~ ~ ~ Note de la fic : Laissez moi vous expliquer le pourquoi de cette histoire
^_^ Il y a quelques mois, jai organisé un concours sur mon site, mais je me
demandais si les contraintes et le temps impartit permettaient vraiment de faire une bonne
histoire ! Et voilà, jai donc moi aussi « joué » ! Mais je
vous rassure, il métait impossible de gagner. Je métais pourtant amusé à
mettre cette fic sur mon site, comme les autres, mais je lai finalement enlevé,
avec lintention de ne pas la faire lire. Cependant, aujourdhui, aller savoir
pourquoi, je vous la fait lire. Peut-être pour avoir votre avis. En fait, jai
limpression que les personnes fréquentant mon site sont incapable dapprécier
autre chose que le yaoi
alors on va voir, ce que vous en pensez, car, même si
jai toujours le même style dans cette histoire, elle nest pas yaoi !
Certains personnages peuvent avoir des tendances (ou être) homosexuelles, cependant, ce
nest pas le but de lhistoire !
Si vous trouvez que lhistoire est un peu lente à démarrer, cest sans doute
normal, car elle compte plus dune centaine de page au total. Mais je pense que le
premier chapitre donne déjà un petit aperçu de comment sera la fic ^_^
Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!
PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on sen fout complètement, cétait juste une petite précision comme ça). ~ ~ ~
Coucou ^_^
Pour ceux et celles qui auraient pensé que je vous avais oublié, ce nétais pas tout à fait le cas allez, jessaie vraiment de prendre de bonnes résolutions et de vous faire lire les chapitres plus fréquemment !
Je tiens dailleurs à remercier ceux qui mont fait part de leur commentaire pour le début. Continuez comme ça, ça me fait super plaisir ^_______^
Ce chapitre nous montre tous les personnages principaux, alors qui que se soit que vous aimiez, vous devriez y trouver votre compte avec cette partie ^_^
Jarrête de parler et je vous laisse lire, mais avant, une petite précision.
Javais corrigé ce chapitre, puis, jai fait un peu nimporte quoi, je
crois, résultat, jai mélangé les chapitres corrigés et les non-corrigés
sans commentaire
Jespère donc que cest le version corrigé que je vous sers
dailleurs, personne pour les correction ?
BONNE LECTURE !!!!!
Le retour du passé
*** Chapitre 5 ***
Justine flânait dans les rues sous-jacentes à son hôtel. Son mystérieux informateur lavait prévenu quelle ne pourrait en aucun cas rencontrer Masa dans les trois jours à venir, aussi, après avoir passée plusieurs jours enfermé dans sa chambre dhôtel, sétait-elle décidé à sortir un peu. Après tout, rester ainsi à vivre en ermite ne laiderait pas, bien au contraire, son équilibre psychologique risquait fort den prendre un sacré coup si elle ne soccupait pas, au moins un peu lesprit.
Des marchants ambulants tentaient de lui vendre des fruits quelle navait jamais vus. Elle sourit à une femme tentant de la convaincre, dans une langue, qui, pour Justine, ne ressemblait à rien. Cependant, la vieille femme devait vraiment vouloir vendre sa marchandise, car elle accompagnait ses phrases de grands gestes. Justine tenta de lui faire comprendre quelle ne saisissait rien de ce quelle tentait de lui dire, mais cela neut pas leffet escompté, car la femme se mis à faire encore plus de geste. La française se mit alors à rire franchement et entraîna la vieille dans son fou-rire. Quelques minutes plus tard, et bien des paroles incomprises des deux côtés, Justine se décidait pour deux fruits et posa largent dans la main de la vendeuse. Celle-ci la remercia dun sourire. Cétait étrange comme ce genre de marque du visage peut vouloir dire plus que de grands discours ; et surtout, il était inutile que les langues petit organes très pratique pour se faire comprendre fassent de grands mouvements pour communiquer dans ce genre de cas. Surtout que dans le cas présent, la langue et les cordes vocales pouvaient bien fournir tous les sons quils voulaient, ce nétait pas les mêmes assemblages dune langue à lautre. Justine pensait à cela tout en continuant sa route. Elle arriva soudain devant une bijouterie. Elle sy arrêta quelques secondes et sattarda longuement sur les pendentifs, se souvenant que Masa en portait un, très souvent. Elle sétait souvent demandée sil renfermait un secret. Elle rit toute seule en pensant quelle devait trop regarder de films policiers.
