Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Titre : Le retour du passé

 

Yo !

Et voilà le chapitre 10 ! C’est l’une des parties les plus fortes en émotion, je peux vous le dire ! Je tiens d’ailleurs à vous suggérer de ne pas commencer ce chapitre sans avoir une boîte de kleenex à vos côtés… toutes mes excuses à ceux qui vont pleurer en lisant…

Et maintenant, malgré tout, je vous souhaite une bonne lecture ^_^

Et n’oubliez pas, un petit commentaire ne me fait jamais de mal. Loool

 

 

 

Le retour du passé

 

*** Chapitre 10 ***

 

- Je suis inquiète… il aurait dû arriver dans l’après-midi…

Solange n’arrivait même pas à finir son repas tant la peur pour Rei la rongeait. Grégory, quant à lui, même s’il ne le montrait pas, sentait son estomac se nouer à cause de la crainte que tout ne se passe pas aussi bien que ce que leur avait dit leur ami en partant.

- Grég…

- Hum…

- Il va revenir, n’est-ce pas ?

L’adolescent détourna le regard et ne répondit pas à la jeune fille.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Seule, Melinda mangeait son repas d’anniversaire dans la grande salle du restaurant de l’hôtel, lorsqu’on vint lui passer une communication de l’étranger.

- Bon anniversaire ma chérie !!!!
Dirent d’une même voix le père et la mère de la jeune femme.

- Merci, leur répondit-elle en riant.

- Alors, comment vas-tu ?
Demanda ensuite madame Crafowrd.

- Très bien mentit l’Américaine. Et papa et toi, ça va ?

- Comme toujours, nous sommes en pleine forme… toi par contre, quelque chose à l’air de te chagriner… Dave à des problèmes ?

Melinda ne pu s’empêcher de sourire. Son monde ne tournait-il donc qu’autour de son ami ?

- Il n’est pas là, finit-elle par murmurer au bout de plusieurs secondes de silence.

- Il est trop occupé par son enquête ?
Demanda alors la mère.

- Non… je crois qu’il a oublié que c’est mon anniversaire.

La jeune femme entendit son père étouffer un juron et sa mère lui demander de se calmer avant de reparler à sa fille :

- Il a sans doute juste oublié la date… peut-être que dans sa tête, on est un jour plus tôt. Allez, demain vous vous ferez un autre dîner.

- Demain ? Pas question ! Je rentre !
Annonça alors Melinda en raccrochant le téléphone.

Cependant, malgré ses dires, elle décida tout de même de laisser une chance à son ami de s’expliquer lorsqu’il rentrerait.

Une fois son repas terminé, elle remonta dans la suite et s’installa sur le lit de son meilleur ami. Les yeux rivés sur l’horloge murale de la pièce, elle laissa ses pensées vagabonder sur certains évènements de son passé, indissociable de celui de Dave. Elle se mit à rire toute seule en revoyant la tête qu’avait fait son meilleur ami, alors jeune policier, lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle partait avec lui pour sa première mission. Il avait refusé, et elle, ne voulant pas le laisser partir tout seul, avait demandé à son père de trouver un moyen de la faire partir avec.

Il était plus de 23 heures, cependant, Dave n’était toujours pas rentré. Finalement, Melinda dû attendre jusqu’au petit matin, que son meilleur ami n’arrive.

- Te voilà enfin !
Dit-elle sur un ton de reproche lorsqu’il rentra.

- Salut.

- ‘Salut’ ? Tu te fous de moi ? Tu sais l’heure qu’il est ? J’étais morte d’inquiétude !

- Parles moins fort… j’ai mal au crâne.

- Si tu avais dormi cette nuit, tu n’aurais sans doute pas ce genre de problème, reprocha la jeune femme, ne se posant même pas de question sur ce que son ami avait fait de sa nuit.

- Je fais ce que je veux de mes nuits !

- Mais oui, bien sûr. Mais pourquoi fais-tu ça ? Qu’est-ce qui se passe ?

- Toi qui me connais si bien, tu devrais le savoir !

- Je sais… tu aimes Masaru… Mais…

- Mais il ne m’aimera jamais de cette façon ! Alors… alors cette nuit, c’est lui que j’enlaçais, c’est à lui que je faisais l’amour, c’est…

- Je ne suis pas sûre qu’il apprécierait s’il savait quelle place tu lui attribues, dit alors Melinda en riant un peu.

- Tu n’es pas drôle !

- Je sais… Dave ! Est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu as payé quelqu’un pour ça ! Tu es devenu fou ? Est-ce que tu te souviens que tu es policier ?

