Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Bonjour tout le monde ! Voici un nouveau chapitre de « Loup apprivoisé ». Je dois vous avouer que ce chapitre est celui que j’ai le moins aimer écrire. C’est un chapitre de transition, et ce n’est pas ceux que je préfère rédiger. Mais je me suis refuser à ‘zapper’ cette étape. J’espère que bien que ce ne soit pas l’un des plus intéressant, ce chapitre vous plaira tout de même.

Je ne pense pas vous en avoir déjà parlé, mais j’ai l’intention d’écrire les histoires (ou faire des introspections) de différents persos de cette histoire. Alors si vous voulez, je vous laisse le choix pour le premier perso sur lequel j’écrirai. Il est bien évident que je ne vais pas parler de Lang et Claude, se sont les héros, on en parle déjà suffisamment, n’est-ce pas ? lol
Alors, sur qui voulez me voir me concentrer en premier : Pascal, Marguerite et James, Sonia ou Odette Birmanya ? A moins que vous ne vouliez en savoir plus sur quelqu’un d’autre…
Lorsque vous me ferez un commentaire, n’hésitez pas à me donner le nom d’un perso :)

Sur ce, je vous laisse lire en vous rappelant que vous pouvez accéder à la liste des personnages (en revenant sur la page des originales) pour vous aider à vous souvenir de qui est qui… quoique, dans ce chapitre, on ne parle de quasiment personne à part Lang et Claude :)

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre X

** Rapprochement **


 

 

Assis sur un banc, face au cinéma, Lang regardait les affiches de films du moment. Il était venu là en pensant aller à une ou deux séances, mais depuis trois heures, il se contentait de regarder sans grand intérêt ce qui, en temps normal, l’attirait. Claude, juste avant qu’ils ne partent en vacances, n’était pas venu le voir, alors qu’il était persuadé que l’adolescent serait venu lui reparler. Il essayait de ne pas trop y penser, mais il avait du mal à oublier qu’il s’était transformé devant le garçon. Retournant son attention vers le multiplexe, il se souvint qu’il était venu en vacances dans cette ville, alors que cette immense bâtisse était en construction. Sa mère lui avait d’ailleurs dit : « la prochaine fois que nous viendrons, je pense qu’ils auront fini. » Elle lui avait ensuite sourit en lui promettant qu’il reviendrait l’année d’après et qu’ils iraient tous les deux voir un film. Et effectivement, l’année suivante, ils étaient repassés par cet endroit, et tous les deux, ils avaient été ensemble à une séance. Lang se souvenait que c’était une adaptation filmique du conte ‘la petite sirène’.

L’adolescent fut tiré de ses pensées lorsqu’une odeur familière l’interpella. A quelques mètres, il aperçut la personne qui avait attiré son attention. La regardant s’avancer vers lui, il retourna la tête vers le cinéma lorsqu’elle fut à proximité.

- Tu es déjà rentré de chez ton oncle ?
Demanda-t-il, pourtant.

- … en fait… je n’y ai pas été…

- …

- …

- … pourquoi ?

- J’ai suivi ton conseil… j’ai dit à mes parents que je ne voulais pas y aller…

Lang baissa un peu la tête et regarda ses mains avec attention. Il fallait qu’ils en parlent tous les deux. Mais comment aborder le sujet ?...

- Heu… Lang…

- … ouais… ?

- Je… j’aimerai… que…

Lang releva les yeux avant de se mettre debout.

- Je n’ai pas envie d’en parler !
Trancha-t-il.

Il allait partir lorsqu’une main se posa sur son bras.

- Quoi ?
Demanda-t-il alors agacé.

- … dis-moi juste… si c’était vraiment toi… s’il te plait…

Plusieurs secondes s’écoulèrent en silence avant que Lang ne réponde à mi-voix :

- Oui Claude… c’était moi…

L’adolescent ayant eut sa réponse, il relâcha l’autre. Ainsi donc, Lang venait de lui confirmer qu’il n’avait pas rêvé, qu’il s’était réellement transformé. Comment devait-il prendre la chose ? Il n’en savait trop rien, par contre, une chose était sûr, c’était que l’adolescent aux cheveux sombres s’éloignait comme s’il ne reviendrait plus jamais. Il fallait qu’il réagisse, qu’il fasse quelque chose. Mais de nouveau, l’image de Lang se transformant s’imposa à lui comme s’il assistait une nouvelle fois à la scène. Il avait peur. Oui, il avait peur…

- Lang, attend !

