Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant
Remerciements : Encore et toujours merci à Aoi pour la correction ^___^
MSN : Pour ceux qui auraient envie de me parler sur msn, voici mon
adresse : managerk2000@yahoo.fr
Surtout, n'hésitez pas, je n'ai encore mangé personne ^_^
Note : Bonjour tout le monde ^_^ Bon, j'enlève la petite note, parce que je pense que si vous êtes là, c'est que vous avez lu le début !
Bonjour tout le monde ^_^ Voici le chapitre 13... On avance, on avance ! lol
Alors, dans ce chapitre, pas de drame, pas de tragédie, non rien... un chapitre très calme. J'espère que vous allez appréciez, surtout que ce chapitre ne tourne qu'autour de Romain, Franck et Rémi. C'est un peu pour mon compensé celui d'avant, où on ne les avait quasiment pas vu.
Vous allez voir, c'est le plus long de mes chapitres pour cette histoire et je vous conseille d'en profiter, parce qu'après, on reprend les bonnes vieilles habitudes des 7/8 pages par chapitre ! lol
Bonne lecture, et j'attends vos impressions, parce que ce chapitre, pour tout vous dire, je le trouve un peu ch*** vu qu'il ne se passe rien de nouveau, alors, d'accord avec moi ou non ?
Pour lamour dun enfant
(Chapitre 13 : Journées à la plage )
- Romain ?
- Hum ?
Le jeune homme releva les yeux de son cours afin de regarder Franck.
- Tu as besoin de moi pendant le week-end prolongé quon va avoir ?
- Non, pas spécialement.
- Bon
- Mais
- Oui ?
- Tu veux venir avec nous ?
- Où ?
- Je vais emmener Rémi à la plage. Tu nous accompagnes ?
- Tu minvites ???
Romain lui adressa un grand sourire comme toute réponse.
- Papa ?
- Oui Rémi ?
- Cest quoi la plage ?
- Tu verras !
- Mais Romain ?
- Ouais ?
- On y va combien de temps ?
- Hé bien, jai pensé quon pourrait partir vendredi soir après les cours et on rentrerai lundi dans laprès-midi. Quen penses-tu ?
- On va dormir où ? Demanda le jeune homme, gardant le sens des réalités, malgré son envie de faire ce petit voyage.
- Chez un copain.
- Ha. Daccord mais je peux venir ?
- Aucun problème ! De toute façon, il va passer le week-end avec sa copine.
* * * * *
- Franck, ça tennuierait darrêter de bailler ?
- Je suis désolé
- Si tu es trop fatigué, va derrière et dors !
- Mais
- Vas-y, ça ne me dérange pas.
- Hum Au fait, je suis en train de me dire quon ne pourrait certainement pas se baigner vu le froid
- Ce nest pas grave ! Je vais apprendre à Rémi à faire des châteaux de sable. Explique le jeune homme un grand sourire aux lèvres.
Son ami sourit aussi avant détouffer un nouveau bâillement.
- Je tassure que tu peux aller dormir, reprit une nouvelle fois Romain avant de se garer.
Franck finit par céder et alla prendre place auprès de Rémi, déjà endormi. Le ronronnement du moteur et les légères secousses régulières aidant, Franck ne tarda pas à fermer les yeux et s'assoupir. Si Franck était si fatigué, cétait parce que depuis que son ami lui avait parlé de cette petite excursion, il navait plus fermé lil de la nuit, tant il était excité à lidée daller voir la mer avec deux personnes quil aimait plus que tout. Pendant le temps où il dormit, ses rêves lemmenèrent vers son passé, une fois de plus. Il se revoyait, tout petit à lâge de Rémi, sans doute, chercher des coquillages avec sa sur Emilie avant de les donner à sa mère. Celle-ci le remerciait dun baiser sonore sur la joue en lui souriant. Il aurait bien aimé continuer à chercher de jolies petites choses encore un moment, mais la voix de Romain qui sélevait lui indiqua quils étaient arrivés.
Il ouvrit difficilement les yeux avant de se redresser. Il entendit alors Rémi protester dune voix endormie quil voulait dormir, alors que Romain le prenait dans ses bras afin de le faire sortir de la voiture.
- Alors, ça va ? Pas trop fatigué ? La voix de John se fit entendre, alors que les deux amis faisaient quelques pas.
- Si, crevé ! Lui répondit Romain.
- Cest vrai que tu as quand même fait plus de six heures de voiture. Alors voilà ta petite merveille.
John eut un large sourire en regardant lenfant endormi dans les bras de Romain qui lui sourit en retour.
Franck, lui commençait à être un peu mal à laise. Il avait limpression que sa place nétait pas ici et finalement, il regretta presque dêtre venu.
- Ha, John, je te présente Franck, Franck, John.
- Enchanté, dit alors le maître des lieux.
- Moi de même, répondit timidement lautre jeune homme.
Une jeune femme descendit les escaliers et John sexclama :
- Ha, voici Géraldine, ma petite amie !
