Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Voilà un nouveau chapitre de Loup apprivoisé.
Bonne lecture et bonnes vacances à ceux pour qui ça vient de commencer :)

 

Loup apprivoisé

 

Deuxième partie : Mon compagnon de chambre est ma petite amie

 

 

Chapitre XXVI

** Une jeune fille en proie aux doutes **


 

 

Anita regarda autour d’elle. Le monde continuait de tourner, malgré son état. Pourtant, elle aurait voulu que tout s’arrête, que des gens lui parlent, la conseille, mais rien… tout était normal, et personne ne se préoccupait d’elle.

- Ca ne va pas ?
Lui demanda quelqu’un qui la fit sursauter.

- Gaël ?
S’étonna-t-elle en croisant le regard de l’infirmier scolaire.

- Vous n’avez pas l’air bien, fit remarquer le jeune homme.

- Et comment voulez-vous que j’aille bien ? J’ai l’impression que vous ne vous rendez pas compte de ce qui m’arrive.

- …

- C’est bien ce que je me disais. Et maintenant, si vous voulez bien m’excuser, j’ai cours.

L’adolescente courut vers sa salle de cours sans un regard en arrière.

« Pauvre gosse », songea le jeune homme en repartant vers l’infirmerie.

Lorsqu’elle entra dans sa classe, Anita soupira et s’assit en silence à sa place. Sans un mot, elle sortit ses affaires de cours et attendit, les yeux dans le vague, que le professeur d’anglais n’arrive.

 

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- Docteur Perrine.

- Oui Brice ?

- Qu’est-ce que je peux faire pour me rendre utile ?

La femme adressa un regard surpris à l’homme. C’était bien la première fois que quelqu’un qui devait l’aider lui demandait du travail à faire.

- Hé bien, tu pourrais.

- Docteur !!!!

Les deux personnes se précipitèrent dans la salle d’attente.

- Anita !
S’écria la femme en reconnaissant la jeune fille sans connaissance dans les bras de l’un de ses camarades.

- Que s’est-il passé ?
Interrogea le médecin tandis que le garçon allongeait l’adolescente sur un lit.

- Hé bien… nous étions en cours d’anglais. Tout allait bien et à un moment, sans que personne ne réalise pourquoi, elle s’est écroulée par terre.

- D’accord. Merci. Tu peux retourner en cours.

Le jeune homme allait sortir lorsqu’il se retourna et demanda :

- C’est grave ?

- Non, je ne pense pas, le rassura le docteur Perrine.

Puis, elle se mit à ausculter l’adolescente. Lorsqu’elle eut finit, Brice lui demanda :

- Qu’est-ce qu’elle a ?

- Tu n’es pas au courant ?
S’étonna la femme.

- Non. Qu’est-ce que je devrai savoir ?

- Je pensais que Gaël te l’aurait dit. Elle est enceinte.

- …

- Et ça n’a pas l’air de très bien se passer… remarque, elle affronte ça toute seule, alors ce n’est pas très étonnant.

- Il faudrait peut-être prévenir sa famille.

- Peut-être, oui…, murmura la femme en posant un regard tendre sur l’adolescente.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Rien… c’est juste qu’elle me rappelle quelqu’un, c’est tout.

- Qui ?

La femme se contenta de sourire mais ne répondit pas.

 

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Lorsque Anita se réveilla, elle eut des difficultés à se souvenir où elle était. Tout d’abord, elle crut être dans son lit, puis elle réalisa qu’elle était à l’infirmerie. Près d’elle, un homme qu’elle n’avait jamais vu, était là.

- Qui êtes-vous ?
Demanda-t-elle en fixant l’homme.

- Je m’appelle Brice. Et toi, tu es Anita, c’est bien ça.

- Oui… qu’est-ce que je fais là ?

- Tu t’es évanouie pendant ton cours d’anglais.

- … le cours d’anglais… ha oui… ce cours est tellement barbant… ça doit être pour ça…

- C’est censé être drôle ?

- … non…

- Tu sais, si tu es malheureuse, tu as le droit de pleurer, dit l’homme sans réfléchir.

- Merci… mais je n’ai pas envie de pleurer. Pas maintenant en tout cas. Si je me mets à pleurer, je vais m’écrouler, c’est sûr.

- … pourquoi est-ce que j’ai l’impression que tu dois tout affronter toute seule ? Tu es très jeune, tu dois bien avoir de la famille qui s’inquiète pour toi.