- Oui, et alors ? Ca ne m’empêche pas d’avoir des envies comme tout le monde !

- Mais… Dave… tu as payé quelqu’un pour le faire, tu te rends compte ? Un homme s’est vendu pour te satisfaire ! Est-ce qu’au moins tu es sûr qu’il était majeur ?

- Fous-moi la paix ! Ma vie ne te regarde pas !!!!

- Que…

- Quand j’avais 15 ans, tu étais mignonne à toujours vouloir me protéger. Quand j’en ai eu 20/25, ça commençait à devenir un peu moins bien que tu me coinces comme tu le faisais, et aujourd’hui, c’est carrément chiant ! TU ES CHIANTE !!!! Laisse-moi tranquille !

Melinda, tellement choquée et blessée par les mots de son ami sortit sans rien dire.

Dave la regarda partir sans la moindre parole ou geste pour la retenir.

- Je deviens fou…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Grégory bailla le plus discrètement possible et ne fit aucune remarque quant à l’heure matinale à laquelle sa meilleure amie avait décidé d’aller chercher Rei. Il espérait d’ailleurs que la jeune fille ne lui posera aucune question afin de savoir comment il savait où se trouvait la boîte dans laquelle leur ami ‘travaillait’.

- Grég…

- Hum ?

- Je… je crois qu’on est suivi.

- Quoi ?
Le jeune homme se retourna et vit qu’effectivement une bande d’environ dix adolescents les suivaient.

- Qu’est-ce qu’ils veulent ?
Demanda l’adolescente en se rapprochant de son ami.

- Je ne sais pas, et franchement, je n’ai aucune envie de le savoir.

Soudain, les deux amis furent encerclés. Celui qui semblait être le chef donna ses ordres et un garçon abattit une barre de fer sur la tête de Grégory pendant que deux autres attrapaient Solange. La jeune fille voulu se débarrasser d’eux afin d’aller aider son meilleur ami qui venait de tomber sur le sol poussiéreux, cependant le chef s’approcha d’elle et commença à caresser sa joue. L’adolescente trouva se contact écoeurant, cependant, les deux garçons qui la tenaient étaient beaucoup plus forts qu’elle et elle ne pouvait que se laisser faire.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Dave sortit de la salle de bain, les idées un peu plus clair. Il prit son agenda et sortit les billets d’avion qu’il avait acheté pour Masa, afin de les poser sur la table de nuit, cependant, il ne reposa rien tout de suite car son regard venait de se river sur la date du jour.

- Et merde ! Merde, merde et MERDE !!!!!

L’américain attrapa sa veste avant de sortir à la recherche de sa meilleure amie ; les paroles qu’il lui avait dites lui revenant en mémoire.

- Monsieur, un appel pour vous.
Lui dit la réceptionniste alors qu’il passait près d’elle.

- Ha ? Merci. Allo ?

- Dave, c’est moi.

- Masa ? Que se passe-t-il ?

- Est-ce que tu as les billets ? Je peux venir les chercher ?

- Oui, bien sûr, mais…

- Un problème ?

- Oui, Melinda est partit et je dois aller la chercher. Alors passe plus tard, d’accord ?

- Oui. A tout à l’heure.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Mademoiselle Crafowrd ?

- Masaru ? – La femme se retourna alors qu’elle allait faire enregistrer sa valise. – Que faites-vous ici ?
Demanda-t-elle en s’étonnant de voir le Japonais à l’aéroport.

- J’ai réussi à sortir de chez moi dans la journée, et j’avais l’intention d’aller voir Dave pour récupérer les billets d’avion.

- Je vois… mais ça n’explique pas votre présence ici.

Masa lui adressa un sourire avant de répondre :

- Dave vous cherche, vous savez ?

- Non, je ne le sais pas. Maintenant, excusez-moi, mais j’ai un avion à prendre.

- Attendez ! – Masa rattrapa Melinda par le bras. – Pourquoi partez-vous ? On dirait que vous fuyez.

- C’est exact, je fuis…

- Mais quoi ?