John fit les présentations, puis, tout le monde entra dans la maison. Une très belle et grande maison, meublée avec beaucoup de goût. Romain fit quelques commentaires sur laménagement quil trouvait vraiment bien, avant quil ne passe à table.
Franck soccupa de Rémi tout le reste de la soirée, afin que son ami puisse discuter tranquillement avec leur hôte. Cependant, malgré lenfant qui dormait à présent dans ses bras et qui, normalement le comblait de joie, le jeune homme ne put sempêcher de ressentir une once de jalousie en voyant que Romain lavait quasiment oublié au profit des deux autres personnes présentes. Cependant, vers vingt trois heures, Romain se retourna dans sa direction et après lui avoir adressé un sourire, il demanda à John si cela ne le dérangeait pas sils allaient se coucher. Conscient quils devaient effectivement être épuisés après la route quils venaient de faire, le jeune homme se leva afin de les accompagner.
- Jai fait préparer deux chambres lune à côté de lautre et elles communiquent.
- Merci.
- Jai aussi fait mettre un berceau dans lune des deux.
- Cest gentil, mais je pense que Rémi voudra dormir dans mon lit, dit Romain.
- Ha oui, cest vrai, les changements dendroits Quand jétais petit, mes parents mont raconté que quand on partait en voyage, je voulais systématiquement dormir dans leur lit.
Le jeune se mit à rire un peu en repensant à cela.
Quelques minutes plus tard, Romain couchait Rémi. Franck, qui était à côté lui fit remarqué quil avait lair moins fatigué que lors de leur arrivée.
- Cest vrai, je nai plus du tout sommeil ! Jaurais pu discuter avec eux encore pendant au moins deux ou trois heures.
Franck regarda son ami surpris.
- Mais tu as pourtant dit que tu étais fatigué, non ?
- Oui, et alors ?
- Je ne comprends pas
- Mais cest pourtant très simple, toi, tu as lair crevé, et puis jai eu limpression que ça nallait pas durant tout le temps où jai discuté avec John et sa copine. Jai même eu peur que tu ne sois malade.
-
Franck baissa légèrement la tête et suivit son ami dans la chambre dà côté. Visiblement, le jeune homme ne voulait pas prendre le risque de réveiller son fils.
- Alors, que se passe-t-il ? Tu es malade ?
- Non je suis juste fatigué.
- Franck ! Ne te fous pas de moi ! Il se passe quelque chose et je veux savoir quoi !
- tu vas te moquer de moi
- Dis toujours.
- En fait je ne métais jamais rendu compte que tu avais dautres amis sortis de moi.
-
- Cest idiot, mais je pensais que tout comme moi je nai que toi comme ami hé bien, je pensais que pour toi, cétait pareil
- Tu pensais que je navais que moi comme ami ?
Franck regarda son ami, se demandant sil avait bien compris, avant de se mettre à rire en sapercevant, queffectivement, il avait bien entendu.
Romain, quant à lui, sourit, ravi de leffet produit par sa réplique.
- Bon, reprit le plus jeune, une fois que Franck se fût calmé. Je ne comprends pas où est le problème.
- Il se trouve que dabord, je ne savais pas que tu avais des amis à qui tu tiens et qui tiennent à toi et ensuite, je crois que je crois que je suis jaloux
Romain éclata dun rire sonore, mais essaya de très vite se calmer, ne voulant déranger personne de la maison.
- Tu es jaloux ? Demanda t-il pas tout à fait remis de son hilarité soudaine. Il ny a vraiment aucune raison, rajouta-t-il avant de repartir afin de rejoindre Rémi endormi pour se coucher lui aussi.
Franck le regarda entrer dans la chambre, quelque peu rassuré. Au moins, son ami ne sétait pas moqué de lui, cependant, cette pointe de jalousie quil avait ressentie durant toute la soirée nétait pas dissipée. Lui-même sétonnait. Jamais il naurait pensé quil aurait pu être jaloux. Pourtant, il ne se posait pas de question, il savait que Romain tenait à lui, mais, même sil ne voulait pas se lavouer, il aurait bien aimé que celui-ci lui dise être plus important que les autres. Il secoua la tête et ferma la porte de sa chambre. Il ne se savait pas aussi égoïste et possessif.
* * * * *
Romain eu beaucoup de mal à sendormir. Le bruit des vagues se fracassant violemment contre les rochers près de la maison faisait un bruit abasourdissant qui nétait pas fait pour laider à sendormir. De plus, beaucoup de pensées se bousculaient dans sa tête. Depuis quil avait revu John, quelques jours auparavant, il ne pouvait sempêcher de penser que beaucoup de choses avaient changé dans sa vie. A commencer par cet enfant, endormi dans ses bras, et sur qui il ramena un peu mieux le drap. Non, rectifia-t-il dans le cours de ses pensées. En fait, cétait cet enfant qui avait changé sa vie. Ses pensées allaient suivre leur cours, cependant, ce fut un souvenir de la veille qui lui revint en mémoire.
Flash Back
- Romain, attends, sil te plait.
Le jeune home se retourna dans la direction de lappel.
- Matthew ? Si tu cherches Julie, elle est déjà partie.
