Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net

~ ~ ~ Note de la fic : Laissez moi vous expliquer le pourquoi de cette histoire ^_^ Il y a quelques mois, j’ai organisé un concours sur mon site, mais je me demandais si les contraintes et le temps impartit permettaient vraiment de faire une bonne histoire ! Et voilà, j’ai donc moi aussi « joué » ! Mais je vous rassure, il m’était impossible de gagner. Je m’étais pourtant amusé à mettre cette fic sur mon site, comme les autres, mais je l’ai finalement enlevé, avec l’intention de ne pas la faire lire. Cependant, aujourd’hui, aller savoir pourquoi, je vous la fait lire. Peut-être pour avoir votre avis. En fait, j’ai l’impression que les personnes fréquentant mon site sont incapable d’apprécier autre chose que le yaoi… alors on va voir, ce que vous en pensez, car, même si j’ai toujours le même style dans cette histoire, elle n’est pas yaoi ! Certains personnages peuvent avoir des tendances (ou être) homosexuelles, cependant, ce n’est pas le but de l’histoire !
Si vous trouvez que l’histoire est un peu lente à démarrer, c’est sans doute normal, car elle compte plus d’une centaine de page au total. Mais je pense que le premier chapitre donne déjà un petit aperçu de comment sera la fic ^_^

Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!

PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on s’en fout complètement, c’était juste une petite précision comme ça). ~ ~ ~

 

Bon... ben... personne ne m'a rien dit pour le dernier chapitre... est-ce que ça veut dire que cette fic n'est pas lue ? Ou alors qu'elle n'est pas aimé ?

 

 

Le retour du passé

 

*** Chapitre 4 ***

 

 

 

Le lendemain

 

Masa, posté dans un recoin, d’où il pourrait atteindre sa cible, réfléchissait. Que pouvait-il bien faire pour ne pas tuer cet homme ? Comment faire pour fuir ce destin qui s’était amusé à le rattraper ? Près de lui, Shû semblait serein. A quoi pouvait-il penser à cet instant ? Masa n’en savait rien, et, il devait bien se l’avouer, s’en moquait éperdument.
Il avait déjà exécuté des dizaines de personne, plus ou moins connues, par le passé, cependant, jamais il n’avait tenté de discuter ou de contester les décisions qu’on prenait à sa place en lui choisissant ses cibles. C’était vrai, depuis l’enlèvement et la mort de Matsui, il n’avait jamais rien dit sur ces ordres. Cependant, aujourd’hui, il ne voulait pas faire ce qu’on lui imposait !

Il posa son regard sur l’homme qui devait ne plus être dans quelques minutes et le vit recevoir les encouragements d’une femme, d’une adolescente ainsi que d’une enfant : sa famille, en conclu Masa. Un homme, d’environ le même âge que celui qui devait mourir arriva tout essoufflé, suivit de deux femmes ; l’une étant beaucoup plus âgé que les autres.

-Maître ? Que regardez-vous ?

- Cet homme… comment…

- ?

- Non, ce n’est rien…

A l’heure dite, l’homme monta sur une estrade et commença son discours. De là où il était, Masa n’entendait pas ce qu’il disait, cependant, il sentait, au plus profond de son cœur que cet homme, cet homme qui avait été condamné par d’autres hommes comme son père, était quelqu’un de foncièrement bon. Cependant, il semblait que son destin avait été décidé à son insu.

Masa saisit son arme et la pointa en direction de l’homme, qui n’était plus à présent qu’un mort en sursis. Cependant, il ne pu s’empêcher de chercher du regard la femme et l’adolescente qui parlait avec l’homme quelques minutes auparavant. Celle-ci, ainsi que l’enfant et les trois autres personnes étant arrivées un peu plus tard, étaient assises au premier rang et semblait très émues par le discours prononcé par l’homme. Elles semblaient l’admirer et sans aucun doute l’aimer. Masa hésitait… Avait-il le droit de leur voler cet homme à qui elles semblaient aussi attachées ? Masa ne pouvait s’empêcher de voir en ces deux femmes Justine et Solange, bien que physiquement, elles ne se ressemblent pas du tout.

- Maître, que faites-vous ? On va se faire repérer ! Il faut tirer !

- Non… on ne doit pas… il ne faut pas… il…

- Il y a quelqu’un là haut ! Dit soudain l’un des vigiles de la surveillance de la salle.

- Nous sommes repéré, partons, dit alors Masa.

Shû devait protéger son maître… il fallait qu’il le protège… et pour ce faire, il n’y avait pas beaucoup de solution.

- Shû ! Viens !

