Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Bonjour tout le monde !

Hé non, vous ne rêvez pas ! Comme j’ai été prise de « folie d’écriture » la semaine dernière, j’ai réussi à vous écrire la suite plus vite que prévu :-) C’est chouette, hein ? lol
Dans ce chapitre, il se passe pas grand-chose, mais autant j’ai eu du mal avec le précédent, autant j’ai trouvé celui-ci intéressant à écrire... par contre, le temps qu’il m’a demandé à faire les corrections… terrible !

Avant de vous laisser lire, je tiens à vous rappeler que le rythme de parution des chapitres de cette histoire sera mensuelle, sauf exception (mais ne rêvez pas, j’ai une vie et il y en aura très peu !).
Donc, dans 15 jours, normalement vous aurez un autre chapitre, puisque celui-ci est en plus, si on veut, mais après, on prend le rythme d’un par mois, ok ? (Remarquez, même si vous n’êtes pas d’accord, ce sera pareil. lol)

Bonne lecture à tous et à bientôt :)

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre XI

** Chambre **


 

 

Lang respira l’air frais un grand coup avant de passer la grille d’entrée de l’établissement dans lequel il était pensionnaire. Claude était déjà arrivé, il sentait son odeur. Il imagina qu’il devait être avec ses amis qu’il n’avait pas vus durant les vacances, mais à sa grande surprise, il vit l’adolescent à quelques mètres de lui, en train de le fixer. Il devait attendre quelqu’un, aussi Lang se retourna-t-il afin de voir qui devait arriver, mais Claude s’approcha.

- Tu veux quelque chose ?
Demanda le préféré des professeurs sur un ton mi-neutre, mi-agressif.

- Pascal vient de me dire qu’il allait tout de suite demander à ce que je change de chambre, répondit le garçon en plongeant son regard dans celui de Lang.

- Ok, et ?

- Je veux savoir si c’est vraiment ce que tu veux…

- J’m’en fiche ! Tu fais c’que tu veux !

- Ca veut dire que je peux revenir ?

Lang ne répondit pas et se dirigea vers sa chambre afin de déposer ses affaires avant le premier cours.

Claude, un sourire aux lèvres, se mit à courir à la recherche de Pascal. Celui-ci était d’ailleurs devant un bureau, attendant visiblement que quelqu’un arrive.

- Attend, attend, cria l’adolescent à son ami.

- Claude ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda le lycéen.

- Je… je…

- Reprend ton souffle d’abord, dit gentiment le jeune homme.

- Oui… voilà, ça va. Pascal, je ne veux pas changer de chambre.

- ?

- Je voudrai retourner dans la mienne.

- … C’est toi qui vois. Mais… je veux que tu me promettes quelque chose.

- Oui ? Quoi ?

- Si tu as de nouveau le moindre problème avec Lang, je veux que tu me le dises et je te ferais changer de chambre tout de suite. D’accord ?

- Oui, promis.

Pascal allait rajouter autre chose mais la cloche sonna afin de leur indiquer qu’il était plus que l’heure de se séparer. En courant pour regagner son bâtiment, l’adolescent heurta une fille qui lui sourit lorsqu’il s’excusa. Puis, le suivant du regard, elle eut un petit rire.

- Je ne vais en faire qu’une bouchée de ce petit garçon, dit-elle en cherchant du regard son compagnon qui ne la quittait que rarement. Ce dernier revenait d’ailleurs vers elle pour lui indiquer la direction à prendre pour rejoindre leur salle.

De nouveau le souffle court, Claude entra précipitamment dans sa salle de classe. Plusieurs têtes se retournèrent vers lui et madame Birmanya ramena ses lunettes sur son nez avant de le toiser. L’adolescent, prit en faute, chercha alors à soustraire son regard à son professeur.

- Gaumont, il me semblait pourtant avoir été claire. Lorsque la cloche sonne, vous devez déjà tous être installés et avoir sortit vos livres de cours.

- … je sais… je suis désolée, murmura le jeune homme.

