Auteur: Naëlle
Titre: Pour l'amour d'un enfant

 

Note : Bonjour,

J'étais tellement contente de vos messages que j'ai décidé de tout de suite vous poster un nouveau chapitre.

Merci, merci, merci !!!!

Je vous réponds en privé plus tard.

(Ok Nicolas pour les ellipses temporelles, je vais essayer d'y faire attention)

Bonne lecture.

Ceci est la fin de l'histoire de Matthew (enfin... la fin de son passé, bien sûr ! lol)

N'oubliez pas :

J’ai commencé un roman photo avec mes BJD. Qu’est-ce qu’un/une BJD : une poupée. hahahaha !!!!

La première histoire (complète) sera mise en ligne entre aujourd’hui et le 02 avril. Direction la page principale pour avoir accès au lien (je dis ça pour ceux qui seraient arrivé directement sur la page de la fic !). J’attends de savoir ce que vous en pensez, parce que c’est la première fois que je fais ça (la “folie” pour les BJD est aussi assez nouvelle).

Ethan, l’un des deux héros de l’histoire a même sa page facebook ! Il est pas beau le monde ?????

N’hésitez pas à allez retrouver Tristan et Ethan dans la première histoire intitulé : “la veste” !

Pages 5 et 6  en ligne !

 

 

 

 

 

Pour l’amour d’un enfant

(Chapitre 17 : Une famille [partie 2/2])

 

 

 

Dans l’avion devant les ramener chez eux, Matthew, somnolant à moitié, repensa à tous les bons moments qu’ils avaient passés tous les quatre. L’adolescent se souvint du moment, où, prêt à entrer dans une pyramide, Jessica lui avait pris la main, car elle était un peu intimidée ; et surtout, de la fois où ils étaient allés au zoo. Il avait, ce jour-là, vu pour la première fois certains spécimens et, entraîné par son euphorie, il s’était retourné vers madame Grava en lui disant : « maman, regarde celui-là ».

- Je l’ai appelée « maman », murmura le jeune homme.

- Oui ! Tu l’as appelé « maman » !

L’adolescent sursauta. Il pensait que Jessica était endormie, mais ce n’était visiblement pas le cas.

- On ne t’a jamais appris à laisser les gens penser tranquillement ?

- Quand on pense, on ne parle pas, répondit la fillette du tac au tac.

Matthew se renfrogna un peu, mais le sourire charmant que lui adressa l’enfant près de lui le fit craquer et il ne put que lui rendre sa marque d’affection.

 

* * * * *

 

- Alors, ces vacances, c’était bien ?
Demanda monsieur Armand.

- Génial !
Lui répondit son apprenti sans cesser de travailler.

L’homme eut un sourire en voyant que visiblement Matthew avait décidé de continuer sur la même voie que juste avant son départ. C’était une bonne chose et il devait bien s’avouer qu’il commençait à s’attacher au jeune homme. Peut-être que lorsque celui-ci aurait terminé son apprentissage, il le prendrait comme employé.

Les yeux encore remplis des merveilles qu’il avait vu durant son voyage, ainsi que des excellents souvenirs qu’il s’était créé avec sa famille d’accueil, l’adolescent continua son ouvrage sans se laisser distraire.

 

* * * * *

 

- Mat, je peux entrer ?

- Oui, entre Jessica.

- Maman vient de téléphoner. Elle voudrait qu’on prépare à manger.

- Elle ne rentre pas à midi ?

- Non, mais elle aimerait avoir un repas en revenant.

- Ok, je vais faire quelque chose.

L’adolescent quitta la chaise de son bureau tout en refermant le cours qu’il étudiait avant de se diriger vers la cuisine.

- Au fait, demanda la fillette alors qu’elle l’accompagnait.

- Oui ?

- Tu veux quoi pour ton anniversaire ?

- ?

- Maman m’a dit que c’était dans deux mois, alors j’aurais voulu savoir ce que tu voulais que je t’offre. Je m’y prends à l’avance, rajouta Jessica, un grand sourire aux lèvres.

Cependant, au lieu de faire plaisir au jeune homme, ce fut tout le contraire qui se produisit et c’est sans un mot que l’adolescent commença à préparer le repas.

« Je vais bientôt avoir dix-huit ans… je serais donc majeur… les Grava n’auront alors plus aucune obligation envers moi… »

- Mat ?

- Laisse-moi, s’il te plait.

