Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Hé bien alors ça… si je m’étais attendu à ce que mon premier chapitre engendre autant de commentaires et félicitations… je suis un auteur comblée ^____^ Un grand merci à tout le monde. Exceptionnellement, je vous ai à tous envoyé un petit mail, donc je ne vais pas répondre une deuxième fois ici.
Menelor, un grand merci pour ta review, c’est vraiment très gentil. Et on est bien d’accord, Lang est super désagréable et il ne va pas s’arranger dans ce chapitre. lol
Fat, contente de voir que ce premier chapitre t’a plu J

J’espère que ce deuxième chapitre plaira à tout le monde… d’ailleurs, vous avez vu, j’ai été ‘boosté’ par vos messages et j’ai vite corrigé ce chapitre. J’espère aller aussi vite pour le suivant… bon, par contre, gardez bien à l’esprit que lorsque je vous aurais servis tous les chapitres écrits, il faudra faire preuve de patience.

Et maintenant, je vous laisse en compagnie de Lang, Claude et les autres.

 

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

 

Chapitre II

** Premier week-end en pension **

 

 

 

 

 

Après une première semaine de cours, c’était avec bonheur que la plupart des pensionnaires attendaient qu’on vienne les chercher. Comme leur cours de chimie avait sauté, Margueritte et son frère avaient téléphoné à leurs parents pour qu’ils viennent les chercher avant. Ceux-ci étaient d’ailleurs arrivés rapidement car ils étaient en ville dès le matin même. A présent, Claude était près de Pascal alors que ce dernier guettait l’arrivé de sa mère.

- Tu es sûr que tu ne veux pas venir ?

- Mais oui. Ne t’inquiète pas comme ça. Je vais en profiter pour faire mon devoir d’Histoire.

- Lang ne rentre pas non plus ?

- Je ne sais pas. Pourquoi ?

- Je pensais que vous le faisiez ensemble… non ?

- Heu… non… en fait… je le fais seul…

- Quoi ? Mais les devoirs d’Histoire de monsieur MAZIN sont supers durs à faire ! Même à deux, normalement, on a du mal… alors seul…

- Ha, voilà ta maman. A lundi.

Pascal soupira et adressa un petit signe de la main à son ami avant de rejoindre sa mère au pas de course. Une fois que la voiture du lycéen eut disparu de son champ de vision, Claude retourna dans sa chambre et eut la surprise de voir que Lang était assis sur son lit et qu’il lisait un roman.

- Tu… tu ne rentres pas chez toi ?
Demanda l’adolescent en passant la porte.

- Ca me semble évident, se contenta de répondre son compagnon de chambre.

Voyant que malgré la semaine qu’ils avaient passée ensemble, le jeune homme ne semblait pas disposé à discuter avec lui, Claude eut un soupire et prit ses affaires d’Histoire avant d’aller vers la bibliothèque pour travailler. Quand il y repensait avec attention, il se rendait compte que celui avec qui il partageait une chambre était très étrange. Certes, il ne voulait pas lui parler et quand il le faisait, c’était la plupart du temps pour le blesser, bien que visiblement, ce ne soit pas voulu. Pourtant, il avait voulu qu’il s’asseye à côté de lui en cours, et il était venu le chercher, le premier soir. Claude se souvenait aussi que la veille, il était quasiment sûr de s’être endormi avec sa lampe de chevet allumée, pourtant, le matin, elle était éteinte.

« Je n’arrive pas à le comprendre », pensa-t-il en s’installant à une table du CDI.

Le jeune passa tout son après-midi à tenter de faire son devoir. Et c’est lorsque la cloche annonçant l’heure du dîner retentit qu’il se rendit vraiment compte qu’il n’y arrivait pas. Déprimé, il se dirigea vers l’immense salle à manger. Ce soir là, elle était quasiment vide et aucune des personnes qui aurait pu le consoler n’était là. Il s’installa donc, seul, à une petite table en retrait avant de commencer à manger. Tandis qu’il entamait ses crudités, le crissement de la chaise face à lui, indiqua que quelqu’un allait s’asseoir à sa table. Il releva donc les yeux et croisa ceux, noirs, de Lang.

- Heu… salut.

- ‘lut.

- … je ne pensais pas que tu viendrais manger avec moi…

- …

- Je veux dire… déjà que tu dois me supporter dans la chambre… alors en plus au repas…

- Claude.

- Oui ?

- Ferme-là !