- Oui, je men doute, mais cest à toi que je veux parler.
- ?
- Viens, faisons quelques pas
Matthew se retourna repartit, et ce nest que lorsquils eurent quitté la cohue détudiants présents que le jeune homme se décida à reparler. Romain, quant à lui, lavait suivi en silence, ayant appris au contact que Franck quil fallait parfois se taire et attendre.
- Dis-moi
- Oui ?
- Est-ce que heu comment dire ça ?
Romain se mis à rire un peu. Il ne savait pas que le jeune homme près de lui pouvait être aussi gêné.
- Quest-ce quil y a ? Laida-t-il alors. Tu es amoureux de moi et tu ne sais pas comment me lannoncer, cest ça ?
Matthew regarda Romain droit dans les yeux avant de se mettre à rire sans aucune retenue. Il se demandait comme le jeune homme pouvait faire de telles sorties sans même sourire. Cependant, si lorsquil essayait de décoincer certaines situations Romain samusait à faire des sorties fracassantes sans sourciller, ce nétait pas la même chose lorsquil avait atteint son objectif et à présent, il riait de bon cur avec le petit ami de Julie.
- Alors, reprit-il quelques minutes plus tard. Tu me dis ce que tu as ?
Matthew reprit son sérieux et demanda alors :
- Si tu étais une fille
- Pour ce genre de question, il faudrait peut-être plutôt tadresser à Franck !
Romain venait de couper son interlocuteur en vu de le faire rire, cependant, lautre resta de marbre et poursuivit :
- Je suis sérieux
- Ok, pardon. Vas-y, je técoute.
- Je te demandais donc si tu étais une fille est-ce que ça ne te dérangerait pas que ton mari te soi inférieur ?
-
- En fait je ferais mieux de demander ça à une fille, mais je nen connais quasiment pas. Ma mère, inutile daller lui demander, elle va me sortir sa grande théorie sur mes capacités ma sur, cest encore une enfant et elle rêve toujours du prince charmant. Mais jai besoin que quelquun me donne son avis alors, je ten prie, dis-moi !
- Excuse-moi Matthew, mais je ne comprends pas où tu veux en venir de quelle infériorité tu me parles ?
Le jeune homme ouvrait la bouche pour répondre lorsque la sonnerie de son portable le coupa.
- Allo ? Oui, oui Non, ça peut se faire Daccord, jy vais !
- Que se passe-t-il ? Demanda Romain lorsque le gsm fut raccroché.
- Pas grand-chose, juste une voiture qui est restée en rade sur la route. Mon patron mappelait pour savoir si je pouvais y aller dailleurs, vu que je lui ai dit oui, je te laisse. A plus !
Matthew partit après avoir fait un signe de la main à létudiant. Ce dernier le regarda séloigner, se demandant ce quil avait bien voulu essayer de lui demander.
Fin du flash-back
Romain se retourna une nouvelle fois, comme si ce mouvement pouvait laider à comprendre ce que voulait dire Matthew. Cependant, il ne réussit quà réveiller un peu Rémi qui lui demanda dune voix endormis si tout allait bien. Le jeune homme le rassura avant de le reprendre dans ses bras pour quil se rendorme. Il ne bougea plus et attendit patiemment que le sommeil le gagne. Cependant, tout en sendormant, il se demanda une nouvelle fois ce qui nallait pas avec Franck depuis quelques jours. « Finalement, pensa-t-il, je nai pas réussi à faire quil me réponde jespère que ce nest pas grave »
Pendant ce temps, un autre jeune homme ne parvenait pas à trouver le sommeil. Les scènes auxquelles il avait assistées quelque temps plus tôt lavaient traumatisé. Il ne savait plus quoi faire. Devait-il parler ou se taire. « Non, je dois parler », se dit Marius. Mais à qui ? A qui aller se confier ? Alizé était tellement prise par son départ futur quelle avait lair dans un autre monde. Valérie, elle venait de rentrer et ne semblait pas très ouverte au dialogue et Emilie, elle avait lair préoccupé, mais Marius ne savait pas ce qui lui arrivait. Et Franck Franck lui, il semblait ne plus rien voir sortit de Rémi et Romain. Marius se demanda dailleurs quel lien pouvait bien unir son frère et ce garçon. Il navait jamais osé vraiment lui poser la question.
* * * * *
- Debout tout le monde !!!!!
John venait dentrer avec grand fracas dans la chambre quoccupaient Romain et son fils.
- John ! Mais tes dingue ou quoi de réveiller les gens comme ça ?
Devant le reproche fait par son ami encore moitié endormi, le jeune homme se mit à rire.
- Il est dix heures passées ! Alors si vous voulez prendre un petit déj, cest le moment où jamais ! Allez, debout !!!!!!
Afin de donner plus dimpact à ses paroles, John savança vers le lit et tira draps et couette au pied du lit. Romain napprécia pas du tout ce réveil, mais Rémi, lui, éclata de rire avant de tendre les bras pour que John le prenne. Celui-ci ne se fit pas prier et prit lenfant dans ses bras, cependant, lorsque Franck passa dans la chambre pour voir si Romain avait ou non apprécié le réveil, Rémi sagita et montra clairement quil préférait tout de même aller dans les bras de Franck. John ne sen offusqua pas et laissa lenfant faire ce quil voulait avant de retourner son attention vers son hôte qui commençait à se rendormir.