Il n’avait pas réfléchit et à présent, il regrettait presque son appel lorsqu’il vit l’autre garçon s’arrêter un peu plus loin, puis, se retourner, comme au ralentit. Il s’attendait à une parole désagréable de la part de l’autre, mais rien, il ne se passa rien. Lang se contentait de le fixer comme s’il attendait quelque chose. Comme s’il réclamait quelque chose. Mais plusieurs minutes s’écoulèrent sans que Claude ne dise le moindre mot. Les gens passaient près d’eux, mais pour les deux adolescents, s’était comme si durant quelques instants, tout s’était arrêté. Finalement, Lang rompit le charme et se retourna avant de recommencer à s’éloigner. Claude voulu le suivre mes ses jambes refusaient de lui obéir. C’est donc sans échanger un mot que l’un partit et l’autre resta sur place.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Comme la veille, Lang était assis face au multiplexe. Peut-être allait-il se décider à aller voir un film aujourd’hui. Mais comme le jour précédent, une odeur attira son attention. Cependant, il ne tourna pas la tête et continua à fixer les affiches.

Claude, loin de s’en offusquer, s’assit près de l’adolescent.

Durant plusieurs minutes, ils restèrent sans rien dire avant que le plus petit des deux ne se décide à parler :

- Qu’est-ce que tu es ?

- Quoi ?

Tournant la tête vers Lang, l’adolescent demanda :

- Tu es un loup qui se transforme en humain ou un humain qui se transforme en loup ?

Le préféré des professeurs regarda l’autre incrédule, incapable de dire un mot. C’est alors que Claude reprit une nouvelle fois la parole :

- Tu sais, pour moi, ça ne change pas grand-chose. Je demande juste comme ça, pour savoir.

- Tu es vraiment bizarre…

- Désolé…

Finalement, Lang se leva sans un mot et commença à se diriger vers le cinéma, mais Claude lui emboîta le pas avant de le retenir par le bras.

- Qu’est-ce qu’il y a encore ?

- Pourquoi pars-tu ?

- Ca ne te regarde pas !
Répondit le garçon agressivement.

- Tu sais… j’ai vraiment envie qu’on soit ami…

- Toi, t’es vraiment maso !

- Mais non ! Je suis…

Se rapprochant de Claude, Lang tendit la main et commença à serrer ses doigts autour du cou de l’autre.

- L… Lang…

- T’as peur, hein ?

- …

- Vous êtes tous les mêmes ! Vous êtes terrorisé et vous avez peur de moi !

Claude posa ses mains sur celles de Lang avant de répondre, la voix un peu tremblante car il était vrai que le garçon au regard sombre serrait de plus en plus son cou :

- Tu fais tout pour que j’ai peur de toi… alors oui, j’ai peur…

Relâchant immédiatement l’adolescent qu’il tenait, Lang s’éloigna de quelques pas. Etait-il possible que se soit vrai ? Que lui-même, fasse peur à Claude sans même s’en rendre compte ? Que cherchait-il réellement à faire ?

Claude lui lança un regard tout en passant ses mains autour de son cou sur lequel les doigts de Lang avaient laissé des traces.

- Heu… je t’ai fait mal ?
Demanda le préféré des professeurs en revenant près de lui. Ce dernier eut un léger mouvement de recul, mais dit tout de même.

- Je… j’étais sincère tout à l’heure… pour moi, tu restes toi-même…

- J’m’en fiche pas mal que ça change quelque chose ou pas pour toi !

- …

Lang regarda le garçon près de lui encore quelques secondes puis, comme la veille, partit.

Un peu plus loin, un garçon et une fille observaient la scène de loin.

- J’ai beaucoup de chance, dit la fille, c’est un garçon.

- Ouais ! Pas cool pour moi ! Enfin… ça ne fait rien, lui répondit son ami.

- Par contre… qui est le garçon aux cheveux noirs ? Il me semble l’avoir déjà vu.

- Moi aussi. Bah, c’est bientôt la rentrée, et là, tu pourras te focaliser sur ce charmant petit garçon.

Les deux amis se mirent à rire avant de repartir. Les prochaines semaines, voire les prochains mois risquaient fort d’être amusants pour eux.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Lorsqu’il arriva chez lui, Claude s’aperçut que ses parents étaient sortis. Il chercha un peu partout afin de voir s’ils lui avaient laissé un mot, mais non, il n’y avait rien.

