Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Ce chapitre a été dédicacé à France pour son anniversaire le 24 mai 2006.
Vous avez été très nombreux à me réclamer à corps et à cris de ne pas laisser cette histoire de côté, alors pour répondre à vos attente, je m’en occupe au même titre que les autres… peut-être même que je la reprends encore plus souvent… j’espère que ça vous fait plaisir. En tout cas, moi, je suis ravie de voir que mon histoire vous plait. Je dois d’ailleurs vous dire que je ne suis pas entièrement satisfaite de ce chapitre, à part pour le moment où Lang et Claude sortent. L’histoire avant doucement… un peu trop, même à mon goût, alors j’espère que vous ne trouverez pas que ça traîne trop en longueur.

Sur ce, je vous laisse lire en vous souhaitant de passer un agréable moment en compagnie de mes persos :)

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

 

Chapitre V

** Résultats d’Anglais **

 

 

 

 

 

Un nouveau week-end arrivait et c’est avec un soupire que Claude pensa que lui, resterait dans l’enceinte de l’établissement. Cependant, il ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour son compagnon de chambre qui ne rentrait pas non plus chez lui. L’adolescent était tenté de lui demander pourquoi il restait, cependant, ne voulant pas gâcher ces derniers jours s’étant passés sans accrochage, il préféra se taire, plutôt que de risquer d’avoir un mot déplacé qui énerverait Lang.

- Tu rentres chez toi ce soir ?
Demanda soudain le jeune homme mangeant face à lui.

- Heu… non… et toi ?

Lang eut un regard étrange suite à cette question, mais, c’est avec un sourire qu’il répondit :

- Non, je reste ici.

Claude était surpris de voir que le premier de la classe souriait aussi souvent depuis quelques temps.

Le reste du petit déjeuner se déroula en silence et lorsque la cloche sonna, les garçons étaient déjà dans leur salle de classe. La différence était que Claude discutait avec ses amis, alors que Lang lisait un roman. Deux personnalités bien différentes, pour qui les aurait vu à cet instant, pourtant, le plus petit des deux sentait qu’ils devenaient amis.

Quelques secondes après la sonnerie, Mademoiselle Galon, le professeur d’anglais réclama le silence aux quelques élèves n’ayant toujours pas compris que durant le cours, il devait se taire. 

- Bien. Je vais commencer par ramasser les exercices que je vous avais demandé de faire. Ensuite, je vous rendrai vos devoirs de la semaine dernière. Et après, nous reverrons l’emploi de « may » et « could », car visiblement, beaucoup ont du mal avec.

La jeune femme récupéra donc les feuilles que lui tendaient ses élèves et leur rendit ensuite leur dernier contrôle. Sans un mot, elle passa dans les rangs afin de remettre à chacun son devoir, sur lequel figurait la note. Lang eut sa copie assez rapidement et elle eut un sourire en la lui tendant. Un 19,5 trônait fièrement en haut, à gauche.

- Bravo, ne put s’empêcher de murmurer Claude en voyant la note.

Son voisin ne lui répondit pas et fronça les sourcilles avant de tourner sa copie afin de trouver ce qui lui avait valu un demi point en moins. Et là, il se rendit compte que dans toute sa rédaction, il avait oublié trois fois les ‘s’ des verbes à la troisième personne du singulier, de plus, il avait omis de terminer en ‘ing’ deux verbes suivant une fois ‘like’ et une autre fois ‘love’. Son professeur avant d’ailleurs écrit « dommage » dans la marge, car sa rédaction était un petit chef d’œuvre à elle toute seule. Cependant, si pour un autre élève, elle n’aurait certainement pas compté ces fautes légères, pour lui, il fallait qu’il se maintienne au même niveau, aussi, elle n’avait aucun cœur à lui enlever des points là où elle les aurait laissé pour d’autre.

- Lang… ça ne va pas… ?
S’inquiéta Claude, voyant que l’adolescent ne quittait pas sa rédaction des yeux.

- Je suis con, murmura le jeune homme. Comment j’ai pu faire ce genre de fautes ?

- Heu… ça arrive à tout le monde, le rassura l’autre.

Un léger toussotement près d’eux fit relever les yeux de Claude. L’enseignante rappela, d’un regard, qu’ils étaient en cours et le message passa très bien.

- Votre copie.

- Merci, répondit le jeune homme en récupérant sa feuille.

