Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net

~ ~ ~ Note de la fic : Laissez moi vous expliquer le pourquoi de cette histoire ^_^ Il y a quelques mois, j’ai organisé un concours sur mon site, mais je me demandais si les contraintes et le temps impartit permettaient vraiment de faire une bonne histoire ! Et voilà, j’ai donc moi aussi « joué » ! Mais je vous rassure, il m’était impossible de gagner. Je m’étais pourtant amusé à mettre cette fic sur mon site, comme les autres, mais je l’ai finalement enlevé, avec l’intention de ne pas la faire lire. Cependant, aujourd’hui, aller savoir pourquoi, je vous la fait lire. Peut-être pour avoir votre avis. En fait, j’ai l’impression que les personnes fréquentant mon site sont incapable d’apprécier autre chose que le yaoi… alors on va voir, ce que vous en pensez, car, même si j’ai toujours le même style dans cette histoire, elle n’est pas yaoi ! Certains personnages peuvent avoir des tendances (ou être) homosexuelles, cependant, ce n’est pas le but de l’histoire !
Si vous trouvez que l’histoire est un peu lente à démarrer, c’est sans doute normal, car elle compte plus d’une centaine de page au total. Mais je pense que le premier chapitre donne déjà un petit aperçu de comment sera la fic ^_^

Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!

PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on s’en fout complètement, c’était juste une petite précision comme ça). ~ ~ ~

Yo !

Tout le monde va bien ? Pour pas mal d'entre vous, ce sont les vacances qui commencent, alors je vous souhaite d'en passer d'excellente (moi, je bosse ! lol)

Je suis vraiment contente d'avoir une nouvelle lectrice qui me fasse des commentaires sur mes histoires ! Merci beaucoup Milii. Je suis bien d'accord avec toi, d'ailleurs, la fin du chapitre précédent était particluièrement sadique !

Heu... il y a eu un beug Naera Ishikawa ? Je pense qu'il manquait quelque chose -_-  Si je ne me trompe pas, on ne se connait pas. J'espère que la suite de cette histoire (et peut-être d'autres aussi), te plaira.

Alors, qu'avons nous dans ce chapitre... ha oui ! Quelque chose d'horrible ! Je sens que la côte de Masa va descendre en flèche ! Essayez quand même de ne pas trop le détester... même si ça risque d'être un peu dur   -_-

Je vous souhaite une bonne lecture et n'oubliez pas de laisser un petit mot si vous avez aimé, ok ? Ou si quelque chose vous semble clocher, dites-le aussi.

 

 

Le retour du passé

 

*** Chapitre 7 ***

 

 

 

 

 

 

Ce qui fit sortir Masa de sa torpeur, ce fut un cri strident. Il se releva, descendit rapidement et chercha, sans se montrer, qui venait de crier. Et c’est là qu’il l’a vit… elle… Justine. De sa natte un peu lâche, des mèches sortaient. « Elle a dû courir », pensa Masa, tout en détaillant le profil de la femme. Mais il ne comprenait pas ce qu’elle faisait ici… pourquoi était-elle au Japon ? Et surtout, que faisait-elle précisément dans cette vieille usine ?

La femme ne cessait de crier et des larmes coulaient le long de ses joues.

- Justine ! Ne regarde pas !

Masa venait de se rapprocher d’elle. Celle-ci se retourna, et pour la première fois depuis le départ de l’homme, un sourire apparut sur son visage.

- Ma… sa… Masa !!!!!!

Elle se jeta dans les bras de l’homme, ne pensant plus à cet instant que des dizaines de corps jonchaient le sol. Non… à ce moment précis, elle ne voyait qu’une seule chose : Masa était là.

- Qu’est-ce que… ?... Demanda soudain la jeune femme.

Masa s’éloigna immédiatement d’elle et regarda avec dégoût l’arme qu’il tenait à la main. Lorsqu’il avait voulu serrer la femme de sa vie dans ses bras, celle-ci avait sentit quelque chose de dur contre son dos. C’était l’arme de Masa. Lentement, Justine se souvint des corps un peu partout dans la pièce et regarda Masa dans l’espoir d’une quelconque explication. Cependant, celui-ci détourna le regard.

- Masa…

- C’est mon monde… Murmura l’homme.