- Ma famille ? Ha, vous voulez sans doute parler de mes parents. Oui… c’est sans doute ce qui serait normal. Mais… chez moi, ce n’est pas le cas.

- …

Anita se redressa dans le lit et, avec un sourire, elle rajouta :

- Vous êtes très gentil et je vous remercie.

- Heu…

- Alors, Belle au bois dormant, tu es réveillée ?
Demanda le docteur Perrine en arrivant.

- Oui. Ca va. Je peux retourner en cours maintenant.

- Tu es sûre ?

- Mais oui, bien sûr, ne vous inquiétez pas. Et puis, vu l’heure, je crois que je vais d’abord faire un saut à la cantine.

La femme accepta que l’adolescente s’en aille, mais avant, lui prescrivit quelques médicament.

- Fais attention à toi, rajouta-t-elle lorsque Anita sortit de son bureau.

- Mais oui, mais oui.

La jeune fille sortit de l’infirmerie et se dirigea tranquillement vers la cantine.

Mais alors qu’elle passait dans la cour, elle aperçut Lang, assis sur un banc. Instinctivement, elle se dirigea vers lui.

- Bonjour, dit-elle en arrivant près de l’adolescent.

Le jeune homme se retourna et rougit en croisant le regard de la fille.

- Bon… bonjour…

- Qu’est-ce que tu fais tout seul ?

- Et toi, qu’est-ce que tu fais ?

Anita s’assit près de Lang et tout en regardant ses mains, elle lui dit :

- Je réfléchis à la marche à suivre. Je n’ai encore rien décidé.

- A quel sujet ?
Demanda innocemment Lang.

- Ha ? Tu n’es pas encore au courant ? Tu dois bien être le seul avec mon père, dit la jeune fille en riant.

- Je ne…

- Je suis enceinte, coupa l’adolescente avec un sourire forcé.

- Tu vas avoir un bébé ?
S’étonna le préféré des professeurs.

- Je suis enceinte… rien ne dit que je vais avoir un bébé, murmura Anita en se levant avant de partir.

Lang la regarda s’éloigner, pas certain d’avoir tout compris, mais la cloche n’allait pas tarder à sonner et il se dirigea vers sa salle de classe. A l’intérieur, Claude était déjà assis et il semblait l’attendre.

- Salut, dit-il lorsque son ami s’installa.

- Salut, répondit machinalement Lang.

- Un problème ?
Interrogea Claude.

- Non… je…

- Quoi ?

Lang allait répondre, mais monsieur Harnois entra et tout le monde se tut. Durant plusieurs minutes, leur professeur de mathématiques dispensa son cours avant de leur donner des exercices à faire.

- Je n’ai pas tout compris, chuchota Claude à l’attention de son ami.

- Claude !

L’adolescent sursauta et releva les yeux vers son professeur. Celui-ci ne semblait d’ailleurs pas très content, mais il demanda tout de même, d’un ton calme et posé :

- Puis-je savoir pourquoi tu discutes pendant mon cours ?

- Je… je ne discute pas, répondit l’élève.

- Et que faisais-tu avec ton voisin alors ?

- Je… je n’ai pas tout compris, alors…

- Qu’est-ce qui te fait croire que tu comprendras mieux après lui avoir demandé ? Ne serait-il pas plus simple de me demander à moi une nouvelle explication ?

- Je ne… voulais pas vous… déranger…
Murmura le jeune homme en baissant le regard.

Depuis la première fois qu’il avait franchit cette porte de salle de cours, l’homme eut un sourire qui surprit énormément les collégiens de la classe.

- Bien, reprit-il. Pour ceux qui seraient dans le même cas que Claude, écoutez bien, je vais vous réexpliquer la leçon.

Lang s’arrêta. Il n’avait bien entendu pas besoin d’écouter une nouvelle fois le cours, mais l’attitude de leur professeur l’intriguait. Et pour la première depuis qu’il l’avait rencontré, l’adolescent eut un certain respect pour l’homme.

Lorsque la cloche sonna, Lang regarda le professeur sortir de la pièce et ne cessa de fixer la porte que lorsqu’il s’aperçut que Claude lui parlait.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda Lang un peu agacé.

- Rien… je voulais juste te dire… que je trouve que monsieur Harnois n’est pas comme d’habitude.

- C’est vrai… il a l’air différent.

- Mais il est beaucoup mieux comme ça, rajouta le garçon en riant.

- C’est vrai, il…

La porte s’ouvrit et une nouvelle fois, Lang fut coupé dans sa phrase. Madame Birmanya entra et ramena ses lunettes sur son nez. Il était rare qu’elle arrive en retard et Julia se permit de demander :

- Madame, tout va bien ?

