Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Titre: Loup apprivoisé

 

Note : Salut, salut !

Comme vous pouvez le voir, j’ai commencé une nouvelle histoire. Vous me direz « pourquoi ? Alors que tu as déjà des écrits en chantier ! »… et là, je vous répondrai que je ne sais pas trop pourquoi je me suis laissé tenté par l’écriture d’une nouvelle histoire. Sans doute que j’en avais envie tout simplement. De plus, ça faisait un petit moment que j’avais l’idée en tête et à la fin du mois de février, j’ai été malade (ça nous change ! lol). Mais bizarrement, j’allais plutôt bien, mais je ne pouvais quasiment pas me déplacer. Ca a duré quelques jours, et pendant ce laps de temps, je me suis contenté d’écrire, écrire, et encore écrire. Mais je n’avais pas du tout envie d’écrire la suite de mes histoires en cours, alors j’ai démarré celle-ci. Par contre, autant que vous le sachiez, j’ai avancé à la vitesse grand V pour le début de cette fic, à cause de mon immobilisation forcé et vous pourrez d’ailleurs sans doute lire le chapitre II dès la semaine prochaine (je n’ai plus qu’à le corriger), mais gardez bien à l’esprit que cette histoire n’est pas ma priorité. Ce que je veux, c’est avancer dans « pour l’amour d’un enfant ». Alors si vous commencez à lire cette fic, vous lirez les premiers chapitres de manière très rapproché, mais je vous demanderez de ne me faire aucun reproche pour la suite, car c’est vrai, je ne pense pas me donner à fond sur cette histoire au détriment de PLADUE sur qui j’ai vraiment recommencé à bosser !

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, et si certains détails vous échappe, ne vous inquiétez pas, c’est normal ^.^ J’ai fait un scénar un peu compliqué avec cette histoire.

Bonne lecture

 

 

Loup apprivoisé

 

Première partie : d’étranges adolescents

 

 

 

 

Chapitre I

** Présentation **

 

 

 

 

Loin… il fallait qu’il aille loin… mais dans son état, le pourrait-il ?

- Tu as mal ?

Se retournant, prêt à bondir sur la personne qui avait eut le malheur de l’approcher, il ne put que regarder dans les yeux, un enfant, à peine plus haut que lui.

Grognant pour la forme, il n’en laissa pas moins le petit garçon tendre la main vers lui. Ce contact, il ne l’avait jamais connu, d’aussi loin qu’il ait pu s’en souvenir. Doux et tendre. Pourtant, il ne pouvait pas rester longtemps. Il tressaillit lorsqu’il sentit qu’on toucha la large entaille qu’il avait de la base du cou jusqu’à la patte arrière droite et c’est sans s’en rendre compte qu’il grogna, ses babines retroussées, afin de dévoiler une dentition menaçante.

- CLAUUUUUDE !!!!!!!!!!!!!

Il n’eut même pas le temps de l’apercevoir, que déjà, une femme avait attrapé l’enfant dans ses bras et reculait lentement.

- Tout doux, tout doux, murmura-t-elle plusieurs fois tout en continuant à s’éloigner.

Elle lui paraissait si pathétique qu’il eut envie de ‘jouer’ un peu avec elle, mais son flair lui signala soudain qu’il n’avait pas de temps à perdre. C’est donc en courant, malgré sa blessure, qu’il repartit à l’extérieur du parc dans lequel il était.

- Claude ! Serais-tu devenu fou ? Je t’ai déjà dit des centaines de fois de ne pas t’approcher des chiens errants !

- Mais maman… le pauvre, il avait mal…

La femme soupira et attendit quelques minutes avant de prendre son fils par la main et de décider qu’il était tant de rentrer.

 

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10 ans plus tard :

 

Le soleil commençait à décroître lorsqu’un adolescent sortit d’une maison.

- … tout le monde est en vacances… et moi, je passe mon temps à prendre des cours…

Avec un soupire fataliste, le jeune homme ne termina pas le cours de ses pensées à voix haute, car de toute façon, il s’interdisait même de penser que cela était injuste et qu’il aurait préféré, lui aussi, partir en vacances.

