Bonjour tout le monde ^_^ Et voilà, jarrive à garder le rythme dun chapitre toutes les deux semaines, cest pas mal là, hein ? Bon, cest vrai que cest déjà écrit, mais bon
Dans ce chapitre, nous en apprendrons un peu plus sur Rei ^_^ Vous allez bien laimer, jen suis sûre :D
Quand à Masa, je pense que vous allez trouver quil assure là (quand Midori à un pb) ! lol
Et même si personne nen a parlé, je suis sûre que vous avez tous envie de savoir ce qui sest passé avec Matsui : réponse dans ce chapitre !
Je tiens à dire un grand merci à Milii et Naera Ishikawa ! Vos reviews me font vraiment plaisir ^_^
Le retour du passé
*** Chapitre 8 ***
Grégory regardait dans tous les sens. Il nétait encore jamais entré dans une boîte de nuit et celle-ci était, en plus, assez particulière. Dans tous les coins et à chaque table, seuls des hommes plus ou moins jeunes étaient présents à quelques rares exceptions : des femmes qui faisaient ou le service ou alors qui étaient là pour voir comment était une boîte de ce genre.
- Tu mas lair perdu, dit soudain Rei.
Ladolescent sursauta et bu une gorgée de son coca pour ne pas avoir à répondre.
- Vous navez pas dendroit de ce genre chez toi ? Continua lautre garçon.
- heu Je je ne sais pas
- Tu sais que tu es vraiment mignon quand tu es troublé ?
Grégory ne répondit pas et se dit que Sylvain allait le tuer quand il apprendrait quil sétait laissé entraîné dans ce genre dendroit.
- Grég ? A quoi penses-tu ?
- A à rien
- Ce nest pas bien de mentir.
-
- Tu as envie de faire quelque chose ? Reprit Rei en prenant un ton volontairement sensuel.
- Oui Je voudrais rentrer Si Solange se réveille et quelle ne me trouve pas, elle va sinquiéter, et
La main de Rei passant dans ses cheveux fit immédiatement taire ladolescent.
- Oublie-là un peu. Murmura-t-il alors à loreille de Grégory, rougissant de plus en plus. Laisse-moi tapprendre certaines choses
- Qu
Rei posa un doigt sur ses lèvres avant de commencer à rapprocher très lentement son visage de celui de son vis-à-vis.
Grégory ferma les yeux en attendant que lautre lembrasse, cependant, sur ses paupières closes apparu alors le visage de Sylvain, et juste après, celui de Solange, puis encore Sylvain
- Pourquoi ? Demanda Rei déstabilisé par la main de Grégory layant légèrement repoussé.
- Il ne faut pas Ce nest pas bien
- Ce genre de chose na jamais tué personne. Et puis, quand on ira plus loin, on se protégera, comme ça, aucun risque, et
- Même me faire embrasser tuerait quelque chose de très important.
- Ha ?
- Ca tuerait mon intégrité et tout ce que je me suis toujours promis Et maintenant, jaimerais rentrer
Rei le regarda assez admiratif. Cétait la première fois quon le repoussait de ce genre de façon. Le garçon près de lui avait quelque chose de très fort en lui et le jeune japonais ne pouvait sempêcher de le trouver merveilleux.
- Je te raccompagne, lui dit-il alors en se levant.
- Merci et pardon
- Pourquoi tu texcuses ? Pour être fidèle à toi-même ?
-
- Ne tinquiète pas, je ne ten veux pas, bien au contraire.
~ ~ ~ ~ ~
Alors quil était plus de dix heures passées, Solange descendit afin de prendre son petit déjeuner.
- Grég nest pas là ?
Demanda alors une voix près de la jeune fille.
- Encore toi ??? Dit-elle alors en se retournant vers Rei.
- Salut, lui dit alors lautre, sans même chercher à se soustraire au regard noir que lui lançait la jeune fille. Celle-ci répondit à son salut du bout des dents et voulu partir, cependant, il la suivit dans la salle de restauration et se présenta.
- Je mappelle Rei Uzomi. Et toi ?
- Solange Rosarie. Répondit la jeune fille à contre-coeur.
- Ton prénom est très joli. Vraiment !
- Merci.
- Alors, tu me dis où est Grég ?