- Quoi ?

Masa fut pris d’un rire hystérique, mais se calma rapidement.

- Regarda bien Justine – Masa montrait les cadavres – Ca c’est ma vie ! Mon monde ! Tu veux savoir quel est mon métier ?

Justine se remit à pleurer, avant de secouer la tête.

- … non…

- Je vais quand même te le dire ! Je suis tueur ! Tueur, tu entends ?

- Non, tu mens…

Justine voulait partir mais l’homme la retint par le bras et l’obligea à faire face aux corps sans vie.

- Lâche-moi, dit-elle en se débattant.

- Pas question ! Regarde bien ! C’est ça mon monde !

- Non… tu es journaliste…

- Je suis tueur.

- Journaliste… Masa est journaliste…

- Je suis tueur !

- Non…

Sans savoir pourquoi, entendre Justine le contredire quant à la nature de son métier, cela mit Masa dans un état second. De plus, sentir les bras, légèrement tremblant entre ses mains de la femme lui rappela que c’était vraiment la toute dernière fois qu’il la voyait.

- Masa… Lâche-moi, s’il te plait…

L’homme n’écoutait plus et se pencha légèrement sur la jeune femme avant de l’embrasser. Pas de la même façon que le soir où il l’avait quitté. Non, ce baiser là n’avait rien à voir. Il n’avait aucun rapport non plus avec le genre de baiser passionné que Justine rêvait de donner à Masa. Aucun échange, juste un baiser presqu’animal. Justine tenta de se dégager mais Masa la tenait fermement.

- Où veux-tu aller ?

- Lâche-moi ! Tu n’es pas dans ton état normal !

- Je suis parfaitement bien ! C’est ça le vrai moi !

Masa riait à moitié. Il était comme ivre.

Justine, quant à elle, ne savait pas comment le calmer, car plus elle se débattait, et plus la pression qu’il exerçait sur ses bras augmentait.

- Je veux m’en aller, tenta de dire une nouvelle fois Justine, mais l’homme avait déjà reprit possession de ses lèvres.

Quelques secondes plus tard, la jeune femme se retrouva plaquée contre l’un des murs, le regard de Masa, étant devenu des plus étrange. Elle ne l’avait jamais vu comme cela auparavant.

- Et maintenant, amusons-nous un peu !

- …

- De toute façon, c’est la dernière fois que nous nous voyons, alors…

- Laisse-moi partir, je t’en prie…

- Quand nous aurons fait ce que nous n’avons jamais fait pendant toutes ses années !

Ceci étant dit, Masa déchira le chemisier de Justine, d’un geste brusque.

Celle-ci le regarda horrifié, sachant pertinemment qu’il ne s’arrêterait pas là.

- Tu n’es plus toi-même…

Masa n’écoutait même plus et fit basculer la jeune femme par terre sans ménagement. Celle-ci émit un petit cri de surprise et de douleur.

- Lâche-moi ! Laisse-moi ! Je ne veux pas !!!!

Justine venait de recommencer à se débattre. Elle ne voulait pas être violé par l’homme qu’elle aimait.

Lorsque Masa commença à caresser sa jambe en faisant remonter sa jupe, elle pensa que plus rien ne pourrait l’arrêter, cependant, elle continuait de se débattre.

- Non ! Masa !!!! Laisse-moi !!!!!

- Je ne m’arrêterais pas… Laisse-toi faire !

- Non ! Lâche-moi !!!! Masaaaaa !!!!!!!!!

- Je crois qu’elle n’est pas d’accord !

Masa retourna la tête rapidement vers le nouvel arrivant. Ce n’était pas tant sa phrase ou sa présence, mais surtout le déclic qui s’était fait entendre qui le faisait s’interroger sur cet ‘intrus’.

Justine adressa un regard empli de larme à l’homme, qu’elle reconnu presque instantanément.

- Maintenant, Masaru, tu vas la lâcher gentiment et t’éloigner.

- Monsieur Word… Murmura la femme.

L’homme exerça une pression un peu plus forte sur la tempe du japonais, avec son arme, voulant bien lui montrer qu’il avait plutôt intérêt à obtempérer.

Masa relâcha Justine et celle-ci se dirigea à pas lent vers Dave qui la fit se placer derrière lui, avant d’appeler :

- Meli !!! C’est bon, tu peux venir !

