Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Bonjour tout le monde.
Comme convenu, voici la suite de « Loup apprivoisé ». Dans ce chapitre, nous verrons à peine Lang et en plus, c’est assez court. Pourtant, j’aime bien ce qui se passe dedans. Mais vous verrez et me direz après votre lecture ce que vous en avez pensé.

Avant de vous laisser lire, je ne vais pas vous faire de résumé, mais juste un petit rappel :

- Dans le chapitre 21, durant la nuit, Claude s’est transformé en fille (je sais, je sais, beaucoup veulent oublier ce détail, mais bon…) et dans le dernier chapitre (le 29, donc), notre adorable héro a ressentit les mêmes douleurs qu’un mois plus tôt. Toujours dans ce même chapitre, mais un peu plus tôt, Brice s’était fait tiré dessus et c’est Claude qui était resté avec lui en attendant les secours.
Si vous avez le temps (et envie) d’ailleurs, je vous conseille de relire ce chapitre 21.

Et sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.

PS : je sais, le titre du chapitre est nul... je n'avais pas d'idée et c'était mieux ça que de mettre "sans titre" comme ça m'arrive souvent. lol

 

 

Loup apprivoisé

 

Deuxième partie

 

 

Chapitre XXX

** Nouvelle transformation pour Claude **


 

 

Lorsque la cloche sonna pour réveiller les internes de l’école, Lang et Claude ne bougèrent pas. En réalité, ils avaient passés toute la nuit assis sur le lit de celui qui venait de se transformer.

- Et si ça ne marche pas ?
Demanda soudain Claude.

- Tu vois une autre solution ?

- … non… mais… et… tu es sûr que je vais redevenir… normal dans quelques jours… ?

- … non…, murmura Lang en baissant la tête.

- …

- Mais d’après ce que j’avais compris du fax, il était question d’une transformation au moment de la pleine lune. La première fois, c’était le jour même de la pleine lune. Là, un mois plus tard, nous savons que la lune sera remplie demain, alors j’en conclu que demain ou après-demain, tu devrais redevenir un garçon.

- … tu as sûrement raison…

- Allez, il faut y aller, sinon quelqu’un va venir nous chercher et là, on ne pourra pas vraiment cacher ton état.

- Tu as raison, dit Claude en se levant.

Plusieurs minutes plus tard, les deux amis étaient prêts et si Lang s’apprêtait à aller prendre son petit déjeuner, Claude, de son côté, prenait la direction de l’infirmerie, habillé d’un tee-shirt, deux pull-over et une veste par-dessus afin de cacher un détail au niveau de sa poitrine qui n’était pas censé être là.

Le plan de Lang était assez simple. Il devait prétendre être malade et vouloir retourner chez lui. Le seul problème auquel pensait Claude, était qu’il n’était pas sûr du tout que ses parents accepteraient qu’il rentre en pleine semaine. Devant l’infirmerie, l’élève de quatrième respira à fond et poussa la porte. A l’intérieur, un homme vint l’accueillir et lui dit :

- Le docteur Perrine s’est… absentée, termina-t-il dans un souffle.

Claude aussi se figea, oubliant son « problème » du moment.

Brice, car c’était lui, dévisagea l’adolescent qui lui faisait face et demanda, troublé :

- On s’est déjà rencontré ?

- Vous vous êtes fait tiré dessus, dit en même temps l’autre.

- Tu étais là… ?

Quelques brides de l’évènement revinrent en mémoire à l’homme. Il revoyait le canon d’une arme pointé vers lui. Il entendait une détonation, se sentait tomber, voyait quelqu’un s’approcher afin de finir le travail, puis, plus rien, seulement une main dans la sienne.

Tendant le bras vers Claude, Brice prit sa main dans la sienne avant de demander :

- Tu me connais ?

L’élève fit signe que non avant d’ajouta :

- Mais je suis vraiment content de voir que vous allez bien. Madame Birmanya m’avait dit que vous étiez vivant, mais je suis content de voir que c’est vrai.

Serrant un peu la main dans la sienne, l’homme interrogea :

- Où étais-je quand on m’a tiré dessus ?