Plusieurs heures plus tard, et quelques objets typiques du coin achetés, et Justine rentrait à son hôtel sous le soleil commençant à décroître.
- Un message pour vous, lui dit le réceptionniste lorsquelle passa prendre sa clef.
La jeune femme ouvrit fébrilement la petite enveloppe cachetée qui lattendait, à ses nom et prénom.
Je comprends votre impatience de revoir Masa, cependant, attendez encore un peu.
Sortez le moins possible et ne parlez à personne, ni de vous, ni de votre fiancé.
Justine sourit. Cet homme pensait donc quils étaient fiancés ? Cependant, quon lui demande de ne pas sortir, la mettait légèrement mal à laise quétait-elle donc venue découvrir dans ce pays ? Où était Masa ? En tout cas, visiblement, lhomme avait lair davoir bien compris à quel point elle tenait à son amour, puisquil avait même pensé quelle était sortie pour le chercher.
- Mais ça veut dire que je suis surveillée
- Pardon ?
Justine fit signe au réceptionniste que ce nétait rien, lorsquelle se rendit compte quelle avait parlé à voix haute, puis, retourna dans sa chambre.
Je pense que vous pourrez revoir Masa dans les jours qui viennent Dans trois jours, jespère.
Courage, vous serez bientôt réuni.
H.M.
Cet homme qui laidait était décidemment très étrange. Mais, elle sentait, à travers ce simple bout de papier, visiblement écrit avec application quelle pouvait lui faire confiance. Il oeuvrait dans lombre pour leur bonheur, à Masa et elle.
Heureuse à cette pensée, Justine tenta de téléphoner chez Grégory afin de parler un peu à sa sur. Il y avait trop longtemps quelle navait pas entendu le son de sa voix et cela lui manquait. Cependant, le téléphone ne lui renvoya quune sonnerie régulière, comme les battements dun cur, sans que personne ne décroche. Cependant, elle ne sinquiéta pas, ils devaient certainement être sortis tous les deux il ny avait donc pas lieu de saffoler si elle avait su quà linstant même, les deux adolescents sapprêtait à partir en voyage, il était évident quelle ne se serait pas allongé et endormi aussi rapidement.
~ ~ ~ ~ ~
Au même moment, en France.
- Maman ?
Solange venait dentrer dans la maison familiale, cependant, seul le silence lui
répondit. Elle aurait pourtant dû sen douter en voyant tous les volets fermés.
Automatiquement, elle alla dans la cuisine et trouva le mot laissé par Justine à son
attention.
- Que se passe-t-il ? Demanda Grégory en arrivant dans la pièce.
- Maman est partie en voyage. Une affaire urgente, à ce quelle dit dans sa lettre.
- Ca tombe bien, on naura pas besoin de lui mentir.
- Oui je vais quand même lui mettre quon part faire un petit voyage, non ?
- Je ne sais pas
- Ha, je sais ! Je vais mettre quon est partit voir un ami !
Très satisfaite de sa trouvaille, et surtout de ne pas avoir à mentir, elle écrivit un petit message à la hâte.
- Allons-y, la pressa Grégory. Le taxi nous attend.
- Jarrive.
Solange referma bien la porte et suivit son ami qui venait de sengouffrer dans le véhicule.