- T’as eu combien ?
Chuchota Lang alors que leur professeur repartait vers son bureau.

- 12.

- C’est pas mal, lui dit alors l’adolescent avec un nouveau sourire.

- Lang, au tableau pour la correction, annonça la jeune femme en tendant sa craie à l’adolescent.

 

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- Il a eut 19 et demi ?????

- Heu… oui…

Margueritte regarda son meilleur ami avec étonnement. Elle qui pensait avoir eut la meilleure note avec son 17, elle se rendit compte qu’elle venait de se faire battre par Lang.

- Ma pauvre sœur, tu viens de te faire étaler par ce garçon… pas de chance, dit James en riant.

- Tu as eut combien ?
Demanda Sonia en s’adressant au garçon.

- 16 et j’en suis plutôt content. Et toi ?

- 14 et demi. Et vous ?

- Moi, j’ai eut 16, comme James, répondit Julia. Et Joël a eut 14.

En écoutant ses amis parler, Claude se rendit compte qu’il avait eut la moins bonne note. Cela eut tendance à le déprimer un peu, mais il n’en montra rien et continuer à déjeuner normalement.

- Ha, voilà Pascal, annonça Margueritte toute joyeuse. Pascal, Pascal, par ici.

L’adolescent lui adressa un sourire et avança vers la table. A son arrivée, les jumeaux et Claude surent qu’il s’était passé quelque chose.

- Un problème, demanda James.

- … une fille de ma classe s’est évanouie pendant le cours de gym…

- Et… elle va comment ?

- Elle n’est pas restée longtemps inconsciente, mais ses parents sont venus la chercher. Mon camarade de chambre sortait avec elle et il est dans un état lamentable, maintenant. Je vais d’ailleurs retourner le voir. A plus tard.

- Mais… tu n’as pas mangé, lui fit remarquer Claude.

- Ca ne fait rien.

- Et voilà, il recommence, soupira Margueritte.

- Qu’est-ce qu’il recommence ?
Interrogea Julia.

- Pascal a tendance à croire que les problèmes des autres sont les siens… il est trop gentil, en fait, soupira l’adolescente.

 

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L’après-midi touchait à sa fin et Lang et Claude se trouvait dans leur chambre. Le préféré des professeurs avait un nouveau roman entre les mains, mais contrairement à l’habitude, celui-ci était en langue anglaise. Vexé de ne pas avoir eu 20 au dernier devoir, il avait décidé de toute faire pour que la prochaine fois soit un sans faute. De son côté, Claude faisait ses devoirs sans un mot. Seul le bruit des pages qu’on tournait et le stylo raturant parfois une feuille troublaient ce silence.

- Quelque chose a l’air de te chagriner, dit soudain Lang en se levant afin d’allumer la lumière.

L’adolescent sursauta en entendant son compagnon de chambre entamer la conversation.

- Ce n’est rien.

- Hum. C’est de ne pas être rentré chez toi qui te démoralises ?

- Un peu… mais en fait… non… tu vas te moquer de moi…

- Y a des chances, mais dis toujours.

- … c’est mon douze… je me sens… je me sens minable à côté de mes amis… et toi…

Lang commença par le regarder avec des yeux ronds avant d’éclater de rire.

- … tu vois… tu te moques de moi…, murmura Claude en baissant le regard.

Se calmant, le jeune homme tira une chaise près de l’autre et s’assit face à lui.

- Claude… tes amis ne t’apprécient pas pour tes notes…

- Je sais, mais… j’ai l’air tellement nul à côté d’eux… et à côté de toi, n’en parlons pas…

- … tu as des qualités qui dépassent de loin mes bons résultats…

- Pardon ?

Lang se releva et passa une main dans les cheveux de Claude avant de retourner sur son lit.

- Lang ?

- Valentine, la fille qui a perdu connaissance pendant le cours de gym… elle ne reviendra plus…

L’adolescent venait de changer de sujet sans transition.

- … pourquoi me dis-tu ça ?

- Parce que c’est dommage pour elle… elle venait juste de commencer à vivre…
Un air mélancolique venait d’apparaître sur le visage du jeune homme.

- Lang…

- Bon, allons-y !

- Heu… on va où ?

- Tu verras... quoique… on va commencer par aller manger. Viens, c’est presque l’heure.

 

:::::::: * :::::::: * :::::::: * ::::::::

 

- Ton ami Pascal, commença Lang.