- Va t’asseoir, se contenta de dire la femme avant de prendre une craie et d’écrire un sujet au tableau.

S’asseyant et prenant ses affaires le plus rapidement possible, Claude chercha à croiser le regard de son camarade près de lui, mais celui-ci semblait très intéressé par le tableau lui faisant face.

- Bien, dit soudain l’enseignante littéraire. Aujourd’hui, pour bien vous remettre dans l’ambiance de l’école, nous allons commencer par rédiger une petite rédaction. Vous traiterez donc ce sujet, rajouta-t-elle en pointant ce qu’elle venait d’écrire.

Quelques soupires furent poussés, mais rapidement, la pièce redevint calme. Durant plus d’une heure, le seul bruit qui se fit entendre fut celui d’un stylo qui tomba par terre.

- Tu as fini Fraust, demanda soudain Odette.

L'adolescent lui fit signe que oui et la femme vint récupérer sa copie.

- Je peux lire pendant que les autres continuent ?

- Oui, bien sûr, répondit la femme en souriant.

Sortant un nouveau roman de son sac, le collégien se mit à lire, heureux d'avoir eu la permission de s'adonner à son activité préféré. Près de lui, Claude poursuivait sa rédaction et un coup d'oeil rapide sur la feuille de ce dernier indiqua à Lang qu'il était très peu probable que l'adolescent termine à temps son devoir.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Retrouvant sa chambre avec un certain plaisir, Claude s'assit sur son lit. Près de lui, sur le sien, Lang continuait son livre, entamé le matin même.

- C'est intéressant ?
Demanda soudain le plus petit des deux.

- J'avais oublié que tu étais bavard, se contenta de marmonner Lang sans répondre à la question.

- ... Heu... je peux utiliser la salle de bain en premier ?

- Vas-y. Pendant ce temps au moins, je ne t'entendrais pas.

Ne relevant même pas la remarque désagréable, l'adolescent prit ses affaires de nuit et sa serviette de toilette avant de disparaître dans la petite pièce d'eau. Quelques minutes plus tard, il en ressortit et s'installa à son bureau afin de faire ses devoirs. Lang tourna alors la tête vers lui avant de le fixer.

- Qu'est-ce qu'il y a ?
Lui demanda alors celui qui venait de sortir ses cahiers.

- Pourquoi es-tu revenu ?

- Où ? Dans la chambre ?

- Oui...

- ... je ne sais pas..., se contenta de répondre sincèrement Claude.

- Tu n'as donc pas peur de moi ?
Insista Lang en se redressant à moitié.

- ... pourquoi tu me poses toujours la même question ?

- Parce que je ne te comprends pas. Parce qu'on dirait que quoique je te fasse, tu reviendras toujours.

Claude eut un sourire avant de se retourner vers Lang. Ce dernier se demanda d'ailleurs quelques secondes si son compagnon de chambre n'était pas un peu simple d'esprit, mais Claude le surpris par ses nouvelles paroles.

- Si tu me fais de nouveau du mal, je te quitte.

Prit d'un fou rire incontrôlable, Lang cru qu'il allait s'étouffer. Réalisant soudain ce qu'il venait de dire, Claude passa par différentes teintes rosées pour parvenir à une couleur plutôt rouge.

- Ce... ce n'est pas ce que je voulais dire... je voulais... dire que...

Voyant que sa tentative d'explication faisait encore plus rire Lang, il finit par se taire. Lang l'étonnait tout de même. Il ne savait pas jusqu'à quelques jours auparavant que l'adolescent savait rire comme cela.

Plusieurs minutes plus tard, enfin calmé, Lang se leva et se dirigea vers la salle de bain sans un mot. Jetant un coup d'oeil par terre, il s'aperçut que le sol était entièrement sec. Aucun doute, Claude avait nettoyé après avoir prit sa douche.

- Lang, appela soudain Claude en se collant à la porte quelques minutes plus tard.

- Quoi ?
Demanda le dénommé en sortant.