- … désolé…, murmura l’adolescent en reportant son attention sur son plat. Cependant, cette fois-ci, contrairement aux fois précédentes, il ne parvint à retenir ses larmes et quelques unes tombèrent dans son assiette.

- Tiens !

Relevant un regard mouillé vers Lang, Claude s’aperçut que ce dernier lui tendait la salière.

- Heu… merci…
Dit-il sans comprendre le sens de ce geste.

- Je pense que pour saler tes tomates, se sera plus simple.

Ouvrant des yeux ronds, Claude se demanda si son vis-à-vis faisait de l’humour, mais c’était un visage aussi impassible qu’à l’habitude que ce dernier lui présentait. Mais si le but était de lui enlever toute envie de pleurer, c’était réussit, car à présent, Claude avait plutôt envie de rire. Cependant, il se contint, ne voulant pas prendre le risque d’énerver son compagnon de chambre.

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, et les deux adolescents finissaient leur dessert.

- Je retourne un peu à la bibliothèque, annonça Claude en se levant de table.

Lang ne lui répondit pas et prit l’autre sortie pour retourner à son roman.

Quelques heures plus tard, le jeune homme ferma son livre, car il l’avait finit et s’aperçut qu’il était presque vingt-trois heures. Se levant avec un soupire, il sortit de la chambre et se dirigea vers le parc. Mais il s’arrêta avant d’y être et partit dans la direction opposée. Là, assis contre la grille, Claude avait rabattu ses jambes contre son torse et ses bras cachait sa tête baissée.

« Il s’est endormi ? », s’interrogea Lang.

- Ce n’est pas un endroit pour dormir ! Tu as un lit pour ça !

- Lai… sse… moi…, murmura Claude sans relever la tête.

- Cesse de faire l’enfant et viens !

Ayant prit l’habitude de ne pas lui laisser le choix, Lang attrapa le bras de celui qui était par terre avant de le relever sans ménagement.

- Je t’en prie… laisse-moi…, dit le jeune homme en tentant d’essuyer son visage baigné de larme.

- Pourquoi tu pleures ?

- … je sais que… tu ne veux pas… que je pleure devant toi… mais…

- Répond à ma question !

Aucune douceur ne transparaissait dans la voix de Lang et c’est sans qu’il puisse les arrêter que de nouvelles larmes coulèrent le long de son visage.

- … je… je n’arrive pas… à faire… le devoir… d’Histoire…, sanglota l’adolescent.

- C’est tout ? Et c’est pour ça que tu chiales ?

« Non, c’est aussi parce que tu es tout le temps méchant avec moi. Parce que je passe ma vie à étudier et pour plein d’autre raison. », c’était ce qu’avait envie de répondre le jeune homme, mais il n’en fit rien et se contenta de hocher la tête afin d’approuver ce que venait de demander Lang. Ce dernier eut un nouveau soupire avant entraîner Claude vers leur chambre.

- Commence par prendre une douche, ça ira mieux après.

- … oui…

- Et ne mets pas d’eau partout ! J’en ai marre de devoir nettoyer la salle de bain après chacun de tes passages.

- … je suis… désolé…

- Et arrête de t’excuser ! T’es chiant avec ça !

Et c’est sans ménagement que Lang poussa Claude dans la salle de bain de leur chambre avant de se prendre un autre livre et de s’installer confortablement contre ses oreillers.

Quelques minutes plus tard, l’adolescent ressortit de la salle de bain.

- Lang…

- Ouais ?

- … je… tu me détestes… ?

- Quoi ?
Demanda le jeune homme sans quitter sa lecture.

- Je te demande… si tu me détestes…

- Si c’était le cas, j’aurais demandé à changer de chambre. T’es con toi !

- … je… je vais me coucher…

Lang posa son roman et se releva.

- Assied-toi !
Ordonna-t-il en pointa le bureau de Claude du doigt.

Sans poser de question, l’adolescent s’exécuta. Lang prit alors la chaise de son bureau et l’installa à côté de son compagnon avant de s’y installer.

- Sors tes bouquins d’Histoire.

- Quoi ?

- Fais ce que je te dis !

- Heu… oui… bien sûr…

- Parfait. C’est quoi ton sujet ?

« Louis XIV : roi Soleil. Lumière ou Ténèbre ? »

- Pourquoi t’as ce sujet ?

- Ce… c’était le seul… qui restait…

- Ok. Attends.

Lang se releva et fouilla sur ses étagères avant de revenir avec un livre.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Un livre d’Histoire bien plus complet que le manuel, surtout pour un sujet comme celui-là.

- … Lang…

- Quoi ?

