Auteur: Naëlle
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Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Chers lecteurs,
Aujourd’hui non plus, je ne vais pas vous abrutir de « blabla ». Je n’ai répondu à aucun d’entre-vous, mais je me suis focalisé sur ce chapitre... je pense donc que vous me pardonnerez.
Ceci étant dit, je vais essayer de vous répondre ce week-end.

Bonne lecture

 

 

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre XX

** « Ils doivent partir » **


 

 

Valentine ouvrit l’œil qui n’était pas recouvert de bandage. Près d’elle, ses parents attendaient avec impatience qu’elle reprenne connaissance.

- Ma chérie…, murmura la femme en s’apercevant que sa fille venait de se réveiller.

- … j’ai… mal…, articula difficilement l’adolescente.

- Je vais chercher un médecin, lui dit alors son père en sortant.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?
Demanda la mère.

- Je… ne… sais… pas…

Tout dans la tête de la jeune fille était confus. Elle se souvenait avoir raccompagner Claude. Elle avait ensuite été attendre son père à l’entrée de l’école. Elle avait dit ‘bonsoir’ à un homme qui était sortit. Puis, quelqu’un lui avait parlé, mais elle ne se souvenait plus qui. Ensuite, le trou noir.

- … Denis… il faut… le… prévenir… il va… il va… s’inquiéter…

La femme serra la main de sa fille entre les siennes avant de lui assurer qu’elle irait elle-même voir son petit ami.

- Ils disent que tu as été attaqué par un ours, reprit la mère quelques secondes plus tard.

- … un… ours… ?

« Un ours…. » Quelqu’un lui avait parlé. Mais elle n’avait aucun souvenir d’avoir rencontrer le moindre animal…

 

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Lorsque Pascal entra dans sa chambre, il trouva le silence qui y régnait étrangement calme. Il ouvrit donc la porte de la salle de bain et vit Denis, les yeux dans le vague, tenant une boite de somnifère. Tournant soudain la tête, l’adolescent se contenta de dire :

- N’aie pas peur, elle est vide.

Laissant la boîte effectivement sans gélule sur le bord du lavabo, le garçon partit s’allonger sur son lit.

Pascal ouvrit la poubelle de salle de bain pour y découvrir de nombreux médicaments dedans. Revenant dans la chambre, il demanda :

- A quoi tu joues ?

Plaçant ses bras sous la tête, Denis lui répondit :

- A rien. J’ai promis à Valentine de ne plus rien faire d’inconsidéré... J’y ai pensé... comme à chaque fois qu’on se rapproche de la date anniversaire du décès supposé de ma soeur... mais je n’ai rien fait... comme le dit toujours Valentine... une fois qu’on est mort, on ne peut plus revenir... et on ne peut pas savoir si la situation s’est arrangé, puisqu’on n’est plus là...

- ... ça... ça va ?

Se redressant d’un bon, Denis s’énerva :

- Si ça va ? Bien sûr que non ! D’abord ma copine me largue, pour une raison que je n’ai pas vraiment compris, ensuite, elle se fait gravement blesser ! J’ai cru que j’allais devenir fou toute la journée ! Et pour finir, sa mère vient me voir pour me dire de ne pas m’inquiéter et m’annonce que c’est Valentine qui l’envoie ! Qu’est-ce que je dois penser ??? Mais qu’est-ce que je dois penser ???

- Qu’elle t’aime toujours.

Face au calme de Pascal, et sa réponse, Denis se calma instantanément.

- Tu as sans doute raison, murmura-t-il finalement quelques minutes plus tard.

 

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- Claude ? Claude ?

Réalisant soudain qu’on lui parlait, l’adolescent releva les yeux de son assiette.

- Oui ?

- J’étais en train de te demander ce que tu veux pour ton anniversaire, lui dit Margueritte avec un sourire.

- Mon... anniversaire... ?

- Oui, je te rappelle que c’est dans une semaine.

Le jeune homme se contenta de pousser un soupire et sortit de la cantine sans même avoir rammené son plateau.

- Il est vraiment choqué, murmura James.

- Oui..., approuva sa jumelle.

- Ca se comprend, dit Julia. Il parrait que la fille avait un bras arraché.

- C’est vrai ????
Demanda un garçon qui était à leur table.

