Auteur: Naëlle
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naelle@lartisan.net
Titre: Pour l'amour d'un enfant

 

Note : Voilà un chapitre assez long… dans lequel Romain reprend ses bonnes vieilles habitudes : il est infect !! hahahaha !!!!

Bonne lecture :)

 

 

 

Pour l’amour d’un enfant

(Chapitre 10 : Le retour du passé)

 

 

 

- Papa ?… Ca va ?

- Rémi ?
Romain releva la tête, les yeux dans le vague.

- Tu es malade ?
Demanda le petit garçon de sa petite voix.

- Non, ça va… ça va… Romain se releva. Il s’était endormi, assis dans l’entrée, la lettre et la photo à la main, ainsi que divers objets éparpillés à ses pieds.

- Papa…

- Hum ?

- C’est qui ?
L’enfant désigna le cliché.

- Heu… c’est moi, avec des amis…
Répondit le jeune homme d’un ton las.

La sonnerie retentit et Romain se doutait de qui il s’agissait. Il était évident que Franck devait s’inquiéter et qu’il venait prendre de ses nouvelles.

- Bonjour Franck, dit-il tout en ouvrant la porte.

- Salut, lui répondit son ami avec un sourire.

- Je me prépare vite fait et je vais en cours. Tu peux t’occuper de donner à manger à Rémi ?

- Aucun problème.

Quelques minutes plus tard, Franck frappait doucement à la porte de la salle de bain.

- Entre, lui dit Romain.

Le jeune homme trouva son ami en train de finir de se raser.

- Romain… ça va ?

- … oui…

- Tu es sûr ?

- …

- Romain…

- … je n’ai pas envie d’en parler maintenant…

- D’accord.

- …

- …

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Interrogea Romain, sentant le regard insistant de son ami, posé sur lui.

- Rémi a envie d’avoir un lapin.

- Quoi ?

- Il voudrait un lapin, et…

- Mais vous êtes fous ?

- ?

- Un lapin… et puis quoi encore ?

- …

- Tu trouves qu’on a déjà assez de place ?

- Non, mais…

- Donc pour le lapin, c’est non !

- Mais Romain… c’est tout petit un lapin…

- Je sais comment c’est un lapin !

Franck sortit de la salle de bain sans rajouter un mot. Romain n’était pas de spécialement de bonne humeur et il ne savait pas vraiment quoi faire pour le calmer.

- Franck ? Qu’est-ce qu’il y a ?

- Rien mon chéri, répondit gentiment le jeune homme en s’asseyant près de Rémi.

 

* * * * *

 

Tout en marchant le long des magasins, Romain ne put empêcher ses pensées de vagabonder vers son passé. Combien de fois était-il allé faire des courses avec Makoto et Eléonore ? Ils s’étaient tellement amusés tous les trois.

Makoto lui manquait tellement… il n’arrivait plus à vivre sans lui…

 

* * * * *

 

- Il devrait déjà être rentré depuis deux heures.
Expliquait Franck à Julie, passée prendre un livre chez Romain.

- Va le chercher si tu veux, je m’occupe de Rémi.

- Merci.

Le jeune homme sortit en courant et fit le trajet jusqu’à la faculté sans s’arrêter, cependant, il ne trouva pas Romain et une fille lui indiqua que le jeune homme s’était dirigé vers le centre ville.

Franck repartit en courant et finit par apercevoir une silhouette bien connue.

- Romain !

- Qu’est-ce que tu fous là ?
Demanda agressivement le jeune homme en se retournant.

- Et toi, tu fais quoi ?
Franck n’avait pas l’intention de se laisser faire.

Romain détourna le regard l’air gêné, puis dit doucement :

- J’ai failli abandonner Rémi…

- Quoi ???

- Je voudrais mourir ! J’ai tellement mal… je souffre de son absence !

- Romain…

- Je ne le supporte plus ! Je pensais que je pourrais vivre sans Makoto, mais c’est impossible ! IMPOSSIBLE !!!!!!!!!!

- Romain, calme toi, s’il te plait.

- Laisse-moi !

- Mais Romain…

- Laisse-moi, je veux être seul ! Je SUIS seul !!!!!

- Mais… tu n’es pas seul, voyons… nous…

- Ha ? Parce que tu crois peut-être que ta présence me réconforte ?

- … je…

- Tu penses peut-être qu’une tapette dans ton genre peut remplacer Makoto ???