L’américaine eut un sourire moqueur pour elle-même avant de répondre :

- Mes sentiments… c’est ça que je fuis…

- Mais…

- Vous savez… je ne suis pas différente de Dave… il passe son temps à se battre contre ses propres sentiments, et moi, je suis toujours là pour l’aider et le rassurer… et en fait… je fais la même chose… la seule différence, c’est que personne ne joue le rôle que j’ai auprès de lui…

- Pourquoi ne lui en parlez-vous pas ? Il pourrait sans doute faire comme vous quand vous…

- Lui en parler ? – Melinda éclata d’un rire sonore. – Lui en parler, dites-vous ? Mais c’est impossible, parce que c’est lui que j’aime ! Vous comprenez, je l’aime, je l’aime, je l’aime…

Masa s’approcha de la jeune femme et la prit dans ses bras pour la calmer. Jusqu’alors, lorsqu’il l’avait rencontré, et toute les fois où Dave lui en avait parlé, il avait vu cette femme comme quelqu’un d’inébranlable, cependant, à cet instant, elle venait de craquer comme n’importe quelle femme.

- C’est injuste… et tellement risible à la fois, dit alors la journaliste entre deux sanglots.

- Quoi ?
Demanda Masa, afin de lui montrer qu’il était toujours à son écoute.

- Dave… jamais il ne me regardera, simplement parce que je suis une femme…

- Hein ?

La femme se dégagea et poursuivit :

- Vous voyez, si j’étais un homme, j’aurais des chances de le séduire, mais étant une femme, je n’en ai aucune ! C’est drôle, n’es-ce pas ? Une femme qui tombe amoureuse d’un homme, et qui n’a aucune chance… simplement parce qu’il ne regarde pas les femmes…

- Il préfère les hommes ?
Demanda Masa pour être sûr qu’il avait bien compris.

L’autre ne répondit pas et alla faire enregistrer ses bagages, avant d’aller rapidement en salle d’embarquement, lorsqu’on la rappela une nouvelle fois :

- Meli !!!!

- Dave ?
La jeune femme faisait passer son sac cabine au scanner lorsque son ami l’avait appelée, aussi, se poussa-t-elle sur un côté pour couper court à toute protestation de la part des passagers voulant eux aussi faire vérifier leurs bagages.

- Où vas-tu ?
Demanda alors l’homme.

- Je rentre !

- … Si tu m’en veux de ne pas avoir été là pour ton anniversaire, je te demande pardon…

Melinda ne répondit pas et fit mine de partir.

- Attends, attends… Je te demande pardon aussi pour tout le reste.

- …

- Tu ne peux pas partir… tu ne peux pas m’abandonner… Reprit l’Américain, ne se souciant pas le moins du monde des dizaines de regards posés sur lui depuis le début.

- Dave… Je ne peux pas rester… tu ne comprends pas…

La jeune femme reprit son sac et tourna les talons.

- Méli ! Ne pars pas, j’ai besoin de toi !

Melinda se retourna afin de voir son ami :

- Tu… tu peux répéter ?

- … Je sais que je t’ai fait du mal… et je sais que je t’en ferais encore… Pourtant… même… même si je ne suis pas amoureux de toi… je ne supporterais pas que t’éloigne de moi. J’ai besoin de toi… Tu sais très bien que tu es la seule personne de qui je peux dire ‘je ne pourrais pas vivre sans elle’… alors… alors ne pars pas et pardonne-moi…

Dave baissa la tête et ne la releva que quand son amie, fut près de lui.

- Tu crois que je suis capable de ne pas te pardonner ?
Lui demanda-t-elle gentiment.

L’homme ne répondit pas et la serra dans ses bras.

- Ce qu’il y a entre nous est plus fort que tout…
Lui murmura-t-il à l’oreille.

- Oui, approuva-t-elle.

Masa, très ému par la scène à laquelle il assistait, et dont il était en partie responsable (il avait téléphoné à Dave lorsqu’il avait reconnu Melinda dans l’aéroport) dû se souvenir qu’il ne pouvait pas rester très longtemps dehors, aussi demanda-t-il à Dave de lui donner les billets d’avion.

- Je te suis vraiment reconnaissant de tout ce que tu fais pour moi, le remercia Masa en prenant les billets, avant de repartir assez rapidement.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Grégory émergea difficilement. Il n’aurait su dire combien de temps il était resté inconscient, mais les cris et pleurs de sa meilleure amie lui interdisaient de se complaire dans cette sensation entre deux mondes.

- Solange…
Murmura-t-il en se redressant.