La meilleure amie de Dave entra dans l’usine et vint à la rencontre de Justine.

- Venez, lui dit-elle alors aimablement en lui tendant la main.

Justine commença à s’éloigner, cependant, alors qu’elle allait sortir, elle s’arrêta, essuya ses larmes d’un revers de manche puis dit suffisamment fort pour être sûre que Masa entendrait :

- Je t’attendrais… Masa…

- Mademoiselle Rosarie… Murmura Melinda.

La femme, pourtant très difficilement impressionnable admira à cet instant celle qui se tenait près d’elle. Les cheveux en bataille, le chemisier complètement débraillé ainsi qu'une douleur autant physique que moral visible sur le visage. Pourtant, elle restait digne et fière. C'était une femme courageuse.

Après plusieurs secondes de profond silence, Melinda entraîna Justine vers la sortie, pensant qu'ormis les deux hommes, seul le silence était témoin de leur départ. Car, en effet, personne n'avait vu une ombre se profiler dans la porte, alors que Justine et Melinda sortaient.

Un sourire était apparut sur les lèvres de la personne et elle s'apprêtait à se montrer lorsque le policier ordonna à Masa de se relever :

- Tu n’as pas entendu ce que je viens de te dire ? Debout !

- Justine… je ne la verrais plus jamais...

Masa parlait de façon quasi-inaudible, cependant, la personne assistant à la scène se raidit en s’apercevant qu’il aimait cette femme... cette Justine !

- Ca ne va pas se passer comme ça, dit alors la personne en regagnant la voiture qui l'avait conduite jusqu'ici.

Le chauffeur l'ayant attendu, lui demanda s'il devait rentrer.

- Non ! Je veux savoir où les deux femmes qui viennent de partir sont allées !

- Je ferais des recherches, si vous le désirez, Yume-sama.

La jeune femme, sourit et accepta.

- Je compte sur vous.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Dave commençait à perdre patience face à Masa qui refusait de bouger.

- Tu me fais perdre moi temps !

- Vous... vous devriez appuyer sur la gâchette, ce serait beaucoup mieux pour tout le monde.

- Je ne suis pas un tueur ! Je ne suis pas comme toi !!! S'énerva le policier.

- Vous avez raison... Il n'y a bien que Justine qui continuait à me maintenir que je suis journaliste.

Dave ne dit rien et Masa se releva lentement avant de faire face à l'inspecteur.

- C'est vous qui me cherchiez un peu partout ?

Demanda Masa en examinant le jeune homme et trouvant que celui-ci correspondait à la description que lui avait faite Shû.

- J'imagine que oui ! Et maintenant que je t'ai trouvé, tu vas répondre à quelques questions. Suis-moi !

- C'est impossible, lui répondit simplement Masa.

- Ha ? Tiens donc ! Et pourquoi cela ?

- Ecoutez... vous n'allez peut-être pas me croire, mais si je ne retourne pas rapidement chez moi, on risque de s'en prendre à Shû et je ne suis pas sûr que cette fois, on le laisse en vie. Alors, je...

Dave se mit à rire.

- Parce que tu crois peut-être que je vais te laisser partir comme ça ? Tu me prends pour un con ou quoi ?

- Si vous me laissez partir maintenant, je vous donne ma parole d'honneur que je viendrais ensuite vous voir afin de répondre à vos questions.

- "Parole d'honneur" ? Comment oses-tu parler d'honneur ? Un homme capable de violer une femme, et quand en plus, il a eu le culot de dire qu'il l'aimait, n'a aucun honneur ! Alors ne parle pas d'honneur !

- Vous ne me faites pas confiance, et je vous comprends. Cependant, si vous ne voulez pas me laisser partir, tuez-moi maintenant ! Vous me rendrez service, et en plus, vous ne condamnerez pas un jeune homme qui devrait avoir droit à sa chance.

Dave se sentit légèrement ébranlé par les paroles de Masa. Il semblait vraiment vouloir protéger quelqu'un. Cependant, avait-il le droit de le croire ? Pouvait-il lui faire confiance ?

Lentement, Dave baissa son arme à la surprise de Masa.