Ladolescente se retourna vers le jeune Japonais avant de lui demander froidement :
- Est-ce quil ta permis de lappeler comment ça ?
- Heu non, pas vraiment, mais
- Ok, alors restes-en au Grégory, tu seras gentil !
-
- Et pour te répondre, pour le moment, il dort. Je crois quil a une petite grippe, et crois-moi, il est tellement désagréable quand il est malade quil vaut mieux être loin.
- Si je comprends bien, tu vas passer ta journée toute seule, nest-ce pas ?
-
- Allez, viens, je vais te faire visiter le coin !
Et sans attendre de réponse de ladolescente, le jeune Japonais lentraînait vers la sortie.
~ ~ ~ ~ ~
Kyoga sassit à son bureau et commença à étudier la nouvelle proposition quun clan rival leur faisait afin de se partager certain marché.
- Kyoga-sama, jai heu désolé, je ne savais pas que vous étiez occupé.
Takashi sapprêtait à ressortir, cependant, lhomme assis à son bureau lui fit signe que ce nétait pas grave.
- Quy a-t-il ?
Lhomme de main tendit un livre à laîné de Mayowasu.
- Les femmes de ménage ont trouvé cela en rangeant dans lun des greniers.
Kyoga prit le livre entre les mains, et pu lire : Diary.
- Cest un journal intime, murmura-t-il.
- Je crois quil était à votre mère, vu ce quil y a décrit derrière.
Le frère de Masa ne répondit pas et lautre sortit sans un bruit. Lorsquil eut entendu la porte se refermer, Kyoga, les mains tremblantes, força louverture du journal, car il ny avait pas la clef. Une fois ouvert, malgré un certain sentiment de culpabilité, il se mit à lire les pensées de sa mère, celles quelle avait couchées sur papier.
Les premières lignes avaient été écrites lorsquelle était arrivée au Japon. En effet, bien que Japonaise dorigine, la jeune fille quelle était alors, navait jamais mis les pieds dans son pays dorigine et vouait un amour sans borne à la France, pays dans lequel elle avait vu le jour. Son père lavait promise à sa naissance à celui de Kashima Mayowasu. Cest ainsi quà 17 ans, elle avait été cherchée par lun des hommes de main du père de Kashima. Ce que pu lire en premier Kyoga furent donc les premières impressions de ladolescente alors quelle entrait dans cette demeure qui deviendrait la sienne. Elle relata avec un charme encore enfantin la gentillesse dont avait fait preuve Haruka Mitai, lhomme layant escorté. Celui-ci avait le même âge quelle, et pourtant, elle le trouvait très mûr, daprès ce que pouvait lire Kyoga.
Puis, plusieurs mois sécoulèrent sans que la jeune fille nécrive une seule ligne dans son journal, cependant, cétait pour reprendre avec quelques mots qui désignait son état desprit dalors : « je suis heureuse ! ». Passèrent alors plusieurs autres jours sans le moindre mot, puis, visiblement, elle sétait presque forcée à transmettre ses pensées sur les pages de son journal intime.
Kyoga sourit en lisant toutes ces lignes, dans lequel elle relatait la gentillesse dont faisait preuve à son égard son mari (car elle sétait marié entre-temps). Celui-ci était lui aussi dingue de toute ce qui touchait à la France, et ils échangeaient leur différent point de vu. La jeune fille parlait aussi de toute les attentions et les preuves damour quil lui témoignait.
La porte du bureau souvrit brutalement et Kyoga eut tout juste le temps de cacher le journal en voyant son père entrer.
- Quest-ce quil y a ? Demanda-t-il ensuite.
- Je voulais juste tinformer que nous aurions un homme en moins dans quelques heures.
Aucune émotion ne transparue, ni sur le visage du père, ni sur celui du fils.
- Je peux savoir de qui il sagit ?
- Lun de mes hommes.
- Hum
- Ne tinquiète pas, je ne toucherais pas au tien sans ten parler au préalable. Et je ne ferais rien non plus contre Shû sans te prévenir avant je sais quil est à Masaru et je tai promis
- Tu mavais promis autre chose !
Le plus âgé des deux ressortit et Kyoga se calma rapidement.
- Tu lavais aussi promis à maman Murmura laîné de Mayowasu, se prenant la tête entre les mains.