A présent, il n’y avait plus que deux garçons, les autres étant partit entre temps, et leur chef commençait à s’énerver sur le vêtement de l’adolescente qu’il n’arrivait pas à ouvrir. Il allait le déchirer lorsqu’un coup de poing en pleine mâchoire le fit tituber en arrière. Grégory ne comprit pas ce que le Japonais lui disait, cependant, ça ne devait rien à voir avec une invitation à aller prendre un café en bon copain. Le deuxième Japonais, qui tenait toujours Solange, semblait hésiter entre aller aider son chef et continuer à garder la jeune Française prisonnière. Finalement, plus d’une demi heure plus tard, et bien des bleus et blessures plus après, Grégory finissait pas mettre KO les deux Japonais et prenait son amie dans ses bras, en tentant de calmer ses pleurs.

- Grég… Grég…
La jeune fille se raccrocha à son ami comme si tout danger n’était pas tout à fait écarté.

- Pardonne-moi… je n’ai pas su te protéger comme il l’aurait fallu… Mais n’aie pas peur, c’est la dernière fois que des gens de ce genre t’approchent et te touchent… Personne n’a le droit de te toucher…

Solange cru déceler dans la voix de son ami quelque chose comme un reproche pour le soir d’avant, cependant, elle ne dit rien et ils finirent par reprendre leur route tous les deux, main dans la main.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Akujo-san ?

- Je suis dans la chambre, dit la femme à son mari.

- Que fais-tu ?

La Japonaise ne répondit pas et continua à entasser une pile de vêtement dans une petite valise.

- C’est pour les garçons ?
Demanda alors l’homme.

Sa femme se contenta de hocher la tête et Ryu ressortit de la chambre.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Tu es sûr que c’est là ?
Demanda Solange alors que son ami lui montrait l’endroit dans lequel Rei ‘travaillait’.

- Oui, viens, on va le chercher.

- Mais comment on va faire pour trouver Rei ? On va demander, ou…

Un homme s’approcha des deux amis et, même s’il ne se comprenait pas, les adolescents sentirent que l’homme leur demandait si c’était bien Rei qu’ils cherchaient.

- Hai ! [6]
Lui répondit Solange.

L’homme leur dit alors de nouveau quelque chose, et Solange compris le mot « byôin ».

- Il parle de l’hôpital, dit-elle alors affolé à son ami en repartant en courant dans la direction opposée.

- A – li – ga – tô [7]

L’homme sourit devant les efforts fournit par le jeune Français.

- Solange, attends-moi !!!!
Cria ensuite l’adolescent en courrant à la suite de son amie.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Alors que Grégory cherchait un médecin le comprenant, et pouvant de ce fait, lui donner des nouvelles de leur ami, Solange entrait dans la chambre dans laquelle se trouvait Rei. Ce dernier était allongé et de nombreux fils et tuyaux en tout genre le reliait à différente machine égrainant leur bruit plus ou moins régulier.

- Rei…
La voix de Solange était brisée par le chagrin et elle ne tentait même pas de retenir ses larmes. L’adolescent endormi ouvrit alors difficilement les yeux et tourna légèrement la tête afin de voir la jeune fille.

- So… lan… ge…
Articula-t-il difficilement.

L’adolescente se précipita à ses côtés.

- Ne parle pas, lui murmura-t-elle en passant une main dans les cheveux du jeune homme.

- Je… ne dois… pas être… beau… à voir…

- Mais si, répondit la jeune fille en forçant un sourire sur son visage.

- Je suis désolé…
Dit le jeune homme après plusieurs minutes de silence.

- … de quoi…

- Je ne pourrais… pas finir de… te traduire ton… manga préféré…

- Rei…

Le jeune homme tendit difficilement le bras vers elle et toucha sa joue du bout des doigts. L’adolescente plaça alors sa main sur celle de son ami.

- Ai… shiteru… [8]
Murmura alors le jeune homme, persuadé que la jeune Française ne comprendrait pas.

- Ne dis pas de bêtise, plaisanta la jeune fille, tu ne peux pas m’aimer… je suis une fille…

- Si on m’avait laissé le choix… mon cœur… aurait… il aurait sûrement… balancé entre… entre Grég et toi…

Solange éclata en sanglot et hoqueta :

- Pou… pourquoi tu… tu me parles… tu me parles… comme si… comme si tout… tout était finit… ??? … Pourquoi…

- Ne pleure pas… Solange…

- Solange.

Grégory venait d’entrer dans la pièce et Solange lui lança un regard perdu, alors que Rei lui adressait difficilement un sourire.

- C’est qui ?
Demanda alors Solange en reprenant un peu de contenance en s’apercevant qu’une tierce personne était dans la pièce.

- Kei…
Murmura le blessé en voyant à son tour que son meilleur ami était dans la chambre.