- Maman ? Papa ? Vous êtes là ?

- Tes parents ne sont pas là ?

Claude cru que son cœur allait s’arrêter. D’abord parce qu’il pensait être seul et que quelqu’un venait de lui parler, mais ensuite parce que le quelqu’un en question était Lang.

- T’as un problème ?
Lui demanda l’adolescent en voyant que l’autre se contentait de le dévisager sans rien dire.

- Ha… heu… je… que… qu’est-ce que… tu… fais là… ?

- …

- …

- En fait… je… heu… je voulais… m’exc…

- …

- …

- Pardon ?

- T’es con ou quoi ? Je veux m’excuser alors tu pourrais faire un effort pour comprendre ! Mais c’est dingue d’être aussi bête ! Si j’avais su, je ne serais pas venu ! Bon, je m’en vais !

Claude regarda l’adolescent qui commençait à partir sans savoir quoi dire. Il devait être en train de rêver, pour croire que Lang pouvait venir demander pardon. Ca devait être ça. Pourtant, tout était bien réel. Alors, si l’adolescent avait laissé sa fierté et son mauvais caractère de côté pour s’excuser, il ne fallait pas le laisser partir comme ça. De plus, ce mauvais pressentiment qui le tenaillait depuis quelques temps ne fit que s’amplifier et c’est sans réfléchir qu’il courut vers le jeune homme qui allait passer le portillon.

- Ne pars pas, lui cria-t-il en le retenant par le bras.

- Qu’est-ce que t’as ?

- Je ne sais pas… je ne sais pas…, murmura Claude sans lâcher l’autre garçon.  

- …

- … j’ai peur de ne plus jamais te revoir si tu t’en vas maintenant…

Lang piqua un fard en se souvenant que dans l’un des derniers films qu’il avait vu, l’héroïne retenait son fiancé avec des paroles presque semblables. Puis, sans que Claude ne comprenne pourquoi, il éclata de rire. Pas ce genre de rire froid et sec qu’il avait lorsqu’il se moquait de quelqu’un, pas non plus ceux du genre qu’il pouvait avoir lorsqu’il faisait semblant de trouver quelque chose de drôle, non, celui-ci venait vraiment de lui et il n’était pas forcé.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Lui demanda Claude plusieurs secondes plus tard.

- R… rien… t’es vraiment nature comme garçon, lui répondit simplement Lang en tentant de calmer son hilarité.

- … heu…

- Quoi ?

- Je… tu veux bien… heu… rester un peu… avec moi… ?

Lang fixa quelques secondes l’adolescent ne l’ayant toujours pas lâché avant d’accepter.

Alors qu’ils entraient tous les deux dans la maison, un voiture noire passa devant le jardin, s’arrêta, puis repartie.

- Je crois que je l’ai perdu, dit alors le conducteur en collant son téléphone portable à son oreille.

- Continue à chercher, répondit quelqu’un d’autre.

- Bien.

A l’intérieur de la maison, Lang fit un petit tour de la maison sans vraiment y avoir été invité.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Lui demanda Claude en le voyant fixer le meuble du salon.

- … on avait un meuble du même genre… il y avait plein de photos de mes parents et moi dessus.

- Ha, c’est chouette. J’aime beaucoup les films dans lesquels il y a des photos de famille partout. C’est…

- Chez toi, il n’y en a pas, coupa Lang en balayant une nouvelle fois la pièce du regard.

- Mes parents ne sont pas très photo. C’est pour ça.

- Et toi ?

- Moi ? J’adore avoir des photos des gens que j’aime. Je pense que quand j’aurai une maison à moi, je mettrai des photos de ma famille un peu partout, répondit Claude, heureux de voir que pour une fois Lang semblait ouvert au dialogue. Ce dernier venait-il d’ailleurs d’avoir un sourire ? Peut-être, mais l’adolescent n’en était pas sûr.

- On va dans ta chambre ?
Demanda Lang quelques minutes plus tard.

- Ha, heu oui, oui, bien sûr… heu… tu veux boire quelque chose ?

- Tu as l’air très mal à l’aise, ne put s’empêcher de dire le garçon au regard sombre.

