Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant
Note : Salut à vous tous ^_^
Je suis consciente que je vous ai fait attendre pour ce chapitre, mais en fait, je nai plus de correctrice pour cette histoire alors finalement, jai essayé de supprimer les fautes moi-même jespère que ça ira.
Voici donc la fin de lhistoire de Matthew. Jespère que ça vous plaira.
Je vous dis à très bientôt pour retrouver notre petit trio : Romain, Franck et Rémi J
Pour lamour dun enfant
(Chapitre 17 : Une famille [partie 2/2] )
Dans lavion devant les ramener chez eux, Matthew, somnolant à moitié, repensa à tous les bons moments quils avaient passés tous les quatre. Ladolescent se souvint du moment, où, prêt à entrer dans une pyramide, Jessica lui avait pris la main, car elle était un peu intimidée ; et surtout, de la fois où ils étaient allés au zoo. Il avait, ce jour là, vu pour la première fois certains spécimens et, entraîné par son euphorie, il sétait retourné vers madame Grava en lui disant : « maman, regarde celui-là ».
- Je lai appelée maman, murmura le jeune homme.
- Ouais ! Tu las appelé maman !
Ladolescent sursauta. Il pensait que Jessica était endormi, mais ce nétait visiblement pas le cas.
- On ne ta jamais appris à laisser les gens penser tranquillement ?
- Quand on pense, on ne parle pas, répondit la fillette, décidée à ne pas se laisser faire.
Matthew se renfrogna un peu, mais le sourire charmant que lui adressa lenfant près de lui le fit craquer et il ne put que lui rendre sa marque daffection.
* * * * *
- Alors, ces vacances, cétait bien ?
Demanda monsieur Armand.
- Génial !
Lui répondit son apprenti sans cesser de travailler.
Lhomme eut un sourire en voyant que visiblement Matthew avait décidé de continuer sur la même voie que juste avant son départ. Cétait une bonne chose et il devait bien savouer quil commençait à sattacher au jeune homme. Peut-être que lorsque celui-ci aurait terminé son apprentissage, il le prendrait comme employé.
Encore les yeux remplis des merveilles quil avait vu durant son voyage, ainsi que des excellents souvenirs quil sétait créé avec sa famille daccueille, ladolescent continua son ouvrage sans se laisser distraire.
* * * * *
- Mat, je peux entrer ?
- Oui, entre Jessica.
- Maman vient de téléphoner. Elle voudrait quon prépare à manger.
- Elle ne rentre pas à midi ?
- Non, mais elle aimerait avoir un repas en revenant.
- Ok, je vais faire quelque chose.
Ladolescent quitta la chaise de son bureau tout en refermant le cours quil étudiait avant de se diriger vers la cuisine.
- Au fait, demanda la fillette alors quelle laccompagnait.
- Oui ?
- Tu veux quoi pour ton anniversaire ?
- ?
- Maman ma dit que cétait dans deux mois, alors jaurais voulu savoir ce que tu voulais que je toffre. Je my prends à lavance, rajouta Jessica, un grand sourire aux lèvres.
Cependant, au lieu de faire plaisir au jeune homme, ce fut tout le contraire qui se produisit et cest sans un mot que ladolescent commença à préparer le repas.
« Je vais bientôt avoir dix-huit ans je serais donc majeur les Grava nauront alors plus aucune obligation envers moi »
- Mat ?
- Laisse-moi, sil te plait.
Le jeune homme ne fut pas agressif à légard de lenfant. Après tout, elle ny était pour rien, pas plus que le couple chez qui il habitait. Cétait juste son anniversaire qui allait tout détruire. Pourtant, même sil avait encore du mal à se lavouer, il ne sétait jamais sentit aussi bien chez quelquun. Sil avait pu, il aurait arrêté le temps, afin de ne pas sapprocher de cette date que les gens aiment tous fêter.
Le jeune homme passa le reste de sa journée à se morfondre et le lendemain, lorsquil alla chez monsieur Armand, ce dernier eut limpression que ce nétait plus le même garçon que deux jours avant.
- Quest-ce qui tarrive ?