- … Ro… Romain…

Franck repartit en courant loin de son ami. Comment pouvait-il être aussi cruel et blessant ?

Romain le regarda partir sans réellement se rendre compte de l’impact qu’avaient eu ses paroles sur le cœur de son ami. Mais de toute façon, vu l’état d’ébriété dans lequel était le jeune homme, il était incapable de penser correctement.

 

* * * * *

 

Franck s’arrêta dans sa course et passa par le parc afin de se rafraîchir à la fontaine. Il fallait qu’il fasse disparaître toute trace de larme sur son visage avant de retrouver Rémi et Julie. Car, il n’en doutait pas, elle lui demanderait ce qu’il avait. Et s’il pouvait répondre à Rémi : « ce n’est rien », cette réponse ne satisferait certainement pas la jeune fille.

- Franck ?

Le jeune homme se retourna pour se retrouver face à un garçon qu’il n’avait pas vu depuis environ un an.

- …

- C’est bien toi Franck ? J’ai faillit ne pas te reconnaître.

- …

- Comment ça va ?

- …

- Hé ! Franck ! Je te parle ! Tu te souviens de moi, non ?

- Oui Jason. Je me souviens…

- Alors, c’est comme ça qu’on accueille une vielle connaissance ?

- Je…

Franck fut stoppé dans sa phrase par Jason qui s’était rapproché très, très près de lui.

- Jason… s’il te plaît…

L’autre garçon ne sembla pas l’écouter et ses mains devinrent de plus en plus baladeuses.

- Jason… laisse-moi partir…

- Pourquoi ? On pourrait profiter de notre rencontre imprévue pour…

- Non !

Franck repoussa le jeune homme et sortit du parc en courant sans un seul regard en arrière.

 

* * * * *

 

- Franck ? Tu as couru ?

- Oui.

- Une envie subite de faire du sport, sans doute ?

- Il faut croire, répondit Franck à Julie.

- Tu as trouvé Romain ?
Demanda t-elle alors, comprenant que le jeune homme n’avait aucune envie de continuer sur l’autre sujet.

- Oui, mais…

- « Mais » ?

- Non, rien.

Franck se pencha pour embrasser Rémi.

- Bon, hé bien je vais y aller.

- Oui… merci d’être restée.

- C’est normal.
Répondit la jeune fille en souriant.

Julie allait sortir lorsque Franck la rappela :

- Julie.

- Oui ?

- Est-ce que… est-ce que ça te dérangerait d’emmener Rémi ?

- ?

- S’il te plaît…

- … pourquoi ?

- …

- …

- …

- D’accord.

- Merci.

- Tu viens Rémi ?

- Oui, oui, oui !!!!! On va voir mamy Josy !!!!!

L’enfant avait l’air enchanté par cette nouvelle. Il aimait beaucoup la mère de Julie, qu’il avait rebaptisé « mamy Josy » (le prénom de la femme, étant Josiane). Julie éclata de rire devant la vitalité du petit garçon faisant de grands gestes afin d’exprimer son bonheur.

- Je vais prendre ses affaires pour la nuit et demain et on y va.
Dit elle en passant près de Franck.

Celui-ci ne répondit pas et hocha la tête.

La jeune fille prit un sac et mit dedans tout ce dont elle aurait.

Ceci fait, elle se dirigea vers la porte, Rémi dans les bras.

- Sois sage, mon ange.
Dit Franck en déposant un baiser sur la joue de Rémi.

- Oui, lui répondit l’enfant avec un grand sourire.

- Julie.
Franck se tourna vers la jeune femme.

- Oui ?

- Je te remercie.

- C’est naturel.

- …

- Bien que j’aimerais comprendre.

- …

- Allez, on y va.

Julie sortit du studio puis de l’immeuble. Une bouffée d’air frais lui passa sur le visage et elle releva la capuche de l’enfant dans ses bras afin qu’il n’attrape pas froid.

- Mademoiselle ?

La jeune fille se retourna en s’apercevant que c’était à elle qu’on s’adressait. Un jeune homme se rapprocha et elle se demanda vaguement où elle l’avait vu auparavant.

- Excusez-moi, reprit-il un grand sourire aux lèvres. Est-ce que Franck habite ici ?

- Je vous demande pardon ?

- Je vous ai vu sortir de l’appartement dans lequel il est rentré il y a quelques minutes.

L’étudiante se mit sur la défensive et répondit :

- Que voulez-vous savoir ?

- Rien de plus que ce que je viens de demander. Bonjour toi.
Rajouta t-il en approchant la main de Rémi.