Le jeune homme ne fut pas agressif à l’égard de l’enfant. Après tout, elle n’y était pour rien, pas plus que le couple chez qui il habitait. C’était juste son anniversaire qui allait tout détruire. Pourtant, même s’il avait encore du mal à se l’avouer, il ne s’était jamais sentit aussi bien chez quelqu’un. S’il avait pu, il aurait arrêté le temps, afin de ne pas s’approcher de cette date que les gens aiment tous fêter.

Le jeune homme passa le reste de sa journée à se morfondre et le lendemain, lorsqu’il alla chez monsieur Armand, ce dernier eut l’impression que ce n’était plus le même garçon que deux jours plus tôt.

- Qu’est-ce qui t’arrive ?
Demanda-t-il alors.

- Quoi ?

- Où est passée ta bonne humeur ?

L’adolescent haussa les épaules et se mit au travail sans un mot. Il n’avait aucune envie de raconter qu’il se rendait malade à la pensée de devoir quitter les Grava, ou plutôt que ceux-ci lui fassent comprendre qu’il était grand temps qu’il s’en aille.

 

* * * * *

 

- Dis-moi mon chéri, commença Marianne. Tu as envie de quelque chose en particulier pour ton anniversaire ? C’est que dix-huit ans, ça se fête, rajouta-t-elle en souriant.

« Oui… ils veulent fêter mon départ… »

- Matthew ?

Le jeune homme, sans même répondre, venait de quitter la femme pour aller s’enfermer dans sa chambre. Cependant, il en ressortit à peine quelques minutes plus tard lorsque madame Grava vient le chercher, le visage anormalement pale.

- Qu’est-ce qui se passe ?
Interrogea le jeune homme en la suivant vers le salon. Mais elle n’eut pas besoin de répondre, car l’adolescent se figea en voyant qui était dans la pièce.

- Alors fiston, ça va ? Je t’avais bien dit que j’avais une surprise pour toi. J’ai été libéré ! Cache ta joie, surtout.

Monsieur Johnson eut un rire alors que son fils tentait tant bien que mal de comprendre ce qui se passait.
Son père avait été libéré sans qu’on ne l’avertisse, et à présent, il était chez les Grava.

- Mon chéri, murmura Marianne près de Matthew.

- Ca va, lui assura l’adolescent sur le même ton.

- Va préparer tes affaires, je t’attends, annonça soudain le repris de justice.

- Je… j’y vais…

La tête basse, le jeune homme sortit du salon, alors que Jessica arrivait.

- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda-t-elle.

- Rien, lui dit alors l’adolescent. Va dans ta chambre, je viendrais te dire au revoir après ?

- Quoi ? Mais tu vas où ?

- Va dans ta chambre, s’il te plait.

Matthew ne voulait pas que l’enfant rencontre son père, cependant, rien n’avait l’air d’aller dans le sens où il le voulait.

- C’est votre fille ?
Demanda monsieur Johnson en se s’adressant aux tuteurs de son fils.

- Oui, répondit Michel Grava.

- Vous avez de la chance d’avoir une enfant aussi charmante, reprit l’homme. Parce que moi, le seul que j’ai est un bon à rien.

- Ce n’est pas vrai, cria la fillette. Mat n’est pas un bon à rien, vous dites n’importe quoi !

- Jess…
L’adolescent prit Jessica dans ses bras, cherchant à la calmer tout en l’éloignant de son père. Il savait que ce dernier pouvait être violent et il n’avait aucune envie que celle qui était à présent dans ses bras en fasse les frais. Cependant, il ne pouvait s’empêcher de lui être intérieurement extrêmement reconnaissant d’avoir pris sa défense.

Une fois devant la chambre de l’enfant, Matthew voulut la poser par terre, mais elle s’accrocha à lui et n’accepta de le lâcher que lorsqu’il lui expliqua qu’il devait préparer ses affaires. C’était donc sans un mot qu’elle s’était décollée de ce grand frère qu’elle n’avait eu que quelques mois mais qu’elle aimait de tout son cœur.

Ce fut la mort dans l’âme que le jeune homme plia ses vêtements avant de les mettre dans une valise. Cette dernière avait d’ailleurs été celle dont il s’était servit lors de son voyage en Egypte avec ces gens qui lui avait apprit le sens du mot « famille ».

« De toute façon, j’aurais dû partir dans quelques semaines… », se dit-il afin de se consoler.

- Matthew.