- Merci…

- Je n’ai pas besoin que tu me remercies. Et maintenant, vas-y, traite ton sujet !

Le jeune homme se releva une deuxième fois et revint avec son roman, abandonné quelques minutes plus tôt. Et pendant que Claude commençait à chercher des informations qui lui seraient utiles, lui, reprenait sa lecture.

Alors que minuit était déjà bien passé, Claude se permit de dire :

- J’ai sommeil… je pourrais peut-être continuer demain… non ?

- Non ! Tu n’en as plus pour très longtemps alors continue !

- Mais…

- On ne discute pas !

Claude soupira mais continua néanmoins ce qu’il faisait. Il sentait, parfois, le regard de Lang sur sa feuille et dans ses moments là, il le regardait pour savoir ce qu’il en pensait, mais celui-ci ne disait rien.

Finalement, à presque deux heures du matin, Claude mit un point final à son devoir.

- Lang.

- Quoi ?

- C’est bon ce que j’ai écrit ?

- Tu le sauras quand tu auras ta note.

Récupérant son livre d’Histoire, le jeune homme remit sa chaise en place avant de s’installer dans son lit.

Pendant ce temps, Claude rangeait les affaires qu’il avait éparpiller un peu partout sur son bureau avant d’aller lui aussi se coucher.

- Merci Lang, murmura-t-il en s’endormant.

 

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Claude sursauta en entendant la cloche sonner. Celle-ci annonçait que le petit déjeuner serait servit dans la demi-heure. Un regard à son réveil lui indiqua que le samedi, et sans doute aussi le dimanche, ceux restés au pensionna mangeaient à 9h.

« Tiens… c’est bizarre… ».

L’adolescent regarda son réveil et s’aperçut que ‘quelqu’un’ avait bloqué le mécanisme de la sonnerie. Normalement, il sonnait à 6h25, pour qu’il ne soit pas surpris par la cloche de 6h30. Aujourd’hui, il aurait été ridicule qu’il sonne si tôt, mais il était persuadé de ne pas avoir pensé à déplacer le morceau interdisant au réveil de sonner.

- Magne-toi ! L’heure du petit déj’ sera passée sinon.
Dit le compagnon de chambre de Claude, en sortant de la salle de bain.

- Lang… merci pour le réveil.

Le jeune homme ne répondit pas et sortit de la chambre.

Quelques minutes plus tard, Claude cherchait des yeux Lang et le trouva à une table, isolé des autres.

- Je peux m’asseoir ?

- Ouais.

- Heu… Lang… je te remercie pour hier soir…

L’adolescent ne dit mot et continua à beurrer sa biscotte.

- J’ai remarqué que tu mettais toujours des chemises et que tu fermais toujours le bouton du haut. Tu n’as pas trop chaud ?

- Claude, boucle là un peu !

- Désolé…

Le reste du repas se déroula dans un silence pesant et Claude fut presque soulagé en buvant sa dernière gorgée de lait chocolaté.

- Je vais travailler un peu, dit-il en partant, sachant pertinemment que l’autre garçon se moquait de ce qu’il allait faire.

 

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Le dimanche midi, Claude mangea seul car il ne vit pas Lang, mais alors qu’il sortait de l’immense salle à manger, son compagnon de chambre se présenta devant lui.

- Lang. J’étais inquiet. Je ne t’ai pas vu alors j’ai…

- Tu as prévu de faire quelque chose cet après-midi ?

- Hein ? Heu… non, pas vraiment… pourquoi ?

- Ok. On va au ciné. Madame Birmanya a dit qu’il y avait un film inspiré du roman «  le Rouge et le Noir » qui passe en ce moment au ciné d’en ville.

- Oui, mais…

- Tu as lu le bouquin au moins.

- Oui, bien sûr.

- Ok, parfait alors. Viens !

Sans laisser à Claude le temps de protester, le jeune homme l’entraîna vers la sortie.

- Attend. Je ne peux pas sortir. Mes parents n’ont pas signé pour m’autoriser à quitter l’enceinte de l’école.

Lang s’arrêta quelques secondes, semblant réfléchir.

- On ne te laissera pas sortir, c’est bien ça ?

- Oui.

- Viens, on va passer par derrière.

- Quoi ? Mais je ne peux pas. C’est interdit.

N’écoutant pas ses protestations, le jeune homme continuait d’obliger Claude à le suivre. Arrivé au niveau du mur arrière de l’école, Lang s’arrêta et chercha des yeux comment faire pour sortir.

