Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Chers lecteurs, chères lectrices,

Malgré le choc que vous avez eu à la fin du précédent chapitre, je sais que vous étiez tous impatient de lire la suite. Aussi, n’ai-je pas attendu l’année prochaine pour vous écrire ce premier chapitre de la deuxième partie, qui, je vous le promet, sera aussi intéressante que la première.

Je dois dire que ce chapitre n’est pas génial… je le trouve mal écrit, les actions ne sont pas très claires et je trouve le tout un peu trop plat. Mais, comme j’en ai écrit plus de la moitié en étant malade, je pense que je ne pouvais pas faire mieux -_-;;;
J’espère donc que malgré tout, vous aimerez le début de cette nouvelle partie et que nous sommes repartit pour un bon moment ensemble.

Joyeux Noël 2007 à tout le monde.

Bonne lecture.

Au fait, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, « Bobby, une histoire ordinaire », mon premier livre, vient d’être publié :D Pour plus d’informations à ce sujet, je vous renvoie vers le site : naellePOINTcom.

 

Loup apprivoisé

 

Deuxième partie : Mon compagnon de chambre est ma petite amie

 

 

Chapitre XXII

** Une fille ?!? **


 

 

Cela faisait quelques mois que Claude était arrivé dans une nouvelle école en tant que pensionnaire. Lors de son arrivée, il avait fait la rencontre de Lang, un garçon très mystérieux. Leur rencontre s’était très mal passée et les jours suivants n’avaient pas été très agréables pour Claude qui avait pourtant appris à supporter le caractère dur de son compagnon de chambre.
Mais leur relation s’était petit à petit améliorée et Claude avait découvert le secret de son nouvel ami : il se transformait en loup en certaines occasions.

Mais à présent, Lang n’était plus le seul à souffrir de ce genre de problème dans la chambre 302…

 

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- Lang…

- … si je… m’étais attendu… à ça…, murmura le garçon au regard sombre.

- … qu’est-ce… qui… m’arrive… ?...
Demanda son ami, ses mains tâtant sa poitrine.

- Je ne sais pas trop, répondit l’adolescent près de lui.

Durant plusieurs minutes, les deux garçons ne dirent plus un mot. Puis, Claude reprit la parole, d’une voix mal assurée :

- Comment je dois faire pour… redevenir normal… ?

- Je ne sais pas…

Lang ne pouvait détacher le regard de son ami. Il savait que ce celui-ci allait se transformer, mais normalement, cela n’aurait dû se produire que l’année suivante, et il n’avait eut aucune indication sur la transformation en question. Mais il avait supposé que l’adolescent partageant sa chambre se métamorphoserait en animal, comme lui. L’idée qu’il deviendrait une fille ne lui avait jamais effleuré l’esprit.

- Lang… ?

- Tu as quand même de la chance. Parce que tu es très belle comme ça.

Réalisant ce qu’il venait de dire, Lang piqua un fard, mais Claude ne bougea pas. Il voulait redevenir comme avant et ne plus être comme il était depuis près d’une heure à présent.

- Qu’est-ce que je vais faire ?
Demanda celui qui venait de se transformer en éclatant en sanglot.

Lang regarda Claude et réalisa que s’il avait toujours trouvé qu’il avait l’air vulnérable, à présent, ce sentiment était encore plus amplifié. L’attirant contre lui, Lang serra son compagnon de chambre dans ses bras, jusqu’à ce que ses pleurs soient calmés.

- Tu sais… je pense que tu vas redevenir garçon… mais je ne sais pas quand, lui dit alors Lang.

- Tu crois ?

- Oui, oui, ne t’inquiète pas… heu… tu devrais peut-être aller prendre une douche… et… heu… mettre un tee-shirt… un peu plus large…, rajouta l’adolescent en détournant soudain le regard.

- Réalisant soudain qu’avec ce nouveau corps, le haut qu’il portait était effectivement trop collant, Claude rougit et se leva pour rejoindre la salle de bain. Une fois à l’intérieur, l’adolescent se déshabilla avant de s’installer devant le miroir. Son corps lui était à présent parfaitement étranger. Il ignorait jusqu’alors qu’une fille ressemblait à cela une fois déshabillée. La seule fois où il en avait vu une nue, datait de lorsqu’il était petit et qu’il était entré dans la salle de bain par erreur alors que Margueritte se changeait. C’était alors une petite fille et il ne l’avait vu que de dos.