- Oui ? Quoi ?
Interrogea Claude en relevant la tête de son gratin de choux-fleurs.

- J’ai l’impression qu’il croit que tous les problèmes des autres sont les siens. Pourquoi ?

- … je ne sais pas… c’est peut-être parce qu’il est trop gentil.

- Hum… et je peux te poser une question ?

- Oui, bien sûr, répondit l’adolescent, heureux que Lang ait l’air de s’intéresser un peu à lui.

- Tu l’aimes ?

- Qui ça ?

- Pascal, tu l’aimes ?

- … Pourquoi tu me demandes ça ?

- Comme ça, pour savoir.

- … oui, je l’aime.

Lang eut un sourire que l’autre ne sut comment déchiffrer.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- T’es vraiment nature comme garçon, toi, se contenta de répondre le jeune homme.

- Heu…

- Ce n’était pas une critique, idiot !

Quelques minutes plus tard, les deux garçons étaient à l’arrière de l’enceinte de l’établissement.

- Qu’est-ce qu’on fait ici ?
Demanda Claude.

- Suis-moi, on va faire comme la dernière fois.

- Qu… quoi ? Mais…

- Ne fais pas cette tête d’ahuri et active-toi !

Baissant la tête, l’adolescent se contenta d’obéir et tendit une main pour que l’autre l’aide à faire le mur.

Dans le silence profond de la nuit, les deux compagnons avançaient le long des ruelles. Soudain, un chien aboya, alors qu’ils passaient près d’une maison. Le plus petit des deux eut un mouvement de recul et Lang se mit à rire.

- … ne te moque pas…, murmura alors Claude.

- Si tu voyais ta tête, tu rirais toi aussi.

- … il n’y a donc rien qui te fasse peur… ?

Le jeune premier de la classe eut un sourire énigmatique, mais ne répondit pas.

- Voilà, nous sommes arrivés, annonça-t-il soudain, en s’arrêtant devant une maison.

- Qui habite là ?

Sans un mot, Lang s’avança un peu plus avant d’appuyer sur la sonnette, près de la grille d’entrée. Quelques secondes plus tard, une voix féminine demanda :

- Oui ? C’est pour quoi ?

- Nous sommes des amis de Valentine, répondit le plus grand de deux garçons.

Sans un mot supplémentaire, la lourde porte en fer forgée s’ouvrit.

Un peu intimidé, Claude emboîta le pas à Lang, restant tout près de lui. De l’extérieur, les adolescents n’auraient pu se douter que c’était un véritable palace dans lequel la jeune fille vivait.

- Qui êtes-vous ?
Interrogea d’ailleurs celle-ci en sortant à leur rencontre.

- Je m’appelle Lang et voilà Claude.

- Lang ? Le petit génie des troisièmes ? Si je m’attendais à ça. Qu’est-ce qui vous amène tous les deux ?

- Il parait que tu ne vas pas retourner à l’école, lui répondit simplement le jeune homme aux cheveux sombres.

- C’est exact. Je pensais que je pourrai vivre normalement, mais finalement, je me rends compte que c’est impossible.

- …

- Ne me regardez pas comme ça tous les deux ! Vous ignorez ce que je vis !

- Valentine, calme-toi, murmura soudain une femme que Lang identifia comme étant la mère de la jeune fille.

- Maman… il ne fallait pas les laisser entrer… je…

L’adolescente commença à suffoquer et tomba à genoux.

Lang se rapprocha alors d’elle et, étonnant Claude, il la serra dans ses bras.

- Ca va, lui murmura-t-il. Tu n’as rien à craindre.

S’agrippant au garçon comme s’il était une bouée de sauvetage, elle recommença à respirer calmement.

- Tu ne sais pas… ce que je vis…, murmura Valentine en laissant quelques larmes couler.

- Je pense que si, se contenta de répondre Lang.

- …

- Tu devrais revenir en cours… il y a quelqu’un qui t’attend, non ?

Faisant un petit signe affirmatif, la lycéenne se dégagea de l’étreinte du collégien.

- Je vais revenir, assura-t-elle alors que l’adolescent se relevait.

- Bien. Nous, nous allons rentrer, sinon, on risque de découvrir notre petite escapade.

- Attendez tous les deux ! Pourquoi êtes-vous venus ?

Claude chercha le regard de Lang afin que celui-ci réponde, mais ce dernier s’était déjà retourné et s’éloignait.

