Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Joyeux Noël à tous !
Voici le deuxième chapitre promis :)
J'espère que le précédent vous a plu et que ce sera le cas aussi pour celui-là ^_^

 


 

 

Loup apprivoisé

 

Deuxième partie : Mon compagnon de chambre est ma petite amie

 

 

Chapitre XXVIII

** Gaël se dévoile un peu **


 

 

- Où est Heng ?
Demanda Bing Quing à l’un de ses domestiques.

- Avec le Maître, il me semble.

- Hum…

Un peu plus loin, le Chinois était effectivement avec le grand-père de Mei. Droit comme un piquet, il attendait que le vieil homme parle. Et lorsque celui-ci ouvrit la bouche, ce fut pour demander :

- Avez-vous retrouvé le fils de Mei… Lang, je crois.

- Non Maître, pas encore. Cet enfant est très intelligent.

- Bien. Poursuis tes recherches. Tu peux disposer.

Heng ressortit du bureau sans un mot. Dans l’un des couloirs, il rencontra Bing Quing qui interrogea :

- Qu’est-ce qu’il voulait ?

- A ton avis ? Il veut savoir si j’ai retrouvé Lang.

- …

- Ne t’inquiète pas, je n’ai rien dit.

- Pourquoi ?

- « Pourquoi » quoi ?

- Pourquoi m’aides-tu ?

Heng ne répondit pas et sortit de la propriété. Comment aurait-il pu répondre alors que lui-même ignorait la réponse. Il ne savait pas pourquoi au décès de Sheng, lorsque Bing Quing avait reprit le flambeau, il était resté à ses côtés, et ce, même après la disparition de Xavier.

 

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Gaël se réveilla avec un terrible mal de tête, mais il ne s’en soucia pas vraiment. Ce qui l’intriguait le plus, c’était qu’il était allongé dans son lit. Pourtant, il n’avait aucun souvenir d’y être allé la veille.

Il se leva et lorsqu’il arriva dans le salon, il aperçut Brice, installé à la fenêtre, veillant de loin sur le sommeil de Lang.

- Bonjour, dit d’ailleurs ce dernier en se retournant.

- Bonjour, répondit machinalement celui qui venait de sortir de son lit.

- …

- Tu as quelque chose à me dire ?
Interrogea l’infirmier, plus durement que ce qu’il aurait voulu.

- Oui. Je voudrai savoir qui est l’homme contre qui tu as accepté de pleurer hier soir.

- Je te demande pardon ?
Demanda Gaël, surpris par la question.

- Je pense que vu que j’ai pris sa place hier, j’ai le droit de savoir de qui il s’agit.

- …

- Tu comprends, j’ai perdu la mémoire, mais je ne suis pas stupide. J’ai bien sentit que lorsque tu t’es effondré dans mes bras, ce n’était pas à moi qui tu étais d’accord de montrer tes faiblesses.

- …

- Je voudrai donc savoir qui c’est.

- …

- S’il te plaît.

Gaël sembla réfléchir plusieurs minutes, puis, il accepta de satisfaire la curiosité de son collègue.

- Celui auquel je pensais hier, c’était l’être que j’aimais le plus au monde.

- Je pensais que c’était Bing Quing qui avait cette place.

- Non… avec Bing Quing, c’est différent… je lui suis entièrement dévoué, je l’aime aussi, ça, c’est certain… mais c’est complètement différent…

- … heu… c’est à cause de cet homme que tu as oublié ce que c’était que sourire ?

Gaël fut réellement surpris par cette question, mais puisqu’il avait commencé à faire des confidences, il n’avait plus qu’à aller jusqu’au bout.

- … il… il m’a trahi. Alors oui, à ce moment là, j’ai fermé mon cœur. Satisfait ?

- Qu’est-ce qui lui ai arrivé ?

- A qui ?

- A cet homme qui t’a fait perdre ton sourire.

- Il est mort.

- Ha… désolé…

- Ne le sois pas ! C’est moi qui l’ai tué, rajouta Gaël, une lueur étrange au fond du regard.

- …

- Mais qu’est-ce que tu croyais ? Que je me contentais de surveiller gentiment Lang ? J’ai reçu des ordres et quels que soit les moyens à utiliser, je fais mon travail ! Et puis… c’était un monstre… je ne vois pas pourquoi je l’aurai laissé vivre !
S’énerva Gaël, qui avait l’impression de sentir le regard accusateur de Brice sur lui.