Lorsquils arrivèrent à laéroport, Solange eut presque envie de rebrousser chemin, tant le sentiment que toute sa vie serait peut-être changé, loppressait. Elle avait peur de ce quelle allait rencontrer, et prit la main de Grégory pour se rassurer. Celui-ci lui sourit et emprisonna un peu plus la main de sa meilleure amie, afin de lui donner du courage. Ceux qui les virent, pensèrent sans aucun doute quils étaient un charmant petit couple damoureux. Sils avaient su que deux ans auparavant, ladolescent avant confié à sa meilleure amie quil ne pouvait détacher son regard de Sylvain dès quils étaient ensemble et quil avait bien limpression den être amoureux, ils nauraient certainement pas pensé la même chose. Sans savoir pourquoi, Solange repensa à ce moment là, celui où son ami lui avait annoncé, avec peur de son jugement, quil était attiré par un garçon. Solange lui avait alors sourit, avait passé une main dans les cheveux de son ami en lui murmurant à loreille quil ne fallait pas quil sinquiète, quelle laimait toujours autant quà la minute davant. Solange se demanda à cet instant si elle navait pas mentit
~ ~ ~ ~ ~
Akujo avançait à pas rapide vers la chambre de Masa et frappa.
- Entrez ! Lui répondit la voix de lhomme.
- Cest moi, annonça-t-elle en entrant.
Masa, assis à la table, lisait un livre dont la femme ne connaissait pas le titre.
- Que veux-tu ? Lui demanda-t-il lorsquelle se planta devant lui.
- Où est Shû ?
- Pardon ?
- Je te demande où est Shû.
- Ca ne te regarde pas, lui répondit Masa en retournant à sa lecture.
Akujo, furieuse, posa alors avec force ses mains sur la table avant de dire, le plus calmement quelle le pu :
- Ho que si ça me regarde ! Je veux savoir où il est !
Masa, légèrement surpris, lui demanda avec flegme :
- Et de quel droit penses-tu que ça te regarde ?
- De quel droit ? Répéta la femme avant de se redresser. Mais du droit que jai acquis en moccupant de lui pendant des semaines et des semaines, alors quil luttait entre la vie et la mort ! Du droit quil sait quil peut compter sur moi sil en a besoin ! Du droit de
- Tu tes occupée de lui ? Demanda Masa étonné.
- Oui, pourquoi ?
- Je ne le savais pas
- Tout comme jimagine que tu ne savais pas ce qui allait lui arriver, nest-ce pas ?
Masa baissa la tête et la femme reprit :
- Il ne ta pas trahis, et même à moi, il na jamais dit, ni à quel moment précisément tu étais parti ni où tu étais allé.
-
- Tu lui avais dis ?
- Cest lui qui est allé chercher le billet davion pour la Chine et qui a dormis dans ma chambre la dernière nuit, pour que personne ne se doute de mon absence.
- Je vois
- Je me doutais quil serait questionné, mais je naurais jamais pensé quon pourrait lui faire autant de mal Il a dû me haïr
- Sur ce dernier point, je te rassure, ça na jamais été le cas. Je crois même quil était heureux davoir pu taider.
- Pour être de retour maintenant ça na servi à rien
Akujo sétonnait que Masa lui parle aussi ouvertement, cependant, elle ne fit aucune remarque à ce sujet.
- Au fait, reprit-elle un peu après, où est Shû ?
Masa sourit et se décida à lui répondre.
- Il passe un concours.
- Quoi ? Et pourquoi ne rentre-t-il pas le soir ?
- Tout simplement parce quil y a eut un incendie il y a une semaine dans les locaux qui devaient accueillir les candidats.
- Et alors ?
- Il a donc été décidé que le concours se situerait dans les locaux de je ne sais plus quel administration. Mais comme cest loin, quand Shû ma appelé pour me le dire, je lui ai conseillé de loger dans un petit hôtel le temps du concours, pour quil nait pas à faire le trajet tous les jours. Normalement, il va rentrer ce soir.
- Je vois
- Tu veux savoir autre chose ?
Akujo se rapprocha de lhomme et sassis sur ses genoux, sans aucun complexe, avant de commencer à lembrasser délicatement. Masa répondit au baiser qui se fit rapidement beaucoup plus profond.
- Tu portes décidemment bien ton nom, murmura lhomme entre deux baisers.
