Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Bonsoir tout le monde. Après des mois d’attente (nous sommes aujourd’hui le 06/03/09), voici la suite de « Loup apprivoisé ». Vous avez tous pris votre mal en patience et je vous en remercie. Comme je l’ai déjà expliqué sur mon site, je suis très occupée en ce moment… je n’ai même pas eu le temps de corriger le nouveau roman qui devait sortir en relié à la fin de l’année dernière… mais qui sait, ce sera peut-être pour cette année :-)
Alors pour ceux qui se disent que la mise en ligne de ce chapitre annonce une reprise des publications régulières de cette histoire… que vous dire ? J’aimerai dire « oui », mais moi-même je l’ignore. Mais gardons l’espoir, peut-être que je vais réussir à tout mener de front. Mais je ne vous promets rien. Sachez juste que je ne vous oublie pas et que je n’oublie pas mes histoires.
Avant de vous laisser lire le résumé (‘faut vous remettre dans le bain ^_~), laissez-moi vous dire un grand merci à vous tous qui m’encouragez même quand je mets des mois à revenir sur le devant de la scène de l’écriture. Votre soutient et vos messages me font très plaisir, même s’il m’arrive de ne pas répondre à tout le monde. Alors, merci, merci, merci et encore MERCI !!!

 

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Souvenez vous :

 

Lang : Adolescent se transformant en loup lorsqu’il s’énerve ou qu’il a peur, il est très protecteur vis-à-vis de Claude. Il a aussi un caractère exécrable et peut faire preuve d’une douceur étonnante avec certaine personne. Elève brillant, il n’hésite pas à se servir de son statu de « privilégié » au sein de l’école pour obtenir ce qu’il veut.

Claude : (Il vient d’avoir 15 ans) Garçon calme et gentil, il s’est beaucoup attaché à Lang. Depuis le début, tout le monde se doute qu’un mystère l’entour sans qu’il le sache, mais à présent, une partie de l’énigme est résolue : il se transforme en fille. Pour son anniversaire, Lang lui a offert un appareil photo.

Margueritte et James : Jumeaux, se sont les meilleurs amis de Claude. Ils étaient venus dans la même école que notre héro pour que celui-ci ne se sente pas seul, mais à présent, voyant qu’il n’a plus vraiment besoin d’eux, ils s’apprêtent à rejoindre leur ancien collège.

Pascal : Ami de Claude lui aussi, il fait office de grand frère à tout le monde. Il est un peu sortit avec Margueritte, mais ils ont rompu très vite.

Gaël : Entièrement dévoué à Bing Quing, il est attaché à la protection de Lang, sans que celui-ci le sache. Pour ce faire, il est prêt à utiliser tous les moyens possibles. Il a d’ailleurs même tiré sur un homme il y a peu.

‘L’amnésique’ : Un homme qui était sur la trace de Lang. Mais il a perdu la mémoire à la suite de sa blessure par balle infligé par Gaël. Il semble d’ailleurs connaître celui-ci. Durant son séjour à l’hôpital, Heng l’a épargné et Bing Quing lui a proposé de rejoindre ses troupes.

Bing Quing : Personnage mystérieux qui veut à tout prix protéger Lang. Et cela, sans que l’adolescent ne le sache. Gaël est à son service et ce n’est pas la seule personne à œuvrer dans l’ombre pour protéger le fils adoptif de Mei à qui cet étrange personnage semblait très attaché.

Heng : Personnage très peu sympathique, il avait promis à Xavier de le protéger. Mais avec la disparition de Xavier, il estime que sa promesse n’a plus lieu d’être. Cependant, malgré ses dires, il est tout de même tout le temps avec Bing Quing.

Anita : Fille de monsieur Harnois (le professeur de mathématique). Elle vient de se rendre compte qu’elle est enceinte. Lang semble attiré par l’adolescente

Perrine : Le docteur Perrine est le médecin scolaire. (Son rôle est très limité… et de toute façon, pour l’instant, on ne la voit pas. Mdrrr !!!)

Xavier et Mei : Les parents adoptifs de Lang. Ils ont disparut sans laisser de trace…

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Loup apprivoisé

 

Deuxième partie : Mon compagnon de chambre est ma petite amie

 

 

Chapitre XXIV

** Cohabitation forcée **


 

- Quoi ??? C’est une plaisanterie, n’est-ce pas ?
Gaël serrait le combiner téléphonique d’une telle force qu’il crut qu’il allait le briser.

