Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Pas grand-chose à dire... juste que j'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre. Bonne lecture. (Désolée pour ce titre qui est encore une fois nul !)

 

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Souvenez vous :

Claude s’est de nouveau transformé en fille et est rentré chez lui.

Lang : Adolescent se transformant en loup lorsqu’il a peur, Lang est très protecteur vis-à-vis de Claude. Leur amitié semble d’ailleurs de plus en plus ambiguë. Ce qui n’empêche pas Lang d’être tombé amoureux d’Anita. Il souhaite protéger et aider cette dernière. Dans le même temps, il pense que la personne qui doit passer en premier pour lui n’est autre que Claude.

Claude : Il vient de se transformer pour la deuxième fois en fille et est rentré chez lui.

Anita : Fille de monsieur Harnois (le professeur de mathématiques de nos héros), elle a découvert il y a peu qu’elle est enceinte. Sa mère est dans le coma depuis des années et elle ne s’entend pas du tout avec son père qu’elle juge responsable de l’état de sa mère. Elle a fait part de certaines de ses craintes à Brice et lui a aussi confié qu’elle allait avorter dans quelques jours. Elle semble amoureuse de Lang mais a bien compris que pour l’adolescent, elle n’est pas la personne la plus importante dans son cœur.

Odette Birmanya : Professeur de français, elle se montre très sévère et exigeante avec ses élèves mais peut aussi faire prendre de beaucoup de gentillesse et de douceur envers eux. Elle est particulièrement attachée à Lang et Claude.

Gaël : Chargé de la protection de Lang, il fait croire qu’il est infirmier de l’école. Entièrement dévoué à Bing Quing, depuis peu, il est surpris par certaines attitudes de Brice. Et même s’il ne le montre pas, il commence à s’y attacher. Pourtant, c’est lui qui a tiré sur Brice et qui l’aurait certainement achevé s’il n’avait pas été interrompu.

Brice/‘L’amnésique’ : Il lui arrive d’avoir des flash de son passé, mais rien de vraiment concret pouvant l’aider à se souvenir de son passé. Il aimerait que Gaël se confit plus à lui.

Bing Quing : Ayant reprit la protection de Lang à la mort de Sheng, c’est un personnage très énigmatique qui ne semble vivre que pour protéger l’enfant chéri de Mei. Ne laissant jamais rien paraître de ses sentiments, la seule personne à en savoir un minimum sur Bing Quing est Heng.

Heng : Ayant promis de protéger Xavier, avec la disparition de ce dernier, Heng aurait du être libéré de toute obligation. Pourtant, il reste auprès de Bing Quing et l’aide dans sa protection envers Lang. Pourquoi ? Pour l’instant, lui-même ne peut l’expliquer.

Wang Ma : Le grand-père de Mei (la mère de Lang). C’est un homme autoritaire qui n’a jamais supporté que sa petite fille ne lui obéisse pas. Il veut lui aussi retrouver Lang.

 : Jeune servante au service de la famille Ma, elle est amoureuse de Bing Quing. (Elle n’a pas vraiment d’importance, mais comme on fait allusion à elle dans ce chapitre et qu’elle n’était apparut qu’une fois avant, je précise)

 

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Loup apprivoisé

 

Deuxième partie

 

 

Chapitre XXXI

** L'anniversaire de Bing Quing **


 

 

Brice soupira et décapsula sa bouteille de bière. Il allait d’ailleurs porter celle-ci à ses lèvres lorsque la serveuse vint lui apporter le repas qu’il avait commandé. Sans appétit, il commença à manger mais partit sans même avoir fini. A l’extérieur, les rues étaient presque vides et le petit restaurant dans lequel il avait été s’apprêtait à fermer. Il n’avait pas envie de rentrer, mais il n’avait nulle part où aller. Il eut un léger sourire en réalisant que bien qu’adulte, il se retrouvait dans la même situation qu’Anita. 

Il était une heure du matin lorsqu’il pénétra dans l’appartement qu’il partageait avec Gaël. Ce dernier était d’ailleurs au téléphone et ne lui adressa pas un regard lorsqu’il arriva.