Tout en avançant vers chez lui, il découvrit, sur le sol, le cadavre d’un chien. Commençant d’abord par détourner le regard, il ne put empêcher ses yeux de retourner vers la forme à terre. Cette dernière, avait d’ailleurs une respiration plutôt régulière, pour être morte.

- Heu… ça va ?...

Attendant presque que l’animal lui réponde, l’adolescent s’approcha un peu plus. Faisant alors un effort, en entendant qu’on lui parlait, l’animal souleva les paupières et deux billes noires comme la nuit, rencontrèrent le regard marron clair du garçon.

- Je vais t’emmener chez le vétérinaire, annonça ce dernier en s’accroupissant près du chien.

Grognant un peu, celui-ci se releva, montrant clairement qu’il ne voulait être conduit nulle part.

- N’aie pas peur, murmura alors le jeune homme. Je ne te veux aucun mal, continua-t-il en tendant la main vers l’animal, qui le laissa faire.

- Tu es vraiment un chien ? Tu ressembles plus à un loup en fait… mais les loups ne sont pas aussi noirs que toi… je ne sais pas…

Continuant de parler tout seul, l’adolescent ne se rendit pas compte que l’animal se rapprochait de lui. Puis, alors qu’uniquement quelques millimètres les séparait, le chien fit un bon sur le côté et partit en boitillant un peu.

- Hé attends ! Je vais te donner à manger… ou à boire… ou alors…
Mais il était déjà trop loin pour l’entendre.

 

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- Claude, par ici.

- Ha Pascal. Merci.

- Viens… alors… chambre 302 pour toi. C’est au bout du couloir.

- Merci. J’y vais tout de suite.

L’adolescent avança vers la pièce qui serait normalement sa chambre durant sa troisième ainsi que toutes ses années de lycée. L’école dans laquelle ses parents venaient de l’inscrire était l’une des plus renommées du pays et il était très fier d’être dans cet établissement.

- … oui… très fier…, murmura-t-il comme pour s’en convaincre.

- Hé ! Vire-toi de là ! Tu bloques le passage.

S’écartant le plus rapidement possible de la porte, Claude put faire la connaissance de son compagnon de chambre. Ce dernier avait d’ailleurs les bras chargés de cartons.

- Heu… je peux… t’aider… ?...

- Dans ce genre de cas, on ne demande pas et on agit, soupira le nouvel arrivant en posant sa pile sur le lit de gauche.

- Heu… oui… bien sûr…

- Rends-toi utile et assieds-toi quelque part.

- Hein ? Mais… pourquoi ?

- Pour éviter de rester debout comme un idiot au milieu de la chambre. Je vais avoir besoin de passer plusieurs fois pour ranger mes affaires.

Sans un mot, Claude s’assit sur le lit de droite, puisque visiblement celui qui allait partager le même endroit que lui, avait décidé de prendre l’autre. Il baissa la tête, se demandant si tout allait bien se passer dans cette pièce où ils se retrouveraient souvent tous les deux.

- Bon, mettons les choses au clair.

- … ?

- D’abord, comment tu t’appelles ?

- Claude… Claude Gaumont…

- Ok. Moi c’est Lang Fraust.

- ... c’est joli...

Sans tenir compte de la remarque, le jeune homme enchaîna :

- Je suis un maniaque du rangement, alors tu me feras le plaisir de ne pas laisser tes affaires traîner partout. Ok ?

- … oui…

- Ensuite, je n’aime pas le bruit, donc évite de mettre de la musique à tue-tête.

- Quand j’en écoute, le son est toujours bas, se défendit le jeune homme.

- Parfait, pas de soucis à ce niveau là, donc. Et dernier point, je n’aime pas les mecs qui pleurent, alors si tu en as envie, tu es gentil, et tu vas voir quelqu’un d’autre pour te consoler. Ok ?

- Je… heu…

- Prenons ça pour un oui, coupa Lang avant de s’activer près de ses cartons et de commencer à ranger ses affaires.