- Calme-toi, lui demanda alors Bing Quing à l’autre bout.

- Que je me calme ? Comment avez-vous pu me faire une chose pareille ? Vous trouvez que je ne remplis pas suffisamment bien les missions que vous me confiez ?

- Tu sais très bien que je n’ai rien à redire là-dessus.

- Alors pourquoi… pourquoi… ?
Murmura l’homme.

Gaël n’eut comme réponse que le son monotone d’un téléphone dont l’interlocuteur avait raccroché. Il soupira alors et reposa l’appareil avant de retourner à l’infirmerie. Là, il retrouva son nouveau ‘collègue’ que le docteur Amanda Perrine venait de lui présenter.

- Un problème Gaël ?
Demanda alors son ‘collègue’.

- Aucun. Où est Amanda ?

- Le docteur Perrine ? Elle vient de sortir. Elle avait une course à faire.

- Super… mais alors là, super !

- C’est ma présence qui vous dérange ? J’ai constaté que vous avez fait une drôle de tête quand je suis arrivé tout à l’heure.

- Sans commentaire.

- Heu…

- Quoi ?

- Les fleurs, c’était vous ?

- « Les fleurs » ? Quelles fleurs ?

- Celle que l’infirmière m’amenait tous les matins.

- Pourquoi aurai-je offert des fleurs à un homme ?
Demanda Gaël en fixant son interlocuteur d’un regard froid avant de tourner les talons.

« Comment a-t-il pu faire le rapprochement ??? ». Oui, chaque matin, il avait acheté des fleurs pour celui qui lui avait été si cher à une époque. Mais jamais, ô grand jamais, il ne le lui dirait.

 

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C’était mercredi, il était midi et Margueritte et son jumeau disaient au revoir à leurs amis. Sonia semblait être incapable de s’arrêter de pleurer et Claude sentait que s’il ne poursuivait pas ses efforts, il éclaterait lui aussi en sanglot.

- Maman doit nous attendre, dit soudain James afin de calmer ces adieux déchirants.

- Tu as raison. Allons-y, murmura sa sœur en serrant une nouvelle fois Claude dans ses bras.

Ils allaient partir lorsque le regard de Margueritte croisa celui de Lang, à quelques mètres d’eux.

- Je vais te manquer, hein ?
Demanda l’adolescente en éclatant d’un rire moqueur.

Se rapprochant d’elle, l’adolescent lui adressant un sourire ironique avant de répondre :

- Je suis bien content que tu t’en ailles. Comme ça, tu ne pourras plus me saouler.

- Et moi, je suis heureuse à l’idée de ne plus voir ta tête de premier de la classe tous les matins.

- Parce que toi, tu crois peut-être que tu ne te donnes pas un genre ? Tu fais la petite fille modèle, mais c’est pour mieux te faire remarquer.

Claude et ses amis crurent que la situation allait dégénérer, mais les deux jeunes s’arrêtèrent tous seuls et la fille tendit sa main droite en direction de son ‘rival’. Lang ne la comprenait décidément pas. Mais serrant tout de même cette main offerte, il faillit s’étouffer en l’entendant lui murmurer :

- Je te confis Claude. Fais attention à lui.

- On dirait une réplique d’un film.
Se contenta-t-il de répondre.

L’adolescente lui adressa un sourire, rejoignit son frère et ensemble, les jumeaux quittèrent cet établissement dans lequel ils étaient venus pour une seule raison : que Claude ne se sente pas seul.

- Ne pleure pas, chuchota James lorsqu’ils passèrent la grille.

- Je ne pleure pas, répondit sa sœur en lui adressant un sourire.

Un peu plus loin, Claude abandonna ses amis et regagna sa chambre sans un mot. Lang le suivit en silence et lorsqu’il referma sa porte, son compagnon de chambre éclata en sanglot sur son lit. Lang se demanda un instant comment consoler son ami, mais son attention fut attiré par l’extérieur. Il avait reconnu l’odeur d’Anita.

- Je reviens, dit-il en sortant.

Une fois dehors, il rencontra le regard triste de l’adolescente.

- Je ne pense pas que votre père est ici.

La jeune fille se retourna pour faire face au garçon.

- Lang, je ne cherche pas mon père.

- Ha ? Qu’est-ce que vous faites là alors ?

- Ca t’ennuierait d’arrêter de me vouvoyer ? J’ai l’impression d’être une vieille.