- Claude ? Tout va bien ?

Revenant soudain à la réalité du moment, Claude réalisa que cela faisait plusieurs minutes qu’il, ou plutôt elle, n’avait pas bougé.

- Oui, ça va. Je me dépêche.

Lang attendit un bon moment avant de voir ressortir Claude, ayant à présent un tee-shirt très ample.

- Ca va comme ça ?

- Oui. Ca te fait quel effet ?

- ?

- Moi, quand je me transforme en loup, ne pas pouvoir utiliser mes mains, puisque ce sont des pattes, ça m’énerve. Et puis me retrouver près du sol c’est aussi agaçant.

- … Je suis un garçon, se contenta de répondre Claude, sans même répondre à la question.

- Je sais. Moi aussi. Ca ne m’empêche pas de me transformer régulièrement en animal. Quelque part je dirais presque que tu es chanceux.

- « Chanceux » ? De m’être transformé en fille ? Tu appelles ça être chanceux ?

- Objectivement parlant, ça aurait pu être pire. Donc oui, tu es chanceux. En plus, comme je te le disais tout à l’heure, tu es très bien en fille.

- C’est censé me rassurer ?

- En plus, visiblement, avec ce corps, tu as beaucoup plus d’assurance, rajouta Lang avec un sourire.

- …

- Ne t’inquiète pas, je suis vraiment sûr que tu vas redevenir comme avant. J’ignore quand, peut-être que quand tu seras calmé tu pourras de redevenir toi-même, mais en attendant, je te conseil de prendre ton mal en patience.

- C’est facile pour toi de dire ça. Comment je vais faire si lundi matin je n’ai pas retrouvé mon corps ?

Lang retint une réplique cinglante qui lui brûlait les lèvres. Claude ne s’était sans doute même pas rendu compte de ce qu’il venait de dire.

- Allons dormir, se contenta-t-il alors de dire.

- « Dormir » ? Mais… attends, il faut trouver une solution.

- Claude.

- Ou… Oui ?

- Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je n’ai pas réponse à tout… je suis peut-être très intelligent, mais crois-moi, si je savais contrôler les transformations, je ne deviendrais jamais un loup ! Donc, désolé, mais pour toi, je ne peux rien faire. C’est vrai que je peux, au bout d’un moment, redevenir humain, mais j’ignore si tous ceux qui se transforment le peuvent… et surtout toi, je ne sais pas pourquoi toi, tu te transformes. Maintenant, je suis fatigué et je veux dormir.

Ne laissant même pas à son ami l’occasion de répondre, il s’installa dans son lit.

 

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Lorsque les deux jeunes se levèrent le lendemain matin, rien n’avait changé.

- Je te ramène ton petit déjeuner, Princesse, dit Lang en sortant de la chambre.

« ‘Princesse’ ??? C’est à moi qu’il vient de parler ? », se demanda Claude. Peut-être que Lang cherchait à l’amuser. Pourtant, la situation ne s’y prêtait pas trop.

- Mais qu’est-ce que je vais faire ?
Murmura Claude en se rallongeant sur son lit.

De son côté, Lang prenait son petit déjeuner tout en en mettant une partie dans son sac pour son compagnon de chambre.

- Ha bonjour, lui dit soudain quelqu’un avec qui il n’avait jamais parlé.

- Bonjour, répondit-il machinalement.

- Je m’appelle Denis…

- Et tu es le petit ami de Valentine, je sais, coupa l’adolescent au regard sombre.

- Effectivement, répondit le jeune homme en souriant.

- Qu’est-ce que tu veux ?
Demanda Lang en voyant le garçon s’asseoir face à lui avec son plateau.

- Hé bien comme tu es tout seul, je me suis dis que j’allais te tenir compagnie.

- C’est gentil, mais…

- Valentine a l’air de beaucoup t’apprécier.

- …

- Elle m’a dit que c’est grâce à toi qu’elle est revenue en cours… vous vous connaissiez avant ?

- Non, je ne l’avais jamais vu, répondit le préféré des professeurs en se levant. Bon appétit, rajouta-t-il à l’attention du futur bachelier. Ce dernier voulu rajouter autre chose, mais finalement, il se tut.

