Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Bonsoir tout le monde ! Comme promis, voici un nouveau chapitre de « Loup apprivoisé ». Mais je ne suis pas du tout contente de ce chapitre à cause des nombreuses répétitions des mots « enfant » et « petit garçon », mais sinon, j’avoue que je suis plutôt satisfaite de ce que j’ai écrit :)

Avant de vous laisser lire, j’ai trois nouvelles pour vous. Une pas trop bonne, une pour laquelle vous serez sans doute mitigé et la dernière, qui devrait vous faire très plaisir !

Allons-y pour la ‘mauvaise’ : c’est que ce chapitre est ridiculement court… 5 pages seulement… je suis vraiment désolée !!!!! Mais je voulais vraiment faire finir ce chapitre comme il finit, et je n’ai pas vu l’intérêt d’ajouter d’autre paragraphe à ce chapitre, donc voilà, il est très, très court !
La deuxième nouvelle, c’est que ce chapitre est un flash back et le/les suivant(s) le sera/seront aussi… j’espère que ça va quand même vous plaire.
Et la dernière, la ‘bonne’, c’est que mercredi (le 14 février 07), vous pourrez lire la suite ! Et non, ce n’est pas une blague, c’est pour me faire pardonner de ce chapitre vraiment trop court.

Sinon, si j’arrive à trouver le temps, normalement, une petite surprise le 14, mais je n’en dis pas plus, parce que je ne suis pas sûre de m’y tenir.

Une dernière petite chose, même si je vous ai à tous répondu en privé, je vous le redis encore une fois, vos messages me font vraiment énormément plaisir :D

Bonne lecture à vous

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre XII

** Un enfant dans une cage **


 

 

Loin... il fallait qu'il aille encore plus loin... mais ses poursuivants semblaient ne pas vouloir le lâcher. De plus, il avait manqué de vigilance en se laissant approcher par cet enfant. Mais c'était la première fois... la première fois que quelqu'un tendait la main vers lui sans vouloir l'examiner ou lui faire subir des tests, alors, l'espace d'un instant, il avait voulu savoir si la main de ce petit garçon était plus chaude que celles des autres. Et oui, elle l'était. Par contre, il se surprenait lui-même d'avoir baissé sa garde devant l'enfant, mais tous ses sens s'étaient focalisés sur le regard et la main de ce petit garçon. S'arrêtant un peu pour reprendre son souffle, l'animal n'eut pas le temps de repartir car quelque chose lui piqua sa patte blessée.

- On l'a eut !
Cria un homme en s'approchant du loup qui tombait lourdement sur le sol.

- Il nous aura donné du mal, dit un autre en mettant une muselière à l'animal.

 

 

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- Mais vous êtes fous !
Cria une femme en examinant l'animal.

Les hommes qui avaient ramené le loup baissèrent un peu la tête.

- Avec une telle dose vous auriez pu le tuer ! Le professeur Radia nous a dit qu'il devait rester en vie ! J'espère que vous êtes conscients que c'est le premier que nous arrivons à maintenir en vie, alors arrêtez de faire n'importe quoi !

- Désolé, tenta de s'excuser l'un des hommes.

- Dégagez et allez voir comment se comporte T et I ! Nous leur avons donné un nouveau jouet et je veux savoir ce qu'ils en font.

Sans se faire prier, les quatre hommes sortirent rapidement.

Quelques heures plus tard, la femme médecin mettait le dernier point de suture à l'animal et ordonnait qu'on le ramène dans sa cage.

- Et n'oubliez pas de l'attacher !
Rajouta-t-elle alors que deux hommes venaient récupérer le loup.

Posant sans douceur l'animal dans une cage de deux mètres sur deux, un homme lui attacha la patte.

- Ca ne risque pas de lui bloquer la circulation sanguine quand il se transformera ?
Interrogea le collègue qui l’accompagnait.

- Aucun soucis, cette matière s'adapte à sa patte ou jambe, fonction de la forme sous laquelle il est.

- Ha... mais alors, il peut l'enlever ?

- Non. S'il essaye de tirer dessus, ça lui envoie une décharge électrique. Par contre, aucun soucis, ça s'adaptera sans problème à sa jambe quand il va redevenir humain. Je n'ai pas très bien compris en quoi c'est fait, mais c'est génial.

- C'est sûr.

Laissant le loup qui commençait à se réveiller, les deux hommes repartirent à leurs occupations sans même réaliser que cela faisait plus de quarante heure que l’animal n'avait pas mangé.