- Hein… heu… devant l’école.

- Devant l’école ? Mais qu’est-ce que je faisais là ?

- Heu… je ne sais pas… mais pourquoi ? Vous ne vous souvenez plus que vous étiez là ?

- Non. En fait, je ne me souviens de rien.

- Ho… je suis désolé… ça doit être terrible.

- Oui, enfin, je fais aller, rajouta l’homme avec un certain entrain.

- Mais ça doit être dur pour vous de ne pas reconnaître votre famille et vos amis, non ?

Brice se contenta de sourire tristement et relâcha l’adolescent.

- Alors, tu es malade ?

- Pardon ?

- Normalement, quand on vient à l’infirmerie, c’est parce qu’on est malade.

- Ha… heu… oui… je me sens mal… et je voudrais rentrer chez moi… je…

- Assieds-toi. Je vais t’ausculter.

- Non ! Je veux rentrer chez moi.

Claude réalisa seulement après coup qu’il venait de s’énerver. Il voulut s’excuser, mais l’infirmier se contenta de lui sourire avant de lui demander :

- Comment t’appelles-tu ?

- Claude Gaumont, répondit-il en s’asseyant sur une chaise près de l’homme.

- Décidemment, c’est la matinée des surprises, dit Brice.

- Pardon ?

- Non rien. Bon, alors, le numéro de téléphone de tes parents, rajouta l’homme en cherchant dans les fiches d’élèves celle du garçon.

Tout en cherchant, il détailla l’adolescent qu’il avait au début pris pour une fille. Il ne l’avait encore jamais vu et ne s’attendait pas à ce qu’une personne lui ayant permis de retrouver des brides de son passé soit le compagnon de chambre de Lang, un garçon pour qui il devait être prêt à risquer sa vie. D’après ce qu’il avait compris, l’enfant qui lui faisait face était aussi « particulier », mais il ignorait en quoi. En effet, Bing Quin lui avait donné deux missions : protéger Lang à n’importe quel prix et dans la mesure du possible, ne pas laisser Gaël mourir. Claude n’avait donc aucune importance dans ses objectifs.

- Ha, j’ai trouvé ta fiche. J’appelle tes parents. Ou tu veux leur parler ?

Claude secoua la tête en signe négatif.

Brice dut faire plusieurs tentatives avant de réussir à joindre le père du garçon et une fois qu’il eut l’homme au téléphone, ce dernier commença par dire qu’il n’avait pas le temps de venir chercher son fils à l’école. Tout en tentant d’argumenter, Brice regardait furtivement Claude qui palissait au fur et à mesure de la conversation. Finalement, l’infirmier proposa de raccompagner lui-même au domicile familial. Le père de Claude soupira, accepta et raccrocha.

- Hé bien, ton père n’est pas commode, dit l’homme afin de détendre un peu l’atmosphère.

- C’est que… il est très occupé, murmura l’adolescent en fixa le sol.

- Bon, viens, je vais te raccompagner. Gaël ne va pas tarder à arriver, ça devrait donc être bon.

Claude se leva avant de répéter :

- Gaël ?

- Oui, c’est le deuxième infirmier. Enfin… le premier, parce que moi, je suis arrivé après. Un problème ?

- … non…

Plusieurs minutes plus tard, alors qu’ils se rapprochaient de la maison de Claude, celui-ci se remémorait les minutes qu’il avait passé avec l’infirmier lorsque ce dernier avait été blessé.

- Monsieur, dit-il soudain.

- Oui ? Tu veux que je m’arrête pour que tu puisses te déshabiller un peu ?

Claude fit signe que non. Il était évident qu’il devait sembler bizarre à être emmitouflé dans ses vêtements comme il l’était, mais il était hors de question qu’il n’enlève ne serait qu’un seul haut.

- Alors, que voulais-tu me dire ?
Demanda l’homme en gardant les yeux sur la route.

- Je voulais vous dire… quand je suis resté avec vous quand vous vous êtes fait tiré dessus.

- Oui ?

