Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Hé, hé, hé, me revoilà J En espérant que le chapitre vous a plu, je sens que celui-ci va faire des heureux ! Hé oui, ce que tout le monde (ou presque attend) va se produir……… Bonne lecture ^_____^

Naëlle, plutôt contente de son chapitre 9

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre IX

** Loup... **


 

 

- Monsieur.

- Oui Margueritte.

- Je n’ai pas compris. Comment arrive-t-on à ce résultat ?

Laurent, patiemment, reprit son explication depuis le début. L’adolescente était studieuse, et il savait que si elle demandait une nouvelle explication, ce n’était pas pour lui faire perdre du temps, mais parce qu’elle n’avait réellement pas compris.

Lang, lui, entamait déjà un exercice, car il avait parfaitement tout assimilé. Par contre, son voisin semblait lui aussi avoir besoin de nouveaux exemples.

Quelques minutes plus tard, le jeune professeur de mathématique demanda :

- C’est bon ? Tout le monde a bien compris ? Margueritte, ça va ?

- Oui, parfait.

- Sonia ?

- Oui monsieur, j’ai compris.

- Claude ? Claude ?

L’adolescent sursauta.

- … heu… oui ?

- Tu as tout compris ?

- Oui, oui, c’est bon.

Laurent demanda à d’autres élèves si tout allait bien pour eux aussi, ne faisant aucun commentaire sur le manque d’attention de l’adolescent assis au premier rang. Ce dernier soupira, déçu par lui-même. Il pensait qu’il pourrait faire un effort et ne penser à rien d’autre qu’à ses cours, mais la proximité de Lang rendait la chose plus difficile que prévu. Sans cesse, il le revoyait, s’énerver sur lui, mais surtout, il l’entendait lui dire : « Tu crois qu’on donne son amitié comme ça à n’importe qui ? » Cette phrase l’avait blessé, et il ne parvenait pas à l’oublier. Lang lui avait ainsi clairement exprimé son désir de ne pas se lier d’amitié avec lui, alors que lui, Claude, pensait qu’il avait réussi à démarrer une relation qui pourrait presque être qualifié d’amical avec son compagnon de chambre.

- Je suis trop bête, murmura-t-il sans même sans rendre compte.

Lang retourna la tête une fraction de seconde vers le garçon assis près de lui pour s’apercevoir que ce dernier était complètement dans la lune. Mais il ne dit rien et reprit la rédaction de son exercice.

 

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Monsieur Birmanya raccrocha son téléphone d’un geste triste avant de prendre la photo posée sur son bureau et de passer la main dessus. Quelques secondes plus tard, il reposa le cadre et se leva de son fauteuil.

Alors qu’il allait sortir, sa secrétaire entra dans son bureau.

- Oui ?

- Le maire au téléphone.

- Dites-lui que je le rappellerai.

La femme eut un soupire alors que son patron passait près d’elle. Quelque chose lui avait rappelé le passé, elle le savait. Elle connaissait très bien cet homme, moins qu’elle ne l’aurait voulu, mais après avoir passé des années à ses côtés en tant que secrétaire, elle ne pouvait que noter ses changements d’humeur, même lorsqu’ils étaient cachés.

 

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- Odette, où est Laurent ?

L’enseignante se retourna vers son époux avant de lui répondre qu’elle n’en savait rien.

- Pourquoi ?
Rajouta-t-elle.

L’homme eu un mouvement de tête las avant d’expliquer à sa femme ce qui se passait.

 

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Tout en se baladant le long d’une allée fleurie, Laurent chercha du regard un adolescent qui lui rappelait tant son passé que c’en était douloureux, mais il s’inquiétait d’autant plus pour le jeune homme. Il l’aperçut quelques minutes plus tard au loin, discutant avec ses amis. Le professeur eut un sourire et secoua la tête. Il prenait décidemment trop tout à cœur.

- Monsieur !

Laurent sursauta avant de se retourner et de faire face à Lang.

- Oui ? Tu as besoin de moi ?

- Je ne sais pas à qui vous fait penser Claude, mais j’aimerai que vous restiez éloigné.

- Qu… pardon ?

- Je sais que vous ne pensez pas à mal, mais au mieux, vous nous quitterez dans quelques jours, alors ne vous approchez pas de lui.

- … Je ne suis pas très bien ton raisonnement, ne put s’empêcher de répondre le jeune professeur, ne reprochant même pas à son élève le ton très peu irrespectueux que ce dernier se permettait d’avoir.

