Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Titre : Le retour du passé

 

Bonjour à tous !

Voilà ENFIN le dernier chapitre de cette histoire. Je sais que j’aurai dû vous le faire lire avant, cependant, j’ai été vraiment super occupé ces derniers temps et en plus, j’ai été malade… bon, vous me direz, ça ne m’aurait pas prit tant de temps que ça, mais quand on n’a plus trop de temps pour soit, on ne pense pas forcément à ses fics… je vous présente donc toutes mes excuses.

J’espère que cette dernière partie vous plaira.

 

 

 

Le retour du passé

 

*** Chapitre 12 ***

 

Masa ressentait un très grand vide depuis qu’il avait fait partir Shû et Midori. Personne ne venait plus lui rendre visite et il devait bien se l’avouer, cela lui faisait du mal. Cependant, le pire était sans doute à venir, lorsque les autres s’apercevraient que Shû avait disparu en même temps que Midori ; il était évident que les soupçons quant à leur évasion iraient automatiquement vers lui.

« Pourvu qu’ils ne pensent pas aussi à Akujo », espérait-il.

- Justine… que fais-tu ma chérie ? Murmura-t-il en ouvrant son médaillon. Et toi Solange, penses-tu encore à moi ? Justine… Justine… si je pouvais au moins te demander pardon…

Masa parlait à voix haute, mais se tut instantanément lorsque sa porte s’ouvrit.

- Qui… Ha, Oniisama. Quel bon vent vous amène ?

L’homme n’eut pour toute réponse qu’un sourire.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Insista le plus jeune.

- Je trouve que tu as changé.

- Pardon ?

- Par rapport à il y a dix ans, quand tu es partit, tu as changé.

- …

- Lorsque tu es partit, je pense que plus rien ne t’attachait à la vie… mais aujourd’hui… même si tu ne cherches pas à t’enfuir, je vois bien dans tes yeux que quelque chose t’aide à tout supporter.

- Tu… Vous dites n’importe quoi.

- …

- …

- Quand maman est morte… j’ai fait promettre… non, aucune importance.

- ?

L’aîné des Mayowasu sortit sans ajouter un mot. Sa décision était à présent prise, et elle était irréversible.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Solange, mon bébé…

Justine serrait enfin l’adolescente après des semaines sans avoir pu ne serait-ce que la voir.

- Maman… Maman… Pardonne-moi… Maman…

- Chuuuut… C’est finit ma chérie…

Alors que la jeune fille se faisait consoler par sa sœur, Grégory se tenait près de Sylvain et le remerciait d’avoir raconté lui-même ce qui s’était passé au Japon, ces derniers jours, à Justine. Grâce à cela, les reproches que la femme s’apprêtait à faire aux deux jeunes gens avaient fait place à cette spontanéité, qui se fait sentir dans les cœurs aimants, de vouloir consoler.

- Grég… Tu n’as pas besoin de jouer la comédie avec moi…

Le jeune homme n’en attendit pas d’avantage et se jeta dans les bras de son meilleur ami, en pleurs. Il avait lui aussi besoin de laisser libre court à sa douleur d’avoir perdu Rei.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Quelques jours plus tard :

 

Dave, un sourire ravi aux lèvres, brandissait un billet d’avion et des papiers d’identités au nom de Masa sous les yeux de ce dernier.

- Que… Comment as-tu fait ?

- Moi ? Rien. C’est ton patron qu’il faudra remercier.

- Mais…

- Vous partez vendredi.
Coupa alors Melinda.

- Vendredi ? Mais c’est dans deux jours ?

- Exact, reprit Dave, un sourire encore plus grand plaqué sur le visage.

- Maintenant que vous avez fait partir vos deux petits protégés, je pense que vous pouvez vous en aller l’esprit tranquille.

- Et surtout qu’en plus, grâce à toutes les infos que tu m’as données, avec la police locale, on va pouvoir faire une descente ; mais avant cela, tu dois partir.