« N’importe quoi «, pensa Margueritte. Elle appréciait beaucoup Julia, mais cette dernière, toujours au courant de tout avant les autres avait tendance à tout amplifier.

A l’extérieur, Claude voulait rejoindre sa chambre et demander une nouvelle fois à Lang de lui confirmer qu’Odette Birmanya leur avait bien dit que Valentine avait reprit connaissance et que ses jours n’étaient pas en danger. Mais il dû s’arrêter lorsque Tristan et Iseult lui firent face.

- Qu’est-ce que vous me voulez ?
Leur demanda l’adolescent.

- Je crois que ta protectrice ne pourra plus venir nous déranger, lui dit le lycéen en éclatant de rire.

- Vous...

Claude ne put terminer sa phrase car Iseult venait de s’approcher de lui et rapprochait à présent son visage de Claude, pétrifié par cette proximité. Il voulait la repousser de toutes ses forces, mais ses membres refusaient de lui obéir.

- Qu’est-ce que tu fais ? Ne le touche pas !
S’énerva Lang en arrivant.

Sans un mot, les deux jeunes partirent et l’adolescent se transformant en loup s’approcha de son ami.

- Tout va bien ?

- ... ils... ils ont fait... Valentine... c’est à cause d’eux... parce qu’elle m’a protégé... parce qu’elle...

Lang stoppa son compagnon de chambre en posant un doigt sur ses lèvres.

- Même si c’est vrai, ce n’est pas de ta faute.

- Mais...

Lang ne le laissa pas protester et l’attira contre lui.

 

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- Margueritte ? Qu’est-ce que tu fais à l’extérieur de ton dortoir à cette heure-ci ?

Pascal, ayant ouvert sa porte de chambre après avoir entendu quelques coups frappés, ne cachait pas sa surprise.

- Il faut que je te parle. Maintenant, rajouta-t-elle.

- Entre.

- Seule à seul, dit l’adolescente.

- Denis n’est pas là. Il est avec Valentine. Entre, redit le jeune homme.

Margueritte passa la porte avant de s’installer sur la chaise de bureau de Pascal. Celui-ci s’assit sur le lit avant de lui faire signe qu’il l’écoutait.

- J’ai beaucoup réfléchis ces derniers jours, annonça l’adolescente.

Au vu du ton qu’elle venait de prendre, le futur bachelier se doutait que ce qu’elle allait dire n’allait pas vraiment lui plaire, il lui demanda cependant :

- Et alors ?

- ... je pense que... nous devrions arrêter là...

- Tu es la première fille qui me plaque, dit le jeune homme tentant de mettre un peu d’humour dans une situation qui ne s’y prêtait pas vraiment.

- Tu n’as jamais eu de petite amie, je suis la première, lui fit alors remarquer l’adolescente.

- C’est vrai, tu as raison... pourquoi ?
Rajouta Pascal.

- Mon frère est malheureux... et moi, je suis malheureuse lorsqu’il n’est pas heureux...

- ... effectivement... c’est une bonne raison pour quitter ton petit ami...

- Et puis... il y a autre chose. Le mois prochain, nous allons retourner dans notre ancienne école.

- Quoi ??? Pourquoi ?

- Au départ, nous sommes venus pour que Claude ne soit pas tout seul. Mais à présent, il n’a plus besoin de nous.

- ...

- Nous n’avons pas l’habitude d’être loin de chez nous, James et moi, et comme Claude s’est fait un nouvel ami, il est inutile pour nous de rester.

- ...

- Pourquoi ne dis-tu rien ?

- ... parce que... je ne sais pas comment faire... pour te retenir...

- Pourquoi chercher à me retenir ?

- ?

- Retrouvons-nous plus tard.

- Je ne comprends pas...

- Ce que j’essaye de te dire, c’est que si dans un ou deux ans, tu es toujours amoureux de moi, nous pourrons peut-être recommencer à sortir ensemble. Mais pour l’instant, et je l’ai réalisé lorsque James nous a surpris, je ne veux pas encore me détacher de mon frère.

- Un an... deux ans... c’est long...

Margueritte ne répondit pas, sachant très bien que Pascal avait raison. Mais pour l’instant, elle savait que rien n’irait entre eux. Alors, peut-être que si Pascal avait la patience d’attendre, peut-être qu’ils pourraient repartir sur de nouvelles bases plus tard.