- Je ne sais pas ce qui vous est arrivé, mais ne voyez pas Claude comme le reflet de quelqu’un d’autre. Il est lui ! Et ne vous approchez pas de lui pour après l’abandonner !

Lang n’attendit même pas réponse et partit, laissant le professeur remplaçant hébété par de telles paroles.

« Quel étrange adolescent », pensa Laurent quelques minutes plus tard.

- Ha, vous êtes là !

- Monsieur Birmanya ? Vous me cherchiez ?

- Oui, venez, je dois vous parlez, répondit l’homme, d’un air grave.

 

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Claude, comme tous les élèves, se demandait pourquoi leur professeur de mathématique du moment était en retard.

- Tu sais ce qui se passe ?
Murmura-t-il à son voisin.

Lang ouvrit la bouche pour répondre, mais finalement se ravisa et se contenta de lui lancer un regard noir.

 

Finalement, le jeune homme arriva quelques minutes plus tard, l’air déconfit.

- Un problème ?
Demanda tout de suite Margueritte.

Laurent regarda les jeunes lui faisant face avant de leur expliquer la situation le plus calmement possible :

- A partir de demain, madame Colin reviendra vous faire cours.

- Quoi ? Mais pourquoi ?
S’exclama Julia.

- Votre professeur vient de perdre son bébé, répondit le jeune homme.

Un silence profond se fit dans la salle de classe, personne ne sachant quoi dire.

La porte qui s’ouvrit fit sursauter tout le monde.

- Hé bien ? Que se passe-t-il ici ?

- Madame Birmanya…

- Oui ?

- Qu’est-ce qui est arrivé à la fille de madame Colin ?

- La maman est tombée dans des escaliers, répondit la femme.

- …

- Ne faites pas ces têtes là. Si elle revient faire cours, c’est pour essayer de ne pas penser à ce qu’il lui est arrivé. Et maintenant, au travail, reprit madame Birmanya.

Lançant un dernier regard à Laurent, la femme ressortit de la salle de classe, aussi vite qu’elle y était entrée.

C’est sans grande conviction que le jeune professeur dispensa alors son cours, sentant toujours ses élèves sous le choc de la nouvelle.

 

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- Odette, attendez, il faut que je vous parle, dit Laurent en arrivant à la hauteur de l’enseignante.

- Que veux-tu ?
Demanda la femme en remontant ses lunettes sur son nez.

- Ce sont des enfants ! Qu’est-ce qui vous a prit de leur parler comme ça ? Apprendre ce qui est arrivé à leur professeur les a profondément ébranlé.

- C’est possible, mais comme vous l’avez dit, ce sont des enfants et c’est bien pour cela qu’ils n’ont pas à penser à ça. Ils sont là pour travailler, pas pour s’inquiéter des problèmes des aut…

- Mais comment pourraient-ils faire comme si de rien n’était ? Ils ont l’air de tous beaucoup aimer Louise Colin. Je pense…

- Mais qui vois-tu donc ?

- Je vous demande pardon ?

- Lorsque tu regardes ces jeunes, qui vois-tu ?

- … je…

- Je ne sais pas ce qui t’es arrivé, mais je te conseil de ne pas voir des fantômes lorsque tu es avec les autres. C’est mauvais pour toi, mais aussi pour eux. Et même si je n’en ai pas l’air, j’ai beaucoup d’affection pour mes élèves, alors si je les sens menacé, par quoi que ce soit, j’agirais en conséquence.

- … vous… vous avez l’impression que je représente un danger pour eux ?

- A toi de me le dire, répondit la femme en ramenant une nouvelle fois ses lunettes sur son arrête nasale avant de s’en aller.

Laurent la regarda s’éloigner et resta sans bouger durant plusieurs minutes avant d’être ramené à la réalité par Claude qui l’appelait.

- Monsieur, ça ne va pas ?

- Si, tout va bien. Qu’est-ce qu’il y a ?

- Si madame Colin revient demain, alors ça veut dire que vous, vous allez partir.

- Oui, c’est exact. Et ?

- Je voulais vous dire que je trouve que vous êtes un très bon professeur et que j’ai beaucoup aimé vos cours, répondit l’adolescent en souriant.

Le jeune homme le fixa plusieurs secondes avant de lui murmurer :

- Merci, tu es gentil.

- C’est sincère.

Claude, après un dernier sourire à son professeur de quelques jours partit en courant rejoindre ses amis pour aller manger.

Moins d’une heure plus tard, Laurent avait presque terminé de ranger ses affaires dans son sac. Si on lui avait laissé le choix, il aurait demandé à rester dans cette école qu’il appréciait. Mais peut-être finalement devait-il partir avant de trop se replonger dans son passé.

