Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Bonjour.

Voici donc la suite de « Loup apprivoisé ». Nous allons enfin retrouver Claude et voir un Lang… gentil ! Hé si, c’est vrai ^.^

Bonne lecture à vous tous et encore merci pour tous vos messages ^.^

Pour tous ceux qui m’ont envoyé un petit message pour me souhaiter de me remettre rapidement, sachez que ça m’a beaucoup touché. Là, ça va, même si je suis encore extrêmement fatiguée, je sens que ça va de mieux en mieux.

Bonne lecture à tous.

PS : je voulais vous faire un résumé des chapitres précédents, mais je suis trop fatiguée pour le faire… désolée…

 

 

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre XV

** Changement **


 

 

Claude cru que la colère de son professeur principale, Odette Birmanya, ne se calmerait jamais mais finalement, elle s'assit, remonta ses lunettes sur son nez et demanda à l'adolescent de sortir.

Son père l'ayant raccompagné ce matin là resta avec le directeur et son épouse. Quant à lui, qui avait ‘fait le mur’, il était évident que si ses parents ne l'avaient pas puni, l'enseignante littéraire ne manquerait pas de le faire. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était de revoir Lang. Comment devrait-il réagir avec lui après ce qui s'était passé la veille au soir ? Devait-il faire comme si de rien n'était ou au contraire, demander des explications à son compagnon de chambre. Ce dernier était d'ailleurs assis sur un banc, attendant vraisemblablement que la cloche sonne. Mais chose surprenante : il ne lisait. Sentent un regard posé sur lui, Claude se retourna pour croiser les yeux d'une fille qu'il avait bousculé la veille. Celle-ci lui adressa un sourire qui lui fit froid dans le dos. Quelque chose en lui, lui disait qu'il ne devait pas s'approcher d'elle et la seule chose qu'il trouva à faire, ce fut de s'avancer vers Lang. Ce dernier le fixa longuement lorsqu'il arriva à sa hauteur.

A présent qu'ils étaient face à face, Claude se demandait ce qu'il pourrait bien dire. Mais contre toute attente, ce fut son compagnon de chambre qui ouvrir la bouche :

- Qu'est-ce que tu veux ?
Le ton n'était ni agressif, ni désagréable, mais il n'était pas non plus très avenant.

- ... je... je n'ai pas dit que tu étais avec moi... j'ai dis que j'étais sorti pendant que tu dormais...

Lang regarda tout d'abord le jeune homme sans comprendre, puis, avec un sourire, il se leva de son banc et plaça l'une de ses mains sur la joue de Claude avant de murmurer :

- Finalement... tu n'as pas changé... tu cherches toujours à m'aider...

- ... ? Lang... ?

- Je crois que... je ne peux plus fuir...

- ...

- Et peut-être que c'est mieux ainsi... les deux êtres qui m'obsédaient... ne sont qu'une seule... et même personne...

- ... Lang... je ne comprends rien...

L'adolescent allait répondre, mais la sonnerie leur indiquant le début des cours le coupa.

- Allons-y, se contenta alors de murmurer le préféré des professeurs.

Sans un mot, Claude lui emboîta le pas et c'est toujours en silence qu'ils s'assirent à leur place alors que la porte s'ouvrait sur un visage qui leur était inconnu.

- Bonjour à tous, je suis Raymond HARNOIS, se présenta alors l'homme en inscrivant son nom au tableau.

- Où est Madame Colin, demanda alors Margueritte.

- Votre professeur de mathématique ne peut pas revenir dans l'immédiat, alors en attendant, c'est moi qui vous ferais cours.

- Pourquoi monsieur Vincent n'est pas revenu la remplacer ?
Interrogea Julia, qui aurait tout de même préféré revoir le beau jeune homme leur aillant fait cours durant quelques jours, à la place de celui-ci qui n'avait pas grand charme à ses yeux.

- Laurent vient d'être titularisé, répondit le professeur afin de satisfaire la curiosité de l'adolescente.

- Il est arrivé quelque chose à Madame Colin ?
Ne put s'empêcher de demander Lang en installant ses livres sur son bureau.

- Rassurez-vous, elle va bien. Il se trouve juste qu'elle n'est pas en état de reprendre ses cours de suite, mais d'ici quelques semaines, vous devriez la retrouver, répondit l'homme en souriant.

Les collégiens le crurent plus ou moins et ils commencèrent sans plus tarder à tenter de résoudre un problème, tandis que l'enseignant faisait l'appel.

