Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Hé oui, plus personne n'y croyait, mais voici la suite de "Loup apprivoisé". Je me doute que vous allez avoir un peu de mal à vous remettre dans l'histoire, mais j'espère quand même que vous prendrez du plaisir à lire la suite et je pense tenir le bon bout pour recommencer à vous faire lire des chapitres régulièrement. Sans vouloir raconter ma vie, il m'est arrivé beaucoup de choses en 2010 dont un drame puisque j'ai perdu l'une des personnes que j'aimais le plus au monde.
2011 sera l'année où, je l'espère, je reprendrai du service avec mes fics !
Bonne lecture

 

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Souvenez vous :

 

Lang : Adolescent se transformant en loup lorsqu’il s’énerve ou qu’il a peur, il est très protecteur vis-à-vis de Claude. Il a aussi un caractère exécrable et peut faire preuve d’une douceur étonnante avec certaine personne. Elève brillant, il n’hésite pas à se servir de son statu de « privilégié » au sein de l’école pour obtenir ce qu’il veut. Depuis sa rencontre avec Anita, il a de plus en plus envie de la comprendre. Il est d'ailleurs très attiré par cette dernière.

Claude : Garçon calme et gentil, il s’est beaucoup attaché à Lang. Depuis le début, tout le monde se doute qu’un mystère l’entour sans qu’il le sache, mais à présent, une partie de l’énigme est résolue : il se transforme en fille. Que pense-t-il du rapprochement entre Lang et Anita ?

Gaël : Entièrement dévoué à Bing Quing, il est attaché à la protection de Lang, sans que celui-ci le sache. Pour ce faire, il est prêt à utiliser tous les moyens possibles. Il a d’ailleurs même tiré sur un homme il y a peu. Dans l’école dans laquelle se déroule l’action, il est infirmier et a rencontré Anita. Pour une raison inconnue, il semble détester Brice qui se trouve être l'homme sur lequel il a tiré. Ses sentiments à son égard semblent de plus en plus mitigés !

‘L’amnésique’/Brice : Un homme qui était sur la trace de Lang. Mais il a perdu la mémoire à la suite de sa blessure par balle infligé par Gaël. Il semble d’ailleurs connaître celui-ci. Durant son séjour à l’hôpital, Heng l’a épargné et Bing Quing lui a proposé de rejoindre ses troupes. Il a prit le prénom de « Brice » et est très gentil. Il s'est beaucoup attaché à Gaël et cherche à le comprendre et l'aider. Sa mémoire tente parfois de refaire surface, mais sans grand succès jusqu'à présent.

Bing Quing : Personnage mystérieux qui veut à tout prix protéger Lang. Et cela, sans que l’adolescent ne le sache. Gaël est à son service et ce n’est pas la seule personne à œuvrer dans l’ombre pour protéger le fils adoptif de Mei à qui cet étrange personnage semblait très attaché.

Heng : Quasiment tout le temps avec Bing Quing, il avait promis à Xavier (le père de Lang) de le protéger. A présent, ses motivations semblent avoir changées...

Anita : Fille de monsieur Harnois (le professeur de mathématique). Elle vient de se rendre compte qu’elle est enceinte. Lang semble attiré par l’adolescente. Elle déteste son père et sa mère est dans le coma, à l'hôpital.

 

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Loup apprivoisé

 

Deuxième partie

 

 

Chapitre XXIX

** Un bébé non désiré **


 

 

Anita regarda l’heure sur sa montre et murmura en ce levant :

- Je reviendrai demain…

Ceci dit, elle sortit de la chambre d’hôpital et quitta l’établissement rapidement.
Elle avait trois ans lorsque sa mère était tombée dans les escaliers de leur maison. Et depuis ce jour fatal, elle n’avait pas repris connaissance. La jeune fille n’avait qu’un vague souvenir de cet événement, mais elle se souvenait parfaitement des cris de sa mère et de la voix autoritaire de son père. La police avait conclu à un accident, mais elle savait bien, au fond d’elle, que son père était coupable de l’état de sa mère. Avec les années, elle s’était mise à aimer cette femme qu’elle n’avait quasiment pas connue et cette dernière était devenue sa confidente. L’adolescente lui faisait part de ses joies, de ses petits tracas et surtout de ses craintes.