- Vous êtes un grand rêveur, dit soudain quelqu’un en le faisant sursauter.

- Lang ? Qu’est-ce que tu fais là ? On ne t’a jamais apprit à frapper avant d’entrer ?

- C’est ce que j’ai fait, répondit effrontément l’adolescent en refermant la porte. Mais comme vous ne m’avez pas répondu, je me suis permis d’entrer.

- Tu aurais dû attendre.

- Vous avez peut-être raison, finit-il par consentir.

Laurent soupira avant de reprendre :

- Tu voulais me dire quelque chose ?

- Oui. Je voulais vous dire que je ne sais pas qui vous voyez lorsque vous regarder Claude, mais vous ne devriez pas vous contenter de voir cette personne à travers d’autre. Je sens votre tristesse et elle est vraiment très forte. Ma mère me disait toujours qu’il ne faut pas passer sa vie dans le passé. Vous devriez tourner la page et regarder l’avenir.

Le jeune professeur regarda son élève étonné, avant de lui adresser un sourire.

- Merci pour le conseil, j’y penserai. Et toi, petit, que comptes-tu faire de ta vie ?

Lang se mit à rire avant de répondre :

- Vous n’êtes vraiment pas commun comme professeur.

- ?

- Puisque vous allez partir, je vais vous confier quelque chose.

- Oui ?

- Vous me faites penser à mon père et même si j’aimerai l’oublier, vous avoir rencontré m’a fait plaisir.

Laurent ne put retenir le collégien qui venait de sortir de sa chambre en courant. Finalement, n’aillant plus rien à faire dans cet endroit, il prit son sac et se dirigea vers la sortie. En franchissant la grille, le jeune homme se retourna une dernière fois sur cette école privée. Il savait qu’il n’y reviendrait jamais, mais ces quelques jours l’avaient aidé, d’une certaine façon. Et même s’il était incapable de suivre le conseil de Lang, il avait comprit qu’il n’avait pas le droit de voir quelqu’un de son passé en regardant ceux du présent. C’était une insulte pour les deux personnes. Pour celle qui se tenait face à lui, parce qu’elle devait être vu pour elle-même et pas pour quelqu’un que lui, Laurent, voulait voir, mais ce n’était pas non plus une chose à faire vis-à-vis de cet être qui ne quittait jamais son esprit. Cette personne, propriétaire du bijou qu’il portait toujours à son poignet, il n’avait pas le droit de vouloir lui trouver un substitut.

- Je t’emmène quelque part ?
Demanda une voix féminine en sortant le jeune professeur de ses pensée.

- Juliette…

A l’intérieur de l’école, des adolescents regardaient leur enseignant de quelques jours s’éloigner.

- C’est sa copine ?
S’interrogea à haute voix Margueritte.

- Ca m’étonnerait, répondit Lang qui était là.

- Ha oui ? Et pourquoi ça ?
Interrogea l'adolescente, pas vraiment ravie de voir que le garçon était là.

- Parce que leurs odeurs se ressemblent, se contenta de dire le préféré des professeur à mi-voix, avant de s'en aller.

Claude le regarda s'éloigner, un pincement au coeur. A présent, tout rapprochement semblait impossible. Pourtant, il avait toujours envie d'être ami avec ce garçon au regard sombre.

 

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- Où est Claude ?
Demanda Denis en s'installant à son bureau pour travailler.

- Il se ballade un peu dehors, lui répondit Pascal. Pourquoi ?

- Comme ça, parce que je m'inquiète un peu pour lui.

- ?

- Il a l'air tellement triste.

- C'est vrai...

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Claude s'assit sur un banc en soupirant. Il n'était pas très tard, mais il faisait déjà nuit.

- Hé ! Mais c'est le petit protégé de Pascal !

Se retournant rapidement, Claude se retrouva face à deux Terminale.

- Heu... Qu'est-ce que vous me voulez ?

- T'avais raison Max, il ressemble vraiment à une fille.

C'était le moment d'envisager une retraire, pour éviter toute confrontation avec ces deux jeunes n'aillant pas l'air très bien intentionné.

- Hé là, tu vas où ?
Demanda le dénommé Max en retenant Claude par le bras.

- Lâche-moi, tu me fais mal.

L'adolescent ne fit aucun geste indiquant qu'il allait desserrer son étreinte, mais une voix claire et catégorique s'éleva :

- T'as pas l'air d'avoir entendu ! Il t'a dit de le lâcher !

