Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 Heu... vous allez rire... ça fait plusieurs semaines que ce chapitre est prêt, j'avais même écrit mes petits commentaires... bon... mieux vaut tard que jamais, car le voici ! Désolée -_-;;;

Note : Hou là, là… mais il y a de plus en plus de gens qui lisent cette histoire… et moi qui disait que je n’allais pas travailler dessus… quand je vois tous vos commentaires et vos encouragement, j’ai du mal à ne pas écrire la suite. Hé oui, j’aime vous faire plaisir… dans la mesure du possible, bien sûr, parce que quand je n’ai pas le temps, malheureusement, je ne peux pas écrire.

Beaucoup d’entre vous sont perdus par rapports aux réactions des différents personnages… rassurez-vous, c’est normal. lol

Pas de grande révélation dans ce chapitre, il est assez tranquille… sauf peut-être la fin, mais chuuuut… je ne dis rien :-)

A propos du jeu vidéo dont on parle dans cette histoire, il n’aura absolument aucune incidence sur la suite, mais j’étais très contente de pouvoir le caser. Je suis comme certains auteurs qui aiment qu’un personnage, un lieu, un objet, apparaissent dans quasiment toutes leurs histoires… et bien pour moi, c’est ce jeu vidéo… je sais, je suis folle. lol

Comme d’habitude, je dis encore un grand merci à toutes les personnes qui m’envoient des mails ou me laissent des reviews. Je ne vous remercierai jamais assez !

Et bonnes vacances pour ceux qui en ont (ce qui n’est pas mon cas).

Bonne lecture

 

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

Chapitre VII

** Dispute **


 

 

- Tu vas arrêter de soupirer ? Qu’est-ce que t’as ?

Claude se retourna vers Lang, se demandant si c’était une invitation à se confier, mais connaissant l’adolescent comme il avait apprit à le connaître, il en doutant.

- Je… suis désolé…

- A part t’excuser, tu ne sais pas faire grand-chose mon pauvre !

Nouvelle remarque cinglante. Il faudrait peut-être qu’il les compte, pour savoir combien de fois en une journée Lang était désagréable avec lui.

- Tiens, l’un de tes protecteurs, annonça le premier de la classe sans relever les yeux de son roman avant même que trois coups ne furent frappés à la porte.

Se levant pour aller ouvrir, le plus petit jeta un regard à son compagnon de chambre.

- Pascal ?
Dit-il, surpris, en ouvrant.

- Viens, il faut qu’on parle, dit ce dernier en restant à la porte.

- Heu… oui… à tout à l’heure Lang.

- Ouais, c’est ça, répondit celui à qui on s’adressait tout en continuant à lire.

Après avoir fait quelques pas dans la cour, l’élève de Terminale se décida à poser sa question :

- Tu as embrassé Valentine ?

Passant par diverses teintes rosées, suite à la question, Claude finit par bredouiller :

- … je… je ne… sais pas… ce qui… s’est… passé… je… je ne voulais pas… je…

- Claude…

- … je ne…

- Claude, calme-toi, reprit l’adolescent en prenant les mains de son ami dans les siennes.

- …

- Tu es libre de faire ce que tu veux, mais elle a déjà un petit ami et…

- Je ne sais pas ce qui s’est passé !

Se libérant de la prise du jeune homme, Claude partit en courant.

Comprenant qu’il voulait être seul, Pascal prit la direction de sa chambre.

« Avec cette histoire, j’ai oublié de manger », pensa-t-il alors que son estomac réclamait de la nourriture.

- Salut.

- Tiens… ça a l’air d’aller mieux, toi, dit-il alors que son compagnon de chambre l’accueillait avec un grand sourire.

- Je vais très bien… Valentine est passé tout à l’heure.

- Tant mieux, tant mieux… ha… tu l’as lu toi aussi ?
Enchaîna Pascal en prenant un livre sur la table de chevet de l’autre.

- Comme la moitié du lycée. Que penses-tu de la fin ?

- J’ai compris la réaction d’Alice… mais j’étais quand même triste pour l’héroïne. Et toi ?

- … si… si ma mère se présentait… je ne lui ferai aucun reproche… aucun…

- …

 

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Lang se dirigea vers Claude et s’assit sur le banc près de lui, en silence.

- Comment fais-tu pour me retrouver ?

- … ça…, fut la seule réponse qu’il obtint.

- …

- … à la fin, l’héroïne retrouve son enfant… Alice.