Demanda-t-il alors.
- Quoi ?
- Où est passée ta bonne humeur ?
Ladolescent haussa les épaules et se mit au travail sans un mot. Il navait aucune envie de raconter quil se rendait malade à la pensée de devoir quitter les Grava, ou plutôt que ceux-ci lui fassent comprendre quil était grand temps quil sen aille.
* * * * *
- Dis-moi mon chéri, commença Marianne. Tu as envie de quelque chose en particulier pour ton anniversaire ? Cest que dix-huit ans, ça se fête, rajouta-t-elle en souriant.
« Oui ils veulent fêter mon départ »
- Matthew ?
Le jeune homme, sen même répondre, venait de quitter la femme pour aller senfermer dans sa chambre. Cependant, il en ressortit à peine quelques minutes plus tard lorsque madame Grava vient le chercher, le visage anormalement pale.
- Quest-ce qui se passe ?
Interrogea le jeune homme en la suivant vers le salon. Mais elle neut pas besoin de
répondre, car ladolescent se figea en voyant qui était dans la pièce.
- Alors fiston, ça va ? Je tavais bien dit que javais une surprise pour toi. Jai été libéré ! Cache ta joie, surtout.
Monsieur Johnson eut un rire alors que son fils tentait tant bien que mal
de comprendre ce qui se passait.
Son père avait été libéré sans quon ne lavertisse, et à présent, il
était chez les Grava.
- Mon chéri, murmura Marianne près de Matthew.
- Ca va, lui assura ladolescent sur le même ton.
- Va préparer tes affaires, je tattends, annonça soudain le repris de justice.
- Je jy vais
La tête basse, le jeune homme sortit du salon, alors que Jessica arrivait.
- Quest-ce qui se passe ?
Demanda-t-elle.
- Rien, lui dit alors ladolescent. Va dans ta chambre, je viendrais te dire au revoir après ?
- Quoi ? Mais tu vas où ?
- Va dans ta chambre, sil te plait.
Matthew ne voulait pas que lenfant rencontre son père, cependant, rien navait lair daller dans le sens où il le voulait.
- Cest votre fille ?
Demanda monsieur Johnson en se sadressant aux tuteurs de son fils.
- Oui, répondit Michel Grava.
- Vous avez de la chance davoir une enfant aussi charmante, reprit lhomme. Parce que moi, le seul que jai est un bon à rien.
- Ce nest pas vrai, cria la fillette. Mat nest pas un bon à rien, vous dites nimporte quoi !
- Jess
Ladolescent prit Jessica dans ses bras, cherchant à la calmer tout en
léloignant de son père. Il savait que ce dernier pouvait être violent et il
navait aucune envie que celle qui était à présent dans ses bras en fasse les
frais. Cependant, il ne pouvait sempêcher de lui être intérieurement extrêmement
reconnaissant davoir pris sa défense.
Une fois devant la chambre de lenfant, Matthew voulu la poser par terre, mais elle saccrocha à lui et naccepta de le lâcher que lorsquil lui expliqua quil devait préparer ses affaires. Cétait donc sans un mot quelle sétait décollée de ce grand frère quelle navait eu que quelques mois mais quelle aimait de tout son cur.
Cétait la mort dans lâme que le jeune homme pliait ses vêtements avant de les mettre dans une valise. Cette dernière avait dailleurs été celle dont il sétait servit lors de son voyage en Egypte avec ces gens qui lui avait apprit le sens du mot famille.
« De toute façon, jaurais dû partir dans quelques semaines », Se dit-il afin de se consoler.
- Matthew.
Ladolescent se retourna vers la porte que venait douvrir madame Grava.
- Oui ?
- Tu as besoin daide ?
- Non, jai fini.
Répondit le jeune homme en refermant sa valise.
- Tu tu pourras revenir quand tu voudras, lui dit alors la femme, les larmes aux yeux.
- Je merci
- Je ne veux pas que tu partes, dit soudain Jessica en éclatant en sanglot.
- Jess
Matthew serra la fillette contre lui.
- Ne pars pas, le suppliait-elle en sanglotant.