- Allez marmotte !!! Debout !!!! Cest lheure !!!! On a de la chance, il fait très beau aujourdhui. On va tous pouvoir aller se baigner !
- Mmm cest bien , répondit alors Romain, bien décidé à ne pas se lever.
Cependant, moins dun quart dheure plus tard, il prenait son petit déjeuner et une heure après, tout le monde était sur la plage. Géraldine et Franck sétaient mis en tête de faire un immense château de sable avec Rémi pour le plus grand bonheur de lenfant.
Pendant ce temps, Romain et John les regardaient, assis beaucoup plus haut sur la plage.
- Il me semble que je le connais
John regardait Franck avec insistance et lança un regard à la recherche dune quelconque confirmation à Romain.
- Il y a des chances, lui répondit simplement ce dernier.
- Son prénom aussi me dit quelque chose mais je narrive pas vraiment à me souvenir je lavait déjà vu, non ?
Romain sourit ironiquement et laissa son ami réfléchir encore quelques minutes afin quil retrouve doù il connaissait ce garçon.
- Alors ? Tu trouves ?
- Non pas vraiment ou alors
Soudain, John eu limpression de se souvenir.
- Tu sais doù tu le connais ?
- Cest la petite tapette qui était dans notre amphi ?
Romain fut pris dun fou rire.
- Je crois que cest ça Parvient-il cependant à articuler entre ses différents fous rires.
Il ne sattendait pas à ce que John lui demande de cette façon si la personne quil voyait samuser avec Géraldine et Rémi était bien la même personne dont ils sétaient si souvent moqués tous les deux.
- Cest une blague ?
Demanda alors John, une fois remis de sa surprise. Il fallait bien dire que lorsquil avait superposé les images de Franck avant et maintenant, il sétait dit que ce nétait pas possible.
- Non, cest vrai, cest bien le même. Lui répondit Romain une fois remis de son hilarité.
Les deux amis ne dirent plus un mot durant plusieurs minutes, lorsque John repris la parole.
- Je naurais jamais pensé quun garçon comme lui pourrait changer comme ça.
- Moi non plus, murmura Romain.
- Tu te souviens ?
- De quoi ?
- De toutes les fois où on sest moqué de lui. De tout ce quon a pu dire sur son apparence et sa façon dêtre.
- Oui, je me souviens.
- Cest étrange, tu ne trouves pas ?
- De quoi ?
- Toi !
- ?
John sourit avant de sexpliquer :
- Tu étais le premier à faire des commentaires sur les gens comme lui, et il faut dire que comme toi, tu avais dû faire un exposé en étant dans le même groupe que lui, tu ne tes pas gêné après pour faire des remarques sur ses tenues, ses mimiques
- Oui, bon, ça va !
- Mais pourtant, aujourdhui, cest ton ami.
- Cest vrai
- Je dois bien avouer que tu mas surpris en me demandant si tu pouvais venir avec un ami.
- Ha ? Vraiment ?
- Oui, je trouve que tu as changé.
Romain mis les mains derrière sa tête et se laissa tomber sur le sable chaud, en arrière.
- Tu trouves ?
- Oui.
- Et toi John. As-tu changé ?
- Je ne comprends pas
- Avec les filles. Tu étais un vrai coureur quand on était en première année. Jaimerai savoir si tu as changé à ce niveau là.
- je nen sais rien Répondit le jeune tout en regardant Géraldine rire.
Romain ferma un instant les yeux. Il se souvenait que lorsquils étaient en première année, John, Alexander et lui, ils ne se quittaient quasiment jamais. John avait raison, il avait changé. Peut-être était-ce dû à léloignement de ces deux là. Romain se rappela que grâce à ces deux-là, il avait réussi à ne pas devenir fou en pensant sans cesse à Makoto. Cependant, il ny avait que Romain qui avait poursuivi ses études de médecine. En effet, John, même sil avait réussi avait préféré reprendre les affaires familiales, ou tout du moins, une partie. Cétait pour cela quà présent, à 21 ans, il était à la tête dun super marché dans une grande ville. Alexander, quant à lui, avait échoué et était reparti en Russie, son pays natal. Il ne lavait pas fait avec plaisir, mais sa famille avait été catégorique sur ce point, en le laissant partir au début de sa troisième. Au moindre échec, il revenait au pays ! Le jeune homme, étant quelquun de parole, il était reparti trois jours après avoir appris quil navait pas réussi. Romain se demandait à cet instant ce que devenait son ami. Il sen voulu en sapercevant quil navait quasiment pas pensé à John et Alexander depuis quil avait Rémi.
- Je suis un très mauvais ami , soupira t-il plus pour lui-même que pour John, cependant, même si celui-ci ne quittait pas sa petite amie des yeux, il entendit et ne répondit que par un sourire.