- Je n’ai rien dit. Tu sais, en perdant la mémoire, j’ai sans doute perdu des choses très précieuses. C’est pour cette raison que je me fixe des objectifs… regarder vers l’avenir m’empêche de penser que je n’ai plus de passé.

- Où veux-tu en venir ?

- Nulle part. Je veux juste te dire que j’ai deux objectifs aujourd’hui.

- J’imagine que tu attends que je te demande « lesquels ». Alors, lesquels ?

- Protéger cet enfant qui a l’air tellement adorable – Brice regarda en direction de la chambre de Lang – et te faire retrouver ton sourire.

- … c’est idiot…, murmura Gaël.

- Peut-être…

 

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Claude mangeait avec bon appétit. Il était vraiment heureux que Lang soit resté avec lui.

- Tu as l’air content, fit d’ailleurs remarquer son compagnon de chambre.

- Oui. Je suis vraiment content que tu restes avec moi.

- Bah, ce n’est pas comme si j’avais vraiment autre chose à faire, dit l’adolescent en poursuivant son repas.

- … Ben… tu aurais pu vouloir passer du temps avec… heu… Anita…

A l’évocation du prénom de la jeune fille, le garçon piqua un fard.

- Je…

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda Claude, voyant le regard de son ami changer du tout au tout.

- Je ne sais pas. Viens, murmura l’autre garçon en prenant son compagnon de chambre par la main.

En silence, ils sortirent de la cantine. Une fois à l’extérieur, l’adolescent se concentra pour comprendre quelle était cette odeur qui l’avait perturbé. Mais il eut beau faire des efforts, il ne parvint pas à la retrouver.

- C’était quoi ?
Murmura Claude en se collant à Lang.

- Je ne sais pas… j’ai dû me tromper…

- C’est possible ?

- J’imagine que oui. Nous venons d’en avoir la preuve.

- …

- Excuse-moi, je t’ai fait peur.

- Non… ça va.

 

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- Alors ?
Demanda une femme.

- Il n’est pas là, lui répondit un enfant.

- Bien, alors partons. Si tu es sûr qu’il n’est pas ici, il est inutile de nous attarder.

- Maîtresse.

- Quoi ?

- Pourquoi pensiez-vous que Loup 326 était dans cette école ?

- Parce que lorsque je suis venue il y a quelques mois, un élève s’est fait mordre par un animal que les témoins ont décrit comme étant un loup de couleur sombre.

- …

- C’est bizarre tout de même. J’étais persuadé que c’était lui, poursuivit la femme.

- Je ne sens pas son odeur, dit l’adolescent.

- Serait-il possible que quelqu’un masque son odeur comme tu peux le faire avec moi ?

- Non, je ne pense pas.

- Bien, alors poursuivons nos recherche. Viens !

L’enfant suivit la femme et tous deux repartirent. Lorsqu’ils franchirent les grilles de l’établissement, le garçon se retourna quelques secondes et eut un sourire que la femme ne put voir.

Alors qu’ils regagnaient leur voiture, il se retourna une nouvelle fois. Son regard croisa alors celui de Brice qui sortait de l’école pour aller faire des courses. L’homme sentit quelque chose dans sa mémoire qui tentait de refaire surface, mais la voix de la femme qui ordonnait à l’enfant de monter en voiture, rompit le charme.

- Qui est-ce ?
Murmura Brice en regardant la voiture s’éloigner.

 

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- J’ai envie de sortir, dit Lang en se levant de son lit.

- Où vas-tu ?
Lui demanda Claude alors que son ami sortait de la chambre.

- Je reviens, répondit simplement l’adolescent.

Une fois dehors, il se dirigea vers le bureau de leur professeur principal. Une fois devant, il frappa quelques coups à la porte et attendit d’entendre un « entrez » énergique avant de pousser la porte.

- Bonjour Madame, dit alors l’adolescent poliment.

- Fraust ? Que veux-tu ?
Demanda la femme.

- Est-ce que vous pourriez donner la permission à Claude de sortir ?

La littéraire ramena ses lunettes sur son nez avant de demander :

- Pourquoi ça ? Si ses parents n’ont pas accepté qu’il sorte, je ne peux pas aller contre leur volonté. Et ce n’est pas parce que la semaine dernière j’ai fait une exception que ce sera la même chose toutes les semaines.

- Mais c’est injuste qu’il soit obligé de rester enfermé ici. En plus, il n’y a rien à faire.