Lang ne répondit pas et se contenta de fixer la jeune fille. Celle-ci s’approcha alors avant de placer une main dans les cheveux du préféré des professeurs.

- Ne tombe pas amoureux… je ne suis vraiment pas une fille bien…

Elle s’apprêtait à partir mais Lang la retint par le bras.

- Ma mère m’a toujours apprit que ce que c’est aux autres de dire si nous sommes bien ou non. Et moi, je pense que vous… tu es une fille vraiment bien. 

Ponctuant sa phrase d’un sourire, l’adolescent au regard sombre lâcha le bras d’Anita. Celle-ci lui répondit alors :

- Contrairement à la tienne, ma mère à moi ne m’a jamais dit ce genre de chose. Je pense que tu as beaucoup de chance d’avoir une mère comme ça.

Elle voulut partir, mais Lang la retint une nouvelle fois en lui demandant :

- Qu’est-ce que tu fuis ? Je peux peut-être t’aider.

- Ce que je fuis ? Je me fuis moi-même… Merci pour ta proposition, rajouta-t-elle en faisant un petit signe de la main avant de disparaître.

« Cette fille est très intéressante », pensa Lang avec un nouveau sourire.

- Elle a l’air vraiment déprimée…

Lang sursauta. Un homme était à moins d’un mètre de lui et il ne l’avait pas sentit s’approcher. Pire encore, même à présent qu’il le voyait, il ne pouvait déceler son odeur. Mais pourquoi est-ce qu’un homme « sans odeur », comme il les appelait, s’approcherait-il d’aussi près de lui rien que pour lui parler ?

- Qui… êtes-vous ?
Demanda Lang, tentant tant bien que mal de calmer sa peur et son angoisse à la pensée que l’homme n’était peut-être pas seul.

- Moi ? C’est une bonne question. Moi-même, je l’ignore. Mais pour l’instant, je m’appelle Brice.

- « Pour l’instant » ?
Répéta Lang.

- Oui. J’ai perdu la mémoire il y a peu. Mais assez parlé de moi. Toi, qui es-tu ?

- Je m’appelle Lang, répondit l’adolescent en faisant un pas en arrière.

- Je te fais peur ?
Interrogea l’homme.

- N… non…, répondit le garçon en reculant une nouvelle fois.

- Hum… si je te fais peur, j’en suis désolé, ce n’était pas mon intention. Hé bien Lang, à bientôt, rajouta l’homme en partant.

Réalisant qu’il tremblait, Lang retourna dans sa chambre et trouva Claude, son appareil photo à la main.

- Tu veux sortir prendre quelques clichés ?
Proposa l’adolescent, voyant là un très bon moyen de leur changer les idées à tous les deux.

- Oui…

- Surtout Claude, mets-y encore plus de cœur.

- Je… je n’ai pris aucune photo de Margueritte et James…

- Et alors ? Tu auras d’autres occasions de les voir. Allez, viens, on va prendre des photos.

Une fois à l’extérieur, Claude chercha un endroit rempli de verdure et commença à prendre des clichés. Lang s’assit alors sur un banc, près de l’adolescent et se contenta de le regarder durant plusieurs minutes. Il y avait quelques mois, il pensait haïr ses parents adoptifs. Mais au contact de Claude, il les avait tellement cité en exemple qu’il ne pouvait cacher à présent qu’il les aimait toujours autant qu’avant. Lorsqu’il avait franchi les portes de l’établissement pour la première fois, il s’était fait la promesse à lui-même de ne s’attacher à personne. Pourtant, maintenant, il devait se rendre à l’évidence, il ne pouvait rester indifférent lorsqu’il croisait quelqu’un qui semblait avoir besoin d’aide.
Claude l’avait décidemment bien changé. A présent, il se permettait même de penser que peut-être, que finalement, lui aussi, avait le droit de se faire des amis. Un léger sourire apparut sur son visage à cette pensée.

- Ca te va vraiment bien.

Sursautant en entendant la voix de Claude, Lang lui adressa un regard surpris. Claude décolla alors légèrement l’œil de son objectif avant de reprendre :

- Sourire, ça te va vraiment bien.

- N’importe quoi.

- Je suis sincère. Si les filles te voyaient sourire comme moi, je suis sûr qu’elles voudraient toute sortir avec toi.

- Mais tu dis vraiment n’importe quoi. Hé dis donc, qu’est-ce que tu prends en photo ?

Lang se releva d’un bon en s’apercevant que Claude, plutôt que de « viser » les arbres, l’avait prit pour cible.