Voulant donner une bonne correction à cet impertinent qui venait les déranger, les deux lycéens s'aperçurent soudain qu'ils avaient face à eux le petit géni de l'école. S'ils savaient tous les deux que s'en être prit à un élève quelconque ne leur aurait pas valu une très grande sanction, il se doutait tout de même que s'attaquer à Lang risquait au mieux, de les faire expulser de l'établissement.

- Ne te fâche pas, reprit l'un des deux. On voulait juste s'amuser un peu avec lui.

- Ne le touche pas ! Ne le touche pas ! NE LE TOUCHE PAS !!!!!!!!!

Le collégien au cheveux noir, tout en s'énervant s'approchait dangereusement du groupe. Une lueur dans son regard, montrait aux autres qu'il ne plaisantait pas et qu'il allait sans doute déclencher une bagarre.

- On s'tire, chuchota alors Max à son ami.

Joignant le geste à la parole, les deux futurs bacheliers s'enfuirent en courant.

- Vous partez bande de lâche ! Claude. Claude. Claude...

Tétanisé par la suite d'événements sur lesquels il n'avait eut aucune prise, l'adolescent réagit enfin et s'approche de son sauveur.

- Tous va bien Lang, ils sont partis.

"Il faut que je me calme... il est en danger... Claude est en danger... non, du calme... il ne faut pas... Claude... danger... calme... Claude... danger... danger... Claude... dan..."

Sous les yeux paniqués du plus petit des deux, Lang tomba à genoux avant que ce qu'il voulait cacher ne se produise : ses mains se couvrirent de poils, des griffes apparurent, ses dents devinrent de véritables armes ; son corps de transforma !

Claude ne pouvait plus détacher son regard de l'animal à ses pieds. Il l'avait déjà vu plusieurs fois, c'était le loup qui l'avait mordu, mais plus important : c'était Lang !

Tendant la main en direction de la bête, Claude stoppa son geste en entendant des pas. Beaucoup plus vif, Lang avait déjà disparu dans la noirceur de la nuit.

- Hé bien, qu'est-ce que tu fais dehors ?
Demanda un gardien en arrivant.

Cherchant du regard le loup, Claude, ne le voyant nul part, se demanda s'il n'avait pas rêvé.

- Ca ne va pas ?
Interrogea le binôme du premier veilleur.

- Si... je vais me coucher... merci...

Les deux hommes se regardèrent avant de hausser les épaules. Les jeunes d'aujourd'hui étaient décidemment difficilement compréhensible.

 

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Lorsque Madame Colin entra dans la salle de classe, c'est un silence profond qui l'accueillit. Elle força pourtant un sourire sur son visage avant de demander à ses élèves de sortir leurs livres de cours. Claude, bien qu'affligé par l'épreuve que traversait la femme, ne pouvant penser à autre chose qu'à ce qu'il avait vu la veille. Etait-ce vraiment Lang, qui, sous ses yeux, s'était transformé en un animal au pelage sombre ? Ou avait-il tout simplement rêvé ?

- Madame, dit soudain une élève.

- Oui Margueritte ?

- Je voulais vous dire... nous sommes tous désolée pour ce qui vous ai arrivé.

Quelques secondes s'écoulèrent en silence, puis, celle qui aurait dû être mère, répondit :

- Merci, c'est très gentil.

Claude se retourna vers son amie, mais celle-ci était déjà plongée dans son livre de cours.

Trois quarts d'heure plus tard, alors que tout le monde travaillait sur un exercice, madame Colin éclata en sanglot sans raison apparente.

Quelques élèves s'approchèrent alors d'elle pour tenter de la calmer, mais rien n'y faisait.

- Je vais chercher Madame Birmanya, murmura Lang en sortant.

« C'est à moi qu'il a parlé ? », s'étonna alors Claude.

Plusieurs minutes plus tard, Odette faisait sortir la jeune femme en pleurs et demanda à un élève de Terminale de garder la classe durant les minutes restantes du cours.

- Pascal ?..., s'étonnèrent en même temps Charles et sa jumelle.

- Regagnez tous vos place, ordonna l'adolescent, très à l'aise de ce rôle de dirigeant.

- Madame Colin est très malheureuse, commenta une collégienne en s'asseyant.

- Finissez l'exercice que vous faisiez, demanda Pascal en voyant le livre ouvert sur le bureau de l'enseignante.

- Madame Colin va mourir ?
Demanda l'une des adolescentes en fixant son regard sur Pascal.

- Mais non voyons, répondit ce dernier. Pourquoi veux-tu qu'elle meurt ?

- Parce que son bébé est mort, alors elle va vouloir le rejoindre, répondit la fille.