Lorsqu’elle arriva chez elle, la nuit était déjà tombée et son père avait préparé le dîner. Mais comme quasiment toujours, ils ne mangeraient pas ensemble. Anita monta directement dans sa chambre et attendit près d’une heure avant de redescendre. Elle pensait que son père avait finit son repas et qu’il était certainement retourné dans son bureau, mais qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle s’aperçut qu’il était toujours dans la cuisine, une photo de son épouse entre les mains.

- A quoi tu joues ?
S’énerva la lycéenne.

- Pardon ?

- Pourquoi tu fais ça ? C’est à cause de toi si maman n’est pas là ! Alors arrête de faire comme si tu l’aimais.

L’homme fixa sa fille quelques secondes avant de détourner le regard.

- Tu ne sais pas ce qui s’est passé, murmura-t-il en se levant de sa chaise.

- Si ! Je sais très bien ce qui s’est passé ! Tu voulais tuer maman ! Tu ne l’aimais pas et tu as voulu t’en débarrasser ! Ta place est en prison !!! Je te déteste !!!!!!!

La jeune fille sortit de la maison, des larmes de colère coulant sur son visage. Elle voulait partir loin de cette maison et de cet homme qui lui avait volé sa mère. Mais après avoir couru durant de longues minutes, elle s’arrêta net. Où pouvait-elle aller ? A part son père, elle n’avait aucune famille. En effet, elle savait que les parents de celui-ci étaient toujours en vie, mais elle ne les avait jamais rencontrés et elle n’avait jamais eu d’amis à qui elle aurait pu demander de l’héberger quelques jours. Alors, que faire ?

Elle allait rebrousser chemin lorsque son regard croisa celui de Brice.

- Ha, salut, dit celui-ci en reconnaissant l’adolescente.

- Bonsoir, répondit Anita en essuyant ses larmes d’un revers de manche.

- Que se passe-t-il ? Tu ne devrais pas être chez toi à cette heure-ci ?

- Si… mais… Et vous, que faites-vous ici ?

- Je suis sorti pour manger. Mais je vais commencer par te raccompagner chez toi. Viens, dit gentiment l’homme.

Anita ne bougea pas mais demanda :

- Vous n’avez jamais l’impression que tout va de travers ? Que rien ne devrait se passer comme ça se passe ?

Surpris par la question, Brice répondit néanmoins.

- Hé bien… mes souvenirs ne remontent pas à très loin, mais si, ça m’arrive de le penser.

- …

- Pourtant, quand je regarde les choses avec du recul, je réalise que beaucoup de choses se passent bien.

- … vous avez de la chance de penser ça… moi… je… trouve que… rien, mais rien… ne va… je…

L’adolescente éclata en sanglot et Brice ne sut quoi faire tout d’abord. Puis, naturellement, il s’approcha d’Anita et la prit dans ses bras. Sans un mot, il passa ses mains dans ses cheveux. Cette sensation lui rappela quelque chose. Au plus profond de sa mémoire, un souvenir voulait refaire surface, mais comme si un mur se dressait entre l’inconscient et le conscient de l’homme, il ne vit qu’un flash puis, plus rien. Contre lui, la jeune fille, apaisée par son geste, avait cessé de pleurer.

- Je t’invite à dîner, dit Brice en s’éloignant d’elle.

Anita eut un sourire et le suivit. Tous deux entrèrent alors dans un petit restaurant et commandèrent sans échanger un mot entre eux, puis attendirent, toujours en silence. Et ce n’est que lorsqu’ils eurent leurs repas que Brice demanda :

- Ton père est au courant ?

Sans s’en rendre compte, l’adolescent passa une main sur son ventre.

- Non… il ne le sait pas… et je n’ai pas l’intention de lui dire.

- Il va pourtant bien finir par s’en rendre compte, dit justement l’homme.

- Ca m’étonnerait, répondit la jeune fille.

- Je ne comprends pas.

- C’est simple, je ne veux pas de ce bébé.

- …

- J’ai déjà pris un rendez-vous. D’ici quelques jours, cette chose dans mon ventre ne sera plus qu’un souvenir.

- …

- Vous trouvez que je ne devrais pas avorter, c’est ça ?

- Je ne sais pas. Je pense que ce genre de choix ne regarde que la personne concernée.

- …

- Et peut-être qu’il vaut mieux pour cet enfant qu’il ne naisse pas si c’est pour venir dans un monde où il ne sera pas aimé.

