Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Titre : Le retour du passé

 

Bonjour tout le monde.

Je sais que j’ai une semaine de retard pour vous faire lire ce chapitre, mais je n’ai pas pu faire de mise à jour le week-end dernier, et ensuite, j’ai été malade quasiment toute la semaine -_-;

Je suis vraiment désolée de vous le faire lire avec 7 jours supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, mais rassurez-vous, au lieu d’avoir le chapitre 10 dans 15 jours, pour me faire pardonner, vous l’aurez à la fin de la semaine prochaine ^_^

Je dois vous dire que j’aime bien ce chapitre… à la fin, la machine est lancée pour la plupart et rien ne pourra l’arrêter…

Encore merci Miili pour tes reviews à chacun de mes chapitres ! Ca me fait vraiment plaisir J Tu vas être contente, parce que dans ce chapitre, on voit quasiment tous les persos ^_^

Je te remercie Dodie-Ange, pour m’avoir signalé le pb à propos du Sylvain qui s’était transformé en Vincent… comme je te le disais en mail, c’est modifié J Merci beaucoup !

Allez, bonne lecture ^_^

 

 

Le retour du passé

 

*** Chapitre 9 ***

 

 

 

 

 

Deux jours plus tard :

 

Grégory se leva et s’étonna, ou plutôt, s’affola de ne pas trouver sa meilleure amie dans la chambre. Il s’habilla donc rapidement et descendit à la réception par l’ascenseur. Cependant, il fut vite rassuré, en voyant la jeune fille assise dans l’un des fauteuils du salon du bas, Rei à côté d’elle. Ce dernier était en train de lui traduire l’un des mangas qu’elle venait tout juste d’acheter.

- Bonjour, dit Grégory en arrivant à la hauteur des deux autres.

- Salut, lui répondirent les deux adolescents en relevant la tête.

- Bien dormi ?
Demanda ensuite Solange.

- Oui, très, merci.

Le jeune homme s’éloigna pour aller prendre son petit déjeuner, alors que les deux autres reprenaient leur traduction, sous le regard plutôt désapprobateur des gens tout autour d’eux. Cependant, personne n’irait leur dire quoique se soit.

Grégory mangea léger, car ils avaient décidé d’aller faire une petite excursion en bus, et l’adolescent n’avait aucune envie d’être malade. Tout en prenant son repas, son regard ne quittait pas les deux autres. Ils avaient l’air de bien s’entendre… trop bien, peut-être même…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- C’est impossible !

- Mais si, je suis sûre qu’on pourrait y arriver, insista Solange.

Rei, qui jusque là ne voulait pas y croire, finit par rêver un peu, surtout lorsque Grégory prit à son tour la parole.

- Le père de Sylvain va nous aider, c’est sûr ! Et en plus, Justine connaît plein de monde dans le domaine de l’éducation. Alors, c’est sûr, pour la prochaine rentrée, on va réussir à te faire venir en France.

Depuis plusieurs heures, au lieu de suivre le guide devant leur faire visiter le coin, les trois amis s’étaient arrêtés aux abords d’un étang et tentaient de trouver une solution pour que Rei quitte son ‘métier’. Solange et Grégory avaient, au bout de plusieurs heures pensé qu’obtenir un visa afin de poursuivre des études était la meilleure des solutions.

- Je vais nous chercher quelque chose à manger, dit soudain Grégory en voyant un marchant ambulant passer non loin d’eux.

Les deux autres hochèrent la tête, puis Rei retourna son attention sur l’adolescente assise près de lui.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

La jeune fille baissa un peu la tête en s’apercevant que le jeune avait remarqué son état.

- Alors ?
Insista-t-il.

- … je suis juste en train de me poser des questions… je sais bien que tu nous as dit que tu voulais partir… mais… j’ai l’impression qu’on décide de ton avenir à ta place…

Rei baissa à son tour la tête avant de répondre :

- … même si c’était le cas… celui que vous m’avez choisi me plait beaucoup plus que celui qu’on m’a imposé jusque là.

- Rei…

Un timide sourire apparut sur les lèvres de la jeune fille, alors que le jeune homme s’approchait d’elle et déposait un baiser sur sa joue, en remerciement.

Grégory, qui revenait avec de quoi calmer leurs faims à tous les trois ressentit un étrange sentiment sans qu’il ne puisse l’expliquer, alors qu’il voyait sa meilleur ami et le Japonais aussi proche, l’un de l’autre.