A la remarque, la femme sourit et commença à déboutonner la chemise de Masa.
~ ~ ~ ~ ~
En traversant les couloirs devant la mener une nouvelle fois dans la chambre de Midori, Akujo se heurta à une jeune femme. Celle-ci bredouilla des excuses et releva les yeux vers Akujo.
- Bonjour, lui dit celle-ci.
Lautre femme, plus jeune, détailla Akujo avant de détourner le regard et de sen aller. Cependant, elle dû sarrêter en entendant la remarque de lautre :
- Il nest pas pour nous ! Ni pour toi, ni pour moi !
Yume, car cétait elle, se retourna, pas vraiment sûre davoir compris.
- Quavez-vous dit ?
- Tout simplement que son cur est déjà pris. Cest aussi simple que cela.
La jeune femme ne se laissa pas intimidé par le sourire satisfait quarborait son aînée et répondit :
- Il va mépouser alors quimporte que son cur soit pris, il sera à moi !
Ceci étant dit, la jeune femme séloigna.
Akujo ne tenta même pas de lui répondre et reprit sa marche.
~ ~ ~ ~ ~
- Midori, tu dors ?
- Shû !!! Tu es rentré ! Tu mas manqué. Rajouta le jeune homme en souriant.
- Tu mas aussi manqué, répondit le jeune homme en passa une main dans les cheveux de son ami.
- Jétais très inquiet heureusement que Akujo-san est venu me dire que tu passais un concours.
- Je suis désolé, je ne pouvais pas te prévenir tu men veux ?
- Mais non
Shû sourit avant que son regard ne soit attiré par un plateau repas, à moitié vide.
- Je vois que tu es décidé à remanger. Cest bien.
- Akujo-san ta dit
Shû sassit sur le lit et demanda à son ami de lui expliquer les raisons de ce refus de se nourrir.
- je je pensais que tu me détestais
- Quoi ? Mais Comment as-tu pu croire une chose pareille ? Tu
- Mais Masaru-sama Coupa le jeune homme.
- Quest-ce quil vient faire la dedans ?
~ ~ ~ ~ ~
- Maître
Masa releva la tête en sapercevant que Shû nétait pas encore sortit de sa chambre. Celui-ci était passé le voir pour le remercier davoir payé lhôtel dans lequel il avait séjourné le temps du concours, et à présent, il se tenait contre la porte sans faire face à lhomme.
- Quy a-t-il Shû ?
- Est-ce que est-ce que cest vrai que est-ce que vous avez vraiment dit
- Dit quoi ?
- dit que Midori est écoeurant
Masa releva un sourcille et réfléchis quelques secondes pourquoi le jeune homme pensait cela, lorsquil se souvint du soir où il avait apprit que Midori était un garçon.
- Jai dit cela pour mon frère et mon père. Pourquoi ?
- Parce que Midori pense quil vous révulse
- je nai pas dit ça en madressant à lui ceci étant dit ce quil fait
- Je vois Bonne nuit Maître.
Masa regarda la porte se refermer lentement sur Shû. Une nouvelle fois, il eut le sentiment que quelque chose lui échappait. Il se renseignerait avec Akujo lorsquil la reverrait.
Au même moment, celle-ci préparait un repas pour son mari et elle. Celui-ci, bien que très surpris que sa femme cuisine (Ryû ramenait quasiment toujours le repas destiné aux hommes de main qui ne voulaient pas se faire à manger) ne fit aucun commentaire et se contenta dobserver Akujo. Elle était très belle et savait très bien comment mettre sa beauté naturelle en valeur. Lhomme la détailla longuement ce soir là, sans quelle sen rende compte. Il savait très bien quelle le trompait. Il se doutait quelle avait avec plaisir retrouvé la chaleur des draps de son amant de toujours : le cadet des Mayowasu. Cependant, il narrivait à lui en vouloir. Après tout, elle méritait beaucoup mieux quun minable petit yakuza il était déjà heureux les nuits où elle sabandonnait dans ses bras. Cependant, jamais encore il ne lui avait murmuré ces mots tendres que les femmes aiment entendre, persuadé que venant de lui, cela ne pourrait quêtre risible aux yeux de cette femme.