- Je suis contente que vous me compreniez, dit simplement Anita.

Brice se contenta de sourire. L’adolescente lui demanda alors :

- J’ai entendu les gens dire que vous avez perdu la mémoire. C’est vrai ?

- Oui. Pourquoi ?

- Qu’est-ce que ça fait ?

- Pardon ?

- Je voudrais savoir ce que ça fait d’avoir tout oublié ?

- … c’est… horrible…

- …

Brice regarda la jeune fille avant de poursuivre :

- On a l’impression qu’on a perdu quelque chose de très important, mais on ne sait pas ce que c’est.

- … Mais… votre famille ne vous aide pas à vous souvenir ?

- « Ma famille » ?
Répéta l’homme.

- Oui, les...
Anita fut coupé dans sa phrase et avant même que l’infirmier n’ait le temps de faire un geste, elle courait vers les toilettes. Une fois là, elle ne put se retenir et rendit tout ce qu’elle venait de manger. Plusieurs minutes plus tard, lorsqu’elle sortit, elle trouva Brice qui l’attendait à la porte. Ce dernier lui adressa un sourire avant de lui dire :

- Je te raccompagne chez toi.

 

 

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Lorsque Brice ouvrit la porte d’entrée, il trouva Gaël, posté à la fenêtre de laquelle il pouvait voir la chambre de Lang.

- Bonsoir, dit le nouvel arrivant.

- Bonsoir, répondit simplement Gaël.

- Je t’ai ramené à manger, annonça Brice en posant une barquette contenant un plat tout prêt, à côté de son collègue.

L’autre posa le regard dessus avant de l’ouvrir et demander :

- Pourquoi m’avoir prit du poisson en sauce ?

- Comme ça, parce que la tête de ce repas me semblait sympathique, répondit simplement Brice avec un sourire.

Sans un mot, Gaël commença à manger. Aucune émotion ne transparaissait. Pourtant, sa surprise avait été grande lorsqu’il avait découvert l’un de ses plats favoris dans la boîte en polystyrène.

- Bon appétit, murmura celui qui avait acheté le repas avant d’aller se coucher.

 

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Lang lisait un roman, installé contre ses oreillers lorsqu’il sentit le regard insistant de Claude posé sur lui.

- Un problème ?
Demanda-t-il en croisant le regard de son ami.

- Tu vas faire quoi pendant les vacances ?

- Tu penses déjà aux vacances ? Je te signale qu’elles ne sont que dans un mois et demi.

- Je sais, mais j’aimerai savoir ce que tu vas faire.

- Aucune idée, répondit l’adolescent au regard sombre. Et toi ?

- Je ne sais pas… j’irai sûrement chez mon oncle pour réviser.

- Passionnant comme programme, dit simplement Lang avant de se remettre à lire.

- …

- J’ai l’impression que tu veux me dire autre chose. Je t’écoute.

- On se verra pendant les vacances ?

Lang détourna une nouvelle fois les yeux de son livre avant de répondre :

- Pourquoi te poses-tu ce genre de questions maintenant ? Je viens de te dire que les vacances sont dans seulement un mois et demi. A croire que tu ne peux plus te passer de moi, rajouta le jeune homme en riant.

Claude resta silencieux et prit ses affaires pour aller se doucher. Mais alors qu’il allait entrer dans la salle d’eau, il fut retenu par le bras. Lang s’était levé et lui demanda :

- Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi insistes-tu autant ?

Claude baissa les yeux avant de répondre dans un murmure :

- Je ne veux pas que tu restes seul.

Lang se remit alors une nouvelle fois à rire.

- J’ai dit quelque chose de drôle ?
Interrogea son compagnon de chambre.

- Oui… enfin… non…, répondit Lang entre plusieurs fous rires.

Vexé par l’attitude de son ami, Claude s’engouffra dans la salle de bain, ignorant alors que si son ami riait, c’était pour masquer son émotion et sa gratitude. S’asseyant contre la porte qui les séparait, Lang murmura :

- Comment fais-tu pour être si gentil avec moi ?

 

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Anita se réveilla en sursaut. Son réveil indiquait 9h et elle allait être en retard en cours. Elle se leva donc précipitamment et courut dans la cuisine. Là, elle sortit du lait et un paquet de biscuit qu’elle allait ouvrir lorsque son père arriva à son tour.