- Je suis de retour, annonça-t-il finalement après avoir toussoté afin de signaler sa présence.

- Ha, super, je meurs de faim !
S’écria Solange en prenant sa part.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Akujo venait de rentrer de voir son père, et se dirigea vers la chambre afin de mettre un kimono un peu moins cérémonieux. Cependant, elle ressortit assez rapidement, sans s’être changé et chercha son mari, qu’elle trouva dans la cuisine, lisant le journal.

- Qu’est-ce que c’est que ça ???
Lui demanda-t-elle en posa plusieurs liasses de billet sur la table.

L’homme leva le nez de son journal et sourit à sa femme.

- J’attends une réponse, s’énerva celle-ci. Qu’est-ce que tout cet argent fait sur notre lit ???

- Il est pour toi, répondit simplement Ryû.

- Pardon ?

- Je viens de te le dire, il est pour toi. J’ai économisé cet argent pour un jour, te permettre de refaire ta vie ailleurs. Mais… tu as l’air de plus tenir à ce que Shû et Midori partent, alors… c’est maintenant que je te le donne. Qu’il puisse t’aider à concrétiser l’un de tes rêves.

Ryû, un peu gêné d’avoir faire une telle déclaration, voulut se replonger dans sa lecture, cependant, en s’apercevant que sa femme pleurait silencieusement, il se leva précipitamment afin de savoir ce qu’elle avait. Celle-ci ne répondit pas à sa question et se contenta de lui sourire en lui murmurant :

- Merci, merci, merci…

L’homme lui sourit avant de quitter la pièce.

Akujo, quant à elle, se ressaisi et sortit rapidement elle aussi, afin d’aller retrouver Masa.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa demanda à la réception à voir Dave, et presque aussitôt, l’Américain arriva.

- Bonsoir, lui dit alors le Japonais.

- Bonsoir, répondit l’autre. Tu viens ?

- Oui, j’arrive. Melinda n’est pas là ?

- Non, elle est sur un reportage et elle n’a pas l’air de vouloir le lâcher.

- Je connais ça, dit alors Masa avec un sourire nostalgique.

- Ne t’inquiète pas, lui dit l’Américain en le prenant par le cou. Tu pourras reprendre ton métier quand tu seras rentré.

- Merci…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Grég, ça ne va pas ?

- Hein ? Si, si, tout va très bien.

Solange finit rapidement de coiffer ses cheveux et vint s’asseoir sur le lit dans lequel son ami était déjà installé.

- Alors, dis-moi ce qui se passe ?

- Mais rien, répondit l’autre en se tournant de l’autre côté.

Solange ne bougea pas et semblait hésiter à parler.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Lui demanda alors son meilleur ami, sentant son trouble.

- On ne retrouvera pas Masa, n’est-ce pas ?
La jeune fille tortillait un pan de son chemisier.

- Solange… pourquoi dis-tu ça ?

- … parce que… parce que je vois bien qu’on ne pourra pas le retrouver… de toute façon, on ne le cherche même pas… j’aurais tellement voulu… j’aurais voulu…

La jeune fille éclata en sanglot avant de se blottir dans les bras de son meilleur ami qui s’était redressé.

- Ne pleure pas ma Solange… je n’aime pas te voir comme ça…

- Tu crois que…

- Quoi ?

- Tu crois que si Masa était resté avec nous… j’aurais pu l’appeler papa… ?...

Grégory resserra son étreinte avant de lui murmurer :

- Tu lui demanderas quand il reviendra…

- Grégory…

- Hum… ?...

- Merci…

La jeune fille se décolla légèrement de son ami avant de déposer un baiser sur sa joue, près de son oreille. Elle en profita pour murmurer quelque chose, cependant, malgré la proximité, l’adolescent n’entendit pas.

- Quoi ?

- Rien… rien du tout…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Tu veux les faire partir dans trois jours ? Mais… c’est un peu… précipité, non ?

- Non, répondit Masa au policier. Akujo et moi avons déjà tout prévu… mais… j’aurais besoin de ton aide.

- Pour quoi faire ?

Masa sortit plusieurs liasses de billet de sa poche de pantalon et les tendit à son ami.

- Si tu pouvais aller acheter deux billets pour la Chine avec ça, ça m’arrangerait beaucoup.

- Tu veux les faire partir en Chine ?