- Je voulais te demander quelque chose.

- Ouais ?

- Heu...

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Regardant avec attention ses mains, Claude n'osait plus dire ce qu'il voulait alors que durant une bonne partie de la journée il s'était encouragé mentalement afin d’avoir la force de le demander à son compagnon de chambre.

- Qu'est-ce que tu veux ?
Redemanda assez gentiment Lang.

- ... est-ce que tu pourrais m'aider à faire le mur ?
Finit par dire l'adolescent sans respirer.

Baissant la tête en attendant une réponse qui se résumerait sans doute à un « non » de Lang, il fut surpris lorsqu'il entendit :

- Pour quoi faire ?

- ...

- Claude.

- Maman... je voudrais aller la voir... je suis inquiet..., finit par expliquer le jeune homme.

- ... elle est toujours à l'hôpital ?

- Oui.

- Tu veux y aller ce soir ?

- Tu... tu es d'accord ?

Faisant un petit hochement de tête, Lang retourna dans la salle de bain afin d'enlever son pyjama. Ce n'était pas une tenue pour sortir.

Moins de vingt minutes plus tard, les deux jeunes faisaient le mur. Le coeur de Claude battait la chamade, d'autant plus que c'était lui qui avait demandé à faire cela. Mais l'assurance et la confiance qu'affichait Lang le rassuraient légèrement. De plus, sa main qui avait commencé à trembler au début s'était vite trouvée apaisée par celle de son compagnon qui la tenait fermement. D'ailleurs... là qu'il y pensait, il faudrait peut-être qu'il lui lâche la main.

- Heu... Lang...

- Ouais ?

- Je... heu...

- Si tu ne sais pas quoi dire, tais-toi !

Renonçant alors à faire entendre le moindre mot, Claude se laissa guider par le préféré des professeurs. Par contre, il n'avait pas prévu que l'hôpital serait si loin de l'école à pied. Pourtant, il ne laissa rien paraître et continua à suivre en silence l'adolescent.

Lorsqu'ils arrivèrent finalement devant l'immense bâtisse dans laquelle se faisait soigner madame Gaumont, Claude murmura :

- Les lumières sont éteintes...

- A quoi tu t'attendais idiot ! La plupart des gens là dedans dorment.

- Mais... je voulais voir maman, continua le garçon sur le même ton que précédemment.

- Je sais, et on est là pour ça. Viens, reprit Lang en s'adoucissant un peu.

Un moment plus tard, alors que Claude se retrouvait devant la chambre de sa mère, il se retourna une nouvelle fois vers celui qui l'accompagnait et le gratifia d'un sourire. Il avait toujours du mal à réaliser qu'ils étaient passés en rampant devant l'accueil, qu'ils avaient couru dans un couloir alors qu'ils entendaient des pas et qu'ils avaient finit dans une sorte de débarras, le coeur battant, tandis qu'un chargé d'entretient faisait un brin de ménage sur le sol. Grâce à tout cela, l’adolescent en avait même oublié sa peur des hôpitaux. Claude avait déjà pu remarqué que son compagnon de chambre n'était pas commun, mais ce soir encore, il avait montré qu'il semblait être capable de faire tout et n'importe quoi, même lui permettre de voir sa mère alors que les heures de visites étaient passées depuis longtemps.

Se décidant finalement à entrer, Claude ne s'aperçut pas tout de suite que Lang lui avait emboîté le pas. La lampe près du lit était restée allumée et Lang put donc voir le visage de la femme endormie. Ce fut alors un choc pour lui : il l'avait déjà vu ! Il en était sûr ! Mais alors, cet adolescent trop bavard, c'était donc cet enfant...

- Ca ne va pas ?
Demanda Claude à mi-voix en se rapprochant de Lang.

Repoussant brusquement le jeune homme qui tendait la main vers lui, le préféré des professeurs s'énerva :

- Arrête de me poursuivre ! Arrête ça !!!!

- L... Lang... ?

- Je ne veux pas ! Cesse de m'obséder...