Masa tentait de faire bouger le jeune homme, mais celui-ci le poussa légèrement en arrière avant de lui prendre son arme.

Il régla le viseur pour lui, pointa sa cible et sans le moindre tremblement, appuya sur la gâchette. Aucun coup de feu ne retentit grâce au silencieux, mais le corps qui tomba annonça qu’il n’avait pas raté son coup.

Masa regarda pétrifié la scène. Des dizaines de personnes criaient tout en s’approchant du corps inerte.

- Maître, venez !

Shû entraîna Masa par le bras, mais malgré son état de choc et tous les cris qui venaient de toute part, celui qui le brisa complètement fut un ‘OTOOSAN !!!!!!!!!’ [2] de l’adolescente qui était au premier rang. Son cri désespéré raisonnerait de nombreuses heures dans l’esprit de Masa.

Shû savait comment faire pour éviter tous les gardes et ils n’eurent aucun mal à retourner à leur voiture.

Shû démarra sans un mot ou un regard à Masa qui s’était assis sur le siège du passager.

Plusieurs minutes plus tard, le plus jeune des deux hommes se décida enfin à parler :

- Il fallait que je le fasse.

- Non… on n’est jamais obligé de tuer… surtout pas comme ça… il ne mettait pas ta vie en danger…

Shû freina brusquement et regarda Masa.

- Maître ! Vous ne comprenez pas ! Même si nous avions échappé aux gardes nous ayant repéré… je… je ne pense pas que vous auriez réchappé à la mort chez vous… pour trahison…

- Shû…

- Je ne veux pas que vous mouriez, alors pour moi, c’était cet homme ou vous. Et j’ai choisi que ce serait lui qui mourrait et pas vous !

- Shû… ce que tu me dis me fais plaisir quelque part, cependant… n’oublie jamais ceci : le sang que nous faisons couler entraîne automatiquement des larmes.

- Pardon ?

- Tu as tué cet homme… tu as fais couler son sang… mais sais-tu combien de larme seront versées à cause de cela ?

- …

 

~ ~ ~ ~ ~

Au même moment, en France, Sylvain allait prendre son petit déjeuner lorsqu’on lui dit que son père était repartit très tôt le matin.

- Comme d’habitude, quoi, grommela-t-il.

Lorsqu’on lui eu servit son repas, il alluma la télévision afin d’avoir un peu de bruit pendant qu’il mangerait. Cependant, alors qu’il zappait et passait sur une chaîne d’information, il fit tomber sa tartine beurré dans son café.

‘… après ce tragique événement, c’est tout le Japon qui semble bouleversé. Mireille, vous êtes notre correspondante en direct dans le pays du soleil levant, pouvez vous nous en dire plus ?’

‘Effectivement, je me trouve en ce moment même sur le lieu du drame, cependant, pour l’instant, la police refuse de se prononcer. Mais M. Reiji Kotaro, le frère du défunt a accepté de dire quelques mots à l’antenne.’

Un homme s’approcha près de la journaliste venant de parler et pris le micro en tremblant légèrement. Ses yeux étaient rougit par les larmes, et il semblait sur le point de recommencer à laisser libre court à sa tristesse, cependant, il n’en fut rien et il parla d’un ton calme et posé. Ses paroles furent, bien entendu traduites simultanément :

- Je n’aurais jamais pu penser que quelqu’un pourrait comploter contre mon frère, car croyez-le ou non, il n’y avait rien de mauvais en lui. Vous penserez sans doute que je laisse mon cœur dicter mes paroles, car je suis son frère, cependant, il n’en est rien. Aujourd’hui, en tuant mon frère, Kojiro Kotaro, c’est un père, un frère, un mari, un fils ainsi qu’un bienfaiteur qui est mort ! Je peux déjà vous dire que ça prendra le temps qu’il faudra, mais nous retrouverons son assassin et il devra payer !

Une adolescente se rapprocha de l’homme et accepta de parler elle aussi :

- Ce n’était pas vraiment mon père… en fait, le mien est mort quand j’étais bébé mais je n’ai jamais eu l’impression qu’il me manquait car papa… enfin… mon beau-père a toujours été un véritable père pour moi… et même après qu’il ait eu une fille avec ma mère, il ne m’a jamais délaissé… et moi… je l’aimais comme s’il était mon père…

La jeune fille ne pu rajouter un mot et se réfugia dans les bras de son oncle tout en sanglotant.

La journaliste s’avança parmi la foule et fit faire des gros plans sur les visages de la femme, la mère et la sœur du défunt.

Tout le monde autour, même sortit de la famille se lamentait et ne se souciait pas des larmes qu’ils laissaient tous couler.