- Ne pleure pas
Lui demanda-t-il en laissant lui-même quelques gouttes salées couler sur ses joues.
Finalement, il embrassa rapidement Marianne sur la joue avant de sortir sous les cris et larmes de lenfant qui ne voulait pas quil sen aille.
- Je suis prêt, murmura-t-il en arrivant près de son père.
- Bien, allons-y, annonça ce dernier.
Michel Grava accompagna le père et le fils jusquà lentrée, avant de prendre Matthew dans ses bras.
- Si tu as besoin de quoique se soit, nous sommes là, lui dit-il en lembrassant.
Ladolescent le remercia en essuyant des larmes qui recommençaient à arriver. Il ne tenait pas spécialement à ce que son père le voit pleurer.
* * * * *
Cela faisait deux semaines que ladolescent était partit de chez les Grava et ces derniers avaient beaucoup de mal à se faire à son absence.
- Jess, à table !
Cria Marianne Grava.
- Jarrive, répondit la fillette de sa chambre.
- Quest-ce que tu faisais ?
Demanda le père à sa fille lorsquelle arriva.
- Jécrivais une lettre pour Mat. Je lui raconte que jai un spectacle de danse dans une semaine.
Le mari et la femme sadressèrent un regard dimpuissance. Ils sinterrogeaient à présent : en acceptant de soccuper de Matthew, navaient-ils pas fait du mal à leur fille ?
- Maman, tu crois que
Lenfant fut coupé par la sonnerie du téléphone qui retentit.
- Allo ?
Fit madame Grava en décrochant.
-
- Allo ?
- maman
Un murmure, presque imperceptible sétait fait entendre à lautre bout du combiner. Cependant, la femme avait entendu.
- Matthew !
Cria-t-elle.
- viens me chercher
- Hein ? Quoi ? Matthew ? Mon chéri, quest-ce qui se passe ? Matthew ???
La femme regarda le téléphone comme si elle attendait quelque chose de lui.
- Que se passe-t-il ?
Lui demanda son mari, alors que sa fille attendait elle aussi une explication.
- Cétait Matthew, annonça-t-elle. Il ma demandé de venir le chercher.
- Allons-y !
Dit la fillette, ravie à lidée de revoir le jeune homme.
- Nous ne savons pas où il est, lui signala sa mère alors que Michel Grava sortait de la pièce rapidement pour y revenir quelques minutes plus tard avec la carte de visite de lassistante sociale étant souvent passé voir comment sintégrait ladolescent à sa famille daccueille.
- Je lappelle, annonça-t-il en composant le numéro.
Une demi-heure plus tard, le couple sortait la voiture de la cour de leur maison, une boule dangoisse au fond de la gorge. La femme ayant suivi la psychologie du jeune homme leur avait indiqué que le père de ce dernier avait un appartement à quelques centaines de kilomètres de chez eux. Lhomme et la femme sétaient vaguement demandés si elle avait vraiment le droit de leur donner cette indication, cependant, le principal était à présent daller chercher ladolescent.
* * * * *
Jessica sétait allumé la télévision afin dessayer de se distraire. Cependant, elle ne pouvait sempêcher den vouloir à ses parents de lavoir laissé à la maison alors quelle voulait les accompagner et revoir Matthew le plus vite possible.
Après tout, il avait peut-être besoin delle !
* * * * *
Lorsque les Grava trouvèrent enfin limmeuble dans lequel se trouvait lappartement de monsieur Johnson, la nuit était déjà bien avancée et la femme sinquiéta auprès de son mari :
- Et sil ne veut pas nous ouvrir
- Nous verrons. A ce moment là, on avisera. Ha, je crois que cest là.
Michel sonna, cependant, devant labsence de réponse, lhomme répéta son geste plusieurs fois.
- Chéri.
- Oui ?
- Je crois que La femme tourna la poignée cest ouvert.
Le couple savança dans lappartement illuminé.
- Ca empeste lalcool, fit remarquer Marianne alors que son mari butait contre lune des innombrables bouteilles de rhum jonchant le sol.