Et ce n'est que cinq heures plus tard que quelqu'un, habillé d'une blouse blanche, vint lui apporter son repas.

- Je vois que tu es redevenu humain, dit la personne venant d'arriver.

L'enfant se recroquevilla un peu au fond de sa cage.

- Approche, sinon tu n'auras rien à manger, dit le professeur Radia en riant un peu.

La faim étant tout de même plus forte que la peur, le petit garçon s'approcha avec difficulté car ses blessures le faisaient souffrir.

- J'espère que cette fois-ci tu as compris, tu ne pourras jamais sortir d'ici. Tu m'appartiens, c'est moi qui t'ai créé.

Ne quittant pas des yeux l'assiette que tenait l'homme lui faisant face, l'enfant attendit patiemment que ce dernier consente à la lui donner quelques dix minutes plus tard. Mais à peine quelques secondes après, alors que le petit garçon n'avait avalé que deux ou trois bouchées, il se tordit de douleur à terre. Tirant un peu trop fort sur sa chaîne et cette fameuse matière destiné uniquement à s'adapter à sa patte ou jambe, selon le moment, il reçut une déchargé électrique ce qui, ajouté à la douleur à l'intérieur de son corps lui fit perdre connaissance.

- C’est encore un échec…, soupira l'homme en repartant.

 

 

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- ... et depuis cette histoire, il refuse de manger, expliqua quelqu'un à une femme en blouse blanche.

- Qu'est-ce qu'il lui avait donné ?
Interrogea celle-ci.

- Je ne sais, mais je crois qu'il voulait contrôler la transformation.

- Mais ça n’a pas marché, à ce que je vois.

- Oui... mais nous allons bien finir par trouver.

- Bien sûr, répondit la scientifique avec un sourire.

Arrivant devant la cage de l'enfant se transformant en loup, elle s'accroupit face à lui et fit signe à l'homme l'aillant renseignée afin qu’il les laisse seuls.

- Bonjour, dit-elle.

Le petit garçon se contenta de la fixer sans répondre.

- Je m'appelle Mei, et toi, c'est Loup 326, c'est bien ça ?

- ...

- Tu ne veux pas me répondre ?

- ...

- D'accord... mais tu sais, il faut que tu manges, rajouta-t-elle en posant une assiette dans la cage.

L'enfant se plaqua un peu plus contre les barreaux.

- Tu sais, si tu t'affaiblis trop, on te mettra sous perfusion… Comme quand tu avais deux ans et que tu as essayé une première fois de partir.

- ...

- Tu crois que ce serait mieux si tout s'arrêtait ?

- ...

- Ce serait dommage, tu n'as encore rien vu de la vie et du monde...

La vision fugitive de l'enfant du parc et surtout sa main tendue apparurent telle une chimère au petit garçon. Le monde extérieur avait finit, au cours de ces derniers jours à se résumer au regard et à cette main cherchant à le toucher.

La femme soupira, voyant qu'elle n'était pas du tout écoutée, mais en se relevant, elle se souvint de ce qu'elle avait dans sa poche et elle le sortit.

- Tu sais ce que c'est ?
Demanda-t-elle en en agitant un petit paquet de M&Ms devant le regard étonné de l'enfant. Ce dernier secoua d'ailleurs la tête de gauche à droite en signe de négation. Ouvrant le paquet, la femme en mit quelques uns dans sa main avant de passer celle-ci à travers les barreaux de la cage. Patiemment, elle attendit que l'enfant soit plus ou moins en confiance et qu'il s'approche d'elle. Sans un mot, il prit une petite bille chocolatée de couleur verte avant de la porter à sa bouche. Puis, il en prit une jaune, une rouge et pour finir, une bleue, avant de retourner dans son coin. Mei le regarda quelques secondes, sont regard sombre croisant celui de l'enfant et sans un mot, elle déposa le paquet de friandise dans la cage avant de partir.

Lorsqu'elle repassa quelques heures plus tard, elle trouva l'enfant endormi en position foetal, un petit sac jaune, dépassant de l'une de ses petites mains fermées. Un léger sourire apparut alors sur ses lèvres. Un jour, la porte de cette cage serait ouverte, mais pas aujourd’hui, il était encore trop tôt. Elle allait partir lorsqu’elle entendit un bruit de chaîne ce qui la fit se retourner. Deux ronds noirs croisèrent alors son regard.

- C’était bon ?
Demanda-t-elle alors.

Hochant la tête, l’enfant lui fit comprendre que oui, mais ce qu’elle regretta, c’est que rien ne se reflétait sur son visage. Ni joie, ni tristesse… rien…

- Loup 326…, murmura-t-elle.