Comprenant qu’ils seraient de trop, la jeune fille se leva afin d’aller rejoindre Grégory, mais avant, elle déposa un léger baiser sur la joue de Rei et lui murmura qu’elle repasserait le lendemain, dans la matinée.

Une fois seuls, Kei s’approcha du lit, à pas lents.

- Tu n’étais pas… obligé de venir…
Souffla le jeune homme dans le lit.

- Tu es mon meilleur ami… comment aurais-je pu ne pas venir ?

- …

Kei s’assit sur la chaise jusqu’alors occupé par Solange et prit l’une des mains de son ami dans les siennes.

Des larmes se mirent à couler le long des joues du jeune homme, mais il les essuya rapidement, ne voulant pas pleurer devant l’adolescent alité.

- En fait… je suis heureux… que tu sois là…

- Ne parle pas trop, murmura Kei.

- Comment va… Meiko ?

- Elle va bien.

- Et… et le bébé… ?

- Il va bien aussi. Je t’en prie, ne force pas… ne parle pas…

- Mais… j’ai envie de… de te parler… s’il te plait…

- …

- Alors… raconte… est-ce que vous savez… déjà si c’est… une fille ou… un garçon… ?

- Non, pas encore. Mais…

- Quoi… ?... Dis-moi…

- Nous avons déjà décidé du prénom.

- Ce sera… quoi… ?

- Que se soit un garçon ou une fille, ce sera Rei.

Kei ponctua sa phrase d’un sourire. Son meilleur ami le regarda incrédule, puis, lui sourit à son tour.

- Merci…

 

A l’extérieur, Solange demandait des nouvelles de Rei à son ami.

- Il va s’en sortir, n’est-ce pas ? Il va pouvoir venir en France ? Il va…

Grégory secoua la tête de gauche à droite, sans un mot, d’un geste impuissant.

- N… Non… ce n’est pas… pas possible… Grégory… dis-moi que ce n’est pas vrai… DIS-MOI QUE CE N’EST PAS VRAI !!!!!!!!!

- Solange, calme-toi… je t’en prie…

- Qu… que disent… que disent les médecins… ?...

- Que… qu’il n’en a plus pour très longtemps… peut-être qu’il passera la nuit… peut-être pas…

Solange regarda tout autour d’elle. Il lui fallait quelque chose auquel se raccrocher, mais tout était devenu noir. Elle s’évanouie.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Pendant le nuit, Grégory reçu un coup de téléphone de l’hôpital. Le médecin avec qui il s’était entretenu venait de l’appeler, comme c’était convenu. A la façon dont son ami raccrocha le téléphone, Solange su ce qu’on lui avait dit.

- Grég… dis-moi qu’il va bien…

- Solange…

- N… non… dis-moi qu’il va bien… dis-moi que tout à l’heure, je pourrais aller le voir…

- Solange…

L’adolescent s’approcha de sa meilleure amie et la serra de toutes ses forces, comme si ce simple contact pouvait faire partir toute sa peine. Cependant, malgré son envie de calmer le cœur de la jeune fille, lui-même ne pouvait s’empêcher de pleurer.

- Rei… Rei… Rei…
Solange ne cessait d’appeler son ami, qu’elle n’avait pourtant connu que quelques jours… quelques tous petits jours pour lier une profonde amitié, et voilà que tout avait volé en éclat alors qu’ils avaient encore toute la vie devant eux…

 

 

 

[6] Hai = oui

[7] Arigatô = merci (le « r » se prononce souvent comme un « l » français, ce qui explique comment cela est dit par Grégory)

[8] Ai shiteru = Je t’aime

 

 

 

 

Fin du chapitre 10

 

A suivre...

 

 

 

 

 

Note de fin de chapitre : Je reconnais que cette fin est particulièrement triste. Mais, vous me croirez si vous voulez, j’avais les larmes aux yeux en décrivant la scène où Rei est à l’hôpital, puis, le moment où Grégory et Solange apprennent la mort de leur ami. J’avais prévu depuis le début que ça finirait comme ça pour lui, mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à ce personnage et ça m’a fait quelque chose de le « tuer ». J’espère que vous allez me pardonner…
*Naëlle a peur des retombées -_-*
Sinon, dans une autre mesure, Melinda a bien souffert elle aussi… ha là, là, ces hommes… lol Bah, je suis sûre que là que vous avez lu ce qui vient de se passer avec Rei, vous avez complètement zappé les autres persos…

Allez, on se retrouve dans deux semaines pour l’avant dernier chapitre !

 

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Chapitre 11

 

 

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