L’adolescent se retourna vers la porte que venait d’ouvrir madame Grava.

- Oui ?

- Tu as besoin d’aide ?

- Non, j’ai fini.
Répondit le jeune homme en refermant sa valise.

- Tu… tu pourras… revenir quand tu voudras, lui dit alors la femme, les larmes aux yeux.

- Je… merci…

- Je ne veux pas que tu partes, dit soudain Jessica en éclatant en sanglot.

- Jess…
Matthew serra la fillette contre lui.

- Ne pars pas, le suppliait-elle en sanglotant.

- Ne pleure pas…
Lui demanda-t-il en laissant lui-même quelques gouttes salées couler sur ses joues.

Finalement, il embrassa rapidement Marianne sur la joue avant de sortir sous les cris et larmes de l’enfant qui ne voulait pas qu’il s’en aille.

- Je suis prêt, murmura-t-il en arrivant près de celui venu le chercher.

- Bien, allons-y, annonça ce dernier.

Michel Grava accompagna le père et le fils jusqu’à l’entrée, avant de prendre Matthew dans ses bras.

- Si tu as besoin de quoique se soit, nous sommes là, lui dit-il en l’embrassant.

L’adolescent le remercia en essuyant des larmes qui recommençaient à arriver. Il ne tenait pas spécialement à ce que son père le voit pleurer.

 

* * * * *

 

Cela faisait deux semaines que l’adolescent était partit de chez les Grava et ces derniers avaient beaucoup de mal à se faire à son absence.

- Jess, à table !
Cria Marianne Grava.

- J’arrive, répondit la fillette de sa chambre.

- Qu’est-ce que tu faisais ?
Demanda le père à sa fille lorsqu’elle arriva.

- J’écrivais une lettre pour Mat. Je lui raconte que j’ai un spectacle de danse dans une semaine.

Le mari et la femme s’adressèrent un regard d’impuissance. Ils s’interrogeaient à présent : en acceptant de s’occuper de Matthew, n’avaient-ils pas fait du mal à leur fille ?

- Maman, tu crois que…

L’enfant fut coupée par la sonnerie du téléphone qui retentit.

- Allo ?
Fit madame Grava en décrochant.

- …

- Allo ? 

- … maman…

Un murmure, presque imperceptible s’était fait entendre à l’autre bout du combiner. Cependant, la femme avait entendu.

- Matthew !
Cria-t-elle.

 

- … viens me chercher…

- Hein ? Quoi ? Matthew ? Mon chéri, qu’est-ce qui se passe ? Matthew ???

La femme regarda le téléphone comme si elle attendait quelque chose de lui.

- Que se passe-t-il ?
Lui demanda son mari, alors que sa fille attendait elle aussi une explication.

- C’était Matthew, annonça-t-elle. Il m’a demandé de venir le chercher.

- Allons-y !
Dit la fillette, ravie à l’idée de revoir le jeune homme.

- Nous ne savons pas où il est, lui signala sa mère alors que Michel Grava sortait de la pièce rapidement pour y revenir quelques minutes plus tard avec la carte de visite de l’assistante sociale étant souvent passé voir comment s’intégrait l’adolescent à sa famille d’accueil.

- Je l’appelle, annonça-t-il en composant le numéro.

Une demi-heure plus tard, le couple sortait la voiture de la cour de leur maison, une boule d’angoisse au fond de la gorge. La femme ayant suivi la psychologie du jeune homme leur avait indiqué que le père de ce dernier avait un appartement à quelques centaines de kilomètres de chez eux. L’homme et la femme s’étaient vaguement demandés si elle avait vraiment le droit de leur donner cette indication, cependant, le principal était à présent d’aller chercher l’adolescent.

 

* * * * *

 

Jessica avait allumé la télévision afin d’essayer de se distraire. Cependant, elle ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à ses parents de l’avoir laissé à la maison alors qu’elle voulait les accompagner et revoir Matthew le plus vite possible.

Après tout, il avait peut-être besoin d’elle !

 

* * * * *

 

Lorsque les Grava trouvèrent enfin l’immeuble dans lequel se trouvait l’appartement de monsieur Johnson, la nuit était déjà bien avancée et la femme s’inquiéta auprès de son mari :

- Et s’il ne veut pas nous ouvrir…

- Nous verrons. A ce moment là, on avisera. Ha, je crois que c’est là.

Michel sonna, cependant, devant l’absence de réponse, l’homme répéta son geste plusieurs fois.