~ ~ ~ ~ ~
- Et ceux là, les filles adorent !!!!
Solange ne pu sempêcher de rire devant lexcitation de son guide.
Depuis plusieurs heures, tous deux faisaient les magasins de manga et Rei conseillait la jeune fille. Il avait même été jusquà lui promettre de lui traduire chacun de ceux pour lesquels ladolescente se laissait tenter.
- Au fait, dit soudain Solange, alors quil sortait dun nième magasin, où as-tu appris le français ? Parce que tu le parles à la perfection.
- Mon frère ma fait prendre des cours, depuis que je suis tout petit.
- Ha ? Cest chouette !
- Oui, ça me permet de communiquer plus facilement avec les clients.
Solange baissa la tête, ne sachant plus quoi dire. Elle venait de faire une gaffe sans même sen rendre compte. Elle ne savait plus du tout quelle attitude adopter.
- Hé ! Cest pas grave ! Tu nas rien dit de mal.
- Mais
- Ce nest pas toi qui me fais faire ce métier, cest mon frère
- Ton frère ? Cest ton frère qui
- Oui, mais nen parlons pas maintenant, daccord ?
- oui
Plusieurs minutes sécoulèrent dans le plus grand silence lorsque Solange le rompit en passant devant un magasin de vêtement.
- Dis, tu aimes ce genre de vêtement ? Demanda t-elle en pointant du doigt ceux que portait ladolescent avec elle.
- Disons quil ne me dérange pas. Mais de toute façon, je nai pas le choix, mon frère refuse que jen porte dautre il parait que ce que je mets est très aguicheur. Tu ne trouves pas ? Demanda t-il en riant.
Solange sourit et ne répondit pas.
- Mais tu sais quand je vais voir mon meilleur ami, je mets mon ancien uniforme de lycée cest le seul vêtement classique que mon frère mait permis de garder.
-
- Mais Kei commence à sétonner de me voir tout le temps habiller de mon uniforme de lycée
- Allons en acheter dautres ! Viens !
Solange prit le, garçon par la main et entra dans le magasin de vêtement. Là, ils passèrent une heure à choisir quelques habits pour Rei. Pour que son ami ne se pose plus de question, comme le disait Solange. La jeune fille paya et ladolescent la remercia alors dun baiser sur la joue.
~ ~ ~ ~ ~
Alors que Masa réfléchissait à un moyen de sortir sans se faire repérer, on frappa à sa porte.
- Entrez.
- Bonsoir Masaru-sama, dit Midori en entrant et en sinclinant respectueusement.
- Bonsoir Midori. Quy a-t-il ?
- Rien, je voulais juste vous souhaiter une bonne nuit.
Masa regarda le jeune homme étonné et lui sourit, alors que ce dernier ressortait de la chambre. Cependant, il sétonna de voir lautre boitiller, mais il ne dit rien.
Quelques minutes plus tard, Masa sortait le plus discrètement possible de la résidence et hélait un taxi.
Moins dune heure après, il était devant lhôtel dans lequel se trouvait Dave. Il rangea un peu son médaillon autour de son cou et poussa la grande porte de lhôtel.
- Bonsoir, dit-il en sapprochant du réceptionniste.
- Bonsoir. Que puis-je pour vous monsieur ?
- Je voudrais voir heu monsieur Word, dit alors Masa, se souvenant du nom que Justine avait prononcé lors de larrivée du policier.
- Bien. Veillez patienter sil vous plait.
Masa attendit plusieurs minutes avant de voir Dave apparaître en haut des escaliers. Il attendit et le policier descendit jusquà lui.
- Bonsoir, dit alors Masa en tendant sa main.
Mais, si Dave lui répondit, il ne fit aucun geste et le Japonais ramena son bras le long
de son corps.
- Viens, lui dit alors lAméricain.
Masa suivit lhomme jusque dans sa suite ; suite dans laquelle attendait Melinda, assise dans un fauteuil. Elle se leva et vint saluer Masa avant que Dave ne linvite à sasseoir.
- Je dois te dire, commença Dave, que je ne mattendais pas à ce que tu viennes.
- Vous mavez laissez partir, et je vous avais promis de venir.
- Oui, mais cest quand même assez étonnant.
- Comment va Justine ? Demanda Masa sans laisser à lautre homme exposer plus longtemps sa théorie sur sa non-venue.