- Oui. Ensuite, ils pourront aller ailleurs, mais il faut qu’ils brouillent les pistes avant tout.

- Tu sais que tu vas risquer ta vie et la leur ? Est-ce que tu es conscient des risques que tu prends ?
S’inquiéta l’Américain.

- Oui, mais je dois le faire, répondit le Japonais avant de se mettre à jouer avec son médaillon.

- Bon… j’irais…
Dave rangea l’argent dans son portefeuille.

- Merci.

- …

- …

- Qu’est-ce que c’est ?

- Quoi ?
Demanda Masa en relevant la tête.

- Ce médaillon, qu’est-ce que c’est ? Tu as l’air de beaucoup y tenir.

Le Japonais sourit et fit signe à Dave de se rapprocher. L’autre s’exécuta et vint se placer près de Masa avant de s’accroupir près du fauteuil, afin d’être à la même hauteur.

- C’était le médaillon de ma mère. Elle le tenait de sa grand-mère.

- On voit effectivement qu’il est ancien.

Masa sourit avant de poursuivre.

- C’est le seul souvenir que j’ai d’elle… elle me l’a offert un peu avant sa mort en m’en montrant son mécanisme…

- Pourquoi ? Il s’ouvre bizarrement ?

- Oui… je vais… je vais te montrer… ce sera la première fois que je le montre à quelqu’un…

Masa appuya sur les deux entailles de chaque côté du bijou, puis une fois sur l’arrière, avant de r’appuyer sur le côté droit. Un léger déclic se fit alors entendre avant que les deux côtés ne se séparent.

Dave regarda le médaillon à présent ouvert et s’attarda sur les deux photos placées de chaque côté.

- C’est Justine, souffla-t-il en reconnaissant l’une des personnes sur la photo de droite.

- Oui… C’est une photo de Justine et Solange… ce sont les deux amours de ma vie…

- Hein ??? Tu es amoureux des deux sœurs ???

Masa éclata de rire avant de répondre :

- Bien sûr que non ! Solange est comme une fille pour moi… rien à voir !

Dave soupira et sourit de sa propre bêtise.

- Et là, qui est-ce ?
Demanda-t-il ensuite en pointant la photo de droite : deux enfants, l’un étant encore presque un bébé.

- Ca… c’était le trésor de maman… Murmura Masa. C’est mon frère Kyoga et moi.

- Je vois… Ta mère avait l’air de vous adorer.

- Pourquoi dis-tu ça ?

- Parce que ça se voit dans tes yeux.

Masa se contenta de sourire une nouvelle fois.

- Et toi Dave, comment sont tes parents ?

- Sans cesse en voyage, répondit l’homme en riant.

- Ha ?

- Hé oui, ils vivent entre la France et les Etats-Unis. J’ai d’ailleurs pas mal été en pension à cause de cela. Mais je ne me plains pas d’eux, parce qu’ils sont très gentils et chaque fois qu’on était ensemble, je n’ai pas un seul mauvais souvenir d’avec eux.

- …

- …

- Et ceux de Melinda, comment sont-ils ? Elle a l’air de sortir d’une famille très chic.

Dave se mit à rire :

- Je lui ai toujours dit que ça se voyait, même quand elle essaie de le cacher.

- Elle essaie de le cacher ?

- Non, pas vraiment, mais ce que je veux dire, c’est que même habillé d’un simple jean, on voit tout de suite qu’elle sort de l’élite.

- C’est vrai, approuva Masa.

- Donc, comme tu as dû le comprendre, elle sort d’une très bonne famille… elle n’aurait d’ailleurs même pas besoin de travailler si elle le voulait, mais elle tient à avoir un métier.

- Elle veut rester avec toi, j’imagine.

- Possible… Quand j’y pense, aussi loin que je me souvienne, je l’ai toujours vu avec beaucoup d’argent… Ses parents lui en donnaient sans cesse.

- Parents absents qui essaient de compenser le vide par de l’argent, j’imagine.

- Tu n’y es pas du tout. Si quelqu’un a souffert de l’absence de ses parents, ce n’est certainement pas elle. D’ailleurs, quand ils partaient en voyage, d’abord, ils le faisaient rarement tous les deux en même temps quand elle était petite, et en plus, quand il le faisait, ils s’arrangeaient toujours que ce soit en période de vacances, pour qu’elle puisse les accompagner.

- La famille idéal, donc.