- …

- Et la fille lui dit : « la première fois que je suis tombée, ce ne sont pas tes mains qui se sont tendues pour m’aider à me relever. La première fois que je suis revenue de l’école, ce n’est pas ta voix que j’ai entendu me demander : ‘tu t’es fais des petits camarades ?’ et la première fois qu’un garçon m’a fait du mal, ce ne sont pas tes bras qui m’ont serré pour me consoler. Et pour toutes ces choses, tu n’es pas ma mère ! ». Et ça finit quand on voit Alice repartir vers sa mère adoptive.

Claude regarda son compagnon de chambre avec un regard incrédule. Ce dernier pouvait être aussi bien le plus désagréable des garçons qu’il connaisse que le plus gentil des amis qu’il ait.

- … merci, de contenta-t-il alors de répondre, comprenant bien que lui avoir raconté la fin de son roman était une façon détourné pour Lang de lui remonter le moral. 

- Allons nous coucher, annonça alors celui-ci en se levant.

- Oui.

Une fois dans leur chambre commune, les deux jeunes allèrent à tour de rôle prendre une douche, et pour une fois, le préféré des professeurs ne s’énerva pas en voyant l’eau qu’avait laissé Claude dans la salle de bain, après être sortit de la cabine de douche.

- Valentine m’a embrassé, annonça l’adolescent alors que Lang s’installait pour se coucher.

- Quoi ????

- Je… ne sais pas… pourquoi… ?..., murmura ensuite Claude, le regard rivé au sol.

« Serait-il possible que son odeur l’attire ? Non, impossible… mais pourtant… ça semble être la seule explication… il faut que je trouve une solution… il faut que… »

S’arrêtant soudain de réfléchir, le jeune homme se retourna vers son compagnon de chambre. Cette histoire avait l’air de l’avoir profondément bouleversé.

- Tu devrais être content, elle plutôt pas mal comme fille, dit-il alors.

- … tu ne comprends pas… j’ai l’impression que…

- ‘Que’ ?

- … que toute ma vie est sur le point de basculer… j’ai l’impression que… plus rien ne va… qu’est-ce qui se passe ?

- …

- Dis-moi ce qui se passe !
S’énerva Claude en se relevant.

- Calme-toi !

- … je ne comprends plus rien… je veux savoir pourquoi les choses prennent un tel tournant… je veux…

L’adolescent fut coupé dans son élan par Lang qui venait de l’attirer contre lui. N’osant alors plus bouger, Claude se calma. La seule proximité de ce garçon réussi à le rendre plus serein.

Finalement, plusieurs minutes plus tard, les deux jeunes étaient couchés dans le lit du plus petit.

- J’ai peur, avoua-t-il un peu avant de s’endormir.

Resserrant un peu plus son étreinte, Lang lui répondit dans un souffle :

- Moi aussi…

 

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Le lundi midi, Claude retrouva ses amis en pleine discussion animée.

- Je trouve ça monstrueux pour la mère, disait Sonia.

- Elle n’avait qu’à pas abandonner son bébé !
Répondit Margueritte.

- Elle n’avait pas le choix… mais je suis quand même d’accord avec toi, surenchérit Julia.

- Alice n’aurait pas dû la traiter comme ça, c’est sa mère, après tout, dit alors James.

- Sa mère ? Mais qu’est-ce que tu fais de celle qui l’a élevé ? C’est elle la mère d’Alice, s’énerva sa jumelle.

- Heu… on se calme les enfants, tenta de tempérer Pascal.

- Je suis surprise, murmura Sonia en même temps.

- Pourquoi ?
Lui demanda Joël.

- Je pensais que Margueritte et James étaient toujours d’accord.

- Nous sommes jumeaux, pas clones, répondit l’adolescente.

- Au fait, Claude, que penses-tu de la fin ?
Demanda James en voyant que son ami semblait se demander s’il pouvait ou non les déranger.

- Heu…

- Tu as lu le livre ?
Interrogea Julia.

- Non, mais Lang m’a raconté la fin.

- Ok. Alors, qu’en penses-tu ?

- Hé bien… je ne sais pas trop… je…

- Ca t’arrive d’avoir un avis définit sur certaines questions ?
Demanda soudain quelqu’un derrière le jeune homme.

- Haaaa !!!! Toi, laisse-le tranquille !
Cria Margueritte à l’attention de Lang venant d’arriver.