Melinda et Dave se regardèrent en sinterrogeant du regard, puis, la jeune femme prit la parole :
- Elle va bien et sera en France demain matin.
- Elle est toujours au Japon ?
- Non. Nous lavons fait partir en passant par un autre pays.
Masa soupira de soulagement en apprenant que Justine nétait plus au Japon. En effet, il avait craint que quelquun ne sen prenne à elle si elle restait dans ce pays.
Plusieurs minutes sécoulèrent alors en silence et ce fut Masa qui rompit lambiance pesante régnant dans la pièce.
- Jimagine que vous voulez me poser des questions, dit-il en se tournant vers Dave.
- Effectivement.
~ ~ ~ ~ ~
Solange était rentrée depuis plusieurs heures à présent, et tentait, tant bien que mal de faire manger Grégory, qui, nallant pas vraiment mieux gardait son ton grognon.
- Au fait, dit soudain la jeune fille. Pourquoi est-ce que tu as dormi dans mon lit cette nuit ?
Le jeune homme se contenta de sourire et préféra manger plutôt que davoir à dire à sa meilleure amie où il sétait laissé entraîné par Rei.
~ ~ ~ ~ ~
Masa soupira de soulagement en sapercevant que personne navait constaté son absence. Dave lavait pas mal interrogé sur les agissements de son père et son frère, et il avait répondu du mieux quil avait pu. Cela avait dailleurs eu lair détonner le policier. Par contre, son amie, Melinda, elle, sétait contentée de lui sourire à de nombreuses reprises, comme si elle avait été contente de voir que laméricain sétait trompé sur son compte.
Masa jeta un coup dil à son lit et, voyant que Midori avait oublié son pull (sans doute lorsquil avait regardé des films avec Shû), il décida daller le lui rendre.
Il traversa les couloirs, et se retrouva rapidement devant la chambre du jeune homme. Il frappa à la porte et entra, sans en avoir reçu lautorisation. Il trouva alors Midori, assis contre son lit, la tête entre les mains, sanglotant silencieusement.
- Midori ?
Masa savança doucement vers le garçon, alors que celui-ci relevait la tête vers lui.
- Masaru-sama
Lhomme saccroupit près du jeune homme avant de laider à se relever. Voyant que celui-ci avait des difficultés à le faire, Masa le prit dans ses bras et le porta jusquà sa propre chambre.
- Masaru-sama si quelquun
Masa nécouta même pas les maigres protestations du jeune homme et lassis sur son lit avant de commencer à lui ôter sa chemise. Ceci étant fait, il ny que la confirmation de ce quil pensait ; le jeune homme était couvert de trace de coups.
- Qui
?
Commença le plus âgé.
- Rakushawa-sama, répondit Midori en baissant la tête.
- Je vois et jimagine que cest lui que tu as été voir hier et ce soir ce qui explique pourquoi tu boitais en sortant tout à lheure, quand tu es passé me voir.
- Je ne pensais pas que ça se voyait, je
Masa ne le laissa pas finir et le pris dans ses bras en lui murmurant :
- Ne tinquiète pas je vais vous faire sortir de ce cauchemar
Midori ne répondit pas et se laissa bercer par lhomme.
~ ~ ~ ~ ~
- Ca fait déjà deux fois que les domestiques me disent que Midori ne dort pas dans sa chambre !
Masa se contenta de sourire suite aux paroles de Akujo. Celle-ci ne trouvait pas cela drôle et le lui fit savoir, suite à quoi, lhomme lui dit :
- Si ça peut te rassurer, il a passé ses deux nuits avec moi.
Akujo regarda Masa avec un certain effarement. Elle naurait jamais pensé quil changerait de cette façon. Il comprit ce quelle pensait et, pour la première fois depuis quil était revenu, il éclata dun rire franc.
- Quoi ? Pourquoi ris-tu ?
- Parce que si tu voyais ta tête
La femme le regarda attendrit, tenter de sexpliquer, entre deux éclats de rire. Combien de fois lavait-elle vu rire de la sorte lorsque Matsui était encore en vie ? Elle lignorait, mais avait toujours éprouvé un certain bonheur à le voir samuser avec son meilleur ami comme nimporte quel adolescent.
- A quoi penses-tu ?