- Pourquoi tu ne m’as pas réveillé ?
S’énerva l’adolescente.

- ?

- A cause de toi, je vais être en retard pour mon devoir de philo !

Et pour la première fois depuis de nombreuses années, monsieur Harnois éclata d’un rire sonore qui retentit dans toute la maison. Sa fille, les cheveux en bataille, son haut de pyjama à moitié sortit de son pantalon et son paquet de biscuit à la main lui renvoyait la vision d’une adolescente absolument charmante bien loin de celle qui criait, s’énervait et lui reprochait sans cesse l’absence de sa mère. Anita regardait son père sans comprendre, mais surtout, elle le regardait comme elle ne l’avait plus fait depuis des années. Cet homme était donc capable d’afficher autre chose que de l’austérité sur son visage ?

Réussissant à calmer son hilarité, l’homme dit à sa fille :

- Je doute que tu ais un devoir de philosophie un samedi matin.

- On est samedi ???

- Hé oui.

- Ha… j’aurai encore pu dormir alors…, dit l’adolescente avec déception.

- Rien ne t’empêche de retourner te coucher. Pour ma part par contre, je sors. A tout à l’heure, rajouta l’homme en quittant la maison.

L’adolescente le regarda partir avant de prendre la direction de sa chambre. Mais à peine y était-elle qu’elle fut prise de nausées. Elle ressortit alors précipitamment afin de vomir. Lorsqu’elle eut finit, elle se prit la tête entre les mains et se mit à pleurer silencieusement. Elle aurait voulut que sa mère soit là. Elle, aurait certainement pu l’aider.

Cette dernière recevait d’ailleurs la visite de son mari. L’homme s’assit près de sa femme et prit sa main dans la sienne avant de lui murmurer :

- Ma chérie… tu n’imagines pas à quel point tu me manques…

Malgré ce que pouvait penser les gens, il était toujours amoureux de son épouse, même si celle-ci ne s’était pas réveillé depuis presque quinze ans. Pourtant, il savait qu’elle était responsable de la haine que lui portait leur fille. Embrassant la main de sa femme, il poursuivit :

- J’aimerai parfois qu’elle me confie ne serait-ce que le quart de ce qu’elle te dit…

 

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Lang aperçut Anita assise sur un banc et c’est sans même réfléchir qu’il alla vers elle.

- Salut, dit-il en arrivant.

- Salut.

- Tu as passé un bon week-end ?
Interrogea l’adolescent en s’asseyant près de la jeune fille.

- Ca aurait pu être pire… Tu ne devrais pas être en train de manger ?

- J’ai fini, répondit Lang avec un sourire.

La fille de monsieur Harnois aurait bien aimé rester seule, mais visiblement son nouvel ami en avait décidé autrement. Elle avait pourtant sciemment évité la cantine à midi afin que personne ne vienne lui parler, cependant, il semblait peine perdu de vouloir repousser le garçon assis à côté d’elle.

- Et toi, tu as passé un bon week-end ?
Interrogea l’adolescente, cherchant un sujet de conversation qui ne la concerne pas.

- Oui.

- C’est sûr que ça doit être passionnant de rester ici.

- Mon père m’a apprit quelque chose quand j’étais tout petit, répondit le garçon avec un sourire rêveur.

- De quoi s’agit-il ?

- Il m’a apprit que ce qui rend les choses passionnantes, c’est la façon dont on les perçoit.

- Et quand tout autour semble sombre, comment fait-on ?

- … on se raccroche à une image, chuchota l’adolescent en parlant de sa propre expérience et le souvenir de Claude à quatre ans qui l’avait aidé à surmonter bien des souffrances et la solitude lorsqu’il était encore enformé dans une cage.

- Qu’est-ce que tu viens de dire ?
Demanda Anita, n’ayant pas entendu la réponse du collégien.

Il ne répéta pas et tourna la tête vers la cantine. Claude venait d’en sortir et visiblement, il le cherchait du regard.

- Les cours vont bientôt reprendre, dit simplement l’adolescent en se levant du banc.

La jeune fille se leva aussi et accompagna le garçon jusqu’à son ami avant de lui murmurer à l’oreille :

- Que se passerait-il si vous étiez séparés ?