- Oui, heu… non ! Enfin… c’est juste que… je n’ai pas l’habitude d’avoir un invité. Normalement, il n’y a que Pascal, Margueritte et James qui viennent chez moi… et eux, ils se débrouillent tout seul. En fait, normalement, quand Margueritte est là, c’est elle qui me demande si je veux boire quelque chose, expliqua l’adolescent en riant un peu.

- Je comprends de mieux en mieux pourquoi tu ne sais rien faire seul.

- Heu…

- Allez, on va dans ta chambre.

Sans un mot, Claude sortit du salon, suivi de Lang.

- Heu… tu peux t’asseoir… heu… sur le lit… ou bien sur cette chaise, dit l’hôte du préféré des professeurs lorsqu’ils furent dans sa chambre. Mais son compagnon semblait avoir l’esprit ailleurs. Il passa la main sur le mur avant de dire :

- Pourquoi est-ce que tu as une tapisserie rose ?

- Ha, c’est parce qu’on a jamais refait la chambre. Mes parents l’avaient préparé avant ma naissance et…

- … tous ces cœurs roses… c’est bizarre…

- …

- Et ces bibelots… ce sont des trucs de filles…

- … ce sont des cadeaux de ma mère…

- Pourquoi ? J’ai l’impression d’être dans la chambre d’une petite fille, murmura Lang en faisant un tour de la pièce.

- Je…

Lang se retourna vers Claude avant de tendre la main vers la joue de l’autre garçon.

- Ne pleure pas, murmura-t-il gentiment.

- … je ne… pleure pas, lui répondit son vis-à-vis le regard baissé.

Un liquide chaud commença pourtant à couler le long de ses joues. Lang essuya quelques larmes avant d’attirer Claude contre lui.

- Ne pleure pas, répéta-t-il.

- … je suis… désolé…, hoqueta Claude entre deux sanglots.

- …

- … maman… voulait tellement… une fille… je… l’ai tellement… déçue… je…

Resserrant un peu son étreinte, Lang ne dit rien mais garda Claude contre lui jusqu’à ce que ce dernier commence à se calmer. Une fois ses larmes séchées, tous deux s’assirent sur le lit. Durant plusieurs minutes, personne ne dit mot, puis, les yeux fixés sur ses mains, Claude raconta :

- Les parents de ma mère ne l’ont jamais aimé… son père était un ivrogne qui ne rentrait quasiment jamais et le peu de fois où il passait il battait maman… et sa mère, elle sortait tout le temps avec d’autres hommes et faisait comme si elle n’avait pas d’enfant… Maman a eut une enfance très malheureuse… Et… elle s’est toujours promis d’avoir une fille… pour pouvoir lui donner tout ce qu’elle, elle n’avait pas eu… elle voulait avoir une fille pour en faire une petite princesse… mais… mais… c’est moi… un garçon… qu’elle a eut…

- …

- … papa a toujours été très amoureux de maman… alors… il m’en veut… il pense que j’ai empêché maman de réaliser son rêve… pourtant… pourtant…

- … ma mère disait toujours que les enfants n’ont jamais demandé à naître, alors qu’on n’a rien à leur reprocher… elle avait raison, tu ne crois pas ?

Relevant le regard vers Lang, Claude ne su quoi lui dire. Pourtant, il était évident que celui qui était près de lui tentait de le consoler.

- Claude ?

- Je… merci…

Essuyant de nouvelles larmes de sa main, l’adolescent se contenta de répondre :

- Tu n’as rien fait de mal… alors ne pleure plus…

Lang voulu rajouter quelque chose, mais le téléphone sonna.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

Lang était assis sur un banc et attendait que Claude ressorte de la chambre dans laquelle sa mère venait d’être amené. Les parents de l’adolescent avaient eu un accident de voiture, ‘pas très grave’, au dire de l’infirmière les ayant renseigné, mais cela n’avait pas du tout eu l’air de rassurer Claude.

Dans la chambre, la femme se réveilla à moitié et adressa un sourire à son fils. Ce dernier s’approcha rapidement d’elle avant de lui dire :

- Papa va bien, ne t’inquiète pas maman.

- Merci ma chérie, tu es tellement gentille…, murmura la mère.

Se redressant légèrement, le jeune homme rajouta :

- Maman… c’est moi…

- Je sais mon cœur, fut la seule réponse qu’il obtint avant que madame Gaumont ne se rendorme sous l’effet des médicaments qu’elle avait avalé.