De son côté, Claude se contenta de rester dans la même position, ne comprenant pas ce qui se passait. L’avait-on changé de dimension pendant la nuit ? Lui qui avait l’habitude que les gens soient gentils avec lui, voilà qu’il se retrouvait face à quelqu’un qui l’agressait presque, lors de leur première rencontre. Pourtant, il n’avait pas l’impression d’avoir fait quoique se soit de mal. Etait-ce ce qu’on appelait une incompatibilité de caractère ? C’était peu probable, étant donné qu’ils n’avaient pas encore eut le temps de se connaître. Et vu comme les choses étaient parties, ils risquaient de ne jamais vraiment faire connaissance.

- Claude ? T’es là ?
Un garçon et une fille venaient de passer la tête dans l’entrebâillement de la porte.

- Ha, Margueritte, James.

- Ce sont tes potes ?

La voix agressive de Lang fit sursauter les adolescents présents.

- … oui… ce sont mes amis… Lang, je te présente…

- Je me fiche de savoir comment ils s’appellent ! Ce que je voulais dire, c’est que la prochaine fois, avant d’entrer, tu diras à tes petits camarades de frapper ! C’est l’une des bases de la politesse.

- Oui, tu as raison, dit alors la jeune fille. Nous sommes désolée, mais comme là, tout le monde range ses cartons et qu’on passe de chambre en chambre, pour parler un peu à tout le monde, on n’y a même pas pensé.

Un regard noir plus tard, et Lang retournait à son rangement, tandis que les autres sortaient de la pièce.

- Hé ben… il n’a pas l’air commode ton colloc’, fit remarquer James.

- A qui le dis-tu ?
Soupira Claude.

- Bon, n’y pensons plus, dit Margueritte avec bonne humeur. Je vous invite à manger une glace.

- Bonne idée, s’exclama James.

- Heu… c’est que…

- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a Claude ?

- … mes parents n’ont pas voulu signer le papier me permettant de sortir de l’enceinte de l’école. Mais ne vous gênez pas pour moi, allez-y. De toute façon, je n’ai même pas encore commencé à ranger mes affaires.
Sans un mot supplémentaire, l’adolescent retourna vers sa chambre, sous le regard désolé de ses deux amis.

- Te revoilà déjà ?
Fit Lang en revoyant le jeune homme rentrer.

- … désolé… j’ai oublié de frapper…

- Hum…

- Quoi ?

- T’es pas commun comme mec, toi !

- Comment dois-je prendre ça ?

- Comme tu veux. Allez, range ton bazard. Je t’ai laissé toute la partie inférieur de l’armoire et le côté gauche de la penderie.

- Merci… heu… je peux te poser une question ?

- Vas-y.

- Tu étais dans quelle école avant ?

- Je faisais les cours par correspondance.

- Ha ? C’est chouette ! C’est que tu pratiquais une activité qui te prenait tout ton temps ? Ou alors… je suis désolé… tu étais malade ?... heu…

- Arrête un peu !

- Je… je suis désolé…, murmura l’adolescent en baissant la tête.

- Bon, je sors. Je vais faire un tour en ville. Débrouille-toi pour avoir rangé tes affaires avant ce soir.

- … oui…

Lang ouvrit la porte et s’apprêtait à sortir lorsqu’il s’arrêta et dit, sans se retourner :

- Les cours par correspondance… c’est parce qu’avec mes parents, nous avons beaucoup… ‘voyagé’.

La porte qui claqua indiqua à Claude que son compagnon de chambre était partit, mais un sourire éclaira son visage. Finalement, ils arriveraient peut-être à communiquer tous les deux.

 

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- Ca va ? Tu as l’air crevé, fit remarquer Pascal.

- Ca va, lui répondit Claude. C’est juste que… j’ai eut du mal à dormir ailleurs que chez moi.

- Bah, tu verras, tu vas vite t’y faire, le rassura le jeune homme. Bon, j’y vais, il parait que Mademoiselle Gotta ne supporte pas qu’on soit en retard.

- C’est ta prof de quoi ?

- De philo… je vais, enfin, pouvoir philosopher avec quelqu’un qui me comprendra.

Les deux amis se mirent à rire, et c’est sans s’arrêter qu’ils se séparèrent quelques secondes plus tard.