Demanda soudain Masa, voyant lair de la femme.
- A à rien.
-
-
- Et au fait, je te rassure, je nai fait que dormir avec le petit Midori. Tu me connais.
Akujo sourit et ne répondit pas.
~ ~ ~ ~ ~
- Saaaalut !!!!
- Rei ? Mais
Grégory sétonna de voir le jeune homme, alors que Solange sapprochait pour
lui faire la bise.
- Ca va ? Demanda ladolescente.
- Oui, et toi ? Je vois que Grég pardon, Grégory va mieux.
- Oui, il est guéri !
- Vous vous connaissez ???
Demanda Grégory, de plus en plus surpris.
- Oui, on a été acheter des manga hier, lui expliqua Solange, un grand sourire aux lèvres. Et aussi des vêtements.
- Ha oui, justement. Si tu pouvais récupérer ça, ça marrangerait.
- Cest quoi ?
Le jeune homme lui tendait un sac en toile.
- Les fringues que tu mas achetées. Jai un peu peur quelles finissent à la poubelle si mon frère ou quelquun dautre les trouve, alors si tu pouvais les garder avec toi, ce serait bien.
- Ha daccord
- Mais attends, je vais me changer.
Ladolescent sortit un pantalon beige et une chemise bleu ciel du sac, avant de se diriger vers les toilettes de lhôtel.
- Je vais appeler Sylvain, dit Grégory alors que Solange sapprêtait à aller déposer le sac dans leur chambre.
- Ok ! A tout de suite.
Grégory alla vers la cabine téléphonique placé dans lentrée de lhôtel et composa le numéro de Sylvain. Celui-ci décrocha tout de suite, et après sêtre donné les nouvelles dusage, le plus âgé de deux demanda à Grégory sil était sûr que tout allait bien.
- Mais bien sûr ! Pourquoi tu me demandes ça ?
- Quelque chose dans ta voix me fait dire que ça ne va pas aussi bien que ce que tu me dis.
-
- Grég !
- Bon, ok ! Ca ne va pas fort mais je ne saurais pas te dire ce que jai. Désolé
- Courage, lui dit alors simplement le jeune homme.
- Merci Et toi Sylvain, tu es sûr que ça va aussi bien avec la copine de ton père que ce que tu laisses entendre ?
- En fait non Mais il a lair tellement bien avec que je nai pas envie dêtre celui qui lui gâchera son bonheur tu comprends ?
- Oui Mais ne joue quand même pas trop la comédie.
- Promis !
- Je crois que je vais te laisser. Solange a lair de mattendre.
- Ok, à demain ! Amusez-vous bien. Bisous.
- à demain
~ ~ ~ ~ ~
- Tu es fou ???
Akujo regardait Masa comme sil venait de dire la pire des horreurs.
- Pas du tout.
- Je crois que si ! Cest vraiment nimporte quoi ! Déjà que faire partir une personne serait dur, mais les deux, et en plus ensemble, cest impensable !
- Akujo ! Comment peux-tu dire ça ? Il faut quon essaye ! Si on ne le fait pas, on ne saura jamais si cest possible ou non ! Ne me dis pas que tu nas jamais voulu les faire sortir tous les deux.
- Si tous les jours jy pense Mais faire sortir Shû, ça devrait être assez facile, mais Midori je ne pense pas que
- Si nous nous y mettons ensemble, nous y arriverons ! Aide-moi !
- Pourquoi veux-tu faire ça ?
- Pardon ?
- Est-ce que cest parce que Matsui tavait demandé de laisser Shû partir que tu veux aujourdhui le faire ?
Masa ne répondit pas tout de suite. Entendre la femme parler de son meilleur ami lui faisait un effet bizarre. Cependant, elle navait pas tout à fait tort mais pas entièrement raison non plus en même temps.
- Tu as raison mais dun autre côté cest peut-être que si jai renoncé à être heureux moi-même je veux, à eux, leur donner cette chance.
Akujo najouta pas un mot et sortie de la chambre de lhomme.
- Akujo ! Dis-moi que tu vas maider
- Je taiderais murmura la femme.
~ ~ ~ ~ ~
Quelques jours plus tard
- Ca na pas lair daller, dit Dave en posant une bière sur la table basse du salon, devant Masa.