- Ecoute-moi bien, lui dit alors Dave. Ce que je vais faire, ce n'est pas pour toi, ni pour moi, mais pour Justine et Monsieur Méridien qui sont persuadés que tu n'es pas celui que je pense. Pour moi, tu n'es qu'un tueur qui a voulu s'amuser un peu, pendant dix ans, et qui, aujourd'hui, reprend du service. Cependant, ces deux là, et à mon avis, ils ne sont pas les seuls, pensent que tu es différent, que tu es celui que tu as été durant ces dix dernières années. Très sincèrement, je pense que cette facette de toi que tu as montrée était fausse.

- Je vois... Vous m'aviez déjà jugé et condamné avant même de me connaître.

- Ce n'est pas tout à fait vrai, même s'il y a une grande part de vérité là dedans.

- Dans ce cas, si vous savez qui je suis, car, vous avez raison, tuez-moi, qu'on en finisse.

- Non ! Je vais te laisser partir. A toi de me montrer qui tu es.

- Je pourrais chercher à vous éliminer par la suite.

- Effectivement.

- ...

Dave commençait à s'éloigner en direction de la sortie, lorsqu'il s'arrêta et dit :

- Une dernière chose ! La femme qui est venue avec moi pour chercher mademoiselle Rosarie.

- Oui ?

- Si tu tentes quoi que se soit contre elle afin de m'atteindre, tu es un mort en sursis ! Suis-je clair ?

- Très.

- Et sans vouloir chercher à t'impressionner, sache que je suis un excellent tireur. Je suis d'ailleurs sortit premier de ma promo en tir, et sache aussi qu'un homme en colère cherchant à se venger est encore plus dangereux !

- ...

- Sur ce, bon retour chez toi !

Masa resta plusieurs secondes sans bouger, repensant à tous les évènements venant de se produire, puis, se pressa de trouver un taxi pour le ramener chez lui.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa rentra chez lui en courant et se dirigea immédiatement vers le bureau de son frère et entra, comme il en avait maintenant l'habitude, s'en s'être fait annoncer. Kyoga ne pu dissimuler sa surprise en voyant Masa arriver. Ce dernier ne lui accorda que deux ou trois mots avant de repartir vers sa chambre.

- Kyoga-sama ?

- Oui Takashi, qu'y a-t-il ?

- Vous n'êtes pas surpris de le revoir ? Il vient de rentrer sans personne alors qu'il aurait pu partir.

- Il a le sens des responsabilités. Répondit simplement l'homme, étonné que son bras droit se soit permis de faire ce genre de remarque.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa ouvrit la porte de sa chambre sans faire de bruit et sourit, attendrit par la scène s'offrant à ses yeux. Midori, allongé sur le lit, s'était endormi devant un film, tournant toujours, sur l'écran géant de sa chambre ; quant à Shû, il dormait lui aussi, assis sur une chaise près du lit, son visage reposant sur le lit, près de celui de Midori. En plus de trouver la scène adorable, l'homme fut rassuré : on n'était pas venu ‘interroger’ Shû.

- Maître ?

La voix de Shû était encore pleine de sommeil.

- Oui ?

- Ca s'est bien passé ?
Demanda alors le jeune homme.

- On peut dire ça comme ça. Tu peux continuer à te reposer, rajouta Masa en ressortant de la chambre.

Une fois à l'extérieur, il marcha le long des couloirs, puis dans l'un des jardins. Il avait besoin de réfléchir à tout ce qui s'était passé. Comment avait-il pu agir de la sorte avec Justine ? Bien sûr, il voulait la faire repartir pour qu'on ne s'en prenne pas à elle, cependant, il n'était en aucun cas excusable pour ce qu'il avait tenté de lui faire ! Et les paroles que lui avait adressées la jeune femme... voulait-elle dire par là qu'elle l'aimait toujours ?

- Justine...
Murmura l'homme.

- Je serais toi, j'éviterais de prononcer son prénom !

Masa se retourna précipitamment pour se retrouver nez-à-nez avec Akujo, comme d'habitude, un sourire aux lèvres.

- Que...
Commença Masa.

- Rassure-toi, je l'avais déjà entendu avant ! Alors, raconte !

- Que je raconte quoi ?

- Comment se fait-il que tu ne sois pas rentré avec les autres ?