- Chéri.

- Oui ?

- Je crois que – La femme tourna la poignée – c’est ouvert.

Le couple s’avança dans l’appartement.

- Ca empeste l’alcool, fit remarquer Marianne alors que son mari butait contre l’une des innombrables bouteilles de rhum jonchant le sol.

- … papa… maman…

Les Grava se retournèrent en direction de l’appel. Devant eux, Matthew, debout, une large entaille entre le front et son sourcil droit affola la femme.

- Matthew…

L’adolescent était couvert de bleu sur les bras et son visage ne laissait aucune place au doute : il avait été battu.

- Où est ton père ?
Rugit Michel.

- Il est sortit, murmura le jeune homme.

- On te ramène à la maison, lui dit Marianne en s’approchant de lui.

Le jeune homme hocha la tête avant de s’évanouir.

 

* * * * *

 

Lorsqu’il ouvrit les yeux, le jeune homme se rendit compte qu’il n’était pas chez son père, mais il n’était pas non plus chez les Grava. Un peu paniqué, il tourna la tête et vit alors le tendre sourire de sa tutrice.

- Comment te sens-tu ?

- On est où ?

- A l’hôpital. Tu vas pouvoir rentrer à la maison demain matin.

- Je ne veux pas rester ici, murmura le jeune homme.

- Les médecins préfèrent te garder un petit peu, mais ne t’inquiète pas, je reste avec toi.

- … ce… c’est vrai… ?

- Mais oui… et puis, tout à l’heure, papa viendra avec Jess.

L’adolescent eut un sourire puis, se rendormi, rassuré, à la pensée que la femme près de lui ne bougerait pas… qu’elle ne le laisserait pas.

Plusieurs heures plus tard, Michel Grava passa chercher sa fille à l’école afin de la mener à l’hôpital pour qu’elle puisse voir Matthew. Lorsqu’ils arrivèrent, le jeune homme grignotait quelques biscuits, tout en écoutant parler sa tutrice.

- Mat…
Murmura la fillette avant de se précipiter dans les bras de ce garçon qui lui avait tant manqué. Ce dernier réprima une grimace lorsque le contact de la petite lui rappela cruellement les blessures et bleus qu’il avait sur tout le corps. Cependant, il ne fit pas le moindre geste pour la repousser, bien au contraire.

- Tu m’as manqué, lui dit-il doucement.

- Toi aussi… tu ne repars plus, hein ? Tu rentres à la maison, n’est-ce pas ?

Se rendant tout à coup compte qu’il avait lui-même demandé à « rentrer » en parlant de chez les Grava, l’adolescent se demanda ce que le couple pensait.

- Jess, ma chérie, nous allons rentrer et laisser ton frère se reposer.
Dit soudain Michel, une heure plus tard.

Alors que la fillette s’éloignait à regret, Matthew regardait l’homme les yeux arrondis par la surprise. « Ton frère », c’était bien ce qu’il avait dit…

- Je reste ici jusqu’à ce que Matthew puisse sortir, rappela Marianne alors que son mari et sa fille se dirigeaient vers la porte.

Lorsqu’ils ne furent que tous les deux, l’adolescent se recoucha a s’apprêtait à s’endormir, cependant, avant de fermer les yeux, ils remercia la femme restée à son chevet.

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler, lui répondit alors cette dernière.

- D’être venu me chercher… je vous en suis très reconnaissant à tous les deux.

- Michel et moi nous sommes contentés d’aller chercher notre fils, c’était naturel.

Suite à ces paroles, c’est un grand sourire aux lèvres que le jeune homme s’endormi paisiblement.

 

* * * * *

 

Quelques jours plus tard, la famille Grava apprenait que le père de Matthew avait de nouveau été arrêté pour braquage dans une banque. Il en avait pour plusieurs années. Inconsciemment, le couple se dit que c’était une bonne chose, car une fois que le jeune homme serait majeur, cet homme ne pourrait plus demander à ce qu’il revienne vivre avec lui. Jessica, de son côté, trouvait cela bien que cet homme qui avait été méchant avec son grand frère soit jeté en prison, comme dans les séries américaines qu’elle regardait fréquemment. Le seul à ne pas se réjouir autant était le fils du prisonnier. Mais pas parce qu’il souffrait que son père soit retourné en prison, car cela, c’était presque une bonne nouvelle pour lui, mais son anniversaire approchant à grand pas lui faisait de plus en plus en peur. De plus la fillette de la maison semblait ne pas vouloir l’aider à l’oublier ne serait-ce qu’une seule journée, car c’était quotidiennement qu’elle lui demandait ce dont il avait envie.