- Romain.
- Mmm ?
- Géraldine repart dans deux semaines.
- Comment ça ?
Romain sétait rassis et attendit que son ami lui explique la situation.
- Je ne tai pas dit ? Elle habite en Amérique.
- Si, tu me las dit, mais je pensais quelle restait ici maintenant.
- Non, en fait elle nétait là que pour un mois. Jai bien pensé à un moment quelle resterait, mais non
- Tu laimes vraiment ?
- aucune idée
John sallongea à son tour sur le sable, les mains derrière la tête.
- Alors pourquoi es-tu avec elle ?
- sans doute parce que je naime pas être seul
-
- Quand je suis allé au Etats-Unis il y a huit mois, pour contacter un fournisseur, je lai rencontré dans un train, on a sympathisé, et puis voilà.
- Mais là, vous sortez bien ensemble, non ?
- Oui on a commencé à sortir ensemble pendant mon séjour là-bas et ensuite, on a beaucoup correspondu.
- Jimagine que tu narrives pas de toute façon à lui rester fidèle.
- Si pourtant. Depuis que je lai rencontré, je ne lai pas trompée une seule fois mais
- « Mais » ? Lencouragea Romain.
- Mais, avec cette distance qui nous sépare, je ne sais pas combien de temps je vais tenir.
- Je vois
- Tu ferais quoi toi, si tu étais à ma place ?
- Aucune idée.
Géraldine se releva et admira leur petite merveille quétait le château de sable trônant fièrement devant elle. Elle devait bien reconnaître quelle ne sétait que rarement autant amusée depuis bien longtemps. Le garçon et lenfant qui étaient avec elle se relevèrent à leur tour et regardèrent avec beaucoup de satisfaction le château.
- Les garçons !!!!!
Géraldine faisait de grands gestes en direction des deux amis afin quils viennent les rejoindre. Tous deux se levèrent et vinrent près des autres.
* * * * *
- Non Rémi, pas comme ça . regarde .
Romain se mit à rire en voyant John tenter dapprendre à son fils les mouvement rudimentaire de la brasse. Mais lenfant nen faisait quà sa tête et préférait nettement la « nage du chien », bien moins compliquée à réaliser.
Franck, assis sur la plage regardait les autres samuser dans leau.
- Ton ami ne vient pas se baigner ? Demanda Géraldine près dune demi heure plus tard.
Romain regarda dans la direction de Franck et se demanda pourquoi il ne venait pas les rejoindre dans leau. Il eut une vague idée de ce qui pouvait le retenir, cependant, il décida quil ny avait pas de raison quil ne vienne pas se baigner. Aussi lappela-t-il :
- Franck, viens par là !
Le jeune homme se releva, épousseta un peu son pantalon, afin de faire tomber le sable collé dessus.
- Oui ? Demanda-t-il en arrivant au bord de leau.
- Tu as pris des vêtements de rechange, le questionna son ami en se relevant et sapprochant de lui.
- Heu oui, pourquoi ?
Romain lui adressa un sourire énigmatique, avant de lui répondre :
- Pour ça !!!!
et de lasperger deau avec ses deux mains.
- Romain !!! Mais tu es fou, je suis tout mouillé !
- Et bien maintenant que tu es trempé, viens jouer dans leau avec nous.
- Mais
- Garde tes vêtements si tu veux allez, viens.
Romain tendit la main en direction de son ami. Celui-ci lui sourit et savança dans leau à son tour.
Finalement, Franck ne regretta pas de sêtre fait mouillé et samusa avec les autres comme il ne lavait jamais fait avec dautres personnes que sa famille, autant quil pouvait sen souvenir. Les quatre jeunes étaient en plus en admiration constante devant lenfant qui passait de bras en bras.
- Papa jai faim. Dit tout de même lenfant, au bout de plusieurs heures passées dans leau, sans interruption.
Romain lui répondit quils nallaient pas tarder à sortir, et moins de cinq minutes plus tard, tout le monde était sur la plage.
- Je moccupe de Rémi, proposa gentiment Géraldine.
- Tu vas lui faire prendre sa douche et lhabiller ? Demanda Romain, voulant être sûr de ce que voulait faire la jeune fille.
- Oui, bien sûr. Lui répondit-elle avec un sourire.
- Je ne veux pas !
Quatre regards se retournèrent vers le petit garçon.
- Quest-ce que tu ne veux pas ? Demanda Franck en saccroupissant pour être à la hauteur du petit.
- Je ne veux pas quelle me douche et quelle mhabille.
- Bon, je men charge, se dévoua alors Franck avant demmener Rémi vers les douches installées sur la plage privée de John.
- Il est très pudique, fit alors remarquer la jeune fille.
- Oui, possible. Mais il faut dire que nous ne sommes que quatre, en comptant ma mère, à nous en occuper. En fait, Franck et moi, nous nous en occupons tout le temps et lune de mes amies le fait de temps en temps. Ce doit être pour ça.
- Effectivement je ny avais pas pensé. Pourtant, il avait lair de bien aimer être avec moi.