- Tu rêves Ryû ?
Lhomme saperçu que sa femme venait de mettre la table et voulait le servir. Il ne dit pas un mot et tendit lassiette quil avait devant lui.
Akujo lui sourit une fois quelle eut finit le service et sassis face à lui, à la petite table de la cuisine.
- Mon père te remercie pour les abricots, lui dit elle plusieurs minutes après le début du repas, tentant de créer un début de conversation. Cependant, lhomme neut quun léger haussement dépaule et repris son repas.
Le reste du repas se déroula dans le silence le plus complet, à lexception dun passe-moi leau, sil te plait, de Akujo.
Cependant, alors que la femme se levait pour débarrasser, elle sentit le regard sattarder sur sa silhouette et lorsquelle se rassis après avoir poser deux coupes de glace devant eux, en guise de dessert, Ryû ouvrit la bouche pour la première fois depuis des heures :
- Cétait délicieux. Tu cuisines très bien Akujo-san.
La femme, très étonnée de ce compliment remercia son époux dun sourire.
~ ~ ~ ~ ~
Grégory et Solange étaient arrivé la veille au soir, et dès le lendemain matin, ladolescente avait voulu sortir afin dessayer de retrouver Masa. Cest ainsi, quaprès avoir passé le petit coup de téléphone, qui allait devoir être quotidien à Sylvain, et lavoir encore une fois remercié, les deux amis sortirent-ils dans les rues.
Ladolescent tenait son amie par la main, car elle navait pas lair très rassurée dans ce pays étranger.
- Comment on va faire pour retrouver Masa ? Demanda soudain la jeune fille à son ami.
- Je ne sais pas Avoua le jeune homme. On pourrait demander aux gens, mais je doute quon trouve très facilement quelquun qui parle français.
- Je suis du même avis, soupira la jeune fille.
Et lorsque quelquun les aborda afin de leur demander sil pouvait les aider, les deux jeunes, ne comprenant pas, cherchèrent dans leur petit dictionnaire japonais/français, acheté juste avant leur départ de France, à la Fnac, près de chez Grégory. Malheureusement, lhomme leur ayant parlé commençait à sen vouloir davoir voulu aider les deux étrangers en les voyant ainsi plonger dans leur petit dictionnaire. Cest alors quun éclat de rire retentit derrière les deux adolescents, puis une voix légèrement accentuée par le Japonais leur demanda :
- Vous avez besoin daide ?
Ravis que quelquun connaisse leur langue maternelle, les deux adolescents abandonnèrent lhomme ayant proposé son aide et se retournèrent afin de savoir qui était leur sauveur.
- Alors, répéta la personne, vous voulez que je vous aide ?
Solange détailla le garçon, car cen était un, se trouvant face à elle. Un pantalon en cuir noir, très moulant, dune taille tellement basse que la jeune fille se demanda comment il se faisait quon ne voyait pas une certaine partie de son anatomie. Son débardeur, bleu-marine, quant à lui, ne lui couvrait pas le nombril, qui était orné dun piercing. Solange regarda un peu sa tête et se dit que si elle navait eu que la tête devant elle, elle naurait certainement eut aucune pensées de celles quelle avait à linstant, qui finalement, se résumaient à peu près toute à mauvais genre. Les cheveux du garçon, qui devait avoir à peu près leur âge étaient coiffés en brosse et la seule fantaisie quil sétait permis au niveau de sa tête était un petit anneau à loreille gauche.
Grégory, lui, sévita toutes pensées et voulu se faire aider de ladolescent face à eux, cependant, son amie le devança :
- Allons-nous en !
- Mais Solange
- Je ne pense pas que vous trouviez quelquun dautre voulant vous servir dinterprète dans le coin. Dit alors le garçon.
Solange ne répondit pas et le japonais les ayant abordé sapprocha des deux amis, dune démarche féline avant de sarrêter à seulement quelques centimètres de Grégory.