- C’est comme ça que je l’ai toujours qualifiée.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Le lendemain :

 

Rei sortit de la cabine téléphonique, un grand sourire aux lèvres. Grégory l’attendait non loin de là.

- Ca y est ?
Lui demanda le jeune Français lorsqu’il vit son ami arriver.

- Oui. Kei est d’accord pour que je loge chez lui en attendant de pouvoir partir... enfin… que je loge chez lui… plutôt que je loge chez sa sœur, vu qu’en ce moment il est chez elle.

- Il n’a toujours pas pu rentrer chez sa mère ?
Demanda l’adolescent étant au courant de l’histoire arrivée au meilleur ami de Rei.

- Non, toujours pas. Mais ça va bien finir par s’arranger.

- Bien, allons rejoindre Solange au café.

- Allons-y !
Reprit Rei, tout excité à la simple pensée qu’une nouvelle vie allait s’offrir à lui.

Pendant ce temps, Solange sirotait tranquillement un soda lorsqu’un homme entra. Elle tourna machinalement la tête vers la porte en entendant le bruit fait par le mécanisme musical annonçant un nouvel arrivant. C’est alors qu’elle se leva tellement précipitamment qu’elle fit légèrement basculer sa table, ce qui projeta son verre par terre avant de le fracasser en milles morceaux.

- Ma… MASA !!!!
Cria-t-elle en regardant l’homme.

Ce dernier d’abord étonné se contenta de sourire en s’apercevant de la méprise de l’adolescente. Cette dernière, détaillant mieux l’homme se rendit vite compte qu’elle s’était trompée et bafouilla quelques excuses, mélangeant le français et quelques formules japonaises que lui avaient apprises Rei.

- Ce n’est pas grave, dit alors l’homme en français, à la grande surprise de la jeune fille. Permettez que je vous offre un autre verre, rajouta t-il, un grand sourire aux lèvres.

- N… non, ça ira, répondit alors Solange en tournant son attention vers le serveur ramassant les éclats de verre. Lorsqu’il eut finit, elle lui montra sur la carte une autre boisson pour qu’il la lui amène.

L’homme venant d’arriver s’installa à une table située non loin de la jeune fille et se plaça de façon à faire face à Solange, puis commanda un café noir.

- Alors, dit-il en tentant de nouer la conversation avec la jeune Française, pour qui m’avez-vous pris ?

L’adolescente ne répondit pas et tenta de se soustraire au regard de l’homme, cependant, c’était peine perdue.

- N’ayez pas peur, reprit celui-ci. Je ne vais pas vous manger. Je cherche juste à parler un peu dans cette belle langue qu’est la votre.

Mise en confiance par le nouveau sourire que lui adressait l’homme, la jeune fille commença à lui répondre :

- J’ai cru que vous étiez Masa… c’est… c’est… Je l’aime comme s’il était mon père… mais… il est partit sans rien dire il y a déjà plusieurs semaines…

La jeune fille continua, racontant de petites anecdotes sur les fois où elle avait été avec Masa, ravie d’avoir trouvé une oreille attentive.

- Je pense que ‘Masa’, dit soudain l’homme, a beaucoup de chance d’être aimé de la sorte.

Solange ne dit rien et baissa la tête mais la releva assez rapidement lorsqu’elle aperçut Grégory et Rei arriver.

- Je dois y aller, dit-elle alors en se levant, avant de chercher de l’argent dans son sac.

- Laissez, lui dit le Japonais en se levant. Je vais payer.

- Mais…

- Pour vous remercier de m’avoir parlé.

- Mais…

- Ne vous inquiétez pas… je suis sûr qu’il va revenir, rajouta alors l’homme en s’avançant vers l’adolescente. Puis, il se pencha légèrement vers elle. Celle-ci pensa un instant à s’enfuir, mais l’homme ne fit que déposer un baiser sur son front.

- Que…

- Ne changez pas mademoiselle… et merci pour tout…

Solange quitta le café, sans un mot, ne comprenant pas du tout la dernière phrase du Japonais.

A travers la baie vitrée, l’homme la regarda rejoindre ses amis, puis, il sortit à son tour, après avoir payé.

- Trouve-moi qui est le garçon qui est avec les deux étrangers là-bas, ordonna-t-il en s’engouffrant dans la voiture.

- A vos ordres, Kyoga-sama, dit alors Takashi en détaillant bien Rei.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa entra dans la chambre de Midori sans avoir frappé et trouva Shû, comme il l’avait pensé, à ses côtés.