- papa maman
Les Grava se retournèrent en direction de lappel. Devant eux, Matthew, debout, une large entaille entre le front et son sourcil droit affola la femme.
- Matthew
Ladolescent était couvert de bleu sur les bras et son visage ne laissait aucune place quant au doute : il avait été battu.
- Où est ton père ?
Rugit Michel.
- Il est sortit, murmura le jeune homme.
- On te ramène à la maison, lui dit Marianne en sapprochant de lui.
Le jeune homme hocha la tête avant de sévanouir.
* * * * *
Lorsquil ouvrit les yeux, le jeune homme se rendit compte quil nétait pas chez son père, mais il nétait pas non plus chez les Grava. Un peu paniqué, il tourna la tête et vit alors le tendre sourire de sa tutrice.
- Comment te sens-tu ?
- On est où ?
- A lhôpital. Tu vas pouvoir rentrer à la maison demain matin.
- Je ne veux pas rester ici, murmura le jeune homme.
- Les médecins préfèrent te garder un petit peu, mais ne tinquiète pas, je reste avec toi.
- ce cest vrai ?
- Mais oui et puis, tout à lheure, papa accompagnera Jess.
Ladolescent eut un sourire puis, se rendormi, rassuré, à la pensée que la femme près de lui ne bougerait pas quelle ne le laisserait pas.
Plusieurs heures plus tard, Michel Grava passa chercher sa fille à lécole afin de la mener à lhôpital pour quelle puisse voir Matthew. Lorsque tous deux arrivèrent, le jeune homme grignotait quelques biscuits, tout en écoutant parler sa tutrice.
- Mat
Murmura la fillette avant de se précipiter dans les bras de ce garçon qui lui avait tant
manqué. Ce dernier réprima une grimace lorsque le contact de la petite lui rappela
cruellement les blessures et bleus quil avait sur tout le corps. Cependant, il ne
fit pas le moindre geste pour la repousser, bien au contraire.
- Tu mas manqué, lui dit-il doucement.
- Toi aussi tu ne repars plus, hein ? Tu rentres à la maison, nest-ce pas ?
Se rendant tout à coup compte quil avait lui-même demandé à rentrer en parlant de chez les Grava, ladolescent se demanda ce que le couple pensait.
- Jess, ma chérie, nous allons rentrer et laisser ton frère se reposer.
Dit soudain Michel, une heure plus tard.
Alors que la fillette séloignait à regret, Matthew regardait lhomme les yeux arrondis par la surprise. Ton frère, cétait bien ce quil avait dit
- Je reste ici jusquà ce que Matthew puisse sortir, rappela Marianne alors que son mari et sa fille se dirigeaient vers la porte.
Lorsquils ne furent que tous les deux, ladolescent se recoucha a sapprêtait à sendormir, cependant, avant de fermer les yeux, ils remercia la femme restée à son chevet.
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler, lui répondit alors cette dernière.
- Dêtre venu me chercher je vous en suis très reconnaissant à tous les deux.
- Michel et moi nous sommes contentés daller chercher notre fils, cétait naturel.
Suite à ces paroles, cest un grand sourire aux lèvres que le jeune homme sendormi paisiblement.
* * * * *
Quelques jours plus tard, la famille Grava apprenait que le père de Matthew avait de nouveau été arrêté pour braquage dans une banque. Il en avait pour plusieurs années. Inconsciemment, le couple se dit que cétait une bonne chose, car une fois que le jeune homme serait majeur, cet homme ne pourrait plus demander à ce quil revienne vivre avec lui. Jessica, de son côté, trouvait cela bien que cet homme qui avait été méchant avec son grand frère soit jeté en prison, comme dans les séries américaines quelle regardait fréquemment. Le seul à ne pas se réjouir autant était le fils du prisonnier. Mais pas parce quil souffrait que son père soit retourné en prison, car cela, cétait presque une bonne nouvelle pour lui, mais son anniversaire approchant à grand pas lui faisait de plus en plus en peur. De plus la fillette de la maison semblait ne pas vouloir laider à loublier ne serait-ce quune seule journée, car cétait quotidiennement quelle lui demandait ce dont il avait envie.