- Je crois que vous navez pas le choix, dit-il alors dune voix trop sensuelle au goût de Solange qui sinterposa entre les deux garçon.
- Je ne pense pas que nous ayons besoin de quelquun comme vous, dit-elle alors avant de tourner les talons tout en entraînant son meilleur ami par le bras.
Furieux, le jeune japonais cria presque :
- On ne me demande pas de plaire à des petites puritaines dans ton genre ! La seule chose quon me demande, cest de remplir mon lit la nuit !
Choqués et gênés par les paroles crues de ladolescent, les deux amis pressèrent le pas, mais Grégory ne put sempêcher de se retourner et de jeter un dernier regard au jeune japonais.
~ ~ ~ ~ ~
- Quest-ce quon fait là ? Demanda Dave à son amie alors quils étaient sous la pluie, dans un cimetière.
- Attends
Les deux amis, chacun sous un parapluie, regardèrent une femme sapprocher dune pierre tombale, fermer son parapluie et saccroupir près de la pierre. Là, elle déposa le bouquet de fleur, quelle tenait à la main en arrivant, sur une tombe. Puis, elle resta de longues minutes debout, à fixer la pierre, laissant la pluie la mouiller entièrement.
- Je suis là, souffla Maya, près de Melinda, alors quelle venait darriver.
- Parfait, dit alors laméricaine. Allons lui parler, alors.
- Attends ! Dave rattrapa son amie bras avant de reprendre : qui est-ce ?
- Elle sappelle Reina Kuruma. Cest la sur aînée de Matsui.
- Ha je vois
- Bon, maintenant, allons-y !
Les trois personnes sapprochèrent lentement de la femme, qui devait avoisiner la quarantaine.
Lorsquelle les vit approcher, la femme su tout de suite quon allait la questionner sur la mort de son frère, comme si cétait inscrit dans chacun des pas des nouveaux arrivants. Cependant, elle ne bougea pas et les attendit.
- Konbanwa, [4] dit Melinda en arrivant à sa hauteur, avant de sincliner légèrement.
La japonaise ne pu sempêcher de sourire, sachant pertinemment que létrangère tentait de la mettre en confiance et, elle devait bien se lavouer, cétait un bon début.
~ ~ ~ ~ ~
Masa regardait la pluie tomber par la fenêtre. Tout en la regardant, il se souvint du jour où tout dans sa vie avait basculé, vingt ans auparavant. Dire quil avait réussi à fuir cette vie et tout transformer mais voila, sa vie prenait visiblement un plaisir ironique et malsain à le faire replonger dans ce monde sombre et meurtrier de son père. Matsui, lui, pensait quil pourrait sen sortir. Cependant, ce jour là, en regardant cette pluie réparatrice et bienfaisante, il en doutait plus que jamais. Si quelques jours auparavant il avait encore un peu despoir, ce soir là, il se dit quil ne chercherait plus à senfuir et quil accepterait son sort sans broncher, comme il lavait fait durant dix ans, après la mort de son seul ami. Il savait que sil avait pu séchapper une fois, cétait grâce à Shû, qui avait couvert sa fuite, cependant, il avait réellement réalisé lorsque Akujo lui en avait parlé, combien ladolescent quil était alors avait dû en souffrir. Aussi, aujourdhui, il navait plus le droit de lui infliger les mêmes supplices, non il nen avait pas le droit ! Cependant, si lui, perdait tout espoir de repartir de ce lieu pour sa terre dasile : la France, il nen était pas moins à tenter déchafauder un plan afin de faire partir Shû. Il ne voulait pas que le jeune homme reste ici non il fallait quil soit libre !
- Maître ?
Masa sursauta imperceptiblement avant de se retourner.
- Excusez-moi dêtre entré comme ça, mais jai frappé et vous navez pas répondu.
- Ca ne fait rien, le rassura Masa.
- Votre frère vous cherche.
- Merci, jy vais.