Julie recula légèrement avant de reprendre sa route, sans un mot de plus.

- Ha, je vois ! Vous n’habitez pas dans cet apart’ ! J’imagine que c’est celui de son chéri du moment.

La jeune fille fit abstraction des paroles de l’autre, ainsi que du ton qu’il avait adopté et pressa le pas afin de rejoindre un arrêt de bus. Son espoir secret étant qu’il ne la suivrait pas, car sinon, il aurait tout loisir de faire d’autres allusions douteuses sur la relation qu’entretenait Romain et Franck, et dans ce cas, elle n’était pas sûre de garder son sang-froid. Cependant, le garçon ne chercha même pas à la suivre.

- Julie ?
Rémi se demandait ce qu’elle avait.

- Ce n’est rien, répondit la jeune femme en serrant un plus l’enfant contre elle.

 

* * * * *

 

Il était presque minuit lorsqu’une clef tournant dans la serrure indiqua à Franck que Romain rentrait enfin.

- Qu’est-ce que tu fous encore chez moi ?

Romain était suffisamment ivre pour tituber dans l’appartement, mais visiblement pas encore assez pour ne pas voir Franck chez lui.

- Tu empestes l’alcool, lui reprocha Franck sans hausser le ton.

- Sans blague ?

- …

- Où est Rémi ?

- Je suis ravi de voir que tu te souviens que tu as un fils.

- Où est-il ?
Cria Romain faisant sursauter son ami.

- Avec Julie, lui répondit-il alors tout en masquant son trouble.

- Ha…

- …

- C’est bien…

- …

- Franck, va t-en, je n’ai pas envie de te voir, reprit Romain, d’un ton très calme avant de s’avachir sur un fauteuil.

Son ami le regarda tenter d’enlever ses chaussures sans grand succès.

- Tu attends quoi pour partir ?
Demanda Romain en relevant la tête.

- …

- Et puis, pourquoi tu me regardes comme ça ?

- …

- Je suis attirant, n’est-ce pas ?

Suite à sa phrase, Romain éclata de rire. Franck, quant à lui fut presque choqué car il savait très bien ce que sous-entendait ce que venait de dire le jeune homme.

- Romain… tu…

Franck était de nouveau sur le point d’éclater en sanglot, cependant, il se retint et se rapprocha que Romain.

- Romain, calme-toi… tu ne sais plus ce que tu dis…

- Je sais très bien ce que je dis ! Je…

- Romain ?

Le jeune homme se leva le plus rapidement que lui permit son état d’ébriété avancé et fonça dans les toilettes. Franck, qui n’avait pas tout de suite compris, ne se posa plus de question lorsqu’il entendit que son ami était en train de rendre le trop plein d’alcool.

Plusieurs minutes plus tard, Franck poussa la porte laissé entrouverte et trouva son ami assis par terre, la tête entre les mains.

- Romain…

N’obtenant pas de réponse, Franck s’apprêtait à ressortir.

- Ne pars pas…

Le jeune homme s’accroupit près de son ami et lui tendit la main afin d’aider ce dernier à se relever. Pour la première fois depuis plusieurs heures, Romain ne le repoussa pas et prit la main tendue.

 

* * * * *

 

Franck venait de s’assoupir lorsque son ami recommença à s’agiter dans son sommeil. Il enleva le gant mouillé qu’il lui avait placé sur le front afin d’aller le rafraîchir sous l’eau. En effet, lorsque Romain avait pris sa main, Franck s’était aperçu qu’il était malade. Et après l’avoir obligé tant bien que mal à prendre sa température, il l’avait forcé à se coucher et dormir. Romain, avec ses 40°C de fièvre, délirait un peu dans son sommeil et Franck ne savait pas quoi faire pour l’apaiser.

- Romain…

- Hum…

Le jeune homme ouvrit péniblement les yeux.

- Laisse-moi appeler un médecin.

- De… main… ça va… passer…

- Mais…

- … t’inquiète… pas…

- …

Romain ne rajouta plus un mot et se rendormit.

 

* * * * *

 

- … non, ne t’inquiète pas, je vais appeler le médecin tout à l’heure… d’accord… merci… A plus.

- C’était qui ?
Romain venait de se réveiller et regardait Franck venant de raccrocher le téléphone.

- Julie, lui répondit son ami en revenant vers le lit.

- …

- Ca va mieux ?
Demanda Franck et mettant sa main sur le front du jeune homme.

