sourire aux lèvres.

L’étudiant finit de rajouter quelques petites choses dans le sac de Rémi avant de le tendre à la jeune fille qui s’en occuperait.

- Je te remercie, lui dit-il alors qu’elle allait franchir le seuil du studio.

- Mais je t’en prie. Tu sais très bien que j’adore m’occuper de ton petit trésor, rajouta-t-elle en serrant fortement l’enfant contre elle.

Une fois que la porte se fut refermée, le jeune homme se mit en tête de faire un peu de rangement dans sa chambre avant de se mettre à travailler ses cours. Un regard amusé s’illumina au fond des ses yeux en pensant que normalement, c’était Franck qui se chargeait de cette tâche, mais depuis quelques jours, il n’avait eut que son frère en tête et en avait oublié tout le reste, à part Rémi, bien entendu.

- Bon, au travail, s’encouragea l’étudiant en commençant à ramasser une pile de livre par terre, mais il s’était à peine relevé avec que la sonnette retentie. Pensant que celle qui allait faire du baby-sitting avec son fils avait oublié quelque chose, il ouvrit la porte.

- Salut.

- Franck ? Qu’est-ce que tu fais là ?

- Rien, je suis juste passé voir comment tu allais, lui répondit le jeune homme en souriant.

- Je vais bien, merci. Mais là, comme tu peux le voir, je suis en plein rangement… enfin, je viens juste de commencer, et comme tu le sais, je déteste ça.

- Je vais t’aider, annonça joyeusement Franck en entrant.

- Pas question ! Tu vas bosser tes cours !

N’écoutant pas son ami, Franck voulut débarrasser différents bibelots encombrants les quelques places normalement dégagées. Mais Romain ne voyait pas la situation de cette façon.

- Franck, tu poses ça tout de suite et tu vas travailler !

- Mais…
Le jeune homme ne put protester bien longtemps, car son ami l’avait déjà attrapé par le bras et l’attirait sans ménagement vers la porte.

- Etudie bien.

Celui qu’on venait littéralement de jeter dehors ne dit rien et partit.

Ravi de voir que son ami était finalement partit réviser, l’étudiant se remit à l’œuvre et finalement, ne passe que trois quarts d’heure à ranger avant que sa chambre n’ait reprit un aspect plus que convenable. C’est donc heureux qu’il se mit lui-même au travail.

 

* * * * *

 

Tout en sortant ses cours de son sac, Franck ne put s’empêcher d’en vouloir un peu à son ami. Celui-ci ne lui avait même pas demandé s’il allait bien et l’avait mit à la porte. Bien entendu, d’un certain côté, le jeune homme savait très bien que Romain avait raison, cependant, ce matin, il aurait bien aimé qu’il le console ou au moins l’écoute car ce qui s’était passé le soir d’avant l’avait énormément perturbé. Mais il essaya de tout oublier au moins pour quelques heures, afin que celles-ci soient bénéfiques à son étude. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’à l’extérieur, quelqu’un avait décidé que sa journée se déroulerait autrement.

 

* * * * *

 

Regardant sa montre, Romain s’aperçut qu’il était déjà quasiment midi. Il n’avait pas vu le temps passer, mais il n’était pas déçut car il avait travaillé intensivement et il se leva avec dans l’idée de se préparer un excellent déjeuner.

- Il n’avait pas l’air bien, dit le jeune homme à haute voix en repensant à Franck et son passage du matin. Il avait peut-être des problèmes, et moi, je ne l’ai même pas écouté… mais quel ami je fais !

L’étudiant s’empara de ses clefs et sortit de son appartement, direction : l’Université.

De son côté, Franck décida d’aller s’acheter un sandwich afin de manger rapidement et de pouvoir reprendre assez vite ses cours. Mais alors qu’il sortait de l’immense bibliothèque de son campus, quelqu’un le retint par le bras.

- Jason ?

- Suis-moi !

- Lâche-moi ! Je suis pressé, tenta de protester le jeune homme. Mais malheureusement pour lui, la pression exercée sur son bras ne s’en faisait que plus douloureuse.