- Claude, on est là !
Margueritte fit de grand geste à son ami, d’une salle de classe.

L’adolescent entra dans la pièce déjà quasiment pleine.

- James et moi, on a déjà prit une place. Viens, on va t’en trouver une. Par contre, tu as vu, on doit toujours se mettre par deux. D’ailleurs, à ce que m’a dit Pascal, en règle général, quand on fait un devoir en binôme, on le fait avec notre voisin de table. J’espère qu’on va te trouver quelqu’un de bien.

- Mais oui, ne t’inquiète pas. Ha, je vais me mettre là.

- Là ? Mais c’est le fond de la classe… tu devrais plutôt te mettre un peu plus devant…

- Non, non, c’est bon. Je vais m’installer là et ce sera très bien.

- Excusez-moi.
Une adolescente venait de se rapprocher des trois amis.

- Oui ?

- C’est vrai que vous êtes jumeaux ?
Demanda alors la jeune fille en désignant Margueritte et James.

- Hé oui ! On est d’ailleurs tout le temps ensemble. La fille qui voudra sortir avec mon frère devra penser qu’elle sera surveillée ! Pas question de laisser James sortir avec n’importe qui.

- Margueritte…

- Ben quoi ? – L’adolescente se retourna vers son jumeau – Si elle a l’intention de te proposer quelque chose, autant qu’elle soit en courant !

La jeune fille près d’eux piqua un fard et ne sut que répondre.

- Tu lui fais peur, fit justement remarquer Claude en s’asseyant.

Quelques minutes plus tard, Lang entra dans la salle de classe et la balaya du regard. Au fond, il aperçut Claude. Près de lui, les deux malpolis qui était entré sans s’annoncer, la veille. D’après ce qu’il avait comprit, ils étaient frère et sœur. De taille moyenne tous deux, pour leur âge, la fille avait les cheveux courts et bien qu’elle n’ait encore que quatorze ans, le jeune homme la trouvé plutôt bien développé à certains endroit. Son frère, même s’il ne lui était pas semblable, lui ressemblait beaucoup. Sans doute leur frange tombant de la même façon ainsi que leurs yeux bleu vert y étaient-ils pour beaucoup. L’adolescente avec eux, quant à elle avait l’air beaucoup plus gamine : son visage rond et ses deux nattes allaient lui interdire toute déclaration d’amour avant un bon moment, songea le jeune homme, légèrement moqueur. Ne faisant soudain plus du tout attention aux autres, il chercha une place où s’installer, alors qu’un autre garçon entrait dans la classe. Le nouvel arrivant se dirigea vers le petit groupe de quatre au fond de la pièce et demanda gentiment à Claude s’il pouvait s’asseoir à côté de lui.

- Oui, bien sûr, lui répondit ce dernier. Je m’appelle Claude.

- Et moi Joël.

- Hé toi !
Lang venait d’arriver près d’eux.

- C’est à moi que tu parles, demanda Joël.

- Ouais. Tu préfères être devant ou derrière ?

- … heu… derrière, pourquoi ?

- Ok ! Julia, viens.

Une adolescente arriva presque aussitôt, ses affaires de cours dans les bras.

- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda Margueritte.

- T’occupe. Toi, tu viens.

Attrapant Claude par un bras et, prenant ses livres déjà posés sur le bureau de sa main libre, Lang entraîna son compagnon de chambre sans aucun ménagement vers un bureau situé près des fenêtres, au premier rang.

- Assied-toi là !

Bien trop surpris et choqué par ce qui venait de se passer, le jeune homme ne protesta pas et fit ce qu’on lui ordonnait.

- Heu… qu’est-ce qu’il vient de se passer là ?
Demanda James en voyant Lang s’installer près de leur ami.

- Je n’ai pas tout compris, murmura sa sœur.

- C’est qui ?
Demanda la fille avec eux.

- C’est Lang Fraust, le garçon qui a eut les meilleurs résultats du pays lors du dernier concours de dictée et rédaction. Il est aussi arrivé en deuxième place au concours de math pour les 15/20 ans.
Répondit Julia.