- Claude ! Magne-toi ! Sinon je rentre sans toi.

Sachant très bien que son compagnon serait tout à fait capable de mettre sa menace à exécution, le garçon courut pour le rattraper.

Valentine les regarda alors s’éloigner, tout en se rapprochant de sa mère, sans rajouter un mot. Ce Lang était quelqu’un de particulier, mais elle ne parvenait pas à définir en quoi, exactement.

Une fois à l’extérieur, Claude demanda :

- Pourquoi est-on venu exactement ?

- …

- Lang ?

L’adolescent marchait, les yeux levés au ciel. La lune pleine éclairait d’ailleurs son visage. Puis, son regard se posa sur Claude avant de murmurer, avec un petit sourire :

- On a encore plusieurs mois de répit.

- ?... quoi ? Je ne comprends pas… de quoi parles-tu ?

Sans répondre à la question posée, Lang se contenta de murmurer :

- Je me demande lequel est le plus à plaindre…

- Mais de quoi parles-tu ? Je ne comprends rien.

Finalement, le plus grand des deux, ne dit plus un mot et c’est en silence qu’ils regagnèrent leur école, puis leur dortoir avant d’arriver dans leur chambre. Visiblement, personne ne s’était rendu compte de leur petite sortie et Claude ne put s’empêcher de soupirer de soulagement à cette constatation.

- T’as eu peur ?
Demanda alors Lang.

- Heu… oui… un peu… j’ai cru que… enfin… je me suis dis que… quelqu’un aurait pu voir qu’on n’était pas là…

- Tu as vraiment peur de tout.

- Pourquoi est-ce qu’on dirait qu’absolument rien ne t’effraie… moi… j’ai surtout peur de décevoir ma mère… alors…

Lang se retourna vers son compagnon. Puis, murmura, de façon quasi-inaudible :

- Je ne vois pas pourquoi ça se produirait.

- Pardon ?

- Rien, allons dormir.

- Au fait Lang. Comment as-tu su où cette fille… Valentine, habitait ?

- Je me suis contenté de suivre son odeur.

- Quoi ?

- Rien, allons dormir, répéta le jeune homme.

Sans rajouter quoique ce soit, Claude se dirigea vers son lit. Décidemment, son compagnon était étrange, de plus, il disait souvent de choses incompréhensibles.

Quelques minutes plus tard, alors qu’il commençait à s’endormir, Lang sortit de la salle de bain, mais au lieu d’aller se coucher, il ouvrit les rideaux avant de déverrouiller la fenêtre. Il leva ensuite les yeux au ciel, son regard se posa sur la lune avant de chercher Claude, puis de revenir à cette masse blanche brillante. Pourquoi était-il là à cet instant ? Pourquoi l’adolescent s’étant endormi paisiblement devait-il être victime de la folie de certaines personnes ? Mais plus important, pourrait-il, lui, Lang, faire quelque chose ?

- Tu ne dors pas ?

Le jeune homme sursauta en entendant la voix à moitié endormie de son compagnon de chambre. Il eut alors un sourire, referma la fenêtre et tira les rideaux. Demain, il pourrait toujours recommencer à penser à tout cela, mais il était à présent l’heure de se coucher.

- Pousse-toi un peu, murmura-t-il en levant un pan de la couette du lit.

Sans un mot, Claude se calla contre le lit afin de faire une place à Lang. Ce dernier jeta un coup d’œil à son propre lit avant de soupirer.

« - Si tu as peur dans la nuit, tu n’as qu’à venir dans notre lit, d’accord ?

- Oui.

- Bonne nuit mon chéri.

- Bonne nuit… maman… »

Etait-il déjà dans un rêve, ou Claude avait-il entendu Lang dire : « maman » ?

 

Fin du chapitre V

 

A suivre…

Chapitre commencé le 09 mars et terminé le 23 mai 2006

 

Note de fin de chapitre :

: Cette fin de chapitre ne me satisfait pas du tout… mais d’un autre côté, ça me va bien de faire finir comme ça. lol  J’espère que vous avez aimé :)  N’hésitez pas à me faire part de vos impression et une bonne nouvelle, c’est que le prochain chapitre devrait arriver la semaine prochaine… il est entièrement écrit et je n’ai plus qu’à le corriger.
A très bientôt, donc.
Naëlle

 

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Chapitre 06

 

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