- Cest peut-être de ta faute Murmura lhomme.
- Hein ??? Jai fait quelque chose de mal ?
Masa se mit à rire. Lhomme en face de lui avait lair de prendre très à cur ce quil disait. Cela faisait à présent à peine plus dune semaine quils se connaissaient, et depuis que Dave avait appris à connaître le Japonais, on pouvait dire que tous les deux étaient réellement devenus amis.
- Mais non répondit finalement Masa. Mais tu es tellement attentionné avec moi que tu me rappelles mon meilleur ami.
- Qui ?
- Matsui
- Matsui Kuruma ?
- Que comment le sais-tu ?
- Disons que notre intuition à Melinda et moi nous avait menés sur cette piste.
-
- Dailleurs est-ce que je pourrais te demander
- Quoi ?
- Maintenant, je sais que tu marques tes balles, et que tu es bien celui qui les griffes dun trait horizontal alors pourquoi lors de lautopsie, les spécialistes ont-ils retrouvé une balle de ce genre dans le corps de Matsui ?
Masa reposa sa bière et sembla chercher ses mots. Une expression douloureuse apparue sur son visage et Dave regretta presque davoir posé cette question.
- Masa ?
- cest moi qui lai tué Finit par avouer le Japonais.
Dave fut comme pétrifié à cette annonce. Il savait que lhomme face à lui, même sil avait changé, navait pas toujours été un enfant de cur, cependant, entendre cela le choquait. Mais quelque chose clochait.
- Ce nest pas possible, reprit Dave, une fois revenu de sa surprise.
- Si cest vrai
-
- Depuis tout petit, jaimais bien le tir. Jétais même très doué. Un jour, jétais avec Mastui, et alors que je rechargeais mon pistolet, il me parlait et jai lâché lune de mes balles. Elle est tombée contre une pierre, et une trace, nette et précise, à lhorizontal de la balle sest faite. Je me souviens que Matsui a trouvé ça génial et il ma dit que ce serait bien si je les marquais toute. Que de cette façon, lors du concours de tir qui devait avoir lui quelques mois plus tard, on pourrait facilement voir lesquelles étaient mes balles. Voilà, ça, cest la raison pour laquelle jai toujours, par la suite, marquées mes balles.
- et alors ? Tu as gagné le concours ?
- Non je ny ai dailleurs jamais participé Un mois plus tard le 25 juillet, des hommes de mon père ont enlevé Matsui sur le chemin du retour de lécole Mon frère venait de partir en voyage daffaire je men souviens, parce que jétais au téléphone avec lui quand mon père est entré et ma dit de raccrocher rapidement, avant de memmener dans une salle au sous-sol et là, jai vu Matsui Il était attaché et il ma sourit en me voyant arriver
Des larmes se mirent à couler le long des joues de Masa. Dave, ému, lui dit quil nétait pas obligé de continuer, si cétait trop dur, mais le Japonais secoua la tête et poursuivit son récit :
- Jai voulu aller le libérer, mais mon père ma retenu et ma presque aussitôt fait sortir Il ma ensuite ordonné daller éliminer lun de ses opposants je ne me souviens même plus de son nom Jai commencé par refuser, mais quand il a menacé de tuer Matsui, jai cédé et jai fait exactement ce quon mavait demandé jai dailleurs même chargé mon arme avec les balles que javais marquées et quand je suis rentré, jai demandé à mon père de libérer mon meilleur ami Il na pas répondu, alors je suis allé dans la pièce où se trouvait Matsui Je me souviens que jétais avec Shû et quil me tenait par la main. Ensuite, tout est assez confus dans ma mémoire je suis entré dans la salle du bas jai voulu mapprocher de Matsui je lui disais que tout allait bien, quil allait pouvoir rentrer chez lui et cest là que mon père est entré. Il ma donné mon arme et ma ordonné de supprimer le témoin gênant quétait devenu Matsui. Jai refusé, mais ça na pas suffit mon père criait que je devais lui obéir, et moi, que je ne voulais pas Deux des hommes de mon père mont alors bloqué contre un mur, face à Matsui et mon père sest approché de moi Il ma forcé à tenir mon arme, menaçant de tuer mon ami si je nobéissais pas Je lai alors fait et cest là que mon père a tenu ma main et ma alors fait appuyer sur la gâchette Quand quand je me suis rendu compte de ce qui se passait jai voulu dévier la trajectoire de ma balle mais je nai fait que plonger mon meilleur ami dans une agonie encore plus lente la balle sest logée juste en dessous de son cur alors que si je navais pas bougé, il laurait reçu en plein cur et serait mort sur le coup non seulement je lai tué mais en plus je lai fait souffrir
Masa se tenait à présent la tête entre les mains.