- J'ai eu... un petit contretemps, disons.

La femme se mit à rire, face à cette réponse ne voulant strictement rien dire.

- Garde tes petits secrets pour toi, mais fais attention, si tu fais une bétise, c'est Shû, et peut-être aussi Midori, qui va payer.

- Je sais... c'est pour ça que je suis revenu.

Akujo sourit avant de déposer un baiser sur les lèvres de l'homme, puis de repartir en disant :

- Toi, tu es vraiment quelqu'un de bien !

- « Quelqu'un de bien » ? Répéta Masa. Quelqu'un de bien, tenterait-il de violer la femme qu'il aime ? Quelqu'un de bien aurait-il caché son passé, durant dix ans ? Quelqu'un de bien aurait-il tué son meilleur ami ?

Masa sentit une boule se former au niveau de sa gorge, à ce souvenir. Il détacha son médaillon, attaché autour de son cou, les mains tremblantes, avant d'ouvrir le bijou et de regarder, de longues minutes la photo à l'intérieur.

- Justine... pardonne-moi...

Une larme coula le long de sa joue.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Akujo-san.

- Oui ?

- Je ne serais pas là ce soir.

- C'est gentil de me prévenir, répondit la femme, une certaine ironie dans la voix.

- Dis-moi.

- Oui ?

- Tu sais qui est Justine ?

- Qu... Quoi ?

Akujo était troublée. Comment son mari connaissait-il ce prénom ? Il fallait qu'elle protège Masa et par la même occasion cette femme. Il ne fallait pas que le père ou le frère de son amant apprennent l'existence de cette femme dont Masa était amoureux, cependant, son mari allait sortir, sans vraiment attendre sa réponse.

- J'y vais.

- Oui...

- Ha, si tu connais cette femme.

- Oui ?

- Yume-sama, la future épouse de Masaru-sama a demandé à l'un des hommes de son père de savoir où était cette femme en lui disant que lorsqu'il l'aurait trouvé, elle irait la voir, avant de demander à son père de 'régler le problème'.

- ...

- Bonne soirée, Akujo-san.

- Merci...

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Qu’est-ce que tu fous là, toi ?
Demanda agressivement l’un des portiers de l’hôtel dans lequel séjournaient Solange et Grégory, alors qu’un adolescent faisait des allées et venues devant.

- La rue est à tout le monde, il me semble, non ?
Répondit le jeune homme sans se laisser impressionner.

- Dégage ! Reprit l’autre. On ne veut pas de gens de ton genre devant l’hôtel ! Va te chercher des clients ailleurs !

- Je ne…

Le jeune homme ne finit pas sa phrase et le portier reprit son travail alors qu’un client arrivait.

- Bonsoir, lui dit alors quelqu’un qui venait de sortir.

- Bonsoir, répondit machinalement le jeune homme avant de se retourner.

- Qu’est-ce que tu… vous faites là ?

- Tu peux me tutoyer, reprit l’adolescent, un sourire charmeur aux lèvres.

- Merci.

- Et pour répondre à ta question, je vous ai suivi, ta copine et toi, la dernière fois… D’ailleurs, elle n’est pas là ? Vu ce que j’ai vu, pourtant, vous n’avez pas l’air de vous quitter.

- Elle dort. Au fait, je m’appelle Grégory, se présenta le jeune homme, en tendant sa main droite.

- Enchanté – l’autre lui serra la main – moi, c’est Rei.

Grégory sourit et s’apprêtait à re-rentrer dans l’hôtel lorsque l’autre le retint par le bras.

- Attend ! Je vais te faire visiter.

- Hein ??? A cette heure-ci ? Non, je vais aller me coucher.

- Je vais te montrer un endroit où si tu veux, tu pourras te coucher, allez, viens !

Grégory allait une nouvelle fois protester, cependant, la conversation qu’il venait d’avoir avec Sylvain lui revenant en mémoire, il eut finalement envie d’aller s’amuser un peu.