- Tu es fou ! Si je me fais prendre, qu’est-ce qu’on va me dire ? Et mes parents, ils seront furieux.

- Boucle-là ! Tu ne vois pas que je réfléchis ?

- Tu n’écoutes pas ce que je dis… je NE peux PAS sortir. Je…

- C’est bon, j’ai trouvé. Viens et fais exactement ce que je te dirais.

- Lang…

- Grouille-toi ! On va arriver trop tard !

Finalement, comme cela avait été institué depuis le début de la semaine, Claude finit par renoncer et suivit docilement Lang. Ce dernier semblait aussi agile qu’un félin en montant à l’arbre devant les aider à faire le mur.

- Je n’y arriverai pas, dit alors l’adolescent sans même s’en rendre compte.

- Donne-moi ta main !

Tout en s’exécutant, le jeune homme se demanda pourquoi Lang n’était pas un peu moins tyrannique. Il fallait toujours que tout aille dans son sens.

- Ne me lâche pas…, murmura cependant Claude, pas très rassuré de se retrouver en équilibre sur des branches.

- Ne t’inquiète pas… je te tiens…

Etait-ce de la douceur qu’il venait de ressentir dans la voix de son compagnon de chambre ?

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- Allez, viens vite.

Pour lui faire activer le pas, Lang prit la main de Claude avant de se mettre à courir vers le cinéma. Le rythme qui lui était imposé était dur à suivre, mais plus qu’à ça, l’adolescent pensait aux regards des gens se posant sur eux. Mais cela n’avait pas l’air de préoccuper l’autre garçon, car même arrivé devant le cinéma, alors qu’il s’installait dans la file d’attente, il garda sa main dans la sienne.

- … heu… Lang…

- Quoi ?

- Ta main…

Le jeune homme baissa les yeux vers leurs mains et eut un haussement d’épaule avant de relâcher Claude.

« Il n’a pas l’air gêné par grand-chose », ne put s’empêcher de penser ce dernier.

Une fois à la hauteur du guichet, Lang demanda deux places et sans un mot, ils se dirigèrent ensuite vers la salle devant projeter le film qu’ils voulaient voir.

- Heu…

- Ouais ?

- Je… je n’ai pas d’argent…

- Oui, et alors ?

- Pour la place, je…

- C’est moi qui t’ai dit de venir, alors je paye. Maintenant, tais-toi et avance.

- … oui…

Dans la semi pénombre de la salle, les deux jeunes s’avancèrent jusqu’à leur place.

Quelques minutes plus tard, le film commençait. Tout en le regardant, Claude ne put s’empêcher de s’étonner d’être sortit de l’école sans permission. Si ses parents venaient à l’apprendre, ils allaient être furieux, c’était sûr.

- Regarde le film, chuchota Lang près de lui.

- Oui.

L’heure et demi suivante se déroula en silence entre les deux garçons et lorsque le générique commença, Lang se leva, suivit rapidement par Claude.

Sur le chemin du retour, Claude se mit à parler du film, et curieusement, Lang se contenta de l’écouter sans lui demander de se taire.

- Dis.

- Quoi ?

- Tu crois que des amours réciproques qui durent toute la vie, ça existe vraiment ?

- Ils n’en parlent pas dans le film.

- Je sais. Justement, je te pose la question. Tu crois que ça existe ?

- Qui sait ?

- ?

- Et maintenant, tais-toi un peu.

Les quelques mètres les séparant de l’école se déroulèrent en silence et sans un mot, Claude prit la main de Lang afin qu’il l’aide à repasser le mur.

- Je vais chercher des livres dans la chambre et je vais ensuite aller travailler à la bibliothèque, annonça le jeune homme. Heu… Lang ? Tout va bien ?

- Vas-y !

« L’odeur est proche de la sienne… qui est-ce ? »

Le jeune homme se dirigea joyeusement vers la chambre 302 lorsque la porte de celle-ci s’ouvrit.

- Maman… ?

« Je sais, c’est sa mère », pensa au même instant Lang.

 

Fin du chapitre II

 

A suivre…

Chapitre commencé et achevé le 28 février 2006

 

Note de fin de chapitre : Pas trop romantique cette petite sortie, hein ? mdrrrr !!! J’espère que ce chapitre vous aura autant plu que le précédent.
Je vous donne rendez-vous très rapidement pour la suite J
Naëlle, une auteur vraiment heureuse avec tous les messages qu’on lui a envoyé à la suite du premier chapitre ^.^

 

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Chapitre 03

 

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