Quelques minutes plus tard, lorsque Lang entra dans la chambre 302, il découvrit Claude endormi.

- Je t’ai ramené ton petit déjeuner, dit-il afin de le réveiller.

Ouvrant les yeux, l’adolescent lui adressa un sourire mais ne bougea pour autant.

- Tu sais, fuir n’arrangera rien, rajouta Lang en s’asseyant sur le lit de son ami.

- … alors dis-moi ce que je suis censé faire, murmura Claude.

- Commence par manger. Tiens.

Prenant ce que lui tendait Lang, Claude le remercia avant de mordre dans un morceau de pain.

Durant tout le temps où Claude mangea, Lang se contenta de le fixer. Il se demandait ce qu’on pouvait bien ressentir dans un corps presque semblable, mais en même temps tellement différent.

 

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- Où suis-je ?
Murmura un homme en se réveillant dans un lit qui lui était inconnu.

- A l’hôpital, lui dit quelqu’un.

En tournant la tête, l’alité s’aperçut que c’était un infirmier qui venait de lui répondre.

- Qu’est-ce qu… qu’est-ce qui m’est arrivé ?

- Quelqu’un vous a tiré dessus, répondit l’infirmier avec un sourire étrange.

- … ‘tiré dessus’… pourquoi ?...

Réalisant que ses doutes étaient fondés, l’homme en blanc enchaîna :

- Vous vous souvenez de votre nom ?

- … mon nom… ?

Réalisant soudain avec horreur qu’il n’avait aucun souvenir, l’homme couché se prit la tête entre les mains et poussa un gémissement en bougeant.

- Le médecin vous a prescrit le repos le plus complet pour les jours qui viennent, dit l’homme en sortant de la chambre.

Longeant les couloirs, l’infirmier s’arrêta devant un téléphone public et composa un numéro qu’il connaissait par cœur.

- Oui Gaël, répondit immédiatement la personne à l’autre bout.

- … vous saviez que j’allais appeler ?

- Bien entendu. Alors ?

- Il a perdu la mémoire… mais elle lui reviendra sûrement. Que dois-je faire ? J’attends vos ordres.

- Laisse-le… après tout, rien ne nous assure qu’il se souviendra un jour… Mais c’est triste, n’est-ce pas ? Il en a même oublié tout ceux qu’il aime…

- Cet homme n’aimait personne !

- Ca… je me le demande…

- Que voulez-vous dire ?

- Rien. Rien du tout.

- Je retourne à mon poste.

- Parfait.

L'infirmier raccrocha et sortit de l'hôpital. Il ne put tout de même s'empêcher de se retourner. L'homme sur qui il avait tiré et qui à présent était amnésique lui avait été très cher à une époque. Mais à présent, il était prêt à l'éliminer si sa présence mettait en danger Lang, le protéger de Bing Quing.

 

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- Claude.

- Oui ?

- Malgré ton… problème… il ne faut pas oublier que tu as des devoirs à faire pour demain.

Claude regarda son ami, étonné. Comment ce garçon pouvait-il garder autant son sang froid ?

- Tu as déjà fait les tiens, demanda cependant celui qui s’était transformé en fille.

- Oui. Depuis trois jours.

Réalisant effectivement que rester dans son lit n’y changerait rien, Claude se leva et fit quelques pas avant de se pencher pour prendre son sac.

- C’est gênant…

Même si ces mots avaient été dits dans un murmure, Lang les entendit et demanda :

- De quoi parles-tu ?

Rougissant, Claude fit un signe vague en direction de son torse.

- Ha…, se contenta de dire le garçon en cheveux noirs.

 

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- Lang ? Lang… Tout va bien, ne t’inquiète pas…

L’enfant voulut dire : « papa », mais le mot refusa de sortir et à la place, c’est un grognement qui se fit entendre. Ce n’était bien sûr pas la première fois qu’il se transformait, mais ça ne était pas encore arrivé depuis trois mois qu’il était avec sa nouvelle famille. L’homme, qu’il appelait ‘papa’, était par terre, la tête passée sous le lit, et tentait de le faire revenir, lui, Lang, qui s’était caché là. Il ne voulait pas que ses parents adoptifs le voient dans cet état.

- Lang.