- Avec qui parle-t-il ?
Se demanda le jeune homme.

- Je suis au téléphone avec Bing Quing, dit simplement Gaël comme s’il avait deviné la question.

Brice eut un sourire et alla dans sa chambre. S’installant sur son lit, il ne s’attendait pas à passer une partie de la nuit à faire des rêves qui lui semblaient être le passé d’un autre que lui. Des coups de feu raisonnaient, un adolescent en larmes lui demandait quelque chose, il courrait, poursuivait quelqu’un mais surtout, il se sentait oppressé et crut qu’il allait mourir étouffé. Pourtant, une main se tendit et sans même savoir à qui elle était, il la prit dans la sienne et finalement se sentit beaucoup plus paisible. Lorsqu’il se réveilla vers 5 heures du matin, il eut l’impression de pouvoir encore sentir de la chaleur dans sa main.

- C’était un rêve ?
Se demanda-t-il à voix haute.

Lorsqu’il sortit de sa chambre, il réalisa que normalement, c’était son tour de veiller sur le sommeil de Lang. Pourtant, Gaël ne lui fit aucun reproche et continua à siroter un café, au moins le dixième, au vu des nombreuses tasses l’entourant.

- Tu ne devrais pas boire autant de café, murmura Brice.

- Et toi tu devrais peut-être prendre des cachets pour dormir.

- ?

- Ca t’éviterait de crier dans la nuit.

Gêné, l’homme baissa la tête et chuchota :

- Désolé.

- Bah, tu sais, je m’en moque un peu.

- …

- Je sors faire un petit tour avant d’aller à l’infirmerie.

- …

Gaël allait ouvrir la porte lorsqu’il réalisa que Brice avait les yeux rivés sur lui et qu’il semblait chercher quelque chose au fond de sa mémoire.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Je sais que nous nous connaissons. Je me souviens t’avoir vu une fois à l’hôpital et je sais aussi que les fleurs, c’était toi.

- N’importe quoi.

- Ne t’inquiète pas Gaël.

- Quoi ?

- Je vais me souvenir et quand je saurais ce que j’ai fait pour te faire souffrir, je te promets de tout faire pour me racheter.

Gaël se contenta d’un haussement d’épaule et sortit de l’appartement.

 

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Bing Quing ouvrit les yeux et se leva presque aussitôt. Dans les cuisines, plusieurs domestiques s’affairaient afin de préparer le petit déjeuner du Wang Ma. Bing Quing prit un morceau de pain et ressortit. A l’extérieur, le soleil se levait et commençait à teinter les jardins de couleurs magnifiques.

- Ce spectacle est apaisant, n’est-ce pas ?

- Heng ?

- Si je me souviens bien, c’est ton anniversaire aujourd’hui.

- ?

- Pour ces dix-neuf ans, tu sais ce que Xavier m’avait demandé ?

- Non. Mais j’imagine que tu vas me le dire.

- Il voulait que je fasse tout ce qu’il me demanderait pendant la journée.

- ?

- Et au final, il a passé tout son temps à me demander de sourire.

- Chose que tu n’as pas faite, j’imagine.

- Pourquoi l’aurais-je fait ? J’avais fait le serment de le protéger, pas d’accéder à de stupides requêtes.

- Pourquoi me dis-tu cela ?

- Peut-être simplement parce que j’avais envie que tu le saches. A plus tard.

Heng s’éloigna avec un petit signe de la main mais fut rattrapé par Bing Quing qui lui demanda :

- Est-ce que tu seras d’accord de faire quelque chose pour moi ?

- Quoi ?

- Je voudrais une photo de Mei. Tu comprends, je n’en ai aucune et j’aimerai vraiment en avoir une.

Heng ne répondit pas et reprit sa marche. Nul doute qu’aujourd’hui encore le grand-père de cette femme qu’aimait tellement Bing Quing lui demanderait s’il avait retrouvé la trace de Lang. Et comme toujours, il lui ferait un rapport complètement erroné.