- Vous vous ennuyez ?
Demanda la femme.

- Heu… on peut dire ça comme ça, répondit l’adolescent, ne sachant pas du tout ou voulait en venir la femme.

- Hé bien vous allez nous aider. Va chercher ton ami, reprit Odette.

Lang ne chercha pas à comprendre et partit chercher Claude. Si leur enseignante pouvait troubler la monotonie de la journée, le jeune homme était preneur.

- Qu’est-ce qu’elle nous veut ?
Demanda Claude en suivant son ami.

- Je ne sais pas, on va bien voir.

Ils retrouvèrent leur enseignante dans une allée et la suivirent sans un mot.

- Nous y sommes, dit la femme en ouvrant la porte d’une immense salle dans laquelle ils n’étaient jamais venus.

- C’est la salle de bal ?
Interrogea Lang.

- Effectivement. Nous manquons de main d’œuvre. Valentine ! Denis ! Je vous amène des volontaires pour vous aider.

Les deux jeunes arrivèrent, les bras chargés de cartons.

- Ho, salut !
Dit joyeusement l’adolescente.

- C’est sympa de votre part de venir nous aider, rajouta Denis en guise de salutation.

- Heu… oui…, répondirent les deux collégiens.

- Je vous laisse, annonça madame Birmanya.

- Ok. Merci !
Fit la jeune fille avec énergie.

- Ne les fais pas trop travailler quand même, rajouta la femme en sortant.

Lorsque la porte se fut refermée, Lang s’étonna :

- Madame Birmanya te tutoie ???

- Oui. C’est parce que c’est une amie de mes parents. Elle m’a donc connue toute petite. C’est pour ça qu’elle m’appelle par mon prénom… et elle fait pareil avec Denis. Ca fait bizarre, hein ?

Les deux plus jeunes acquiescèrent avant que Lang ne pose une autre question :

- Et… elle est au courant ?

- Pour mon « problème » ? Bien sûr que non. Allez les jeunes, au boulot !

Valentine éclata de rire et expliqua aux nouveaux arrivants ce qu’ils avaient à faire.

Durant plusieurs heures, les quatre adolescents installèrent des décorations en tout genre. Puis, lorsque Denis et sa petite amie décidèrent qu’ils avaient bien avancé, ils arrêtèrent.

- Ca va être super, dit Claude en parcourant la salle du regard.

- Oui. Malheureusement pour vous, vous devrez attendre l’année prochaine pour avoir la chance de participer au bal.

- Nous n’avons pas de cavalière de toute façon, se contenta de répondre Lang.

- Ca ne fait rien, dit son ami. Moi, j’aurai quand même aimé pouvoir venir.

- Mais ça ne se fera pas, dit Denis avec un petit rire.

- Avec qui dansera Pascal ?
Demanda soudain Valentine.

Denis et Claude se regardèrent, réalisant tous les deux que leur ami n’avait pas fait la moindre allusion à sa cavalière.

- Il ne vous l’a pas dit ?
S’étonna la jeune fille.

- Non.

- Bizarre… l’année dernière, avec qui a-t-il dansé ? Je ne m’en souviens plus, rajouta l’adolescente.

- Il n’a participé qu’à une seule danse. Et sa cavalière, c’était sa maman, répondit Denis.

- Ha oui, c’est vrai !
Dit Valentine en se souvenant de la soirée.

- Y en a qui ont vraiment un complexe d’œdipe, dit Lang avec un sourire ironique.

- Mais n’importe quoi, s’énerva Denis.

- Quoi ? Parce qu’il y en a beaucoup qui dansent avec leur mère ce fameux soir de bal ?
Demanda Lang.

- L’année prochaine… si ma mère vient et qu’elle accepte, je danserai toute la soirée avec elle, dit Claude timidement.

Lang le regarda quelques secondes et perdit toute envie de se moquer de son ami Pascal. Car de toute façon, pouvait-il dire qu’il ne danserait pas avec sa mère si celle-ci était là ? Certainement pas.

 

 

Fin du chapitre XXVIII

A suivre…

Chapitre commencé le 30 mai et achevé le 31 mai 2009

 

Note de fin de chapitre : Mais qui est cet enfant qui est apparut dans ce chapitre ??? héhéhéhé !!! Mystère ^_~
N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre.
A bientôt

Naëlle
 

 

 

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Chapitre 29

 

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