- Je vais retourner dans ma chambre, dit l’adolescente, plusieurs minutes plus tard.

- ... oui... bonne nuit, répondit le jeune homme en la laissant partir.

La jeune fille sortit et sans faire de bruit ni se faire remarquer, elle regagna l’aile consacrée aux filles.

Pascal resta un long moment sans bouger. Puis, avec un soupire, il s’allongea sur son lit, sans prendre la peine de se glisser entre ses draps. Il aimait Margueritte, mais il n’avait pas pu la retenir. Il savait combien être attaché à un membre de sa famille pouvait parfois entraver les relations qu’on avait avec les autres. Lorsqu’il rentrerait ce week-end, il demanderait à Rolland de le conseiller. Lui, il saurait peut-être quoi faire.

 

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Lorsqu’il était intervenu la veille, Lang avait parfaitement compris qu’il fallait qu’il trouve un moyen d’éloigner ces deux lycéens pour le bien de Claude. Mais le jeune homme ne voyait pas vraiment comment réussir à les faire partir ; lorsqu’il s’arrêta en entendant du bruit dans une salle sensée être vide. Reconnaissant l’odeur de Tristan, il entrebâillât la porte sans un bruit pour découvrir que l’adolescent déshabillait l’une de ses professeurs. Comprenant que le garçon avait une relation amoureuse avec la femme, Lang referma la porte, un sourire aux lèvres. Avec cette découverte, il savait qu’il pourrait faire quelque chose. Tout d’abord, il fallait que madame Birmanya soit mise au courant de cela. Ensuite, selon sa réaction, Lang trouverait le moyen de faire exclure l’adolescent et la fille toujours avec lui par la même occasion. Sa priorité était de protéger Claude et s’il devait utiliser des moyens plus ou moins loyaux pour y parvenir, ce n’était pas très grave.

 

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Denis, assis sur une chaise face aux parents de Valentine, attendait que l’adolescente se réveille. Il était resté près d’elle toute la nuit ainsi que la matinée. D’après les médecins, il était normal qu’elle dorme beaucoup, cependant, les trois personnes présentes dans la chambre commençaient à s’inquiéter. La mère venait d’ailleurs de se lever, bien décidé à faire venir un médecin, mais c’est ce moment que choisit sa fille pour ouvrir son œil valide.

- Ma chérie, tu as encore mal ?
Demanda son père.

- Ca… ça va, murmura-t-elle avant de poser son regard sur Denis.

- Nous allons te chercher quelque chose à manger, dit la femme en faisant signe à son mari de l’accompagner.

Plusieurs minutes s’écoulèrent en silence avant que le garçon ne prenne la parole :

- Je suis désolé…

- … pourquoi… ? Si quelqu’un… doit l’être… c’est moi… je…

- Non, pardonne-moi. – Le lycéen prit une main de l’adolescente entre les siennes – Je n’avais pas compris… Je pensais que cette histoire… d’attirance… pour Claude t’était passée… et je n’ai pas vu que tu souffrais toute seule sans pouvoir m’en parler… parce que sinon, ça aurait été moi qui aurait souffert… Pardonne-moi de ne pas avoir compris…

Le jeune homme allait rajouter autre chose lorsqu’il s’aperçut que sa petite-amie pleurait.

- Valentine… Valentine… je… tu as très mal…

- … non… je… je croyais vraiment… que je n’étais pas vraiment… amoureuse… de toi… mais… quand… quand… j’ai été attaqué… c’est à toi… et à toi seul… que j’ai pensé… je n’ai même pas eu… une pensée pour Claude… je crois que… je crois que… je t’aime vraiment… mais… je ne peux rien faire… contre cette odeur… je…

Embrassant la main de Valentine, Denis chuchota :

- Chuuut… c’est finit… ça va aller… ne t’inquiète pas…

Rassuré par les paroles du garçon, la jeune fille se calma et lui serra un peu la main de façon à lui transmettre ses sentiments.

Les parents de Valentine, ayant assisté à une partie de la scène échangèrent un sourire et firent semblant d’arriver seulement à l’instant avec le petit-déjeuner de leur fille.