- Je te rassure, cest le cas. Tu vas voir, dès quil sera prêt, tu pourras le faire jouer autant que tu veux.
- Romain !!!! Appela Franck.
- Oui ?
- Va me chercher des vêtements pour Rémi, sil te plait.
- Ok !
Le jeune homme partit en courant vers la maison et ramena rapidement à son ami de quoi habiller son fils.
- Et voilà, cest fini.
- Tu veux bien venir avec moi maintenant ? Demanda Géraldine en sapprochant de lenfant à présent habillé.
Comme pour confirmer les dires de son père, le petit garçon adressa un large sourire à la jeune fille, avant de tendre sa petite main dans sa direction.
- Je peux le faire manger ? Demanda celle-ci avant de séloigner.
- Bien sûr, lui répondirent dune même voix Franck et Romain, avant de se mettre à rire.
* * * * *
- Je croyais que tu voulais dormir un peu.
- Effectivement, tout à lheure, javais sommeil, mais ce nest plus le cas.
Franck sassit sur le lit, près de son ami allongé. Ce dernier avait annoncé après le déjeuner (plutôt tardif, dailleurs) quil voulait se reposer un peu. Géraldine, qui semblait sêtre beaucoup attachée à Rémi avait annoncé quelle allait lui faire faire sa sieste et quensuite, elle le ferait jouer un peu. Romain soupira en repensant à la façon dont la jeune femme semblait à laise en soccupant de lenfant, alors que lui, avait mis des mois et des mois avant den apprendre le B.A.-BA. Dailleurs, même à ce jour, il savait quil nétait pas parfait dans son rôle de père.
- A quoi penses-tu ? Lui demanda Franck en le voyant perdu dans ses pensées.
- A rien
- Allez, dis-moi.
- En voyant Géraldine tout à lheure, et laisance quelle a pour soccuper de Rémi alors quelle ne le connaît que depuis quelques heures, je me suis dis je me suis dis que je nétais peut-être pas à la hauteur, que
- Romain
- je pense que
- Si tu veux mon avis, tu te fais trop de soucis pour rien.
Cétait dans ce genre de moment où Franck avait très envie de prendre son ami dans ses bras afin de lui montrer que tout nétait pas noir. Ce genre de petite déprime de sa part avait le don de toute teinter de gris autour de lui et Franck ne le supportait pas. Cependant, il se dit que les amis garçons, navaient certainement pas ce genre de comportement, et même si certains étaient plus câlins que dautres, ce nétait pas vraiment le cas de Romain.
- Tu crois ? Lui demanda le jeune homme, plusieurs minutes plus tard.
- Oui, tu devrais arrêter de te torturer je tassure que tu es très bien ! Tu es parfait.
Rajouta lautre, un sourire aux lèvres.
- Parfait non Eléonore aurait été une mère parfaite
- ?
- Sil ny avait pas eu cet accident tout aurait été différent
-
- Quoi ?
- Cest assez rare que tu parles de ton amie sans lui reprocher de tavoir pris Makoto.
- Oui, cest vrai mais je suis bien obligé de reconnaître ses qualités. Et je peux dire sans avoir peur de me tromper quelle aurait été une mère parfaite pour ne pas reproduire la même chose que ses parents.
- Pourquoi, ils nétaient pas bien ?
- Bof je dirais plutôt que ce nest pas ce que jappelle des parents. Une fois, jai passé une semaine chez elle et les seules choses quils se disaient, cétait je suis rentrée quand elle arrivait de lécole et bon appétit avant quils ne se mettent à manger.
- Effectivement, niveau dialogue, on peut trouver mieux.
- Pourtant, cest bizarre, mais elle nétait pas malheureuse sans doute parce que sa grand-mère paternelle était très proche delle et que dune certaine façon, elle remplaçait sa mère.
-
- Elle aurait vraiment été parfaite tous les enfants lui auraient envié sa mère.
- Romain quest-ce que tu as ?
- Rien je me dis juste que comparé à elle, aucune ne pourra être aussi bien pour Rémi.
- je peux te dire quelque chose ?
- Depuis quand est-ce que tu me demandes la permission ?
Les deux amis se mirent à rire avant que Franck ne reprenne :
- Jai limpression que tu laimais beaucoup.
- oui avant avant quelle ne me prenne Makoto !
-
- Tu sais, quand elle était au collège et au lycée, elle avait un succès fou.
Franck était étonné, son ami semblait avoir décidé de faire léloge dEléonore.
- Vraiment ?
- Oui, tous les garçons lui couraient après dailleurs Romain eu un petit rire avant de poursuivre ils étaient tous jaloux de nous de Makoto et moi. Comme elle passait son temps à exhiber des photos de nous, ce nest pas très étonnant non plus. Et une fois, tu sais ce quelle a fait ?
Romain semblait très amusé en pensant à ce souvenir.
- Non, quoi ?