- … Merci à tous les deux…
Murmura le Japonais, bien trop ému pour dire autre chose.

- Vous devriez appeler votre fiancée, vous ne croyez pas ?

- … Justine… oui… je vais l’appeler…

Très certainement de peur qu’il ne change d’avis, Melinda lui tendit le combiner et sortit, suivi de son ami, afin de laisser les deux tourtereaux tranquille lors de leur petite conversation téléphonique.

De mémoire, Masa composa le numéro de la jeune femme et attendit, le temps de quelques sonnerie, avant que quelqu’un ne décroche :

- Allo ?

- Justine… c’est moi…

Un silence pesant se fit de l’autre côté et Masa n’osa pas l’interrompre, puis, d’une voix marquée par l’émotion, la femme demanda :

- Ma… Masa… C’est bien toi… ?... Dis-moi que ce n’est pas un rêve… Que c’est vraiment toi…

- C’est bien moi… Je vais rentrer…

- Ce… C’est vrai… Mais je croyais… marier… futur femme… hôtel…

- Pardon ? Je ne comprends pas.

- Ce n’est pas… pas grave…

- Justine…

- Oui ?

- Je ne… je ne sais pas vraiment comment le faire…

- Fais-le simplement alors.

- Oui. Je te demande pardon… pour ce que j’ai essayé de te faire… et aussi pour ne pas t’avoir parlé de mon passé… pardonne-moi…

- Qui es-tu ?
Demanda alors la femme, sachant très bien que malgré sa phrase incongrue, l’homme comprendrait.

- Je suis Masa, journaliste au Méridien Times.

- C’est vrai ?

- Oui. Masaru est mort il y a dix ans et je l’ai enterré le jour où je t’ai rencontré. Certains ont voulu le ressusciter, mais ils n’ont pas pu.

- Masa…

- Oui ?

- Je t’attends.

- Merci… Justine…

- Oui ?

- Je t’aime.

- Moi aussi, je t’aime.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

« Un incendie ravage depuis plusieurs heures la propriété des Mayowasu. Ceux-ci étaient connus pour être l’une des plus grandes familles de Yakuza du Japon cependant, la police n’avait jamais rien pu faire contre eux. D’après nos informateurs sur place, le père et l’un des fils de la famille se seraient affrontés et tous deux seraient morts. » Le journaliste fit une pause, puis reprit : « les enquêteurs sur place viennent de me confirmer à l’instant qu’effectivement, Kashima Mayowasu ainsi que son fils Masaru Mayowasu se sont entre-tués…  »

Justine, devant son poste de télévision n’arrivait pas à le croire. Devant ses yeux, la photo du père et du fils venait d’apparaître.

- Masa… Masa… non… non… NOOOOON !!!!!!!!!

La femme éclata en sanglot sur le divan. Elle qui aurait dû revoir Masa le lendemain… tout était finit…

Lorsque le téléphone sonna, elle le laisser sans décrocher et quand le ‘bip’ du répondeur s’enclencha, elle entendit la voix de Dave :

« Mademoiselle Rosarie… C’est Dave Word… J’imagine que vous avez vu les informations… je suis sincèrement désolé… si vous avez besoin de quoique se soit, n’hésitez pas à m’appeler… J’imagine que c’est très dur pour vous, cependant, j’aimerais que vous vous rendiez à l’aéroport demain matin, à neuf et demi, afin de récupérer ce qu’il reste de Masa… courage… tout n’est pas finit… »

L’homme raccrocha mais Justine ne fit pas le moindre geste en direction du téléphone.

La femme passa la nuit figée sur le canapé et ne se leva que le lendemain matin afin d’aller à l’aéroport. Sur le chemin, elle fut tout de même contente que Solange n’ait pas été avec elle le soir d’avant. En effet, la jeune fille était allée faire un petit voyage de cinq jours avec Grégory et Sylvain.