Tout en écrivant, Claude demanda à mi-voix :

- Tu crois que Madame Colin va vraiment revenir ?

Son compagnon de chambre, à qui s'adressait la question, allait répondre lorsqu'une autre voix se fit entendre :

- Claude Gaumont !

Redressant la tête pour rencontrer le regard du professeur remplaçant, le jeune homme répondit :

- ... oui ?

- T'être fait remarqué pour avoir fait le mur cette nuit ne te suffit pas ? Il faut aussi que tu le fasses en discutant durant mon cours ?

A la remarque, plusieurs têtes se relevèrent de leur exercice afin de voir celui qui était assis au premier rang. Quelques murmurent se firent entendre, à l'annonce que cet adolescent gentil mais timide, était sorti sans permission. L'homme, assez satisfait à la pensée qu'avec ce qu'il venait de dire, Claude ne parlerait plus durant son cours voulu rajouter autre chose, mais Lang le coupa :

- Rassurez-vous monsieur, lorsque vous, vous partirez, personne ne se posera la question de savoir si vous allez bien ou non.

- Que... ?

- Madame Colin est sans doute la plus gentille enseignante que nous aillons, alors, il est bien normal que nous nous demandions pourquoi elle n'est pas là, surtout lorsqu'on sait ce qu'elle vient de vivre. Mais j'imagine que vous ne pouvez pas comprendre, pas plus que vous ne pouvez imaginer le motif pour lequel Claude est sortit cette nuit.

- Que tu sois "monsieur petit géni", ne change strictement rien pour moi, lorsqu'un élève me manque de respect, je lui mets des heures de colle. Samedi, de 8h à midi, tu viendras dans cette salle, je te préparerai des exercices à faire.

- Si ça peut vous faire plaisir. Au moins, ça m'aidera à passer le temps.

L'homme ne put rien répondre alors que l'adolescent se moquait ouvertement de lui. Claude, par contre, était impressionné. Il n'aurait jamais pensé que son compagnon de chambre prendrait sa défense.

Quelques minutes plus tard, le cours reprit. Lang suivit l'explication de leur professeur, comme si l'altercation n'avait jamais eu lieu.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

A l'heure de déjeuner, Claude se retrouva face à ses amis le fixant sans un mot.

- Qu'est-ce qu'il y a ?
Leur demanda-t-il.

- Margueritte m'a dit que tu étais sorti hier soir, se contenta de répondre Pascal, mis au courant par la jeune fille.

- C'est vrai.

- Pourquoi ?

- Parce que je voulais voir ma mère, répondit l'adolescent en s'asseyant avec son plateau.

- Tu aurais dû demander à ton père de venir te chercher, lui reprocha alors le garçon de Terminale.

- C'est vrai, ça ne se fait pas de sortir comme ça la nuit... en plus... il aurait pu t'arriver n'importer quoi, poursuivit Margueritte.

- Et maintenant, les profs vont tous penser que tu es un petit voyou, renchérit Julia.

- STOP !!! Arrêtez ! Taisez-vous !

Plusieurs élèves présents à la cantine se retournèrent vers la table à laquelle Claude venait de s'énerver. Ses amis, quant à eux, le regardaient avec des yeux arrondis par la surprise. Mais il les surprit encore plus en se levant et quittant la grande salle.

- Notre petit Claude fait sa crise d'adolescence, soupira Pascal.

A l'extérieur, le jeune homme se retrouva face à la fille aperçut le matin même et bousculée la veille.

- Bonjour, lui dit-elle avec un sourire.

- Heu... bonjour...

- Je m'appelle Iseut, indiqua l'adolescente.

Le regard que lui adressait l'adolescente était étrange et avait presque quelque chose d'inquiétant. Claude se dit qu'il fallait qu'il songe à une retraite, mais il se trouvait contre un bâtiment et la jeune fille lui barrait le passage.

- On dirait que je te fais peur, murmura-t-elle en s'approchant d'avantage.

Reculant légèrement, l'adolescent se retrouva plaqué contre un mur.

- Il ne faut pas avoir peur, dit Iseut en tendant une main vers la joue du garçon. Tu sais, continua-t-elle, jusqu'à ce que je t'approche, je ne croyais pas que c'était vrai... cette odeur... c'en est presque envoûtant, murmura-t-elle en rapprochant son visage de Claude.

- Ha, tu es là !