Faisant un effort pour masquer sa douleur, Claude ressortit de la chambre. A l’extérieur, Lang l’attendait, comme toujours, impassible.

- Comment va-t-elle ?
Demanda-t-il pourtant.

- Merci de m’avoir attendu, murmura Claude avant de se diriger vers la sortie de l’hôpital.

- Tu vas où ? Claude !

- Ne criez pas dans le couloir, dit un infirmier en passant.

- Oui, désolé…

- Un problème ?
Demanda le jeune homme.

- … non, aucun. Je m’en vais.

- Hé, gamin !

- Quoi ?

- Fais gaffe à toi, ils sont à ta recherche.

- Qu… qui êtes-vous ?

- Le frère et la sœur sont sur une piste, rajouta l’infirmier avant de partir.

- Sur la piste de qui ?
Murmura Lang.

« Non… du calme… ils… Claude… où est-il… ?... du calme… du calme… Claude… »

L’adolescent eut tout juste le temps d’entrer dans une chambre vide avant de se transformer. Retrouvant un peu son calme, l’animal qu’il était alors, sauta par la fenêtre avant de se mettre à courir.

De son côté, Claude était rentré chez lui et venait de composer le numéro de Pascal qui décrocha presque aussitôt.

- Allo ?

- Pascal…

- Claude ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as un problème avec ton oncle ?

- … mon oncle… ?... non… je n’y suis pas… je suis chez moi… Pascal…

- Tu veux que je vienne ?

- … non… ça va aller…

- …

- Maman m’a dit… « ma chérie, tu es tellement gentille »… elle…

- …

- Elle m’a dit ça… comme si… comme si ce n’était pas moi… elle… elle est tellement… tellement malheureuse… et c’est de ma faute…

Eclatant en sanglot, l’adolescent ne put poursuivre. A l’autre bout du téléphone, Pascal ne disait rien et se contentait d’écouter en silence. Mais plusieurs minutes plus tard, lorsque son ami se fut un peu calmé, il s’exprima tout de même :

- Claude… tu n’as rien fait de mal. Ta mère ne se rend pas compte de la chance qu’elle a de t’avoir. Mais je suis sûr qu’un jour, elle finira par réaliser.

- … c’est gentil… de dire ça…

- C’est sincère et tu le sais très bien.

- Je… je ne sais pas… je ne sais pas quoi faire… pour qu’elle sourit… comme sur les photos… avant que je naisse… elle avait l’air tellement heureuse… je…

- … Claude… arrête de torturer, tu sais très bien que tu n’y peux rien.

- Je sais… mais je me sens coupable…

- … tu devrais dormir un peu, ça ira mieux après…

- … tu… tu restes avec moi… ?

Claude ne le vit pas, mais il savait que son ami avait eu un petit sourire avant d’accepter. Sans même changer de vêtement, Claude s’installa dans son lit et posa le téléphone près de lui. Il murmura quelques petites choses puis s’endormi. Lorsque Pascal n’entendit plus un bruit, il raccrocha son téléphone. Cela faisait des années à présent que l’adolescent malheureux chez lui, lui demandait de ‘rester avec lui’ jusqu’à ce qu’il s’endorme, quand il allait mal.

A l’extérieur de chez lui, un autre garçon s’était aussi endormi. Toujours sous sa forme animal, il était revenu chez celui qui connaissait à présent son secret, avant vérifié que personne n’était là pour lui faire du mal et s’était endormi au pied d’un arbre dans le jardin.

 

 

 

Fin du chapitre X

 

A suivre…

Chapitre commencé le 21 novembre 2006 et achevé le 11 janvier 2007

 

 

 

Note de fin de chapitre : Ouf… il était long quand même ce chapitre ! Je suis contente de l’avoir finit quand même ! Ha oui, j’allais oublier de vous parler de mes bonnes résolutions. Je pense vous faire lire un chapitre par mois à partir de maintenant. Je sais, ça peut sembler peu, mais je crois que là, je vais m’y tenir ! Je suis motivée !!!! Bon, je vous laisse et j’espère que vous avez aimé, même si comme je le disais plus haut, ce n’est pas le chapitre le plus intéressant… enfin, je dis ça, mais il se passe quand même des choses, n’est-ce pas ? ^_~
A bientôt
Naëlle

 

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Chapitre 11

 

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