En effet, quelques minutes avant, il avait raccroché d’avec Sylvain, lui donnant le coup de téléphone quotidien, comme convenu. Son ami lui avait alors raconté comment était la nouvelle copine de son père et il avait eu droit aux lamentations du jeune homme à ce sujet là, durant une bonne demi heure, et les minutes ayant suivies n’avaient été consacré qu’à Solange et les ‘tu es sûr qu’elle va bien ?’, ‘est-ce qu’elle se nourrit comme il faut ?’, ‘elle n’est pas trop malheureuse ?’ et ‘dis-lui bien que je pense à elle’. Bien sûr, Grégory comprenait son ami, cependant, il aurait peut-être pu lui montrer, ne serait-ce qu’un petit peu qu’il s’inquiétait aussi pour lui.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa était à présent seul dans sa chambre et tentait de se calmer. Quelques minutes auparavant, l’un des hommes de son père était passé afin de venir cherché Midori, car, ‘le devoir l’appelait’, comme l’avait dit l’homme en ayant un rire grossier. Masa cherchait à oublier le regard suppliant que lui avait lancé le jeune homme, mais c’était peine perdue. De plus, à cela s’ajoutait le regard que lui avait adressé Shû : un regard plein de douleur. Cependant, lui, Masa, ne pouvait rien faire ! Mais, une chose était à présent sûre, c’est qu’il les ferait partir tous les deux : Midori et Shû.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

La nuit était déjà bien avancée lorsque Yume se fit déposer devant l’hôtel dans lequel logeait Justine. Il n’avait en effet pas fallut beaucoup de temps au chauffeur pour découvrir qui était la jeune femme, et encore moins pour trouver où elle logeait. Yume préparait mentalement les paroles qu’elle allait adresser à cette femme qui lui volait Masa. Car si elle avait prévu de faire disparaître la jeune femme physiquement, elle voulait avant tout la détruire mentalement. Elle n’avait bien entendu pas prévu qu’une nouvelle donnée allait s’ajouter à l’équation, en la personne de Akujo.

Lorsqu’elle entra dans la salle de réception, elle aperçu tout de suite Justine, assise dans un fauteuil du petit salon, face à Melinda. Cependant, cette dernière fut appelée sur son portable et elle sortie pour avoir plus de réception, laissant par là même l’autre femme toute seule.

Yume s’approcha lentement de sa rivale et commença par lui dire aimablement bonjour de façon à annoncer sa présence.

- Bonsoir, lui répondit gentiment Justine.

La jeune japonaise resta plantée près de Justine, un sourire étrange aux lèvres.

- Je peux faire quelque chose pour vous ? Demanda alors la française.

- Je ne pense pas, non !

- ?

- J’ai cru comprendre que Masaru et toi étiez ensemble en France, c’est bien ça ?

- Vous… Vous connaissez Masa ???
Demanda précipitamment Justine sans répondre à la question et ne s’offusquant pas du tutoiement usité par la jeune femme. En effet, elle avait mis cela sur le compte d’une erreur de langage, cependant, Yume avait choisi sciemment de ne pas vouvoyer Justine, afin de se sentir supérieur.

- Effectivement, répondit Yume, avec un sourire encore plus grand. Ce qui semble tout a fait logique d’ailleurs, puisque nous allons… nous marier !

- … pardon… vous allez quoi ?...

Justine avait l’impression de nager en plein cauchemar depuis qu’elle avait revu Masa, quelques heures auparavant. Et ce que cette femme venait de lui apprendre la plongeait encore plus dedans.

- Je suis sûre que tu as très bien compris ! Reprit la japonaise, jubilant en voyant que son annonce avait fait son petit effet.

- Masa va… se… marier… ?!?

- Oui !

- Ce n’est pas… possible…

- Tu devrais l’oublier ! Tu as bien vu que ce n’était plus le même !

- Non… Masa…

Yume s’attendait à voir Justine éclater en sanglot, cependant, celle-ci s’y refusait et tentait même de reprendre un peu de contenance. Yume s’en aperçu et ne voulait pas que cela se passe comme ça. Elle devait l’achever, mais elle ne savais pas trop comment.

- Masa ne pense plus à toi, tu aurais dû le remarquer !

- …

- Il m’a d’ailleurs dit qu’il était heureux de m’épouser et que ces dix ans passés en France avait été une erreur.

- Vous mentez ! Cria Justine.

- Fais-toi une raison ! Ton Masa n’existe plus !!!!