- ...
Pascal ne savait plus que dire et les élèves ne purent qu'écouter la suite :

- Ma tante est morte. Mes grands-parents m'ont alors expliqué qu'elle ne voulait pas vivre sans son enfant alors elle la suivit quand il nous a quitté.

Un silence profond s'installa dans la salle et ce n'est que lorsque la cloche sonna que les choses reprirent leur cour.

Tous les élèves sortirent sous le regard de leur aîné, mais Margueritte revint sur ses pas.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Lui demanda alors son ami.

- Pascal… ne pleure pas…, murmura la jeune fille en tendant une main vers la joue du garçon.

- … Je… je ne vois pas pourquoi je…

- C’est toi qui dis toujours qu’il ne faut pas vivre dans le passé… alors ne pleure pas, répéta Margueritte.

Se levant de sa chaise l’élève de Terminale serra son amie contre lui.

- Comment se fait-il que tu me connaisses aussi bien ? Tu donnes pourtant toujours l’impression de ne rien voir d’autre que ton frère.

- …

- Je n’avais pas remarqué que la petite fille qui m’a demandé ‘pourquoi tu pleures’ avait apprit a aussi bien me connaître.

- La petite fille, comme tu dis, elle a grandit et elle voit dans tes yeux lorsque tu ne vas pas bien.

- …

- Tu peux être fier de toi Pascal, parce que c’est toi qui l’a empêché de partir…

- … mais… aujourd’hui… un homme me la vole…

Se dégageant un peu de son ami, la collégienne planta son regard dans le sien avant de murmurer :

- Tu es bête… aucun homme ne pourra te la ‘voler’, comme tu dis.

- … merci…, chuchota l’adolescent en sortant de la salle de classe.

- Mais de rien, répondit l’adolescente en sortant à son tour.

 

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Ce soir là, madame Colin fit un effort surhumain pour ne pas laisser libre court à ses larmes. Le couple Birmanya lui avait expliqué, gentiment, certes, qu’elle ferait mieux de rester chez elle jusqu’à la rentrée. Odette lui avait signalé que leur rôle, en tant qu’enseignant n’était pas de perturber les enfants dont ils avaient la charge.

- Vous partez ?

La femme sursauta alors qu’elle allait franchir la grille.

- Lang…

- Pourquoi ne restez-vous pas ?

- Parce que tout le monde pense que je devrais me reposer… et c’est sans doute une bonne idée… Mais tu vas rater l’heure du repas, si tu ne vas pas manger maintenant.

- Madame Colin.

- … oui ?

- Je ne pense pas que votre bébé voudrait que vous mouriez à cause de lui.

Le regard droit et franc de l’adolescent traversa l’enseignante.

- …

- Je vous reverrai après les vacances ?

- …

- Madame ?

- Je serai à mon poste, ne t’inquiète pas, finit-elle par répondre avant de pousser la grille.

- A bientôt alors, reprit le jeune homme aux cheveux sombres en prenant la direction opposée.

Durant les deux jours qui suivirent, les cours de mathématiques furent remplacés par des heures de permanences durant lesquelles la plupart des élèves discutaient par message écrit interposé, de leurs futures vacances. Seuls, deux élèves semblaient faire exception à la règle.

L’un d’entre eux, sortant pour l’occasion, un nouveau roman, ne cherchait pas du tout à entamer un dialogue avec qui que se soit d’autre.
Et un autre, du même âge, profitait de ce temps pour étudier ses cours avec une assiduité presque déconcertante. Pourtant, tous deux ne pensaient en réalité qu’à une seule chose : la scène à laquelle avait assisté Claude. Il faudrait bien qu’ils en parlent tous les deux. Mais comment aborder le sujet ?

Mais ils verraient cela ultérieurement car une sonnerie stridente leur annonça qu’ils seraient en vacances durant deux semaines suivantes.

 

 

 

Fin du chapitre IX

 

A suivre…

Chapitre commencé le 23 juillet et achevé le 10 octobre 2006

 

 

Note de fin de chapitre : Hé voilà !!!! Vous êtes content ? Claude sait ENFIN que Lang et le loup ne font plus qu’un ! J’avoue que j’étais contente d’arriver à ce moment de l’histoire. Sinon, comment avez-vous trouvé ce chapitre en général ?
Pour la suite, je ne vous ferais pas de promesse que je ne pourrai pas tenir, mais je tiens à vous signaler qu’avant la mi décembre, je ne pense pas pouvoir vous ‘livrer’ de nouveaux chapitres… désolée…
A très bientôt !
Naëlle

 

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Chapitre 10

 

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