‘Comme vous pouvez le voir Francis, c’est ici une véritable tragédie et il a d’ailleurs été décidé que demain serait déclaré comme étant une journée de deuil national, aussi, les écoles et tous les lieux publiques seront fermés.’

‘Merci Mireille. C’était donc un reportage réalisé par Mireille Arthur, en direct du Japon. Je vous rappelle donc l’information principale de cette édition, Kojiro Kotaro vient d’être assassiné alors qu’il présentait son nouveau programme d’implantation de pompes dans certains pays d’Afrique, souffrant d’un manque considérable d’eau.’

L’émission se termina par des images montrant l’homme à présent mort à différente période de sa vie. On pouvait ainsi le voir, sur les dernières, fêter son anniversaire, entouré de sa famille.

Sylvain, qui avait rencontré une fois cet homme, lors d’un congrès international auquel il avait assisté avec son père, fut encore plus ému que tout ceux qui apprirent sa mort, mais qui ne l’avait pas vu en chair et en os. Mais, le jeune homme se souvint plusieurs fois de ce qu’avait dit l’adolescente au sujet de cet homme.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Melinda et Dave se frayèrent un passage parmis la foule grandissante de minute en minute. Cependant, la carte de police de Dave aidant, ils eurent tôt fait de rejoindre les policiers et différents journalistes sur les lieux du crime.

- Mireille !

Melinda fit de grand geste vers l’autre jeune femme. Cette dernière arriva rapidement près des deux amis.

- Melinda ? Dave ? Mais… que faites-vous ici ?

- On est sur une enquête.

- Ha ?

- Qu’est-ce que tu sais ? Enchaîna rapidement Melinda.

- Toujours la même, hein ? Tu veux tout savoir, et tout de suite !

- Que veux-tu, on ne se refait pas.

- Viens par là, dit alors l’autre journaliste en entraînant la jeune femme un peu à l’écart.

- Alors ? Raconte, qu’est-ce que tu sais ?

- Ca va, ça va, je vais te parler ce que j’ai entendu dire. Il parait que la balle ayant entraîné la mort de Kojiro Kotaro est du même type que celle ayant tué plusieurs personnalités à une période.

- Je ne comprends pas… ça veut dire que ça faisait un moment que ça ne s’était pas produit ?

- Tu sais comme moi que tous les bons tueurs ont une façon toute particulière de ‘signer’ leurs crimes.

- Oui, bien sûr… alors ?

Mireille sortit un carnet de sa poche et traça quelque trait dessus.

- Voilà, ça c’est une balle du même calibre que celle ayant tué notre homme.

- Hum, hum… et ?

- Celle qui l’a tué a une rayure comme ça, expliqua la jeune femme en traçant un trait à la verticale de la balle.

- Il y a une raison ?

- Je sais que celui ayant mener les investigations il y a de cela plusieurs années avait d’abord pensé que l’arme du tueur était endommagé, cependant, il semblerait que ça ne soit pas le cas.

- Ha ? Ca veut dire que le tireur fait lui-même ces marques ?

- Tout à fait ! C’est ça ‘griffe’, si on veut. Il doit ainsi défier la justice.

- Je vois… et pour ce qui est des meurtres similaires…

- En fait… il n’y en a pas eu de ce type durant les dix dernières années.

- Quoi ?

- Comme je te le dis, pendant dix ans, aucun crime de ce genre n’a eu lieu. Il y en a eu un peu partout dans le pays durant environs dix ans, puis, plus rien pendant les dix années suivantes… et voilà que ça recommence…

- Hum… ok… Merci pour les infos !

Melinda s’éloigna avec un signe de main et trouva Dave examinant l’emplacement où le corps s’était écroulé.

- Tu as découvert quelque chose ? Demanda la jeune femme.

- Pas grand-chose, si ce n’est l’endroit d’où le l’assassin a dû tirer.

- Et ça nous avance à quelque chose ?

- Pas vraiment, viens !

Melinda se laissa entraîné par son ami vers la sortie.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Il faut que tu découvres sur quelle piste ils étaient il y a quinze ans !

- Hein ? Mais pourquoi ?

- Parce que j’ai entendu certains journalistes français et américain présent sur les lieux parler de meurtres similaires il y a plusieurs années.

- Je peux savoir ce que tu as en tête ?

- Disons que… mon intuition me fait dire qu’il y a un rapport entre notre enquête et celle-ci.

- Pourquoi ça ?

- Cette histoire de dix ans sans ces assassinats m’intrigue… c’est tout.

Melinda fit une moue boudeuse.

- Quoi ?

- Je pensais t’apprendre beaucoup de chose, mais en fin de compte, tu sais déjà tout !