- C’est un génie…

- Il est très intelligent, ça, c’est sûr ! Au fait, je m’appelle Julia et vous ?

- Margueritte, et voilà mon frère James. A côté de toi, c’est Joël et… heu…

- Je m’appelle Sonia, aida la fille qui ne s’était pas encore présenté.

Ils auraient bien discuté encore un peu, mais la cloche retentie avec violence, en même temps qu’entrait leur professeur de français.

- Bonjour à tous, salua la femme. Je suis Odette Birmanya, se présenta-t-elle tout en écrivant son nom de famille au tableau. Durant toute cette année, je serai votre professeur de français, bien sûr – quelques rires fusèrent – mais je serais également votre professeur principal. Avant toute chose, sachez que je suis là pour vous aider et pas pour vous embêter ni vous juger. Si vous avez des problèmes, vous pourrez à tout moment venir m’en parler, et j’essayerai de vous aider du mieux que je peux. Par contre, j’attends de vous un certain respect vis-à-vis de moi ainsi que de la politesse dans votre langage. Je vous traiterai en tant qu’égaux, tant que vous le ferez, sinon, je n’hésiterai pas à vous faire mettre à la porte.

- C’est la femme du principal, murmura Julia à Joël.

- Pour ce qui est du français en lui-même, vous trouverez sans doute que je suis très strict au niveau des devoirs, mais sachez tout de même que je ne suis pas un monstre. Je peux comprendre qu’il arrive que vous ne puissiez pas finir à temps, mais seulement à titre exceptionnel.

La femme regarda l’ensemble des élèves, puis remonta ses lunettes sur son petit nez sévère avant de continuer.

- Bien, nous allons pouvoir commencer. Je vais tout d’abord faire l’appel, ensuite, aujourd’hui et demain, nous ferons un petit rappel des connaissances que vous devez avoir afin d’être sûr que vous partiez sur de bonne base.

Claude regarda quelques secondes à côté de lui. Lang, avait déjà sortit ses affaires de français et à présent, semblait s’ennuyer en entendant la monotonie des « présent », répondant à l’appel de leur professeur.

« Je dois avoir l’air vraiment petit… », pensa Claude en s’apercevant que l’adolescent près de lui le dépassait d’une tête.

- Fraust Lang.

- Présent.

La femme ramena une nouvelle fois ses lunettes sur son nez avant de dévisager le jeune homme.

- Que fais-tu ici ?

- Pardon ?

- Il me semblait que tu avais passé l’examen d’entrée en seconde avec succès.

- C’est vrai.

- Alors ?

- J’ai l’âge d’être en troisième.

Voyant qu’elle n’en obtiendrait pas plus, elle continua de faire l’appel.

- Tu aurais pu sauter une classe ?
Chuchota Claude.

- Ouais, lui répondit Lang sur le même ton.

- Pourquoi tu ne l’as pas fait alors ?

Regardant le jeune homme près de lui droit dans les yeux, il lâcha, sans se faire entendre des autres :

- Est-ce que je t’en pose des questions moi ? Occupe-toi de tes affaires.

- Désolé, murmura l’adolescent en baissant la tête.

 

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La première journée de cours s’était achevée et Claude en était plutôt satisfait. Du moins, pour ce qui était des professeurs, qui avaient tous l’air, certes, sévères, mais gentils. De plus, il s’était fait deux nouveaux copains en Joël et Julia avec qui ils avaient fait plus amples connaissance durant l’heure du déjeuner, Marguerite, James et lui-même. Pascal était d’ailleurs venu les rejoindre et leur avait parlé de son cours de philosophie qui l’avait passionné. Par contre, il n’arrivait toujours pas à s’expliquer l’attitude de Lang du matin. D’ailleurs, il s’était presque étonné de voir que ce dernier s’était installé seul à une table pour manger, alors qu’il était presque sûr qu’il serait venu exiger de manger avec lui.

- Arrête de rêver quand tu es dans la porte !

La voix de son compagnon de chambre le ramena très vite à la réalité, et après de nouvelles excuses, il entra rapidement pour que Lang puisse lui-même passer.