Une fois à l’aéroport, la femme se demanda ce qu’elle attendait exactement, lorsqu’elle vit une silhouette bien connue dans le hall de l’aéroport.

- Ma… Masa… ?!?...

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Flash back, un jour plus tôt :

 

Tôt le matin, Kyoga était allé charger son frère d’une mission qu’il devrait exécuter seul. La mission était toute simple en fait, il suffisait juste d’apporter une enveloppe cacheter à quelqu’un, présent à un lieu de rendez-vous que l’aîné des Mayowasu indiqua à Masa. Bien décidé de ne pas remettre cette lettre à qui que se soit, Masa partit tout de même.

Une fois à bord de son véhicule, il s’inquiéta de ne pas avoir trouvé son médaillon le matin et espérait ne pas l’avoir perdu. Cependant, autre chose le tracassait : son frère lui avait dit de ne pas prendre d’arme.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Sois prudente, dit Dave en quittant sa meilleure amie, avant de se dirigeait vers la demeure dans laquelle vivait Masa. En effet, ce matin là, ce dernier lui avait téléphoné afin de lui dire de venir le plus rapidement possible.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Kyoga ? Que veux-tu ?

L’homme venait de rentrer dans le bureau de son père sans même se faire annoncer.

- Père… vous avez rompu votre promesse. En fait, vous avez rompu deux promesses… celle faite à maman, et celle que vous m’aviez faite !

Le vieil homme ne répondit pas et fit mine de retourner à l’étude du dossier ouvert sous ses yeux.

- Aujourd’hui, reprit alors son fils, Masaru va mourir.

- Qu… quoi ? Tu veux tuer ton frère ? Ou le faire tuer ?

- C’est à peu près ça, répondit l’homme en riant.

Soudain, plusieurs explosions se firent entendre en plusieurs coins de la demeure.

- Qu’est-ce que c’était ?

- Ca ? Ho, trois fois rien ! Il s’agit juste de petites choses qui vont déclencher un superbe incendie.
Répondit l’homme avec flegme.

- Il faut sortir ! Laisse-moi passer, hurla le vieil homme, ne voulant pas périr brûler.

- Je vous l’ai dit père, aujourd’hui, Masaru va mourir… et vous aussi !

Le père regarda son fils lever son arme dans sa direction.

- Je t’interdis de faire ça !
Cria le chef de famille.

- Aujourd’hui, vos ordres, je m’en fiche. Vous avez toujours pensé que Masaru était responsable de la mort de maman… vous pensiez qu’elle ne s’était jamais vraiment remise de l’accouchement… mais la vérité, c’est que c’est vous qui l’avez tué. Vous n’avez pas voulu changer de vie, même pour elle, et c’est ce qui l’a tué. Vous êtes coupable de sa mort ! Mais ce qui va se passer maintenant, ce n’est pas tellement pour ça, bien que je ne vous pardonne pas. Aujourd’hui, vous aller payer pour avoir entraîné mon adorable petit frère dans ce monde de destruction.

 

Dave arrivait devant les grilles de la demeure, alors qu’un premier coup de feu retentissait. Les habitants du lieu, trop occupé à tenter d’éteindre l’incendie, ne firent même pas attention à lui qui venait d’entrer.

L’homme courait à travers les couloirs lorsqu’il entendit un deuxième coup de feu.

- Masa !!!!
Cria-t-il est apercevant un homme blessé contre un mur, une arme à la main.

- Non, lui dit l’autre.

- Qui êtes-vous ?
Demanda alors Dave en se rendant compte que ce n’était pas son ami qui était en train de se vider de son sang.

- Je suis… son frère… Kyoga…

Dave s’approcha de l’homme et s’accroupit près de lui.

- Je vais vous emmener à l’hôpital. Venez.

- Non… aujourd’hui, Masaru vient de commettre son dernier meurtre, reprit l’homme en faisant un signe de la tête, afin que Dave regarde derrière lui.