Justine fut pétrifié par cette annonce… et si la jeune femme lui disait vrai ? Elle avait elle-même pu constater que l’homme qu’elle avait retrouvé ne ressemblait pas à celui qu’elle connaissait et qu’elle aimait. Yume eu un nouveau sourire satisfait et rajouta :

- En fait… je devrais plutôt dire que ton Masa n’a jamais existé ! Il n’était qu’une invention ! D’ailleurs, sais-tu ce que signifie ‘Mayowasu’ ? Le nom de famille de Masaru.

- N… non…

La Japonaise se mit à rire avant de répondre :

- Dans ta langue, on pourrait traduire ça par ‘tromper’, ‘abuser’ ou ‘séduire’. Et il porte très bien son nom, tu ne trouves pas ?

- Qui êtes-vous ?
Melinda venait de revenir et coupa court à l’échange. La jeune japonaise, furieuse d’avoir été interrompu, s’en alla.

Elle allait sortir lorsqu’une ombre se profila près de la porte de sortie.

- Je ne sais pas ce que tu lui as dit, commença alors Akujo, cependant, sache que quoiqu’il arrive à cette femme, elle restera à jamais la seule pour Masaru !

Yume ne répondit pas et voulu passer la porte, mais l’autre japonaise se plaça entre elle et la sortie.

- J’ignore ce que tu as en tête, mais si j’étais toi, je renoncerais.

- Occupez-vous de vous ! Et soyez contente que je ne demande pas qu’on vous élimine, pour adultère, et parce que vous couchez avec mon futur époux.

Akujo se mit à rire.

- Je doute que tu puisses quoique se soit contre moi ! Et d’ailleurs, même si tu me faisais supprimer, jamais Masaru ne te le pardonnerait !

- Vous voulez dire qu’il vous aime ?

- Masaru ? S’il est amoureux de moi ? Impossible ! Cependant, tout comme Shû, je suis très important pour lui ! Et sache aussi autre chose…

- Quoi ?

- Jamais Kyoga n’accepterait qu’on lève la main sur moi, car je suis bien trop importante pour son frère !

Yume ne répondit pas et força le passage afin de partir.

Akujo la regarda s’éloigner et s’en alla. Elle avait hésité à aller à la rencontre de Justine, cependant, elle avait renoncé, se disant qu’il valait mieux qu’elles ne se rencontrent pas toutes les deux.

- Bonne chance, murmura-t-elle pour cette femme qui avait entre ses mains le cœur de Masa.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Alors ?

- C’est bon, pas de problème ! Mon patron va venir vous chercher à l’aéroport et demain, il vous remet dans un avion pour la France.

- Merci, dit alors Justine à Dave.

Il avait été décidé que la jeune femme parte le soir même pour les Etats-Unis, et que de là, elle retournerait en France. En effet, après le passage de Yume, Melinda avait tout de suite joint son meilleur ami, afin de lui demander quoi faire, et ils avaient décidé de ne prendre aucun risque en faisant partir la jeune femme avant, et à une autre destination.

Au moment d’entrer en salle d’embarquement, la française se retourna une nouvelle fois, sembla sur le point de dire quelque chose, mais finalement, s’abstint. Dave et Melinda auraient bien voulu lui adresser des mots d’espoir classique du genre ‘il va revenir’, cependant, ils en doutaient tellement tous les deux qu’ils ne purent pas et se contentèrent de lui sourire.

 

Fin du chapitre 7

A suivre...

 

Note du fin de chapitre : Alors ? Masa est descendu dans votre estime ? Comment trouvez-vous Akujo ? Personnellement, je l'aime beaucoup. C'est une femme qui a du caractère mais qui sait se donner à fond pour protéger ceux qu'elle aime. Je n'ai malheureusement pas pu vraiment développer son personnage. Et notre petit Grég, vous ne vous inquiétez pas trop pour lui ?

Dans le prochain chapitre, nous ferons plus ample connaissance avec Rei ! Kyoga (le frère de Masa, pour ceux qui auraient oublié), ouvrira un journal intime qui appartenait à leur mère. Mélinda s'inquietera pour son ami Dave la prochaine fois. Et pour finir, Masa devrait de nouveau retrouver grâce à vos yeux ^_^

 

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Chapitre 8

 

 

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