Masa sortit de sa chambre et se dirigea vers le bureau de son frère, accompagné des deux mêmes hommes étant venus le chercher en France. Il avait réussi à se faire à leurs présences silencieuses. Ces deux hommes faisaient presque partit du décors, pour lui.
- Vous mavez fait demander, Oniisama ? [5]
Kyoga, comme toutes les fois précédentes ne fit pas le moindre commentaire sur cette façon que son frère avant de sadresser à lui.
- Oui tu vas nous accompagner demain. Nous devons faire un échange de Masaru ! Tu mécoutes ?
- Oui.
- Bon je disais donc
Masa écouta dune oreille distraire ce que lui disait son frère, nenregistrant que linformation selon laquelle il devrait rester prêt à tirer à la moindre interaction entre les deux clans.
Plusieurs minutes plus tard, alors quil sortait et regagnait sa chambre, lun des hommes lui adressa un léger sourire avant de séloigner. Masa ne comprenait pas lattitude de cet homme, cependant, il navait aucune intention de sattarder à essayer de le comprendre et pressa le pas en apercevant Akujo prête à sortir de son aile.
- Akujo, attends !
La femme se retourna et lui sourit. Un sourire charmeur et enjôleur.
- Oui ? Je te manque tant que ça quand je ne suis pas près de toi ?
Masa ne répondit pas lui demanda :
- Shû et le petit Midori se connaissent ?
- Petit Midori ? Tu sais, il a quand même 23 ans ! Mais oui, ils se connaissent et son amis. Pourquoi ?
- Comme ça, pour savoir. Midori a visiblement très mal interprété certaines de mes paroles et Shû a eu lair de men vouloir à ce sujet.
- Je vois la fois où tu as apprit que cétait un garçon et ce quil faisait.
- Ha Tu étais au courant.
- Oui. Dailleurs, le pauvre sest persuadé que tu en avais parlé avec Shû et qualors, son ami avait été révulsé par ce quil faisait. Résultat, il a refusé de se nourrir pendant plusieurs jours.
Masa ne dit rien, mais se promis de sexcuser auprès du jeune homme.
- Maintenant, reprit Akujo, si tu veux bien mexcuser, je rentre chez moi. Je vais essayer une nouvelle recette et mon mari va me servir de cobaye.
Elle partit dun éclat de rire, ce qui fit sourire Masa.
- Bon appétit, lui dit-il alors quelle séloignait.
- Merci.
Masa retourna dans sa chambre, mais moins dune demi heure plus tard, il ressortit afin daller prendre une douche. Le temps rendait tout moite et poisseux et il ne supportait pas cette sensation sur son corps.
Sous la douche, il ferma les yeux et revit une nouvelle fois sa première rencontre avec Justine. Lui, cherchant la rue dun grand hôtel quil ne connaissait pas, et elle, accompagné de Solange, faisant des courses, sous un parapluie fleurie. Il regardait toutes les rues, à la recherche de la plaque qui lui indiquerait enfin quil était dans la bonne rue, les yeux, ne quittant quasiment jamais sa montre, étant donné quil avait déjà une demi heure de retard et que les membres de la Croix-rouge avec lesquels il avait rendez-vous pour une interview exclusive devaient commencer à simpatienter. Et cétait alors quil pestait contre lui-même pour avoir oublié : et son parapluie et son portable quelle sétait approché et lui avait demandé :
- Vous êtes perdu ?
Masa referma le robinet et la pomme de la douche cessa aussitôt de déverser leau. Puis, il sessuya rapidement, avant de se rhabiller.
- Oui Justine Je suis perdu. Justine Justine
Masa frappa rageusement le mur de son poing. Justine lui manquait, et cette pensée de ne plus jamais la revoir était si douloureuse quil navait aucun terme pour qualifier cette douleur. Pourquoi navaient-ils donc pas le droit dêtre ensemble et de saimer ? Qui avait donc décidé que leurs vies à tous les deux devaient se séparer ?