- Vous avez dit plusieurs fois le même prénom.

- Vraiment ?

- Oui. Vous avez dit « Gaël ». En fait, je crois que vous vous êtes trompé et que vous m’avez appelé Gaël.

Brice assimila l’information avec plus ou moins de facilité. Pourtant, il ne laissa rien transparaître mais le reste du trajet se fit en silence.

- Je vais rester avec toi en attendant tes parents, dit l’infirmier.

- Non, ça va aller… et puis… je ne suis pas sûr que mes parents apprécieraient si quelqu’un était là quand ils rentreront.

Pensant que vu l’attitude du père, il devait avoir raison, l’homme consentit à laisser l’adolescent seul.

- Bon rétablissement, dit l’infirmier en repartant.

- Merci. Et merci de m’avoir ramené chez moi.

Claude attendit que la voiture ait disparu de son champ de vision pour rentrer chez lui. Une fois dans sa chambre, il enleva ses vêtements et s’allongea sur son lit. La nuit blanche qu’il venait de passer se faisait ressentir et sans même s’en rendre compte, il s’endormit.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Lorsque Claude se réveilla, le soleil commençait à décroître et réalisant que sa mère ne tarderait pas à rentrer, l’adolescent se rhabilla comme le matin et alla l’attendre dans le salon. S’asseyant dans un fauteuil, il réfléchit à une bonne excuse qu’il pourrait donner à la femme lorsqu’elle arriverait. Il était tout à ses réflexions lorsqu’elle arriva.

- Qu’est-ce que tu fais là ?
Demanda-t-elle simplement en croisant le regard de son enfant.

- Maman… je…

- Ton père sait que tu es rentré ?

- Heu… oui… l’école lui a téléphoné. Je suis malade et…

- Il me semblait qu’ils avaient un médecin dans cette école. Et je vais te dire, au prix où elle coûte, ils peuvent avoir un médecin en permanence.

- Maman…

- Qu’est-ce que c’est que cet accoutrement ?
Demanda la femme en fixant son fils.

- En fait… il m’arrive quelque chose… je…
Claude cherchait ses mots. Durant le temps où il l’avait attendu, il s’était décidé à dire la vérité à sa mère. Mais comment lui expliquer que pour une raison qui lui était inconnue, il se transformait en fille ?

La femme semblait agacée par les moitiés de phrases que faisait son fils et elle allait le lui faire savoir lorsque son téléphone portable sonna. Abandonnant l’adolescent, elle alla s’enfermer dans sa chambre afin d’être tranquille pour y répondre.

Etouffant un sanglot, Claude rejoignit la sienne et se laissa tomber sur la chaise de son bureau. Face à lui, un papier peint rose avec des papillons lui rappela une nouvelle fois qu’il n’était pas ce que sa mère attendait de lui. Laissant des larmes couler le long de son visage, il eut l’impression de n’avoir jamais été aussi malheureux. Il pensait pourtant s’être fait à cette solitude et qu’on lui montre sans cesse que ce n’était pas quelqu’un comme lui qui aurait dû naître. Mais pourquoi souffrait-il autant aujourd’hui ?

Claude se réveilla dans la nuit, une crampe dans l’estomac. Il réalisa alors qu’il n’avait rien mangé depuis la veille au soir. S’étirant un peu, il se rendit compte qu’il s’était endormi, la tête sur son bureau.

L’adolescent se déshabilla et s’installa dans son lit. Prenant un oreiller contre lui, il se rendormit rapidement, malgré son envie de manger, pensant aux paroles rassurantes que lui avait adressé Lang avant son départ.

- Merci Lang, murmura-t-il dans son sommeil.

 

 

Fin du chapitre XXX

A suivre…

Commencé le 25 juillet et terminée le 23 août 2010

 

 

Note de fin de chapitre : Ca fait tellement longtemps que vous n'aviez pas lu de nouveaux chapitres de cette histoire que j'espère que vous avez réussi à vous remettre dans le bain sans trop de difficulté. Je vous dis à bientôt pour la suite !
Naëlle
 

 

 

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Chapitre 31

 

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