- Masaru-sama, dit alors le jeune homme ravi de la visite de l’homme. Cependant, celui-ci ne le remarqua qu’à moitié et ordonna à Shû de venir le rejoindre dans sa chambre, quand il pourrait. Puis, il repartit.

- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda Midori à son ami quand la porte se fut refermée.

- Je ne sais pas… avoua l’autre dans un murmure.

- Masaru-sama avait l’air préoccupé… j’espère que tout va bien…

Shû ne dit rien mais baissa la tête.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Reprit le plus jeune en voyant que son ami n’avait pas l’air bien.

- Rien… rien du tout…

- Shû… dis-moi ce que tu as…
Suppli-t-il.

L’autre prit une grande inspiration avant de répondre :

- Je suis… je suis jaloux…

- Hein ? Mais de quoi ? Ne t’inquiète pas, Masaru-sama t’adore, et ce n’est pas parce que…

Shû regarda Midori amusé. Ce dernier pensait donc qu’il était jaloux des attentions dont faisait preuve son maître envers lui. La situation était plutôt drôle et l’étudiant ne put s’empêcher de rire.

- Pourquoi tu ris ?

- Parce que tu n’as pas compris le sens de ce que j’ai dit, répondit Shû sans cesser de rire.

- Je ne comprends pas…

Le jeune homme attendit de s’être calmé avant de serrer son ami dans ses bras.

- Je suis jaloux… parce que j’ai l’impression… j’ai l’impression que tu t’éloignes de moi…
Avoua-t-il finalement.

Midori, d’abord surpris, ne put ensuite s’empêcher de se blottir un peu plus dans les bras protecteur de son ami.

- Ne t’inquiète pas… ce que je ressens pour Masaru-sama n’a rien de comparable avec ce que je ressens pour toi…

Satisfait de cet aveu, Shû déposa un baiser dans le cou du jeune homme avant de sortir de la chambre.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Solange était auprès de Rei qui était prêt à partir chercher ses quelques affaires.

- Ca va aller ?
Redemanda une nouvelle fois la jeune fille.

- Mais oui, ne t’inquiète pas, répondit le jeune homme, tentant autant de se rassurer que de tranquilliser l’adolescente.

Celle-ci ne répondit pas et baissa la tête, inquiète.

- Tout va bien se passer, lui dit alors le garçon en plaçant l’une de ses mains sous le menton de son amie, l’obligeant ainsi à relever la tête.

- J’ai peur… avoua alors Solange.

- Il ne faut pas, lui dit l’autre.

Puis, sans que la jeune fille ait eu le temps de réagir, elle sentit les lèvres de son ami se coller aux siennes. Trop surprise pour réagir, elle se laissa faire.

- Que…
Commença-t-elle lorsque Rei rompit le baiser.

Celui-ci, bien trop gêné pour répondre partit en courant.

La jeune fille, encore sous le choc, se retourna lentement pour voir son meilleur ami, tout aussi surpris qu’elle par la scène à laquelle il venait d’assister.

- Grég…

L’adolescent, partit au toilettes, était revenu juste pour voir sa meilleure amie et Rei s’embrasser.

- … je vais… téléphoner… Murmura-t-il avant de s’éloigner une nouvelle fois.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

… C’est alors que les policiers ont forcés la porte et ont découvert le cadavre d’un homme. D’après les premiers rapports, la mort remonte déjà à plusieurs jours et les médecins confirment qu’il s’agit d’un suicide. L’homme, Haruka Mitai, faisait, d’après nos informations partit d’un gang de Yakuza. Nous vous donnerons plus de précision lorsque nous en saurons davantage… Et maintenant, les nouvelles internationale.

La photo de l’homme, trouvé mort chez lui disparu de l’écran, cependant, l’image était gravé sur la rétine de Masa. Ce Haruka Mitai… c’était le plus ‘bavard’ des deux hommes venus le chercher en France… il était mort… il s’était suicidé… mais pourquoi ?

Au même moment, Justine apprenait la mort d’un yakuza. Elle n’aurait pas dû en être ému, cependant, lorsqu’elle vit le nom écrit, en voyant les majuscules de ses nom et prénom, elle ne pu que se souvenir des initiales par lesquelles son ‘informateur’ signait ses messages : « H.M ». Et si c’était cet homme ? La femme ne doutait même pas que ce soit lui, mais pourquoi… pourquoi était-il mort ? Sans s’en rendre compte, des larmes se mirent à couler le long des joues de Justine. C’était cet homme qui l’avait aidé à revoir Masa… et il était mort… pour elle, il ne faisait aucun doute qu’il était mort à cause de cela, et elle avait raison.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Grég ? Qu’est-ce qui se passe ?