Se redressant à l'approche de l’importun venu la déranger, la jeune fille se retourna avant de se heurter à un regard sombre et dur.

- Lang..., dit Claude.

- Viens, on y va, se contenta d'annoncer l'adolescent à l'adresse de son compagnon de chambre. Le rejoignant, Claude se demanda à quel genre de jeu cette fille jouait.

- A bientôt, dit d'ailleurs cette dernière en prenant la direction opposée.

- Pourquoi tu ne manges pas avec tes amis ?
Demanda Lang sans s'arrêter de marcher dans la cour de l'école.

- Parce qu'ils m'ont énervé... ils m'ont reproché d'être sorti hier soir...

- Pour une fois, je suis d'accord avec eux.

- Qu... quoi ? Mais... tu m'as aidé...

- Ce n'est pas pour ça que j'étais d'accord avec ton idée, se contenta de répondre Lang avec un haussement d'épaule.

- Mais... pourtant...

- Ne nous disputons pas pour ça, ok ?

Claude se demanda l'espace d'un instant si on ne lui avait pas changé son compagnon de chambre durant la nuit.

- Quoi ?

- Je... je suis surpris... on dirait... que ce n'est pas vraiment toi...

- ...

- ...

- Possible...

- ...

- ...

- Lang... on va où ?

- A la bibliothèque, j'ai besoin d'un nouveau bouquin.

Une fois dans le bâtiment voulu, les deux jeunes passèrent à travers les différents rayons jusqu'à ce que Lang ne prenne un livre.

- Tu n'en prends pas ?
Demanda-t-il en voyant que Claude n'avait rien entre les mains.

- Je n'aime pas trop lire, lui répondit alors celui-ci.

- Par contre, j'adore qu'on me raconte des histoires. Comme celle que tu m'as raconté, par exemple. Tu sais, même si elle était triste, je l'ai beaucoup aimée. En plus...

Claude s'arrêta, voyant que sa tentative de dialogue n'avait pas l'air d'être au goût de Lang. Ce dernier se demanda d'ailleurs si Claude le faisait exprès et s'il ne comprenait vraiment rien. Préférant ne même pas avoir la réponse, car dans les deux cas, cela aurait été la preuve de la bêtise du jeune homme, Lang tendit son livre à la bibliothécaire qui le nota sur sa fiche, puis inscrivit la date de retour maximum sur le papier prévu à cet effet.

- J'ai dit quelque chose de mal ?
Demanda Claude en suivant Lang à l'extérieur.

- Fraust !

L'adolescent ne put répondre car Odette Birmanya s'approchait de lui à grands pas.

- Oui madame ?

- Gaumont, tu es là aussi. Bien, suivez-moi dans mon bureau tous les deux !

Les deux adolescents s'exécutèrent sans un mot.

Une fois devant la porte, la femme se retourna et demanda à Claude d'attendre dehors le temps qu'elle discute avec Lang.

- Assied-toi, dit-elle alors que le jeune homme entrait à sa suite.

- J'ai fait quelque chose ?
Interrogea Lang.

L'enseignante remonta ses lunettes sur son nez avant de répondre :

- Je pense que tu as beaucoup de liberté dans cette école, plus que la plupart des autres élèves, tu es d'accord ?

- Oui. Mais c'était la condition pour que je vienne chez vous, répondit l'adolescent.

- Effectivement. Ceci étant dit, tu n'as que quatorze ans. Et si toi, tu te considères comme un adulte, pour moi, tu es encore un enfant.

- Je suis d'accord, j'en suis un.

Surprise par cette réponse, la femme eut un sourire en voyant que le jeune homme semblait penser sincèrement ce qu'il disait. Puis, elle poursuivit :

- Je trouve que tu es très bien élevé.

- Mes parents ont fait du bon travail, alors.

- Fraust, un peu de sérieux.

- Mais je le suis.

- ... Comme je le disais, je te trouve bien élevé, alors explique-moi pourquoi tu as été insolent avec monsieur Harnois.

- Je me suis contenté de dire la vérité, je n'ai pas été insolent. C'est lui qui a manqué de tact. Claude était inquiet au sujet de madame Collin et il me demandait si je pensais qu'elle allait vraiment revenir et monsieur Harnois a parlé devant tout le monde du fait qu'il soit sortit hier soir.

- ...

- D'ailleurs, vous savez pourquoi il a fait le mur ?

- Non, pas vraiment, mais j'imagine que tu vas me l'apprendre.