- Oui.

- Je n’en suis pas sûr.

- …

- Mais au moins, tu n’es plus ivre, c’est déjà ça.

- …

- Tu vas prendre ton petit déjeuner et tout à l’heure, j’appelle le médecin.

- Ce n’est pas la peine… et j’ai pas faim.

Franck ne tint pas compte de la dernière réplique de son ami et lui posa un plateau garni sur les genoux.

- Et maintenant, mange.

Romain s’exécuta, malgré son manque d’appétit.

- Franck.

- Mmm ?

- Pour hier… je…

- On en reparlera plus tard !
Coupa Franck. En effet, il n’avait aucune envie qu’ils parlent de cela maintenant.

- D’accord.

 

* * * * *

 

- Alors ?

- « Alors ? » ? Alors, ce n’est pas grave.

- Vous êtes sûr ?

Georges Milan eut un sourire amusé.

- Bien sûr que je suis sûr. Il a dû accumuler beaucoup de stress ces dernier jour, non ?

- Je ne sais pas… possible.

- Ajoute à ça un gros coup de fatigue, et vois le résultat.

- Oui…

- Ca fait combien de nuits qu’il ne dort pas ?

- Comment voulez-vous que je le sache ?

- … Bon, en tout cas, surveille-le. C’est repos absolu pendant trois jours ! Après ça, il devrait aller beaucoup mieux.

- D’accord.

Franck raccompagna le médecin à la porte, lorsque celui-ci lui chuchota :

- Viens faire quelques pas avec moi. Il faut qu’on parle.

- J’arrive, lui répondit le jeune homme en prenant sa veste.

Une fois dehors, le médecin et Franck firent quelques pas avant que le premier mot ne soit échangé. Monsieur Milan était un ami de la famille depuis très longtemps. C’était d’ailleurs lui qui avait fait accouché la mère de Franck lorsqu’elle avait eu Emilie. L’ambulance ayant été prise dans une tempête de neige, c’était lui qui avait accouru pour assister la jeune femme qui allait avoir son premier enfant. Et même après la mort des parents, il était resté très proche de la famille. Cependant, il avait renoncé à dire quoique ce soit à Franck, lorsque celui-ci s’était mis à s’habiller comme sa sœur. Peut-être aurait-il dû, après tout. Sans s’en rendre compte, le médecin se souvint du jour où Franck était arrivé dans son cabinet et lui avait annoncé sans aucun préambule : « j’ai couché avec un garçon, qu’est-ce que je dois faire ? ».

- A quoi pensez-vous ?
Demanda soudain le jeune homme, tirant le médecin de ses réflexions et souvenirs.

- A rien de très particulier, mentit l’homme.

- …

- …

- …

- Ca fait longtemps que tu n’es pas passé voir ma sœur, reprit soudain le médecin.

- Je pense que c’est inutile que j’y aille.

Georges Milan ne dit rien et réfléchit aux mots pouvant le mieux convenir afin que le jeune homme ne se braque pas. Il se souvenait que lorsque son cerveau avait reçu l’information du dépucelage de Franck, ses sentiments ayant plus parlé que son esprit professionnel, il avait répondu : « tu es un peu jeune… ». Franck était alors parti sans un mot et deux jours plus tard, l’homme était passé le voir à la sortie de l’école et l’avait emmené dans le centre de dépistage de MST le plus proche : celui dans lequel travaillait sa sœur. Et depuis lors, il savait que Franck y passait quasiment tous les mois. Le médecin n’y avait quasiment plus jamais fait allusion, mais ce jour-là, il s’inquiétait, car sa sœur lui avait annoncé que cela faisait six ou huit mois qu’elle n’avait plus vu le jeune homme.

- Tu as un partenaire sûr ?
Demanda alors l’homme, ne sachant plus vraiment quoi dire.

- Non, lui répondit simplement Franck.

- Ha…

- …

- Je sais que ça ne me regarde pas, mais… le garçon que je viens de soigner, c’est…

- Non ! Lui et moi, sommes amis, et c’est tout !

- D’accord, d’accord, ne te fâche pas. Je m’inquiète, c’est tout.

- Votre voiture est là.
Franck désigna une automobile afin de montrer que la discussion était close.

- Franck…

- …

- Fais attention à toi.

Le jeune homme ne répondit pas et repartit vers la résidence dans laquelle Romain avait son studio.

Monsieur Milan soupira en montant dans sa voiture.