 

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Endormi contre Lang, Claude se demanda durant combien de temps son ami accepterait de dormir avec lui afin de faire disparaître ses cauchemars. Ce qu’il ne savait pas, c’était que le préféré des professeurs avait lui-même été choqué par l’état dans lequel ils avaient retrouvé Valentine.

- Lang…

- Hum ?

- Je suis vraiment content de ne pas avoir changé de chambre.

« Moi aussi », pensa Lang, mais il ne le dit pas et se contenta de serrer un peu plus Claude contre lui.

 

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Odette Birmanya accompagnait Lang lorsqu’elle demanda :

- Je n’ai pas tout à fait compris ce que tu veux me montrer.

- Les parterres, j’ai vraiment l’impression que quelqu’un les as piétiné, répondit Lang en se concentrant afin de repérer l’odeur de Tristan.

- Qu’est-ce que c’est que ces bruits ?
Demanda la femme en ramenant ses lunettes sur son nez.

Lang eut un petit sourire, sachant très bien ce que la femme allait découvrir. Mais il fit comme s’il n’avait pas entendu et continua à avancer.

 

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- Quoi ? Mais…

Claude cru qu’il allait se mettre à pleurer. Margueritte venait de lui annoncer qu’à la fin du mois, son frère et elle partirait de cet établissement pour retourner dans leur ancienne école. L’adolescent n’avait pas vraiment compris leurs raisons, mais il lui avait bien semblé entendre quelque chose du genre : « tu n’as plus vraiment besoin de nous ».

- Claude. Ce n’est pas parce qu’on ne sera plus dans la même école qu’on ne se verra plus, lui dit soudain James pour le consoler.

Le garçon n’en écouta pas davantage et partit en courant. Il voulait voir Lang, mais Iseult l’arrêta en le retenant par le bras.

- Qu’est-ce qui t’arrives petit garçon ? Tu as l’air prêt à pleurer.

- Laisse-moi tranquille !

- Dis donc, tu fais peur quand tu es fâché. C’est trop mignon. On dirait un chaton qui veut faire peur à un gros chien, rajouta la lycéenne en éclatant de rire.

- Laisse-moi !
Claude était furieux et il ne voulait pas qu’Iseult l’approche. Pour la première fois depuis qu’il avait rencontré l’adolescente, il était prêt à la repousser.

- Comme c’est mignon… tu sembles sur le point de te battre. Mais tu ne peux rien contre moi, dit la jeune fille sans cesser de rire.

- Tu ne devrais pas sous estimer ceux qui te font face, dit soudain Lang en arrivant.

Ses yeux brillaient de colère et Claude eut peur l’espace d’un instant qu’il se transforme devant la fille, mais non, Lang se calma rien qu’en croisant son regard.

Lorsque Iseult fut partit, Claude s’approcha de Lang et lui demanda :

- Tout va bien ?

- Oui… t’inquiète… et toi ? Qu’est-ce qui se passe ?

- Margueritte et James vont partir, répondit Claude en plongeant son regard dans celui de son compagnon de chambre.

- Je suis désolé, lui dit alors Lang, sachant combien le garçon près de lui aimait être avec ses amis.

Mais Claude secoua la tête. Peut-être bien que Margueritte avait raison. Sans s’en rendre compte, il s’était attaché à Lang au point de ne délaisser les autres et de toujours chercher la compagnie de Lang en premier lieu. Pourtant, il aimait toujours ses autres amis…

 

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- Il faut prendre une décision concernant cet enfant, dit Odette en se prenant la tête entre les mains

Son mari fit de même. Ils cherchaient tous deux à trouver la meilleure solution pour Tristan. Quant à l’enseignante vue avec lui, ils avaient bien entendu décidé de la renvoyer.

 

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Le lendemain matin, Tristan et Iseult avaient disparus et personne ne savait où ils étaient partis. Toutes les informations que l’école possédait à leur sujet étaient factices, jusqu’au numéro de téléphone de leur parent venus les inscrire.

Deux jours plus tard, la femme ayant eut une aventure avec Tristan fut retrouvé morte dans un bois…

 

 

 

Fin du chapitre XX

 

A suivre…

Chapitre commencé le 10 octobre et terminé le 18 octobre 2007

 

Note de fin de chapitre : Voilà, un nouveau chapitre de terminé. J’espère qu’il vous a plu.
Naëlle

 

 

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Chapitre 21

 

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