- Comment tu as trouvé cette journée ?
Demanda Claude, cherchant un sujet de départ pour discuter un peu.

- Très chiante ! Heureusement, les profs n’ont pas l’air trop nuls.

- Heu…

- Maintenant, ferme là, j’ai besoin de silence pour bosser, reprit l’adolescent en s’installant à son bureau, près de son lit.

Surpris, Claude resta quelques secondes au milieu de la pièce sans bouger, avant de se dire qu’il n’avait rien de mieux à faire que de travailler lui aussi.

- Heu… je peux dire quelque chose ?
Demanda-t-il une heure plus tard.

- Vite !

- Heu… oui… c’est au sujet de l’Histoire… est-ce que… on fait le devoir ensemble ?

Lang se retourna vers lui d’un air incrédule.

- J’ai l’air de faire mes devoirs avec quelqu’un ?

- Mais… le prof a dit qu’on devait le faire à deux…

Lang eut un petit rire moqueur avant de reprendre :

- Sache que j’ai un droit spécial à ce niveau là. J’ai demandé à pouvoir faire tous mes devoirs, seul et on me l’a accordé. Alors trouve quelqu’un d’autre.

Quelques secondes plus tard, Claude reprit, d’une voix chevrotante :

- On est un nombre pair…

- Ha ouais, c’est vrai. Hé bien fais-le tout seul.

- …

- Et te mets pas à chialer, je t’ai dit que je ne supportais pas ça.

Retournant son attention vers son problème de mathématiques, Lang ne réagit qu’en entendant la porte se refermer. Cependant, il décida de ne pas trop s’en préoccuper. Après tout, il avait des choses bien plus importantes à faire.

 

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- Claude ? Qu’est-ce que tu fais là tout seul ?

L’adolescent sursauta en entendant la voix de Pascal.

- Je… rien…

- Ca ne va pas ?

- Si… j’avais juste envie de prendre l’air… bonne nuit…

Sans laisser le temps à son ami de répondre, le jeune homme repartit.

A presque minuit, Lang ferma ses livres, très satisfait de son travail effectué. Il avait bien avancé et savait que les jours qui allaient suivre, il n’aurait pas besoin de veiller si tard.

« Où est Claude ? »

Sortant précipitamment de la chambre, il se mit à courir dans les couloirs avant de sortir dans la cour.

- Il faut que je me calme… il faut que je me calme…, murmura-t-il en s’arrêtant. Pas maintenant… il faut que je me calme…

Sentant qu’il parvenait à se contrôler, il reprit sa recherche et ses pas le dirigèrent vers le parc aménagé de l’école. Là, sur un banc, il vit son compagnon de chambre assis.

- Tu sais l’heure qu’il est ?!?
Demanda-t-il en arrivant à sa hauteur.

- Oui… je sais…, murmura l’adolescent en gardant la tête baissée.

- Viens te coucher !

- …

- Tu ne m’as pas entendu ? Viens !

Tout comme le matin même, Lang obligea le jeune homme à le suivre. Ce dernier se lassa faire sans protester.

Même s’il le détestait, le professeur RADIA avait dit quelque chose de très vrai, quelques années auparavant :

« Dans chaque relation, il a forcément un dominant et un dominé. »

Lang n’avait jamais été aussi d’accord avec lui que ce jour-là. Avec Claude, il avait tout de suite instauré cette relation et jamais cela ne changerait, car il ne se soumettrait jamais à qui que se soit.

 

 

Fin du chapitre I

 

A suivre…

Chapitre commencé le 26 février et achevé le 27 février

 

Note de fin de chapitre : Hé voilà, un chapitre d’achevé. Vous noterez quand même ma performance sur le temps que j’ai passé dessus. lol En relisant le chapitre, je me suis rendue compte que je n’avais jamais fait un perso aussi désagréable que Lang… même Romain (dans PLADUE, pour ceux qui connaissent), ne lui arrive pas à la cheville. Mdrrrr !!!!
A bientôt pour la suite (dans quelques jours, si tout va bien)
Naëlle

 

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Chapitre 02

 

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