- Oui, bien sûr. Pourquoi cette question ?

- Parce que c’est rare que vous soyez en retard, répondit simplement l’adolescente avec un sourire.

La femme ne répondit pas et annonça à ses élèves qu’ils allaient avoir une rédaction à faire.

La plupart des élèves poussèrent un soupire de dépit, mais tout le monde fut tout de même rapidement prêt à commencer.

 

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- Gaël, appela Brice alors que son collègue rangeait des médicaments dans l’armoire à pharmacie.

- Quoi ?
Demanda l’interpellé en se retournant.

- Tu veux que je t’aide ? J’ai fini de nettoyer les sols, répondit simplement l’autre infirmier avec un sourire.

- Non ! Tu peux partir, si tu veux, répondit Gaël en retournant son attention sur les médicaments.

- Tu as une petite amie ?
Demanda alors simplement l’autre personne.

- Qu… quoi ?

- Je te demande si tu as une petite amie. Remarque… si tu en a une, ça ne doit pas être évident de la voir… parce qu’avec le boulot qu’on fait…

- Va voir ailleurs si j’y suis !!!!!
Coupa Gaël avec une rage non contenue.

Brice le regarda surpris, puis sortit de l’infirmerie.

De son côté, Gaël réussit tant bien que mal à contenir sa colère. Il avait envie de tout casser dans la pièce, mais il savait qu’il fallait qu’il se calme.

- Je te déteste, je te déteste, je te déteste, murmura-t-il plusieurs fois avant de reprendre son travail.

 

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Lorsqu’elle rentra chez elle, Anita fut accueillit par le cliquetis que faisaient les doigts de son père sur son ordinateur. Depuis combien de temps avaient-ils cessé de se parler tous les deux ? Elle n’aurait su le dire. Sans doute la période était-elle aussi longue que celle qu’elle avait dû passer sans pouvoir parler à sa mère. L’adolescence eut un sourire fataliste et s’avançait vers sa chambre lorsqu’elle eut la surprise d’entendre la voix de son père.

- Ma chérie, dit-il.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Il faudrait qu’on discute tous les deux.

- De quoi ?
Demanda la jeune fille en toisant l’homme.

- De toi.

L’adolescente tressaillit, pensant qu’il voulait lui parler de sa grossesse. Et si c’était le cas, elle trouverait bien quelques réponses cinglantes à lui asséner.

- Je t’écoute, dit-elle du bout des dents.

- On m’a dit que tu étais passé à l’hôpital. Et que tu l’avais fait plusieurs jours de suite.

- Et ?

- Tu te fais du mal en faisant ça. Tu devrais aller de l’avant. Passer tout ton temps à l’hôpital ne peut pas t’aider.

Anita n’en écouta pas davantage et s’enferma dans sa chambre.

 

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- Lang ?

Le garçon au regard sombre releva les yeux de son roman.

- Quoi ?

- Ce week-end, est-ce que tu sors ?

- J’sais pas, pourquoi ?

- Parce que… si tu restes, je pourrai prendre des photos de l’école.

- Je ne vois pas le rapport entre tes photos et ma présence.

- J’aime bien quand tu es avec moi quand je prends des photos. Et avec toi à côté, je peux facilement rajouté un sujet sur mes photos.

Lang ne répondit pas tout de suite, mais au bout de quelques secondes, il demanda :

- Si je comprends bien, tu me demandes de ne pas sortir et de rester avec toi.

Claude se contenta de sourire timidement et Lang replongea dans son livre sans dire ce qu’il ferait durant le week-end.

 

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Brice rentra dans l’appartement qu’il partageait avec Gaël et trouva se dernier endormi sur le canapé du salon, plusieurs bouteilles d’alcool à ses pieds. L’homme comprit alors que celui qui refusait de lui accorder son amitié avait un problème. Il attrapa un plaid posé sur une chaise et le couvrit avant de ressortir. Durant près d’une heure, il réfléchit à la marche à suivre, puis, décidé, il composa le numéro qui le mettrait directement en relation avec Bing Quing.

 

 

 

 

 

 

Fin du chapitre XXVI

A suivre…

Chapitre commencé le 22 mai et achevé le 28 mai 2009

 

Note de fin de chapitre : Rien à dire… juste que j’espère que vous avez aimé (et si vous avez quelque chose à dire, n’hésitez pas. lol)
Naëlle
 

 

 

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Chapitre 27

 

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