Cependant, il nosait pas en parler avec le couple qui en faisait déjà suffisamment pour lui.
* * * * *
- Mon chéri.
- Oui ?
Répondit Matthew à Marianne en se retournant.
- Comme ton anniversaire cest samedi, soit gentil et pour une fois, rentre à la maison tôt. Ne prévois rien alors, daccord ?
- oui
- Tu nas pas lair bien. Tu es malade ?
- Non, je vais bien. Jy vais, sinon je serais en retard en cours.
- Travaille bien.
- Merci, répondit le jeune homme en sortant de la maison.
* * * * *
Finalement, bien que Matthew ait eu envie à plusieurs reprises darrêter le temps, il navait rien put faire pour influer dessus et le jour de son anniversaire était arrivé bien plus vite quil ne laurait voulu. Sa première pensée en entrant dans la salle à manger après ses cours du samedi matin avait été que les Grava devaient vouloir minimiser son départ en lui offrant une belle fête dadieu qui servirait aussi pour son anniversaire. Des ballons avaient été accrochés au plafond et à en juger par les nombreux pansements que Jessica avait sur les genoux, elle avait dû vouloir en accrocher et sétait cognée en le faisant ou alors en tombant de la table. Cette pensée arracha un sourire au jeune homme alors que la fillette se jetait dans ses bras en lui souhaitant un bon anniversaire.
Le couple vint ensuite lembrasser, puis, ce fut le moment de passer à table. Marianne sétait surpassé ce jour là en lhonneur de ladolescent. La présentation était belle et les plats tous plus bons les uns que les autres. Il avait été décidé que ladolescent aurait ses cadeaux juste avant le gâteau et malgré les protestations de Jessica qui voulait donner les siens à Matthew avant, madame Grava était restée inflexible.
- Tu nas pas lair heureux, fit remarquer Michel, alors que sa femme, sa fille et lui-même se levait pour aller chercher les paquets du jeune homme.
- Mais si, lui répondit alors ce dernier en forçant un sourire sur son visage.
A moitié convaincu, lhomme ne rajouta rien.
- Mon cadeau dabord, le mien dabord !
Cria lenfant alors que Matthew se demandait quel paquet ouvrir en premier.
Un paquet, dont la forme cylindrique avait surpris le jeune homme fut alors le premier à être ouvert. A lintérieur, roulé, un poster géant sy trouvait.
- Tu mas dit que tu avais adoré ce film, alors jai cherché un poster. Je taiderai à le coller dans ta chambre si tu veux, rajouta Jessica, heureuse de son cadeau.
- Merci, lui murmura ladolescent.
Ce cadeau le touchait énormément car il savait très bien que ce genre de poster ayant
tout des affiches de cinéma nétait pas donné, et connaissant la fille assise
près de lui comme il la connaissait, il se doutait quelle lavait payé avec
son propre argent de poche.
Puis, continuant de déballer, il trouva dans les différents paquets pantalons, shorts, chemises et pulls. Visiblement, ses tuteurs avaient tenus à ce quil ait plusieurs paquets à déballer. Puis, vint le tour, en dernier, dune enveloppe que ladolescent navait même pas remarqué au début. A lintérieur de celle-ci, il découvrit un bon sur lequel était inscrit code + cours de conduite.
- Quest-ce que ça veut dire ?
Interrogea-t-il.
- Nous tavons inscrit à lauto école qui se trouve juste à
côté du CFA.
Lui répondit Michel.
- Je ne comprends pas
- Hé bien nous avons pensé que ce serait bien que tu passes ton permis. Et comme lauto école est à côté du CFA, tu pourras y aller quand tu auras un trou ou quand tu finiras plus tôt.
Matthew regarda les trois personnes avec lui, les yeux agrandis par la surprise.
- Ca veut dire que je reste ?
Demanda-t-il alors dans un souffle.
- Tu avais lintention daller quelque part ?
Sétonna alors Marianne.