Le garçon eut un haussement d’épaule et repartit.

- Il m’énerve vraiment celui là ! Comment fais-tu pour le supporter Claude. Claude ?

- … il est… très gentil, murmura l’adolescent tout en regardant la silhouette de son compagnon de chambre s’éloigner.

Tous les jeunes présents regardèrent Claude avec des yeux ronds. Ils ne devaient pas avoir la même conception de la gentillesse que lui, ce devait être l’explication de leur incompréhension.

- On devrait manger… la cloche va bientôt sonner.
Indiqua Pascal en amenant une fourchette pleine à sa bouche.

 

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- Pourquoi est-ce qu’elle a toutes ses feuilles avec elle ? On va avoir un devoir ?

Madame Birmanya ramena ses lunettes sur son nez avant de regarder Julia, qui comprit de suite qu’elle devait se taire.

- J’ai pu constater que beaucoup ont lu le dernier roman de Gastanira, au vu des conversations que j’ai entendu ce midi.

- C’est l’auteur du livre que je viens de finir, indiqua Lang alors que Claude lui lançait un regard perdu.

- J’ai donc décidé de vous donner l’opportunité de vous permettre d’exprimer votre point de vu de façon construite.

Les élèves se regardèrent mutuellement, se demandant si leur professeur principal plaisantait ou non, mais ça n’avait pas l’air d’être le cas. Elle devait vraiment penser leur faire plaisir.

- Tout à l’heure, les Terminales et les Premières se sont retrouvées en salle E pour disserter sur le sujet. Et d’ici quelques minutes, vous retrouverez les secondes ainsi que les autres Troisièmes afin de faire la même chose.

- Mais madame, les Terminales ne font pas français, signala une fille de la classe.

- Vous avez raison, mais ils ont accepté de se prêter au jeu. Je dois d’ailleurs dire que parmi les copies que j’ai lues, certaines sont excellentes. 

- Mais nous, nous ne sommes qu’en troisième, dit à son tour un garçon.

- L’âge ne fait pas grande différence pour ce genre de sujet. Mais laissez-moi vous dire que la note que vous aurez, ne comptera pas dans votre moyenne. Par contre, vous serez noté et chaque classe aura un gagnant.

- On gagne quoi ?
Demandèrent plusieurs collégiens en même temps.

- C’est une surprise, dit la femme, pour une fois joueuse.

- Non, dites-nous madame.

- Oui, dites-le nous, s’il vous plait.

- D’accord, d’accord.

La femme sortit de sa mallette une boîte avant de la montrer.

- Je pense que tout le monde sait ce que c’est, dit-elle en souriant.

Un « oui » général retentit dans la salle.

- Madame, c’est SLM où ? On ne voit pas bien dessus.

- SLM au pays des kangourous, répondit la femme en lisant le titre sur la boîte.

SLM, l’abréviation de Sim Le Magnifique était un jeu de rôle très à la mode depuis plusieurs années. Les joueurs incarnaient un prestidigitateur menant des enquêtes policières dans chaque endroit dans lequel il passait et l’action se déroulait au début du vingtième siècle. Le scénario de base était simple, mais avait conquis une foule de gens, suivants avec attention la vie du héro qu’ils faisaient évoluer le temps d’un jeu.

- Bien, et maintenant, nous allons rejoindre la salle E, en silence.

Les adolescents se levèrent et suivirent leur professeur principal, heureux de cette composition de français qu’ils allaient rédiger. La femme eut un sourire en relevant ses lunettes. Elle trouvait amusant de les avoir vu, quelques minutes avant, se plaindre de ce devoir, avant d’être tout excité et heureux de cet exercice, simplement parce qu’une donne avait changé : il y avait un cadeau à la clef !

Quelques instants plus tard, les jeunes s’installèrent dans la salle E, une immense salle de devoir, utilisé uniquement lorsqu’un exercice était fait par plusieurs classes en même temps. Cet endroit servait aussi lors de réception, donné pour certaines grandes occasions, comme l’anniversaire de l’établissement, par exemple.