- Qui… ?

- Notre père… lorsque vous réaliserez une autopsie de lui, vous découvrirez une balle ‘griffée’ de la main même de Masaru…

- … Pourquoi… ?

- Lorsque ma mère est morte… j’ai promis à mon père de faire… de faire tout ce qu’il me demanderait… mais en contrepartie, il devait laisser vivre Masaru… le laisser vivre sans l’entraîner dans ‘ce monde’…

- …

- Regardez – l’homme sortit de sa poche le médaillon de Masa – maman le lui avait donné, et tout le monde sait qu’il le porte… grâce à lui, aujourd’hui, c’est bien Masaru qui va mourir…

- Vous avez pensé à tout…

- … je pense… je pense que oui… Mais… J’aurais bien… j’aurais bien aimé… connaître le secret… le secret du médaillon de maman…

Le frère de Masa parlait de plus en plus difficilement et Dave sentit que sa fin était toute proche. Mais, si cet homme allait mourir pour Masa, il avait sans doute le droit de voir les photos que refermait le médaillon. Aussi, Dave rapprocha-t-il ses mains du médaillon, fit jouer le mécanisme, comme il avait vu son ami le faire et celui-ci s’ouvrit.

- C’est… Masaru… et moi…

- Oui. Masa m’a dit que c’était le trésor de votre mère.

Le Japonais eut un sourire satisfait.

- Et là, reprit l’Américain, ce sont Justine et Solange… Justine est la fiancée de votre frère…

- … Justine… et la charmante… jeune fille… du café… s’appelle donc… Sol… ange… je… je leur souhaite… tous… tous mes… vœux… de… bon… heurs…

L’homme fit un dernier effort surhumain afin d’attacher le médaillon autour de son cou et tomba lourdement sur le sol.

Dave ne put s’empêcher de verser quelques larmes pour cet homme qui venait de se sacrifier pour son frère. Il comprit à cet instant que ce n’était pas Masa qui l’avait appelé le matin même, mais Kyoga.

 

 

Fin du flash back

 

L’homme se retourna lentement. Justine ne chercha pas à comprendre pourquoi il était là, pas plus qu’à cet instant elle en voulu à Dave de ne rien lui avoir dit. En effet, celui-ci avait craint d’avoir été mis sur écoute, et il fallait que le monde entier pense que Masaru était bien mort.

- Masa, répéta-t-elle un peu plus fort.

- Justine…

L’homme se mit à courir dans la direction de sa fiancée.

- MASA !!!!!!!!!

L’aéroport entier se retourna vers eux, mais ils ne le remarquèrent même pas.

- Masa… Masa… tu es là…

L’homme venait de refermer ses bras sur la femme et respirait à présent son parfum.

- Justine… veux-tu m’épouser ?

La femme ne répondit pas par des paroles, mais les lèvres qu’elle rapprochait du Japonais voulaient tout dire.

 

FIN

 

 

Note de fin de chapitre : Et voilà, c’est terminé. J’espère avoir été à la hauteur de vos attentes pour cette fin et j’espère que vous me ferez part de vos impressions.

Une dernière petite chose à propos de cette histoire. Il est possible que je ne la laisse pas toujours sur le net, aussi, je vous encourage à me laisser vos adresses e-mail afin d’être tenu au courant de ce qui ‘arrivera’ à cette histoire si je l’enlève. De plus, sachez qu’il y a des chances pour que j’écrive des hors séries sur la mère de Masa, le passé de celui-ci, l’histoire de Justine et Solange, celle de Dave et Melinda, et peut-être même quelques petites histoires se situant après l’histoire que vous venez de lire. Si vous voulez me dire celle(s) que vous pensez être la (les) plus intéressante(s), je suis toute ouïe.

Pour ceux qui suivent « le trésor du couloir », sachez que cette histoire est aussi terminée !

 

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