- Désolé, lui dit alors son ami avec un sourire.

- Au fait, pourquoi est-ce que c’est moi qui dois découvrir sur quelle piste ils étaient ?

- Parce que d’après ce que j’en ai compris, c’est un homme qui menait l’enquête… alors, je pense que tu pourras plus facilement le faire parler.

La jeune femme se mit à rire et accepta.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Justine relu une nouvelle fois le message qui lui avait été laissé pour son arrivé à l’hôtel. Elle craignait que l’homme lui laissant des informations au compte gouttes ne se joue d’elle, cependant, elle n’avait pas d’autre choix que de lui faire confiance.

Elle alluma le petit poste de télévision placé dans sa chambre et grâce au satellite que possédait l’hôtel, elle pu trouver un film en français. Cependant, ce film, étant une comédie dramatique dans lequel deux amants étaient voués à ne jamais vivre ensemble, elle décida que ce n’était pas le moment pour elle de regarder ce genre là, aussi, changea-t-elle de chaîne et tomba-t-elle sur les informations. C’est à ce moment là qu’elle appris la mort de Kojiro Kotaro. Elle n’en croyait pas ses oreilles ! Elle se souvenait que lorsque ses élèves lui avaient demandé s’il existait à leur époque des hommes ou des femmes connu qui tentaient d’être des bienfaiteurs pour les autres, elle avait entre autre cité le nom de cet homme. Quel genre de personnes abjectes avaient bien pu faire disparaître cet homme ? Justine bouillonnait et n’aurait pas donné très cher de la vie des assassins si elle les avait eu en face d’elle. Elle était de ce genre de femme, douce et délicate, qui peuvent devenir de vraies furies lorsqu’elles sentent que la justice est menacée.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Ce soir là, Masa ne trouvant pas le sommeil, se releva en pleine nuit. Les images de l’après-midi lui revenaient sans cesse en mémoire. Il ne savait pas comment s’en débarrasser… Il déambula le long des couloirs et ses pas le menèrent finalement dans l’un des jardins éclairés la nuit. Là, il aperçu Midori admirant un pare terre de fleurs. Cependant, lorsque celui-ci releva la tête et que son regard croisa celui de Masa, il tourna les talons afin de ne pas avoir à lui faire face.

- Il est assez farouche, fit alors une voix féminine près de l’homme.

- Qui … ?...

Commença Masa en se retournant. Cependant, le reste de sa question mourut au fond de sa gorge. Une femme, habillée à la mode traditionnelle se tenait près de lui, un sourire aux lèvres.

- Je n’avais pas encore eu l’occasion de te saluer, rajouta la femme sans cesser de sourire.

- Akujo… [3] Murmura l’homme.

- Je t’ai manqué ? Rajouta celle-ci en enroulant ses bras autour du cou de Masa.

- …

La femme eut un petit rire avant de poser ses lèvres dans le cou de Masa. Celui-ci s’en voulu d’apprécier ce genre de démonstration. Il n’avait pas le droit d’accepter ce que cette femme semblait prête à lui offrir… cependant, son corps, à cet instant semblait plus parler que son cœur. Akujo continuait sans aucune pudeur à embrasser l’homme qui venait de refermer ses bras sur elle. Ses caresses se faisaient de plus en plus pressantes et impatientes.

- Allons dans ta chambre… Murmura-t-elle alors entre deux baisers.

Masa acquiesça et entraîna cette source de tentation qu’était Akujo vers sa chambre.

- Tu m’as manqué, susurra cette dernière en déboutonnant la chemise de son futur amant de la nuit.

L’homme ne répondit rien et se laissa faire. Lorsqu’ils se retrouvèrent tous les deux allongés sur le lit, dénudés, Masa ferma les yeux. Celle qu’il rêvait de serer contre lui de la façon dont il enlaçait Akujo avait la peau beaucoup plus pâle, et ses cheveux étaient beaucoup moins sombres. Cette nuit-là, il ferait l’amour à une femme, mais en aimerait une autre.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Akujo se rhabilla et sortit silencieusement de la chambre. Tout en traversant les couloirs, et rejoignant ses propres appartements – ou plutôt, ceux qu’elle partageait avec son époux – elle se recoiffa rapidement, d’un geste rapide et précis. Cependant, si normalement elle faisait très attention à sa chevelure, qu’elle savait magnifique, cette nuit là, elle ne pensa même pas à ne pas trop les tirer. Non… elle repensait à ce prénom qui s’était échappé des lèvres de son amant. Elle avait souvent fait l’amour avec lui par le passé, mais jamais encore il n’avait été aussi tendre. Jamais il ne lui avait montré autant d’affection, et peut-être même d’amour. Pourtant, lorsqu’il avait murmuré un nom avant de s’endormir, ce n’était pas le sien. Non, c’était celui d’une autre.