- Il y avait un garçon qui narrêtait pas de lui demander de sortir avec lui et à un moment, elle en a eu marre et elle lui a dit quelle avait déjà quelquun dans sa vie. Mais comme il ne sest pas découragé tout de suite, elle a voulu lui prouver la véracité de ses dires un après-midi, comme jétais en vacances depuis la veille et que jétais venu la chercher avec ma mère, elle a couru vers moi en me voyant à la grille de son lycée. Et là, elle sest arrêté, à bien vérifié que le garçon en question la voyait bien et elle ma embrassé !
- Elle ta embrassé ????
Romain se mit à rire.
- Embrassé, embrassé, non, pas vraiment en fait. Elle a posé ses lèvres sur les miennes. Mais en tout cas, après, le garçon sest calmé.
- Ca devait être drôle.
- Ca létait Makoto avait piqué un de ces fous rires quand on lui avait raconté. Jai cru quil narriverait pas à se calmer.
Le regard du jeune homme se voila de tristesse en repensant au garçon qui sans le vouloir avait ravi son cur.
- Romain
Franck passa sa main sur le bras de son ami comme si son geste pouvait lui faire oublier son chagrin. Cependant, Romain se tourna légèrement avant de murmurer :
- Makoto il me manque tellement
Franck se releva et sortit de la chambre visiblement son ami avait envie dêtre seul seul avec ses souvenirs.
* * * * *
Lorsque le jeune homme se réveilla, il était presque 19h, aussi se dépêcha-t-il daller rejoindre les autres, en vérifiant que Franck nétait pas dans sa chambre.
- Alors, bien dormi ? Demanda John lorsquil arriva dans le salon.
- Très ça fait longtemps que je navais pas pu faire de sieste. Entre les cours et Rémi
- Tu devrais prendre une baby-sitter.
- Je pense pouvoir dire que jen ai. Mais tu nimagines pas à quel point le baby-sitter est bavard.
Les deux amis se mirent à rire, tandis que Géraldine arrivait avec Rémi dans les bras. Celui-ci venait de manger et commençait à sendormir.
- Au fait, où est Franck, demanda soudain le jeune homme.
- Dehors, je crois quil est sur la plage tu peux le rejoindre, je vous appellerais pour le dîner.
- Merci John. A tout à lheure.
Romain allait sortir de la pièce, cependant, il revint sur ses pas et embrassa son enfant, tout en lui murmurant « Tu es vraiment un ange. Papa taime », et après avoir eu droit à un « moi aussi je taime », il sortit à la recherche de son ami.
Une fois à lextérieur, il vit son ami, accoudé contre un lampadaire, regardant la mer.
- Franck ?
Le jeune homme tourna la tête en direction de lappel.
- Ca va ? Lui demanda alors Romain en sapprochant.
- Oui, et toi ? Tu as bien dormi ?
Franck retourna à la contemplation des vagues venant se briser contre les rochers.
- Franck ?
- Hum ?
- Tu es sûr que ça va ?
- Mais oui Ne tinquiète pas comme ça, voyons.
Franck espérait avoir rassuré son ami, cependant, le regard insistant que celui-ci posa sur lui semblait vouloir lui prouver le problème.
- Je vais faire semblant de te croire
- Merci.
- du moins pour le moment.
-
- Je peux te demander quelque chose ?
- Oui, si tu ne mobliges pas à répondre.
- Jai bien compris tout à lheure que tu ne voulais pas te mettre en maillot de bain jaimerais comprendre pourquoi.
-
-
- Parce que je nai pas envie de me retrouver quasiment déshabillé devant du monde
- mais être en maillot, ce nest pas
- Je me sens à la merci de tout dans ce genre de cas
Romain ne rajouta pas un mot, sentant que ce genre de révélation devait beaucoup coûter à son ami.
Il décida donc de parler de tout autre chose.
- Avant nous allions à la plage tous les étés. Ma mère, Eléonore, Makoto et moi. Quest-ce quon pouvait samuser. Une fois, on y est même allé avec Iris, une amie dEléonore. Je me souviens quon na pas arrêté de lembêter mais ce nétait pas méchant et elle-même narrêtait pas de rire.
Franck adressa un sourire teinté de tristesse à son ami.
- Quoi ? Jai dit quelque chose quil ne fallait pas ? Ca ne va pas ?
- Si Jaime beaucoup tentendre me raconter tes souvenirs.
- Alors quy a-t-il ?
- Rien cest juste que moi je nai pas dhistoire du même genre à te raconter.
- Désolé je
- Tu nas pas à texcuser. De toute façon, je nai pas vraiment le droit de dire que je nai pas de beaux souvenirs, parce que jusquà huit ans, jen ai de très bien. Mais cest vrai que par la suite les événements se sont enchaînés, et pas forcément de la meilleure façon qui soit.
Romain prit le visage de son ami entre ses mains et le regarda droit dans les yeux.
- Nous allons repartir lundi après-midi et jusque là, je tinterdis de penser à tout ce qui pourrait te faire du mal.
- Je vais essayer
- Je ne te demande pas dessayer ! Je veux que tu le fasses ! Fais-le pour Rémi et moi.
Ceci étant dit, le jeune homme sécarta de son ami et repartit en direction de la maison de John, sans avoir oublié de rajouter, avec son ton supérieur comme si je te demandais ton avis avant de se mettre à rire.