Cependant, il n’osait pas en parler avec le couple qui en faisait déjà suffisamment pour lui.

 

* * * * *

 

- Mon chéri.

- Oui ?
Répondit Matthew à Marianne en se retournant.

- Comme ton anniversaire c’est samedi, soit gentil et pour une fois, rentre à la maison tôt. Ne prévois rien d’autre, d’accord ?

- … oui…

- Tu n’as pas l’air bien. Tu es malade ?

- Non, je vais bien. J’y vais, sinon je serais en retard en cours.

- Travaille bien.

- Merci, répondit le jeune homme en sortant de la maison.

 

 

* * * * *

 

Finalement, bien que Matthew ait eu envie à plusieurs reprises d’arrêter le temps, il n’avait rien put faire pour influer dessus et le jour de son anniversaire était arrivé bien plus vite qu’il ne l’aurait voulu. Sa première pensée en entrant dans la salle à manger après ses cours du samedi matin avait été que les Grava devaient vouloir minimiser son départ en lui offrant une belle fête d’adieu qui servirait aussi pour son anniversaire. Des ballons avaient été accrochés au plafond et à en juger par les nombreux pansements que Jessica avait sur les genoux, elle avait dû vouloir en accrocher et s’était cognée en le faisant ou alors en tombant de la table. Cette pensée arracha un sourire au jeune homme alors que la fillette se jetait dans ses bras en lui souhaitant un bon anniversaire.

Le couple vint ensuite l’embrasser, puis, ce fut le moment de passer à table. Marianne s’était surpassée ce jour-là en l’honneur de l’adolescent. La présentation était belle et les plats tous meilleurs les uns que les autres. Il avait été décidé que l’adolescent aurait ses cadeaux juste avant le gâteau et malgré les protestations de Jessica qui voulait donner les siens à Matthew avant, madame Grava était restée inflexible.

- Tu n’as pas l’air heureux, fit remarquer Michel, alors que sa femme, sa fille et lui-même se levait pour aller chercher les paquets du jeune homme.

- Mais si, lui répondit alors ce dernier en forçant un sourire sur son visage.

A moitié convaincu, l’homme ne rajouta rien.

- Mon cadeau d’abord, le mien d’abord !
Cria l’enfant alors que Matthew se demandait quel paquet ouvrir en premier.

Un paquet, dont la forme cylindrique avait surpris le jeune homme fut alors le premier à être ouvert. A l’intérieur, roulé, un poster géant s’y trouvait.

- Tu m’as dit que tu avais adoré ce film, alors j’ai cherché un poster. Je t’aiderai à le coller dans ta chambre si tu veux, rajouta Jessica, heureuse de son cadeau.

- Merci, lui murmura l’adolescent.
Ce cadeau le touchait énormément car il savait très bien que ce genre de poster ayant tout des affiches de cinéma n’était pas donné, et connaissant la fille assise près de lui comme il la connaissait, il se doutait qu’elle l’avait payé avec son propre argent de poche.

Puis, continuant de déballer, il trouva dans les différents paquets pantalons, shorts, chemises et pulls. Visiblement, ses tuteurs avaient tenus à ce qu’il ait plusieurs paquets à déballer. Puis, vint le tour, en dernier, d’une enveloppe que l’adolescent n’avait même pas remarqué au début. A l’intérieur de celle-ci, il découvrit un papier sur lequel était inscrit « code + cours de conduite ».

- Qu’est-ce que ça veut dire ?
Interrogea-t-il.

- Nous t’avons inscrit à l’auto école qui se trouve juste à côté du CFA.
Lui répondit Michel.

- Je ne comprends pas…

- Hé bien nous avons pensé que ce serait bien que tu passes ton permis. Et comme l’auto école est à côté du CFA, tu pourras y aller quand tu auras un trou ou quand tu finiras plus tôt.

Matthew regarda les trois personnes avec lui, les yeux agrandis par la surprise.

- Ca veut dire que je reste ?
Demanda-t-il alors dans un souffle.

- Tu avais l’intention d’aller quelque part ?
S’étonna alors Marianne.