- Viens sans faire d’histoire, sinon, je te garantis que les rumeurs sur toi n’en seront que plus nombreuses !

Bien qu’il n’en ait aucune envie, Franck suivit le jeune homme, suite aux paroles de ce dernier. L’étudiant venait juste de commencer à mener une existence à peu près normale au sein de la communauté estudiantine et il n’avait pas envie que ce qu’il avait acquit au prix de nombreux efforts, volent en éclat à la minute.

Pendant ce temps, Romain approchait de la faculté et une fois qu’il l’eut atteinte, c’est sans se poser de question qu’il alla vers la bibliothèque. Il se demanda cependant quelques secondes s’il allait trouver Franck dans cet immense bâtiment.

- Romain.

L’interpellé sursauta avant de se retourner vers l’appel. Un garçon, en deuxième année d’art appliqué s’approcha de lui. Ils se connaissaient tous les deux, car le jeune homme avait pris l’habitude de peindre des toiles représentant systématiquement des organes vitaux avec beaucoup de précision. Pour ce faire, il passait donc de nombreuses heures dans la partie de la bibliothèque réservé aux étudiants de médecine, afin d’étudier le plus possible le corps humain. La première fois qu’ils l’avaient vu, Julie Franck et Romain étudiaient leurs cours, mais ils n’avaient pu s’empêcher d’être intrigué par cet excentrique.

- Si tu cherches ton ami, il n’est pas là, reprit le jeune peintre en ramenant l’étudiant à la réalité du moment.

- Ha ? Où est-il ? Parti manger ?

- Je ne crois pas, je l’ai vu accompagner un type tout à l’heure.

- Où ?

- Ca… Si tu veux mon avis, ils sont allé dans un endroit calme, répondit l’artiste en riant.

N’appréciant pas spécialement l’allusion douteuse qu’il venait de faire, Romain lui lança un regard noir avant de partir en courant en direction du gymnase. En effet, l’une des ailes de cet immense bâtiment était en travaux et elle se trouvait de ce fait interdite au public. Tout en se dépêchant, le jeune homme ne put s’empêcher de se demander si son ami apprécierait son intrusion s’il voulait être tranquille. D’un autre côté, peut-être que Franck avait des problèmes.

- Bah, dans les deux cas, j’aurais raison, se dit le jeune homme à lui-même sans s’arrêter. Dans le premier, si Franck était en danger, il se devait, en tant qu’ami d’intervenir, et dans le deuxième, si Franck voulait être « isolé pour faire ce qu’il voulait », Romain se devait d’intervenir pour le remettre dans « le droit chemin ». Ne se sentant pas du tout coupable de vouloir interdire à son ami d’avoir une certaine intimité, Romain accéléra le pas.

Avec soulagement, il arriva devant la porte close de l’aile inutilisable, car, il devait bien se l’avouer, sa course l’avait épuisé.

A l’intérieur, Jason avait bloqué l’autre garçon au sol, sous son propre corps. L’étudiant avait beau se débattre, la différence de poids était bien trop importante et ni l’un ni l’autre ne doutait à présent de ce qui allait se passer. Cependant, cela n’empêchait pas Franck de continuer à protester tout en essayant de se dégager. Mais alors que tout semblait perdu pour lui, la porte du gymnase, théoriquement fermée à tous, s’ouvrit et quelqu’un appela son prénom.

- … Romain…

Le père de Rémi venait d’entrer et ne put s’empêcher de détourner le regard en voyant la scène qui s’offrait à ses yeux.

- Tiens… tiens… mais qui voilà ? Tu veux te joindre à nous ?

Franck n’entendit même pas la proposition de Jason, tant son attention était porté sur son ami. Ce dernier, en le voyant dans une situation telle, ne pourrait s’empêcher de le détester, il en était sûr…

 

Fin du dix-huitième chapitre

A Suivre…

 

 


Chapitre mis en ligne pour la seconde fois, après correction le 02 avril 2015

 

Note de fin de chapitre : Ouppppps......... ça finit vraiment en chien... désolée !!!!

 

 

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Chapitre 19

 

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