Franck le regarda séloigner en souriant. Son ami avait décidemment une façon très particulière de lui remonter le moral. Cependant, cela marchait plutôt bien.
* * * * *
Les éclats de rire sentendaient à plusieurs mètres à la ronde. Il fallait dire que personne dans leau nétait discret et depuis quils avaient commencé une bataille deau, ils ne samusaient que plus encore. Géraldine et Franck tentant de gagner contre Romain, John et Rémi. En ce dimanche après-midi, aucun ne pensait à autre chose quau bonheur que leur procurait la mer.
Les domestiques de John regardaient, entre deux tâches, le spectacle, un sourire attendri aux lèvres.
Ce nest que vers cinq heures que tout le monde sortit enfin de leau, le temps sétant considérablement rafraîchi. Comme la veille, Franck soccupa de doucher et dhabiller lenfant, avant quil ne se tourne vers Géraldine pour quelle le fasse jouer. Ensuite, Franck se doucha pendant que Romain lui parlait de choses et dautres, le dos collé contre labri dans lequel était les trois douches de la plage. Franck lécoutait et lui répondait tout en se lavant, sétonnant tout de même de la soudaine envie du jeune homme. Lorsquil eut fini, ils inversèrent les rôles, et tout en continuant leur conversation, Franck regarda les vêtements mouillés quil tenait et sétonna que ni John, ni Géraldine ne lui ait fait le moindre commentaire sur cette lubie quil avait à se baigner tout habillé.
* * * * *
- Mais je ne veux pas partir moi !
- Rémi
Franck tentait de raisonner lenfant qui venait de piquer une colère lors de lannonce de leur départ.
Géraldine saccroupit pour être au niveau de lenfant et lui dit très gentiment :
- Tu pourras revenir, et on rejouera ensemble, daccord ?
- Non ! Je ne veux pas partir ! Je ne veux pas partir ! Je veux rester ! Je ne veux pas partir !
Ils avaient tous essayé, tour à tour, de convaincre lenfant quil ne pouvait pas rester, cependant, rien ny faisait, il refusait de se calmer.
- Rémi !
Le ton que venait dadopter Romain réussit cependant à le faire taire.
Romain sapprocha de nouveau (il sétait éloigné pour laisser les autres essayer de convaincre lenfant) et sassis près de son fils.
- Tu sais que papa ne peut pas rester ici.
-
- Tu ne voudrais pas que je rate mes études, nest-ce pas ?
-
- Rémi, je te parle.
-
A présent, le petit garçon jouait les carpes et Romain nappréciait pas du tout. Cependant, il ne voulait pas sénerver non, il ne voulait pas gâcher ces merveilleuses journées quils venaient de passer en sénervant sur son enfant.
- Rémi je ne peux pas rester tu veux rester ici sans moi et sans Franck ?
- N non
Le petit garçon sétait de nouveau mis à pleurer. Romain se rapprocha et essaya les larmes coulant sur son visage avant de le serrer dans ses bras.
- On reviendra, daccord ? Murmura-t-il à son fils blotti contre lui.
- ou i Hoqueta lenfant entre deux sanglots.
* * * * *
Finalement, au moment de monter dans la voiture, ils avaient tous retrouvé le sourire. Et après avoir salué tout le monde comme il se devait, Romain installa Rémi dans son siège à larrière. Géraldine ne put sempêcher de venir encore une fois lembrasser avant que Romain ne démarre. Cest quelle sy était attachée à cet enfant !
Le trajet du retour se déroula très bien, hormis le fait que Romain dû sauter sur une boîte daspirine à peine dans son studio, tant Franck lavait saoulé dans la voiture.
Après avoir dîné et couché Rémi, Franck se décida à rentrer chez lui, et comme sen était désormais une habitude, Romain le raccompagna à la porte.
- Romain.
- Oui ?
- Je voulais encore te remercier. Jai vraiment passé des jours supers merci davoir demandé à ton ami si je pouvais venir.
Romain se contenta de sourire. Le visage radieux que lui adressait à présent son ami valait tous les remerciements de la terre à lui tout seul. Il y a avait un bon moment quil ne lavait pas vu sourire de cette façon dailleurs, il ne couperait pas à un nouvel interrogatoire afin de savoir ce qui sétait passé récemment, cependant, pas ce soir. Il ne fallait pas que les jours de pur bonheur quils venaient de passer se terminent sur une discussion pas forcément agréable.
- Bonne nuit Romain.
- Bonne nuit Franck.
Fin du treizième chapitre
A Suivre
Chapitre commencé le 26 janvier 2004 et achevé le 07 février 2004
A très bientôt pour le prochain chapitre (qui à peine entamé et qui va sans doute se faire désirer ^_^;;;). Vous pensez à me dire ce que vous pensez de mon chapitre ou de mon histoire en général, d'accord ? Une petite review ou un mail, ok ? ^____^
PS : pour les fan de Mat, je vous rassure, le prochain chapitre ou le suivant lui sera consacré ^_^
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