- Quoi ?
Demanda Lang. Mais la seule réponse qu’il obtint fut les lèvres de l’adolescente qui se pressaient sur les siennes. Le contact était agréable et passant une main dans les cheveux de la jeune fille, il voulut approfondir ce baiser lorsque un bruit de pas s’éloignant l’arrêta. Repoussant légèrement l’adolescente, il voulut s’excuser, mais celle-ci lui adressa un sourire et partit dans la direction opposée.

Lang se mit alors à courir vers Claude et le rattrapa par le bras.

- Pourquoi tu pars ? On avait prévu d’aller prendre des photos avant la reprise des cours.

Claude se retourna et répondit :

- Tu semblais occupé, alors je pensais faire mes photos tout seul. Tu devrais retourner avec cette fille. Pourquoi est-ce que tu t’obstines à toujours vouloir être avec moi ? C’est elle qui devrait passer en premier.

- « En premier » ? En premier par rapport à quoi ?

- Mais à tout le reste. Ecoute, je suis peut-être moins intelligent que toi et moins doué pour expliquer les choses, mais quand on est amoureux, c’est la personne qu’on aime qui doit passer en tout premier.

Lang relâcha son ami et le laissa partir sans lui. Ses paroles l’avaient ébranlé. Il était pourtant bien d’accord avec lui. C’était l’être cher qui devait toujours passer en premier. Se retournant vers où était Anita quelques minutes avant, il reposa ensuite son regard sur l’endroit que venait de quitter Claude.

- Rhaaa !!! Ca m’énerve !
Dit-il agacé.

Finalement, les deux garçons ne se reparlèrent plus de la journée et ce n’est que le soir venu, alors qu’ils faisaient leurs devoirs, chacun à son bureau, que Claude chercha à renouer le contact :

- Tu es fâché ?

- Non, répondit simplement Lang sans relever les yeux de son exercice.

Comprenant qu’il n’y aurait certainement pas plus de dialogue durant la soirée, le garçon fixa son attention sur son travail scolaire.

 

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- Je t’en supplie, fais quelque chose. Sauve-le… je t’en supplie…

- Je regrette, je ne peux rien faire.

- Mais… il va mourir. Ne laisse pas une telle chose arriver. S’il te plaît…

- Ca suffit ! Tu m’énerves ! Tu crois peut-être que je n’ai que ça à faire ? Retourne travailler et laisse-moi tranquille !

Brice se réveilla en sursaut. Il était en nage. Il en était sûr, le rêve qu’il venait de faire appartenait à son passé. Mais il ignorait de quoi il était question. Il se prit la tête entre les mains, pensant naïvement que ce geste pourrait peut-être lui ramener d’autres souvenirs. Souriant face à sa propre bêtise, il se leva du lit avec dans l’idée d’aller prendre une douche et changer de vêtement. Dans le séjour, face à la fenêtre, son collègue surveillait la chambre de Lang. Durant plusieurs minutes, il resta sans bouger, ne pensant à rien, fixant Gaël. Mais lorsque ce dernier tourna le regard vers lui, quelque chose au fond de sa mémoire voulut refaire surfasse, mais tout sembla balayé par un coup de feu qui retentit dans son esprit : sans doute celui qui l’avait conduit à cette amnésie. Se prenant une nouvelle fois la tête entre les mains, il eut la surprise d’entendre son colocataire lui demander :

- Tout va bien ?

- Oui… tout va bien… ne t’inquiète de rien, murmura l’homme en allant vers la salle de bain.

- « Ne t’inquiète de rien ».
Répéta l’autre dans un souffle.

 

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- Claude ! Claude !!!!

L’adolescent venait de se plier en deux de douleur et Lang se précipitait vers lui.

- J’ai mal, dit l’adolescent en prenant la main de son ami.

- Qu’est-ce que tu as ?
S’affola l’autre garçon.

- Je crois que… c’est comme… la dernière fois… ça recommence…

 

 

Fin du chapitre XXIX

A suivre…

Commencé le 25 février et terminée le 24 juillet 2010

 

 

Note de fin de chapitre : Ca fait tellement longtemps que vous n'aviez pas lu de nouveaux chapitres de cette histoire que j'espère que vous avez réussi à vous remettre dans le bain sans trop de difficulté. Je vous dis à bientôt pour la suite !
Naëlle
 

 

 

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Chapitre 30

 

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