En rentrant dans l’appartement de Romain, Franck eut le plaisir de voir que ce dernier dormait tranquillement. Il prit un livre et s’installa dans un fauteuil, face au lit de Romain afin de pouvoir le veiller tout en lisant.

 

* * * * *

 

- C’est délicieux.

- Merci.

- Est-ce que tu te sens mieux ?

- Oui, beaucoup ! Ne t’inquiète donc pas comme ça.

Romain adressa un sourire à Franck et celui-ci se demanda s’il n’avait pas rêvé toutes les horreurs que lui avait dites son ami.

Quand Romain eut fini son repas, Franck récupéra le plateau et commença à faire la vaisselle, lorsqu’il vit son ami se lever d’un pas mal assuré.

- Tu vas où ?

- Prendre une douche.

- Mais…

- T’inquiète, ça va ! Et puis, si ça peut te rassurer, je vais laisser la porte de la salle de bain ouverte. C’est bon comme ça, je peux y aller ?

- Oui…

- Merci maman.

Romain éclata d’un rire sonore, mais il se calma assez vite en voyant que cela n’avait même pas fait sourire son ami. Cependant, il ne dit rien et partit se doucher.

 

* * * * *

 

- Haaaa… ça fait du bien !

Romain venait de sortir de la salle de bain et trouva Franck en train de refaire son lit. Ce dernier lui adressa un sourire.

- Mais qu’est-ce que je ferais sans toi ?

- Sans doute la même chose qu’avec.

- Ne dis pas ça voyons.

- Pourtant, hier, tu avais plutôt l’air de dire que tu serais bien plus content si je n’étais pas là !

Ca y était, Franck craquait. Il avait pensé un moment qu’il pourrait faire comme si de rien n’était, mais ce n’était pas le cas.

- Franck…

- Si tu ne voulais plus de mon amitié, tu aurais peut-être pu me le dire autrement ! Tu n’étais pas obligé de me blesser comme tu l’as fait !

- Ne crie pas comme ça.

- Ha oui, c’est vrai, moi je dois toujours être calme et me taire.

- Ce n’est pas ce que j’ai dit.

- Ha non ? Alors dis-moi ce que je suis pour toi ? Juste une personne qui est bien pratique quand tu as besoin de passer tes nerfs sur quelqu’un ? Est-ce que c’est le rôle que je suis censé tenir ?

Franck se laissa tomber par terre et se mit à sangloter. Romain se rapprocha alors lentement de son ami et s’assit sur le lit, près de là où était Franck.

- Non… ce n’est pas ce rôle que tu dois avoir…

- …

- Si je te demande pardon… est-ce que tu me pardonneras cette fois encore ?

- …

- Franck…

- … tu sais bien… que je te pardonne toujours… toujours…

- Tu n’es pas obligé, tu sais.

- … Je sais…

- Franck… tu es mon ami… je suis sincère quand je dis ça.

- …

- Je sais que je t’ai fait du mal hier encore… et je veux vraiment que tu me pardonnes. Dis-moi ce que je peux faire.

- Je t’ai dit que je te pardonne.

- Je sais… mais je m’en veux tellement…

- Dis-moi alors pourquoi tu m’as traité comme ça.

- …

- …

- … Je… j’ai peur de te perdre…

- Je ne comprends pas… Est-ce que je ne suis pas toujours là ?

- Si. Mais je tiens tellement à ton amitié que j’ai peur de te perdre. Et je prends de plus en plus conscience que je compte beaucoup trop sur toi… alors… alors, ça me fait peur.

- …

- J’aimais tellement Makoto… et pourtant, je l’ai perdu, et ça, même avant qu’il ne meurt…

- Romain… Romain, regarde-moi.

Romain croisa le regard encore plein de larmes de son ami.

- …

- Ne t’inquiète pas, je suis ton ami et je le resterai. Il faut que tu en sois convaincu !

- Franck…

- Oui ?

- Merci.

Franck se contenta de sourire. Décidemment, son ami, pourtant si sûr de lui en temps normal, arrivait à avoir des pensées extrêmement négatives. C’en était vraiment déconcertant et en même temps tellement touchant.

 

Fin du dixième chapitre

A Suivre…

 

Chapitre commencé le 14 décembre et achevé le 28 décembre 2003
Chapitre mis en ligne pour la seconde fois, après correction le 07 mai 2011

 

Note de fin de chapitre : Rien de particulier à dire, juste que j'espère que vous ne détestez pas trop Romain. lol

 

 

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Chapitre 11

 

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