- Masa
- il est mort dans mes bras après plusieurs heures dagonie où il ne cessait de me répéter que je pouvais men sortir et que ce nétait pas de ma faute
Dave se leva et entoura le Japonais de ses bras afin de le consoler un minimum. Il espéra cependant que ce dernier était suffisamment occupé avec ses souvenirs pour ne pas sentir les battements de son cur qui venaient de saccélérer dans sa poitrine. Pourquoi fallait-il donc quil tombe amoureux ? LAméricain savait que cet amour quil sétait mis à ressentir dès la première fois où le Japonais était sortit de lhôtel ne serait jamais partagé, cependant, il ignorait comment calmer son cur.
- Il faut que jy aille, dit soudain Masa en sapercevant quil était partit de le demeure familiale de Mayowasu depuis de nombreuses heures.
- Ha oui, bien sûr, dit alors Dave en se dégageant. Ne tinquiète pas, rajouta-t-il ensuite, je vais trouver un moyen de te faire repartir en France, sans que personne ne puisse venir te chercher après.
- Hum sans argent, ça risque de ne pas être aussi simple que ça
- Tiens, dailleurs, puisquon en parle. Tu dois bien avoir de largent, toi.
- Cest exact, répondit Masa avec un sourire, tout en se levant. Cependant, il nest pas pour moi. Jen ai besoin pour faire partir Shû et Midori.
-
- Je vais les faire sortir de cet enfer tous les deux !
- Cest très gentil de ta part.
- Je ne suis pas sûr quon puisse parler de gentillesse Bien, maintenant, je dois y aller. A bientôt, rajouta ensuite Masa en sortant de la suite.
Il rencontre Melinda dans lescalier devant le mener à la réception et la salua dun sourire. Elle fit de même, puis, continua sa marche.
Une fois dans la chambre, elle trouva Dave assis dans un fauteuil, sa bière à la main.
- Ca va ?
Lui demanda-t-elle plusieurs secondes plus tard.
- Hein ? Ha, tu es de retour ? Masa vient de partir.
- Je suis au courant ; je lai croisé dans les escaliers. Mais je tai posé une question. Est-ce que ça va ?
- Oui, très bien. Je vais faire un tour, à plus tard.
- Dave !
Lhomme se retourna vers son amie.
- Oui ?
- Je ten prie, ne pense pas à Masaru de cette façon tu
- Ne tinquiète pas
Melinda se serra contre son ami avant de rajouter, la voix tremblante :
- Je ne supporterai de te voir dans le même état que quand on avait été chercher Miguel
Dave tressaillit à ce souvenir, mais ne dit rien et sortit de la pièce.
~ ~ ~ ~ ~
- Pourquoi me dis-tu ça ?
Ryu regardait sa femme, étonné.
- Parce que je voulais que tu saches que Masaru et moi allions faire partir Shû et Midori. Je voulais juste te le dire
Akujo ne rajouta plus un mot et partit se coucher. Elle-même ne savait pas trop pourquoi elle avait parlé de ce projet à son époux, cependant, cette envie de partager quelque chose avec lhomme avec qui elle était mariée lavait étreinte.
Fin du chapitre 8
A suivre...
Note du fin de chapitre :
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Il sy passe pas mal de chose, vous ne trouvez pas ? Et le pauvre Dave il na pas de chance quand même
Si vous voulez m'écrire un
petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre
adresse e-mail, je ne pourrai pas vous répondre ^_~
Lorsque vous cliquerez sur "envoyer", veuillez attendre, vous allez être automatiquement redirigé ici au bout de 5 secondes. Par contre, vous verrez de nouveau ce que vous avez écrit, mais si sur la page précédente c'était noté "Envoi de mail réussi.", c'est que c'est tout bon, vous pouvez continuer à surfer tranquillement, j'aurai votre message ^_^
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