- Je préfère te prendre en photo, lui dit alors son ami comme simple ‘excuse’.

Lang allait riposter lorsqu’un bruit de feuilles piétinées les dérangea.

- Qu’est-ce que c’était ?
Demanda Claude en se rapprochant.

- Aucune idée, murmura Lang en se plaçant devant l’autre garçon.

Le préféré des professeurs était prêt à protéger son ami lorsque ce qui leur avait fait peur s’avança vers eux. Sortit de derrière les fourrés, un chat apparut !

Les deux amis le regardèrent d’abord avec des yeux arrondis par la surprise avant d’éclater de rire.

- On devient complètement parano, articula difficilement Lang sans cesser de rire.

- Et toi, tu n’avais rien sentit ?
Demanda Claude, parvenant à se calmer avant de se remettre à rire.

Non, Lang n’avait rien sentit. Il suffisait qu’il s’inquiète pour Claude pour qu’il devienne incapable de réagir normalement.

Un peu plus loin, Gaël les regarda rire durant plusieurs minutes. Depuis combien de temps cet enfant qu’il devait protéger de loin, n’avait-il pas réagit comme un jeune de son âge ? C’était indéniable, Claude était quelqu’un de très particulier. Il fallait l’être de toute façon, pour réussir à amadouer Lang… mais le faire rire… l’infirmier s’en doutait, personne à l’exception de ses parents adoptifs n’avait dû réussir ce prodige.

L’homme eut un sourire puis repartit vers l’infirmerie.

 

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- Pourquoi est-ce qu’il doit aussi loger avec moi ?

- Parce que ça me semble être le plus simple.

- Mais… vous avez quelque chose contre moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour vous déplaire.

- Gaël…

- Oui ?

- Il n’y a qu’en toi que j’ai toute confiance. Alors, s’il te plait, prends cette cohabitation comme une mission supplémentaire.

Bing Quing ignorait le bonheur qu’avait produit sa phrase, mais Gaël raccrocha le téléphone, beaucoup plus serein.

- Pourquoi lui demander de rester avec cet homme ? Tu auras pu les mettre tous les deux sur des missions différentes.

Heng, d’ordinaire très calme et silencieux, s’était manifestait à la fin de la conversation téléphonique.

- Gaël est une pièce que nous pouvons aisément changer, cependant, au choix, j’aimerais mieux que se soit cet homme… Brice, qui risque sa vie.

- …

- C’est la seule raison pour laquelle je l’ai chargé de cette mission. Pour lui, protéger Lang est une priorité, comme pour Gaël, mais je lui ai aussi dit que je ne voulais pas que Gaël meure.

- Tu te joues de la vie des autres, et bizarrement, j’ai l’impression que ça ne te fait rien du tout.

- C’est exact, ça ne me fait rien, répondit Bing Quing avant de sortir de la pièce. Heng, lui, resta là, réfléchissant. C’était la première fois qu’il avait un peu de compassion pour quelqu’un. Lorsqu’il avait vu le regard de cet homme à l’hôpital, ce regard tellement perdu, qu’il avait eut pitié de lui.

Dans sa chambre, Bing Quing eut un sourire en voyant le bouquet posé sur sa table de chevet. C’était sans nul doute une délicate attention de l’une des servantes : Ai.

- Je ne suis pas un monstre… les évènements actuels m’obligent simplement à envisager des sacrifices…

Quelques larmes coulèrent sur ses joues.

 

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Allongé contre Claude, Lang commençait à s’endormir lorsque son ami rompit le silence de la nuit.

- Tu crois que je vais me retransformer ?

- Pourquoi est-ce que tu penses à ça maintenant ?

- Parce que si ça m’arrive de nouveau… qu’est-ce que je vais faire.

- La même chose que la dernière fois, j’imagine : déprimer.

Claude eut un petit rire avant de se blottir contre son ami. Il était inutile qu’il s’inquiète à l’avance, c’était cela qu’essayait de lui dire Lang. Et s’il devait redevenir une fille, il aviserait à ce moment là.

 

 

Fin du chapitre XXIV

A suivre…

Chapitre commencé le 18 mai et achevé le 22 mai 2008

 

Note de fin de chapitre : Bon… ben voilà… le chapitre est terminé et j’espère qu’il vous aura plu.
A bientôt.
Naëlle contente que vous puissiez ENFIN lire ce chapitre.
 

 

 

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Chapitre 25

 

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