Au lieu de lui répondre, le jeune homme se mit à pleurer silencieusement. Il fallut plus d’une demi-heure pour que le jeune homme se calme et explique ses craintes et angoisses des jours précédents. Sans aucune méchanceté, le couple se moqua de lui et finalement, ils attaquèrent le gâteau tous plus heureux les uns que les autres. Le couple et la fillette car ils s’étaient rendu compte que le jeune homme les avait vraiment accepté et semblait les adorer et lui, car enfin, il avait une famille.

 

 

* * * * *

 

Retour au présent :

 

Matthew poussa légèrement Jessica sur le côté, afin de pouvoir se lever. La jeune fille eut un murmure cependant, elle ne se réveilla pas et son frère sortit du lit. Il allait partir de la chambre lorsqu’il revint sur ses pas afin de déposer un baiser sur la joue de sa sœur.

- Tu es une merveilleuse petite sœur, lui murmura-t-il à l’oreille, sachant très bien qu’elle n’entendrait pas, mais ayant envie de le lui dire.

- Tu sors mon chéri ?
Demanda madame Grava en voyant son fils passer.

- Oui, je n’en ai pas pour longtemps. A tout à l’heure.

- Où va-t-il ?
Demanda Michel Grava à haute voix.

- Aucune idée, répondit sa femme.

 

* * * * *

 

Matthew déambula le long des allées fleuries d’un parc sans les regarder. Il avait besoin de tranquillité afin de bien réfléchir à ses mots et cet endroit était le plus reposant qu’il connaissait.

- Rémi, qu’est-ce que tu fais, on t’attend !

Sans même s’en rendre compte, le jeune homme chercha des yeux le petit garçon dont il avait l’habitude de s’occuper quand personne n’était disponible où que son père, Franck et sa fiancée voulaient travailler tranquillement ensemble.

Cependant, faute d’un tout petit garçon, c’était un adolescent de 17/18 ans qui répondit à l’appel. Voir ce jeune homme, qui aurait très bien pu être Rémi dans plusieurs années, le jeune homme se demanda comment ce dernier réagirait lorsqu’il apprendrait que celui qu’il appelait « papa » n’était pas vraiment son père.

- Mais si… c’est son père, murmura alors le jeune homme, se mettant à courir hors du parc. Une fois à la sortie, il continua sa course avant d’arriver devant un petit hôtel miteux. Il savait que son père y venait entre deux séjours en prison. C’est donc sans hésitation qu’il demanda à l’accueil à voir monsieur Johnson. Une fois qu’on lui eut indiqué sa chambre, le jeune homme s’y rendit.

- Fiston, quelle bonne surprise, fit alors l’homme en voyant son fils à sa porte.

Le sourire du père semblait réel, mais son fils ne le connaissait que trop bien pour se laisser duper.

- Je suis venu t’annoncer quelque chose.

- Oui, quoi ?

- Tu n’es pas invité à mon mariage !

L’homme eut un rire vulgaire avant de répondre :

- Tu oserais interdire l’entrée de ton mariage à ton père ?

- Mon père y sera, mais ce ne sera pas toi ! En ce monde, il n’y a qu’un seul homme que je considère comme mon père et ce n’est pas toi !

- Tu es ridicule !

- Si tu le dis. Saches que le seul regret que j’aurais lorsque j’épouserai ma fiancée, se sera de lui donner le nom de « Johnson » et pas celui de « Grava » ! Mais ça n’empêchera pas que la famille que présenterai sera celle avec qui je vis depuis que j’ai 17 ans !

Trop stupéfait par les paroles de son fils, l’homme ne rajouta pas et un mot et c’est en silence qu’ils se quittèrent. Les choses étaient à présent définitivement claires et Matthew se sentait libéré d’un grand poids.

Et alors que le jeune homme sortait de l’hôtel, son portable sonna et c’est la voix de Julie qu’il eut le plaisir d’entendre.

 

- Tout va bien ?

- Oui ma chérie, tout va très bien.

 

Fin du seizième chapitre

A Suivre…

 

 


Chapitre mis en ligne pour la seconde fois, après correction le 1er avril 2015

 

Note de fin de chapitre : Nous en avons donc terminé avec l'histoire du passé de Matthew. Qu'en avez-vous pensé ? Dans le chapitre suivant, nous retrouverons nos amis : Romain, Franck et Rémi. Pour la suite de l'histoire de Marius, il faudra attendre un tout petit peu. Mais ça va venir.

 

 

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Chapitre 18

 

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