Plusieurs minutes plus tard, à peu près calmé, Masa sortit enfin de la salle de bain. Il sapprêtait à regagner sa chambre, lorsquil se dit vaguement que ceux en train de manger étaient particulièrement bruyants ce soir. Sans doute de par son métier, sa curiosité fit piqué au vif ce soir là, et il se rapprocha de la salle commune dans laquelle ceux qui le désiraient, pouvaient manger. Il savait que Shû ne mangeait jamais là, et de toute façon, ce soir là, le jeune homme était sortit. Masa chassa de son esprit le pourquoi de cette absence, et entra silencieusement dans la pièce.
- Allez, laisse-toi faire ! Après tout, pour toi, un homme, cest un homme, nest-ce pas ?
- Dépêches-toi Mû, quon puisse nous aussi en profiter.
- Mmm Oui
Le dénommé Mû glissa une main sous la chemise de Midori qui était maintenu par un autre homme, allongé sur le dos, sur une table. Masa ne sattendait pas à cela en entrant dans la pièce il était évident quil allait assister à un viol collectif sil ne se manifestait pas.
- Que faites-vous ? Dit-il soudain dune voix forte et autoritaire, alors quun autre homme venait de commencer à sattaquer au pantalon du jeune homme sur la table. Ce dernier adressa à Masa un regard noyé par les larmes.
Les rires grossiers et réflexions vulgaires cessèrent instantanément. Tous regardèrent Masa sétonnant de le voir à cet endroit.
- Lâchez-le ! Ordonna-t-il, profitant de leffet de surprise quil venait de réaliser.
Sans réfléchir, ceux à qui ils sadressaient desserrèrent leur étreinte et le jeune homme se releva.
- Viens ! Lui dit alors Masa, avant de le faire passer devant lui et de refermer la porte sur eux.
Midori suivit ensuite docilement lhomme et entra dans sa chambre sans y avoir été invité. Masa ne dit rien et se dirigea vers son armoire, après sêtre aperçu que la chemise du jeune homme avait perdue beaucoup de bouton. Il sortit du meuble lune de ses propres chemises et sapprocha du garçon, qui ne savait pas quoi faire. Masa lui tendit le vêtement, mais lautre ne réagit pas, aussi lhomme décida-t-il de le rhabiller lui-même. Il enleva donc la chemise ou plutôt ce quil en restait et sentit Midori frissonner légèrement.
- Naie pas peur, le rassura Masa. Ce nest pas ce que tu penses jamais je ne te toucherais de la même façon que ses rats !
Rassuré, le jeune homme se laissa habillé et sourit à Masa avant de lui adresser un timide « merci ».
~ ~ ~ ~ ~
Shû déposa une couronne de fleur, près des différents bouquets posés au pied de la pierre mortuaire gravée. Puis, un genou posé par terre, il ne pu empêcher des larmes de couler.
- Mon maître enfin Masaru-sama aurait voulu venir avec moi, jen suis sûr, mais cétait impossible
Le jeune homme parla de longue minutes, de tout et de rien, juste pour parler, nayant comme seul témoin le silence du cimetière dans lequel il se trouvait. Puis, il se releva et après avoir adressé un dernier regard à la plaque funéraire sur laquelle on pouvait lire Matsui Kuruma 25 avril 1969 27 juillet 1984, il partit en direction de sa voiture.
Fin du chapitre 5
A suivre...
[4] Konbanwa = Bonsoir
[5] Oniisama = Grand frère (dit de façon très, très respectueuse)
Note du fin de chapitre :
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve cette fin un peu triste, non ? Le moment dans le cimetière, je veux dire. Sinon, comment trouvez-vous Masa ? Il a été bien, non ? Parce que je sais que pas mal dentre vous ont été dégoûté de voir quil avait trompé Justine et donc, lont beaucoup moins aimé après ça alors, il est remonté dans votre estime ? Nhésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, svp ! Cest très motivant pour moi, et pas forcément uniquement pour cette histoire (ben oui, là, jai juste besoin de motivation pour corriger, vu quelle est finie).
A bientôt pour le prochain chapitre ^_^
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petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
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