Le loup dressa les oreilles pour écouter ce que l’homme voulait lui dire.

- Lang… Tu n’as pas à avoir honte. Ce qui t’arrive n’est pas de ta faute… Lang… je t’aime, quelque soit ta forme. Tu comprends ce que je te dis ? Oui, bien sûr que tu comprends. Tu es un petit garçon très intelligent.
Ponctuant sa phrase d’un grand sourire, l’homme tendit la main en direction du loup.

Lang attendit quelques secondes avant de se décider à quitter sa cachette. Lorsqu’il fut sortit de sous le lit, Xavier se releva et le prit dans ses bras avant de le serrer contre lui.

 

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Lang se réveilla en sursaut. Il s’était endormi en regardant Claude faire ses devoirs.

- Claude, murmura-t-il.

L’adolescent à présent en fille se retourna vers son compagnon de chambre.

- Comme ça ou en garçon, c’est toujours toi et moi, je t’aime toujours autant.

Claude cligna plusieurs fois des yeux avant de réaliser que son ami venait de se rendormir. Etait-il d’ailleurs vraiment réveillé en lui parlant ? Claude l’ignorait mais eut un sourire reconnaissant vers ce garçon qui tentait certainement de lui remonter le moral.

 

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- Mei… ne t’inquiète pas… je protègerai ton fils, murmura Bing Quing en passant ses doigts fins sur la photo de la femme.

- Tu te fais du mal, dit soudain quelqu’un en entrant dans la chambre.

- Heng ? On ne t’a jamais appris à frapper avant d’entrer chez les gens ?

L’homme, plutôt grand pour un chinois, ne répondit pas. Il ne comprenait pas comme cette personne étrange qu’était Bing Quing pouvait rester fidèle à une promesse alors que la personne à qui ladite promesse avait été faite n’était certainement plus de ce monde.

- Protéger Lang… c’est protéger une partie de Mei, murmura Bing Quing comme si les pensées d’Heng avaient été dites à voix haute.

- Pour moi, c’est incompréhensible. Xavier n’était plus là, je suis détaché de mon serment. De toute façon, c’était lui, et lui seul, que j’avais promis de protéger.

- J’ignore si Mei et Xavier sont morts… mais même si c’est le cas, je continuerai de tout faire pour protéger leur enfant.

- Ce n’est pas leur fils, et tu le sais très bien.

- Quelle importance ? Ils l’aimaient, c’est ce qui compte, non ?

Heng ne répondit pas et ressortit de la pièce. Ce dont parlait Bing Quing lui était un concept inconnu et non, il ne pouvait pas comprendre.

 

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Lang ouvrit les yeux pour s’apercevoir qu’il avait dormi presque toute la journée. Peut-être que finalement, il était pire que Claude. Il lui avait demandé le matin même de ne pas fuir, mais lui-même s’était réfugié dans ses rêves afin de ne pas avoir à penser à la situation actuelle. Près de lui, un corps bougea un peu. Tournant la tête sur sa droite, il s’aperçut que Claude s’était installé dans son lit sans rien lui demander.

- Tu as vraiment peur…, murmura le préféré des professeurs en passant une main dans les cheveux de son ami.

Refermant une nouvelle fois les yeux, Lang se rendormit et ne se réveilla qu’en pleine nuit. Près de lui, comme la veille, Claude suffoquait et se tordait de douleur.

- Claude, redresse-toi, tu vas t’étouffer, dit Lang, faisant un énorme effort pour garder son sang-froid.

Mais voyant que l’adolescent transformé en fille ne réagissait pas à ses paroles, il l’obligea, sans ménagement, à s’asseoir et l’attira contre lui, tentant de le calmer.

Jetant soudain un coup d’œil à son réveil, il put voir que celui-ci indiquait 00h05. Plusieurs minutes plus tard, Claude se calma et les deux amis se séparèrent afin de constater que ce qui s’était produit la veille venait de recommencer.

- Je suis redevenu normal, murmura l’adolescent.

- Tu as toujours été normal, chuchota Lang.

 

 

 

Fin du chapitre XXII

A suivre…

Chapitre commencé le 02 novembre et achevé le 16 décembre 2007.

 

Note de fin de chapitre : J’en connais, qui vont être content de cette fin ! lol
Naëlle

 

 

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Chapitre 23

 

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