Mais avant de rejoindre les quartiers du vieil homme, il retourna dans sa chambre. Une pièce impeccablement rangé et avec le strict minimum en mobilier. Se dirigeant vers une armoire, il sortit une valise et l’ouvrit. A l’intérieure, quelques vêtements et une pochette vieillie par le temps. Il prit cette dernière et l’ouvrit. Quelques photos tombèrent alors sur le sol. Beaucoup d’entre-elles étaient des photographies de Lang, à différente période de son enfance. A chaque fois, au dos, une date et un petit mot de Xavier étaient écrits. Il les passa toutes rapidement en revue avant de tomber sur celle qu’il cherchait. C’était une photo de mariage de Xavier et Mei, sur laquelle il apparaissait lui aussi.

- Que veux-tu que j’en fasse ?

- Tu peux la jeter si tu n’en veux pas, mais c’était le plus beau jour de ma vie et j’étais heureux que tu sois là pour le partager.

- Je…

- Prends-là.

« J’ai bien fait de la garder », se dit le chinois en remettant ses affaires en place. Lorsque ce fut fait, il sortit de la pièce et se dirigea vers la chambre de Bing Quing qui n’était pas là. Entrant sans même réaliser que ce n’était pas correct, l’homme déposa la photo sur le lit. L’armoire entrouverte laissait apparaître de nombreux costumes.

En touchant un, Heng murmura :

- Pourquoi porter de tels vêtements ?

 

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C’était l’heure de déjeuner et Anita venait de terminer lorsqu’elle aperçut Lang assis sur un banc. Elle s’approcha de lui et s’assit à ses côtés.

- Tu m’as l’air bien songeur, dit-elle.

- …

- Tu as un problème ?

- Non… je… et toi, tu vas bien ?

- Oui.

Les deux adolescent restèrent assis l’un près de l’autre sans rajouter un mot et lorsque la cloche sonna, ils se levèrent et Anita s’apprêtait à rejoindre sa classe lorsque Lang la retint par le bras.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- J’aimerai te demander quelque chose.

- Je t’écoute, dit la jeune fille avec un sourire.

- Le bébé… si tu le gardes… je t’aiderai, murmura le garçon en laissant sa main glisser vers celle d’Anita.

Cette dernière, tout d’abord surprise, ne fit pas un geste, puis, elle se libéra et courut vers sa salle de classe.

Lang prit alors à son tour le chemin de sa classe. Dans son esprit tout était assez confus.

- Fraust !

Réalisant soudain qu’il était devant sa classe et qu’il était resté sans bouger durant plusieurs minutes, il adressa un regard perdu à son professeur de français.

- Tu as un problème Fraust ?
Demanda madame Birmanya.

- Non… désolé, s’excusa l’adolescent en allant s’installer.

La place à côté de lui était vide et la présence de Claude lui manquait. Il soupira plusieurs fois durant le cours mais étrangement, l’enseignante ne lui fit aucune remontrance. Pourtant, au moment de la fin du cours, elle lui demanda de rester. Elle attendit que tous les élèves soient sortis, puis elle s’assit face à l’adolescent.

- Que t’arrive-t-il ?

- Pardon ?

- J’ai remarqué que tu as été très distrait durant tout le cours. Ce n’est pas dans tes habitudes.

- … désolé…
S’excusa l’adolescent.

- Je n’attends pas que tu t’excuses, mais que tu me dises ce qui se passe.

La femme remonta ses lunettes sur son nez et malgré son air sévère, Lang savait qu’elle pouvait faire preuve d’une très grande douceur. Peut-être pouvait-il lui confier quelques une de ses angoisses.

- En fait… vous savez… j’ai l’air très sûr de moi… mais j’ai l’impression… que je ne peux aider personne… je…
Lang baissa la tête et contre toute attente, la femme lui caressa les cheveux avant de lui dire :

- Te rends-tu compte que tu n’as que quatorze ans ?

- Bientôt quinze, murmura l’adolescent.

La femme eut un sourire tendre et poursuivit :

- Quatorze ou quinze ans, ça ne change pas grand-chose.

- Vous cherchez à me dire que je ne suis qu’un gamin, c’est ça ?