Sortant en courant de la chambre, Lang se heurta à une infirmière mais ne s'arrêta pas, bien qu'elle lui en ai donné l'ordre. Courant dans la nuit, l'adolescent crut qu'il n'arriverait pas à se calmer.

Dans la chambre, le bruit avait réveillé la femme qui regarda son fils, étonnée.

- Claude ?
Murmura-t-elle difficilement.

- Maman... je suis désolé de t'avoir réveillé, murmura l'adolescent en prenant sa mère dans ses bras.

- Ma chérie... qu'est-ce que tu fais là ?

- Maman...

- Tu devrais te coucher ma puce...

Claude renonça à indiquer à sa mère son erreur et se contenta de la serrer contre lui. Et tant pis si elle ne se rendait pas vraiment compte que c'était lui, et pas la fille qu'elle avait tant rêvé d'avoir, au moins, à cet instant, il était contre elle.

- Maman..., murmura-t-il encore une fois.

Mais le charme fut rompu avec l'arrivée du père du garçon.

- Qu'est-ce que tu fais là ?
Demanda-t-il calmement mais tout de même sèchement.

- Je suis venu voir maman, murmura le fils en baissant le regard.

- J'appelle l'école, qu'il envoie quelqu'un te chercher, dit l'homme en sortant.

Courtant derrière son père, Claude le retint par le bras et lui demanda :

- Ramène-moi, s'il te plait.

- Parce que tu crois être en position de me demander ça ? Tu penses peut-être que je n'ai pas assez de soucis avec ta mère à l'hôpital ?

- ... ta jambe va mieux ?
Demanda l'adolescent sans vraiment écouter ce que disait son père.

- Oui, ce n'était pas grand-chose.

Il n'y avait rien à redire sur l'amour que cet homme, son père, portait à sa femme. Il avait pourtant été blessé, lui aussi, dans l'accident de voiture, mais alors qu'il aurait dû rentrer chez lui pour se reposer, il refusait et restait tout le temps à l'hôpital et n'acceptait de quitter sa femme que la nuit, nuit qu'il passait dans une chambre juste à côté pour ne pas être trop loin d'elle.

- Papa... s'il te plait... ne dis pas que je suis sorti... je...

- Ma chérie... tu veux passer la nuit avec maman ?

Les infirmières présentes se demandèrent si la femme venant de se lever et d'apparaître dans le couloir avait toute sa tête, mais aucune ne fit le moindre commentaire à ce sujet là et elles se contentèrent de lui dire qu'elle devait retourner s'allonger.

- Claude, ma chérie, viens dormir avec maman.

- Vas-y, puisque ça a l'air de tellement lui faire plaisir. Je te ramènerai à l'école demain matin.

Tel un automate, l'adolescent entra dans la chambre de sa mère et celle-ci, de nouveau couché, lui tendit les bras. S'installant près d'elle, il se blottit dans ses bras.

- Mon trésor... tu n'imagines pas comme je suis heureuse de t'avoir, murmura la femme avant de s'endormir.

Prenant ce qu'elle venait de dire pour lui, Claude eut un sourire et rejoignit à son tour très rapidement le pays des songes, ayant tout de même une pensée pour Lang qui avait eut une réaction des plus étranges quelques minutes plus tôt. Mais il l'oublia presque aussitôt lorsque sa mère l'attira davantage contre elle.

 

 

Fin du chapitre XI

 

A suivre…

Chapitre commencé le 12 janvier 2007 et achevé le 17 janvier 2007

 

 

 

 

Note de fin de chapitre : J’imagine que vous êtes surpris par la réaction de Lang lorsqu’il voit la mère de Claude. Vous comprendrez dans peu de temps, promis !
Sinon, Lang a été gentil quand même là, n’est-ce pas ? Et tout le monde est rassuré ? Claude est toujours dans la même chambré :)

Allez, on se donne rendez-vous vers la mi-février pour la suite.
Naëlle

 

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Chapitre 12

 

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