- Il voulait aller voir sa mère qui est à l'hôpital. C'est un fils aimant et un élève qui apprécie son professeur de mathématique... vous croyez qu'il doit être puni pour ça ?

Madame Birmanya remonta une nouvelle fois ses lunettes et se contenta de répondre :

- Tu ferras tes heures de colle. C'est bon, tu peux sortir et dire à Gaumont d'entrer.

Obéissant, Lang se leva de sa chaise et indiqua à l'adolescent à l'extérieur que c'était son tour avant de refermer la porte en sortant.

- Assied-toi, dit la femme à l'attention de Claude.

Sans un mot, l'élève s'assit et attendit que son professeur de français ne reprenne la parole.

- Avant toute chose, puisque tu as l'air de réellement t'inquiéter pour Louise Colin, sache que son mari nous a dit que normalement, elle devrait revenir travailler d'ici quelques semaines.

- Tant mieux.
Claude soupira de soulagement à cette annonce.

- Bien, et maintenant, au sujet de ce qui s'est passé hier soir.

- ...
L'adolescent s'enfonça un peu dans le fauteuil sur lequel il était assis, comme si ce geste aurait pu le faire disparaître de la pièce.

- J'espère que tu te rends compte de ce que tu as fait.

- ... je n'aurai pas dû... je sais..., murmura la jeune homme.

- Tu sais, ce n'est pas pour vous embêter qu'on vous interdit de sortir le soir, mais pour vous protéger.

- Je sais...

La femme releva une nouvelle fois ses lunettes avant de continuer :

- Cela ne changerait rien au fait et à la punition, mais j'aimerai tout de même que tu m'expliques pourquoi tu as fait ça.

- ... je... je voulais voir maman... savoir... comment elle allait...

- Tu aurais pu téléphoner à ton père pour avoir de ses nouvelles, fit remarquer la femme en notant quelques mots sur une feuille.

- ...

- Gaumont ?

- ... quand je l'ai appelé pour avoir des nouvelles le lundi matin, il m'a dit : « ne t'occupe pas de ça »...

- Hum...

- Mais vous savez... je ne recommencerai pas...

- J'espère bien.

- ...

- Bon... durant les quatre samedi qui vont suivre, tu auras des exercices à faire le matin et l'après-midi et voici une liste de roman que je veux que tu lises. Un par semaine et tous les lundi, tu me donneras un résumé que tu auras rédigé.

L'adolescent prit la feuille de titre qui lui était, pour la plupart, complètement inconnu et sortit lorsque la femme lui fit signe que l'entrevue était terminée.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Claude sortit de la salle de bain pour voir que Lang était allongé sur son lit et semblait réfléchir.

- C'est libre, lui indiqua-t-il néanmoins.

- Ouais... merci...

- Heu... Lang...

- Mmm ?

- Je voulais te remercier pour ce matin. Ca m'a fait plaisir que tu prennes ma défense... et je m'en veux... en fait, c'est à cause de moi que tu as eu des heures de retenues.

L'adolescent au regard sombre se redressa avant de s'asseoir sur son lit.

- Tu ne m'avais rien demandé, alors ne te prends pas la tête.

- Mais...

Lang n'en écouta pas davantage et s'enferma dans la salle de bain. Une nouvelle fois, il nota que celle-ci était sèche. Un sourire apparut alors sur ses lèvres. Depuis le début, Claude avait cherché à être son ami et à ce qu'ils s'entendent bien. Peut-être que le moment était venu pour lui, de prendre cette petite main tendue dans la sienne, d'accepter de montrer qu'il s'était attaché à ce garçon trop bavard...

Lorsqu'il sortit de la petite pièce d'eau, il retrouva son compagnon de chambre assis à son bureau, faisant ses devoirs. Il décida alors de faire la même chose et s'assit sur sa chaise avant de sortir ses affaires. Une heure plus tard, alors qu'il n'avait pas échangé un seul mot, Claude demanda :

- C'était bien les cours pas correspondance ?

S'arrêtant d'écrire, Lang lui répondit :

- Super ! Je n'avais pas besoin de supporter une bande de gosses à longueur de journée, pas de profs pour décider à ma place des matières que j'allais faire... bref, c'était vachement bien.

- ... mais... tu ne voyais personne alors...

- C'est vrai. J'étais tout le temps avec mes parents et je n'avais pas besoin de faire semblant d'apprécier les autres. C'était vraiment top !