Lorsque le dernier fut assis, madame Birmanya, à côté de qui, plusieurs professeurs se tenaient, donna les dernières instructions aux jeunes :

- Dans quelques secondes, nous allons vous distribuer des feuilles sur lesquelles vous avez un résumé du livre, pour le peu d’entre vous qui ne l’aurait pas lu. Vous pourrez aussi lire les dernières phrases de l’histoire – Claude eut un sourire, en pensant que grâce à Lang, il les connaissait déjà – Vous aurez deux heures et demi pour me rendre une bonne copie et essayé de me faire deux parties. Vous devrez vous placer du point de vu de la mère et de la fille, pour finalement, donner votre avis sur la fin de ce roman. Bonne chance à tous, termina la femme avant que trois professeurs ne commencent à distribuer les feuilles.

Durant les heures qui suivirent, aucun bruit ne se fit attendre dans l’immense salle et la plupart des élèves ne relevaient les yeux que pour jeter un coup d’œil rapide aux boîtes de jeu vidéo posé bien en vu, près du tableau. Puis, comme si les avoir regardé leur donnait du courage, ils recommençaient à écrire.

 

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Le soir, alors que Claude rentrait dans la chambre qu’il partageait avec Lang, il fut surprit de trouver ce dernier allongé sur son lit, les yeux dans le vague.

- C’est rare que tu ne sois pas en train de lire, fit-il remarquer.

- Quelle conclusion as-tu mis, demanda l’adolescent comme s’il n’avait même pas entendu.

- Heu… que la fille… Alice, n’aurait jamais dû rejeter sa mère biologique. Et toi ?

- …

- Lang ? Tu as un problème ? Qu’est-ce qui se passe ?

- T’occupe ! C’est pas tes oignons !

- Heu…

Prenant rageusement un livre comme s’il voulait le lire, Lang s’installa contre ses oreillers.

- … personne ne pourra t’aider si tu ne parles, se permit de dire Claude dans un soupire.

- M’aider ? Mais pourquoi est-ce que je voudrais qu’on m’aide ?
S’énerva l’adolescent en se relevant.

- …

- Qu’est-ce que tu peux bien faire pour moi toi ? Hein ? Répond !

Claude, ayant reculé contre la porte face à son compagnon plus furieux que jamais, ne savait que dire, cependant, il fit une tentative :

- … ce serait mieux si tu disais ce qui te tracasse… comme ça…

- SILENCE !!! On croirait entendre ma mère ! Ce n’est pas la peine de sortir ce genre de beaux discours pour ensuite…

S’arrêtant dans sa tirade, le jeune homme attrapa l’autre au col avant de le plaquer plus fort contre la pièce de bois.

- … tu… m’étouffes…, parvint difficilement à articuler Claude en tentant de reprendre son souffle.

- Je te fais peur, hein ?

- …

- Répond ! Tu es terrorisé par moi, n’est-ce pas ?

Grâce à une poussée d’adrénaline provoquée par la terreur, Claude parvint à repousser Lang qui dû reculer de quelques pas. Ouvrant ensuite la porte, l’adolescent, le regard embué de larmes, cria :

- Oui tu me fais peur ! Non, je ne te comprends pas ! Pourtant… pourtant… je voulais vraiment devenir ton ami…

La porte claqua quelques secondes plus tard, mais Lang ne bougea pas. Comment en était-il arrivé là ? Pourquoi avait-il traité de la sorte un garçon qui ne demandait qu’à être son ami ?

- Finalement… tu es comme tous les autres, murmura-t-il finalement, plusieurs minutes après.

 

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- Je peux dormir ici ?

Pascal et Denis échangèrent un regard avant de laisser Claude entrer dans leur chambre.

- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda l’ami du jeune homme.

- … je… je me suis disputé avec Lang, répondit alors l’adolescent.

- Quoi ? Je vais aller…

- Ce n’est pas grave. D’ici quelques jours, ça ira mieux, rajouta Claude en accentuant ses paroles d’un sourire, destiné à rassurer son aîné.

- Mais…

- Arrête de jouer les mères poules Pascal, dit Denis en retournant à ses devoirs.

- Ne t’en fais pas, redis Claude. Tout va bien, ce n’est pas grave. Tout va bien…

 

Fin du chapitre VII

 

A suivre…

Chapitre commencé le 12 juin et achevé le 19 juin 2006

 

 

Note de fin de chapitre : Stop ! On n’essaie même pas de tuer l’auteur ! looool Première ‘grosse’ dispute entre Claude et Lang, pas la dernière (bien sûr ! lol), mais l’une des plus marquantes !
On se ‘revoit’ bientôt pour la suite… avec une petite surprise pour les fans d’une autre de mes histoires ^_~

 

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Chapitre 08

 

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