- Non. Je voudrai juste que tu comprennes que plus tu grandiras et plus tu réaliseras qu’il y a des problèmes que tu ne pourras pas résoudre.

- …

- Et pour l’instant, je te trouve beaucoup trop jeune pour avoir ce regard d’adulte fatigué de la vie, poursuivit la femme en relevant le menton de l’adolescent.

- …

- A ton âge, on découvre les choses, on ne sait encore rien de la vie.

- Mais moi, je…

- Toi, tu es comme les autres. Même si visiblement tu en sais plus sur le monde que les autres, ta vie ne fais que commencer alors ne cherche pas à grandir trop vite.

- …

- Et n’oublie pas que tu es entouré d’adultes qui sont prêts à t’aider si tu le leur demandes, termina la femme avec un sourire.

A cet instant, et bien qu’elle ne ressemble pas du tout à sa mère, Lang eut l’impression de voir cette dernière au fond des yeux de la femme.

- Merci…, murmura l’adolescent en se levant.

Madame Birmanya le laissa partir, espérant qu’elle avait réussi à remonter le moral à ce garçon si étrange. Elle ignorait que c’est apaisé, que ce dernier se rendait en cours de chimie. La femme avait sans doute raison : il devait apprendre à laisser faire les choses et ne pas vouloir tout résoudre.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Ce soir-là, alors que la lune était déjà haute dans le ciel, Bing Quing regagna sa chambre et étouffa un bâillement. Tout en enlevant sa cravate, son regard tomba sur une photo sur son lit. Sur celle-ci, Mei et Xavier souriant, le jour de leur mariage et près d’eux, Heng était présent. Passant les doigts sur le visage de Mei, quelques paroles traversèrent ses lèvres :

- Tu étais la plus belle…

Reprenant contenance, Bing Quing enleva sa veste et s’apprêtait à continuer à se déshabiller lorsque la porte de sa chambre s’ouvrit.

- Je t’ai déjà dit de frapper avant d’entrer.

- Joli bouquet, dit simplement Heng en entrant.

Tournant le regard vers le bureau, Bing Quing vit qu’effectivement de magnifiques fleurs trônaient dans un vase. Sans doute un cadeau d’Aï.

- Cette fille est vraiment amusante, dit celui qui avait promis de protéger Xavier.

- Pourquoi ça ?

- Parce qu’elle s’accroche à un amour qui ne lui sera jamais rendu.

- …

- Finalement, elle te ressemble.

- …

- Rhabille-toi, je t’invite.

- Quoi ?

- Je t’attends dehors, dit simplement Heng en ressortant.

Plusieurs minutes plus tard, Bing Quing, qui avait troqué son costume blanc pour un gris le rejoignit.

- Je te trouve particulièrement bavard et gentil en ce moment.

- Tu trouves, répondit simplement Heng avec un haussement d’épaule.

- Tu es malade ? Ou alors tu veux quelque chose ?

- Non… je…

- Je sais que tu as été élevé de façon à faire taire toutes tes envies, mais aujourd’hui, j’aimerais comprendre ce qui se passe.

- …

- Heng ?

- Quand j’aurai moi-même compris ce qui se passe, je t’en ferai part.

- D’accord, répondit simplement Bing Quing avec un léger sourire.

Tout en se dirigeant vers la voiture, tous deux savaient que quelque chose était en train de changer. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’avait envie d’en parler et le trajet pour aller au restaurant choisi par Heng se déroula en silence. Mais lorsqu’ils descendirent de voiture, l’homme dit à Bing Quing :

- C’est la dernière fois que j’accepte de t’inviter dans une telle tenue.

Comprenant parfaitement l’allusion, la personne qui fêtait son anniversaire se contenta de répondre :

- Alors profitons de cette soirée car je ne changerai rien. Tu sais très bien quelle vie j’ai choisie.

Heng ne répondit pas et ensemble, ils entrèrent dans le restaurant.

 

 

Fin du chapitre XXXI

A suivre…

Commencé et terminée le 08 janvier 2011.

 

 

Note de fin de chapitre : Un petit commentaire à la fin de cette lecture ? lol
Naëlle
 

 

 

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Chapitre 32

 

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