- Ne pas avoir d'amis ne te manquait pas ?

Lang se retourna légèrement vers son compagnon de chambre, lui adressa un demi sourire et lui expliqua :

- Je pense que tu ne peux pas comprendre. Tu n'as pas la même relation avec tes parents que celle que j'avais avec les miens.

« Avait », nota mentalement Claude.

- C'est peut-être vrai...

- Les événements de la vie ont fait que nous étions très proches tous les trois. Mes parents et moi, nous devions sans cesse changer d'endroit...

- A cause de tes... transformations ?
Coupa soudain Claude, réalisant que c'était peut-être la raison des nombreux "voyages" auxquels avait fait référence Lang lorsqu'ils s'étaient rencontrés.

- ... oui... c'est la raison...

- Des gens te recherchent ???
S'affola Claude en se levant de sa chaise.

- T'inquiète, je sais me défendre.

- Mais... si tu es en danger... il faut te faire protéger. Tu devrais... heu... aller voir la police. Oui, c'est ça, tu devrais aller voir la police.

Lang eut un petit rire moqueur avant de reprendre :

- Mais bien sûr Claude, je vais aller voir les flics. Et je leur expliquerai que je suis un garçon, qui se transforme en loup et qu'une organisation que personne ne connaît, veut me récupérer... c'est une très bonne idée !

« Récupérer... », Claude découvrait encore autre chose sur l'adolescent.

- C'est vrai... tu ne peux rien dire, murmura-t-il.

- Bon, la discussion est close. Continuons nos devoirs.

Plusieurs minutes s'écoulèrent de nouveau en silence, puis, Claude recommença à parler.

- Cette nuit... j'ai dormi avec ma mère...

Lang se retourna, surpris.

- Pourquoi est-ce que tu me dis ça ?

- ... parce que... ce genre de chose n'arrive que quand elle ne va pas bien... elle me prend pour une fille... et...

- Ta mère à un sérieux problème, c'est sûr. Mais tu sais, à ton âge, on ne dort plus avec ses parents.

- ...

- Quoi ?

- Tous mes amis ont dormi avec leur parent plusieurs fois, lorsqu'ils étaient petits.

- Et ?

- Moi... ça ne m'est arrivé que quand j'avais trois ans... ma mère est tombée à son travail et pour supporter la douleur, le médecin lui avait donné pas mal de médicament.... pendant toute une semaine, elle n'a pas arrêté de me dire ‘ma chérie’ et elle voulait tout le temps être avec moi... tu sais... même si ce n'était pas vraiment moi qu'elle voyait... durant les quelques nuits que j'ai passé avec elle, j'avais l'impression d'être vraiment en sécurité... je dois avoir l'air ridicule...

- Un peu, ouais.

- ...

- Mais je te comprends.

Lang ne rajouta pas que lorsqu'il était avec ces parents, quand ils devaient changer de maison, il était prit d'une certaine angoisse et que durant plusieurs nuits, il dormait dans le même lit que ceux qui l'avait sauvé.

Claude, de son côté, espérait que son compagnon de chambre ne chercherait pas à lui faire peur, car durant toute la journée, entre eux, tout avait été parfait, absolument parfait.

Une heure plus tard, après un long silence, Claude étouffa un bâillement décida d'aller se coucher. Lang s'arrêta lui aussi et s'assis sur le lit de son compagnon de chambre pendant que celui-ci s'installait sous sa couette.

- Tu dors avec moi ?
Lui demanda le plus petit, plus par jeu que pour autre chose.

- Ouais, pousse-toi, lui répondit alors le préféré des professeurs en s'installant à son tour.

Les deux garçons s'endormirent rapidement mais dans la nuit, Lang se réveilla en croyant entendre :

« Tu as mal ? »

Réalisant qu'il ne s'agissait que d'un rêve, dans le noir de la chambre, il chercha la main de Claude avant que le serrer doucement dans la sienne.

- Non... je n'ai pas mal..., murmura-t-il avant de se rendormir, la chaleur de la paume de Claude contre la sienne.

 

 

Fin du chapitre XV

 

A suivre…

Chapitre 15 : commencé le 15 février et achevé le 21 mars 2007

 

Note de fin de chapitre : On avance, on avance… doucement mais sûrement… J’espère que ce chapitre vous a plu.
On se donne rendez-vous à la fin du mois d’avril pour la suite.
Naëlle

 

 

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Chapitre 16

 

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