Au lieu de lui répondre, le jeune homme se mit à pleurer silencieusement. Il fallu plus dune heure pour que le jeune homme se calme et explique ses craintes et angoisses des jours précédents. Sans aucune méchanceté, le couple se moqua de lui et finalement, ils attaquèrent le gâteau tous plus heureux les uns que les autres. Le couple et la fillette car ils sétaient rendu compte que le jeune homme les avait vraiment accepté et semblait les adorer et lui, car enfin, il avait une famille.
* * * * *
Retour au présent :
Matthew poussa légèrement Jessica sur le côté, afin de pouvoir se lever. La jeune fille eut un murmure cependant, elle ne se réveilla pas et son frère sortit du lit. Il allait partir de la chambre lorsquil revint sur ses pas afin de déposer un baiser sur la joue de sa sur.
- Tu es une merveilleuse petite sur, lui murmura-t-il à loreille, sachant très bien quelle nentendrait pas, mais ayant envie de le lui dire.
- Tu sors mon chéri ?
Demanda madame Grava en voyant son fils passer.
- Oui, je nen ai pas pour longtemps. A tout à lheure.
- Où va-t-il ?
Demanda Michel Grava à haute voix.
- Aucune idée, répondit sa femme.
* * * * *
Matthew déambula le long des allées fleuries dun parc sans les regarder. Il avait besoin de tranquillité afin de bien réfléchir à ses mots et cet endroit était le plus reposant quil connaissait.
- Rémi, quest-ce que tu fais, on tattend !
Sans même sen rendre compte, le jeune homme chercha des yeux le petit garçon dont il avait lhabitude de soccuper quand personne nétait disponible où que son père, Franck et sa fiancée voulaient travailler tranquillement ensemble.
Cependant, faute dun tout petit garçon, cétait un adolescent de 17/18 ans qui répondit à lappel. Voir ce jeune homme, qui aurait très bien pu être Rémi dans plusieurs années, le jeune homme se demanda comme ce dernier réagirait lorsquil apprendrait que celui quil appelait papa nétait pas vraiment son père.
- Mais si cest son père, murmura alors le jeune homme, se mettant à courir hors du parc. Une fois à la sortie, il continua sa course avant darriver devant un petit hôtel miteux. Il savait que son père y venait entre deux séjours en prison. Cest donc sans hésitation quil demanda à laccueil à voir monsieur Johnson. Une fois quon lui eut indiqué sa chambre, le jeune homme sy rendit.
- Fiston, quelle bonne surprise, fit alors lhomme en voyant son fils à sa porte.
Le sourire du père semblait réel, mais son fils ne le connaissait que trop bien pour se laisser duper.
- Je suis venu tannoncer quelque chose.
- Oui, quoi ?
- Tu nes pas invité à mon mariage !
Lhomme eut un rire vulgaire avant de répondre :
- Tu oserais interdire lentrée de ton mariage à ton père ?
- Mon père y sera, mais ce ne sera pas toi ! En ce monde, il ny a quun seul homme que je considère comme mon père et ce nest pas toi !
- Tu es ridicule !
- Si tu le dis. Saches que le seul regret que jaurais lorsque jépouserai ma fiancée, se sera de lui donner le nom de Johnson et pas celui de Grava ! Mais ça nempêchera pas que la famille que présenterai sera celle avec qui je vis depuis que jai 17 ans !
Trop stupéfait par les paroles de son fils, lhomme ne rajouta pas et un mot et cest en silence quils se quittèrent. Les choses étaient à présent définitivement claires et Matthew se sentait libéré dun grand poids.
Et alors que le jeune homme sortait de lhôtel, son portable sonna et cest la voix de Julie quil eut le plaisir dentendre.
- Tout va bien ?
- Oui ma chérie, tout va très bien.
Fin du dix-septième chapitre
A Suivre
Chapitre commencé le 21 décembre 2004 et achevé le 04 juin 2005
No comment pour le temps que jai passé dessus -_-
Note de fin de chapitre : Je ne sais pas pour vous, mais moi, jaime bien la fin de ce chapitre ^_^
Jimagine bien que vous auriez préférez voir Romain et compagnie, mais javais très envie de montrer le passé de Matthew. Jespère quand même que ça vous a plu ^_^
Si vous voulez m'écrire un
petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre
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