- Vous avez tors de vous attachez à lui, dit soudain un voix.

- Professeur Radia.

Retournant dans un coin de sa cage, l’enfant espéra un instant que l’homme ne venait pas pour lui, mais vu le geste qu’il fit à ses hommes, il était évident qu’il avait rêvé.

- Emmenez-le en salle d’examen, qu’on comprenne pourquoi il ne s’est pas transformé !

- A vos ordres, répondit l’un des hommes.

Mei regarda l’action et cru que l’enfant allait s’étouffer tant sa respiration était saccadée, mais alors qu’il se recroquevillait, son corps se couvrait d’une fourrure noire : il venait de se transformer. Cherchant alors à mordre les trois hommes qui étaient entrés dans sa cage pour le faire sortir, l’enfant s’arrêta cependant. Face à lui se tendait une main, différente de toutes les autres. La main, très blanche de Mei, tentait de le calmer alors qu’elle demandait aux autres d’arrêter de lui faire peur. De nouveau, l’image d’un petit garçon le regardant sans crainte et sans vouloir lui faire du mal lui apparut et il se calma.

- Pas mal !
Dit l’un des hommes en mettant sans ménagement une muselière à l’animal. Ils s’étaient tous déjà fait mordre plusieurs fois par ce « monstre », aussi, même si à présent il semblait calme, préféraient-ils ne pas prendre de risque.

La femme en blouse blanche les regarda s’éloigner, avant de fixer la cage à présent vide.

« Ce serait bien si elle restait toujours ouverte », pensa-t-elle avant de repartir travailler.

 

 

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Le petit garçon d’à peine 4 ans et demi haletait. Le professeur Radia venait une nouvelle fois de mettre un point un produit. Normalement, il aurait dû permettre de contrôler la transformation en loup, mais la seule chose que cela lui avait provoqué, c’était de violente nausée ainsi que des frissons dans tout le corps. Mais au lieu de lui administrer un calmant ou de le laisser tranquille, l’homme avait voulu essayer autre chose. En tout, durant les deux dernières heures, le petit garçon avait dû recevoir une dizaine d’injections, sans compter toutes les gélules qu’on l’avait forcées à prendre. Mais en plus, il n’avait pas été question pour lui de rester allongé, ou assis, car les différents scientifiques l’examinant depuis sa conception n’avait pas arrêté de le faire courir.

Mei était passée elle aussi, il l’avait aperçut, mais elle n’était pas restée. Depuis ce jour où elle lui avait parlé et donné d’étrange petite bille de couleur qui se mangeait, elle ne s’était plus jamais rapprochée de lui. Pourtant, cela faisait des semaines. Mais ce n’était pas très important, après tout, aussi petit soit-il, il avait tout de même à présent un rêve auquel se raccrocher lorsqu’il pensait qu’il ne pourrait plus supporter de nouvelles expériences : un enfant, au regard marron, qui avait tendu la main vers lui. Il était évident qu’il ne le reverrait jamais, mais pourtant, il lorsqu’il regardait les barreaux de sa cage ou qu’il recevait une décharge électrique, l’enfant ne pouvait s’empêcher de penser à lui.

 

 

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- Mei… tout est prêt… c’est ce soir ou jamais.

- Alors ce sera ce soir, murmura la femme.

 

 

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- Vous avez oublié quelque chose ?
Demanda un homme alors qu’une femme en blouse blanche passait près de lui.

- Oui, j’ai ‘quelque chose’ à récupérer avant de partir, répondit Mei sans s’arrêter.

Quelques minutes plus tard, elle arrivait devant une cage. A l’intérieur, un enfant était endormi. Se réveillant en sentant son odeur, il la dévisagea quelques secondes avant que leurs regards à tous deux ne se posent sur la porte de la cage.

Ce soir là, elle allait s’ouvrir, vers un monde inconnu de Loup 326…

 

 

 

Fin du chapitre XII

 

A suivre…

Chapitre commencé et achevé le 30 janvier 2007

 

 

 

 

Note de fin de chapitre : Vous me croirez si vous le voulez, mais j’ai passé un temps fou à corriger ces quelques pages. C’était une horreur ! Il y avait des fautes un peu partout…
Malgré sa longueur ridicule, j’espère tout de même que vous avez appréciez ce chapitre qui nous montre Lang quand il était tout petit.
A mercredi pour la suite de son histoire :-)
Naëlle

 

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Chapitre 13

 

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