Entendre la voix de Sylvain lui faisait le plus grand bien, cependant, il ne savait pas vraiment quoi lui dire.

- Grég ? Tu es toujours avec moi ?

- Oui, oui. Désolé.

- Alors, qu’est-ce qui se passe ?

- … heu… Solange… non, rien…

Sylvain n’en croyait pas un mot, cependant, il n’insista pas.

- Grég.

- Oui ?

- Justine est rentré ça fait déjà plusieurs jours et elle m’a demandé où vous étiez.

- Ha… et ?

- Je lui ai dit que vous étiez avec Gérard, mais je crois qu’elle ne m’a cru qu’à moitié…

- Elle va être furieuse quand elle va savoir où nous sommes.

- Ca, tu peux le dire… et elle va me tuer quand elle va savoir que c’est moi qui vous ai permit d’y aller.

- Grég ? Solange venait d’arriver près de son ami et semblait s’impatienter.

- J’arrive, lui répondit ce dernier après qu’elle lui ai fait signe qu’elle allait manger.

- Vas-y, je crois que notre petite chérie t’attend.

Grégory fut étonné que son ami appelle Solange de cette façon. Il avait l’habitude de dire cela, pourtant, cette fois-ci, le jeune homme eut l’impression que cette simple appellation interpellait directement son cœur.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Vous vouliez me voir ?
Demanda Shû en entrant dans la chambre de Masa.

- Oui, ferme la porte. Bien. Dans deux jours, je dois accompagner mon père en mission. Tu vas venir avec moi.

- Ha… Mais… je n’ai reçu aucun ordre de ce genre.

- C’est exact, l’ordre émane de moi, et j’ai déjà prévenu mon frère.

- Bien… C’est tout ?

- Non…

- … ?...

- … si je fais ce que je fais, ce n’est pas pour que vous ne changiez pas de vie !

- Je ne comprends pas maître… que…

- Aucune importance. Tu comprendras en temps voulu. Et maintenant, vas-y, j’ai besoin d’être seul.

Sans un mot, le jeune homme sortit de la chambre, ne comprenant pas du tout ce que Masa avait essayé de lui dire.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Cette nuit là, Kyoga fût réveillé par la sonnerie de son portable.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda-t-il en voyant le numéro de Takashi s’afficher.

- Désolé de vous réveiller, mais vous vous souvenez, le garçon que vous m’avez demandé de retrouver.

- Oui, et bien ?

- Hé bien…

L’homme expliqua à son chef la situation en quelques mots.

- Appelle une ambulance et surveille qu’il soit bien soigné !

- A vos ordre.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Dave ?
Melinda chercha son ami dans toute la suite qu’ils partageaient, mais elle ne le trouva nulle part. Un peu déçu, elle se prépara tout de même en vu de fêter son anniversaire comme tous les ans avec lui, se disant qu’il arriverait certainement un peu plus tard, avec son cadeau.

 

Fin du chapitre 9

A suivre...

 

 

 

Note du fin de chapitre : Alors ? Ca vous a plu ? Je sais que vous êtes frustrés pour car nous abandonnons la plupart des persos dans un moment plus ou moins « critique ». Je me souviens avoir pris beaucoup de plaisir à écrire la scène dans le café, lorsque Solange rencontre Kyoga, sans savoir qui il est. J’avais prévu ce moment depuis le début (comme la plupart des événements), mais au moment de l’écrire, même si ça m’a plut (comme je le disais juste avant), j’ai eu peur de ne pas très bien rendre l’ambiance… j’espère que c’est réussi.

Et Ryu, le mari d’Akujo, n’est-il pas gentil dans ce chapitre ? Comme je le disais à la fin d’un autre, je regrette vraiment de ne pas avoir put plus développer leur personnage à tous les deux -_-

J’imagine que les fans de yaoi ont été heureux/ses, lorsqu’on a eu droit au petit moment tendre entre Shû et Midori ! lol

Hé bien, hé bien, j’en écris à cette fin de chapitre -_-;;; Désolée -_- On se « revoit » la semaine prochaine ^_^

 

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Chapitre 10

 

 

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