- A qui es-tu donc fait l’amour cette nuit ? A moi ? Ou à cette… Justine ? Murmura Akujo avant d’entrer chez elle.

Son mari, l’un des hommes de main du chef de famille ne dormait pas. Il était assis dans un fauteuil, et lisait le journal lorsqu’elle poussa la porte.

- Tu rentres tard, fit-il simplement remarquer en voyant sa femme arriver.

- Tu ne dors pas ? Lui demanda t-elle alors, pour couper court à toute tentative de demande d’explication quand à l’heure tardive… ou plutôt matinale, à laquelle elle arrivait.

Cependant, l’homme, Ryû Matsuka n’avait absolument pas projeté de demander quoique se soit à son épouse et se leva simplement après avoir vaguement répondu qu’il n’avait pas sommeil.

Akujo le suivit dans la chambre à coucher et s’endormi rapidement, sans cesser de penser à Masa, qui, bien qu’il soit revenu, ne semblait absolument pas être ici.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Akujo-san ?

La femme se retourna vers son mari afin de voir ce qu’il voulait.

- Oui ?

- Tu rends visite à ton père aujourd’hui ?

- Comme tous les mercredi, pourquoi cette question ?

- Tiens, c’est pour lui.

Ryû déposa entre les mains de sa femme un panier rempli d’abricot.

- Merci, lui dit-elle alors simplement.

Dans le taxi devant la mener à l’hôpital dans lequel son père était soigné, elle ne put s’empêcher de s’étonner. En effet, quelques jours avant, elle se souvenait avoir dit à Shû que son père avait toujours aimé manger des abricots, et que depuis quelques semaines, il ne cessait de lui en réclamer. Elle ne savait pas que son mari avait entendu, et elle se doutait encore moins qu’il allait lui-même en acheter pour qu’elle les emmène.

- Aku-chan… qu’elle bonne surprise. Dit le vieil homme en souriant.

- Papa, je viens tous les mercredi à la même heure… je suis sûre que tu m’attendais, dit-elle d’un ton grognon avant de s’asseoir près de son père, sur une chaise.

L’homme sourit une nouvelle fois et ne releva pas la remarque de sa fille.

- Tiens, de la part de Ryû !

Reprit-elle ensuite en tendant le panier à son père.

Celui-ci eut un sourire encore plus rayonnant et dit entre deux bouchées : « un bien brave homme, ton mari ». Akujo se demanda un instant si l’on pouvait vraiment qualifié un tueur de ‘brave homme’, cependant, elle ne dit rien et se contenta de sourire en voyant le bon appétit dont faisait preuve son père face à son fruit préféré.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Grégory préparait à manger pour Solange et lui lorsque la sonnette retentit. L’adolescent s’empressa d’aller ouvrir et eut la surprise de se retrouver nez-à-nez avec Sylvain.

- Salut, lui dit alors l’aîné des garçons.

- Salut.

- Hé ben… c’est glacial comme accueil ! Mais je te rassure, je ne reste pas longtemps. Tiens – Sylvain mit un sac en plastic entre les mains de son ami – c’est ce que Solange avait laissé. Comme promis, je lui ai acheté. Et ça… – le jeune homme fouilla dans la poche arrière de son jean – c’est un petit cadeau supplémentaire.

- C’est quoi ? Demanda alors l’adolescent en prenant la pochette que lui tendait Sylvain.

- Je viens de te le dire : ‘c’est un petit cadeau’ !

Le jeune homme repartit vers sa voiture, mais se retourna une nouvelle afin de préciser :

- J’exige que vous m’appeliez TOUS les jours ! C’est clair ?

- Heu… oui… très… Répondit Grégory, ne comprenant pas vraiment ce que son ami venait de lui dire.

Cependant, lorsqu’il ouvrit finalement la pochette qu’il tenait, une fois que la voiture de Sylvain eut disparut de son champ de vision, il comprit. En effet, à l’intérieur, en plus des divers prospectus sur le pays, se trouvaient deux billets d’avion pour le Japon. Les dates indiquées sur les billets lui indiquèrent que Solange et lui allaient partir trois semaines dans le pays de Masa. De plus, Sylvain leur avait même réservé l’hôtel (un excellent hôtel, d’ailleurs, au vu des photos dans la pochette). Leur ami n’avait pas non plus oublié de joindre une autorisation écrite de sa main afin de leur permettre de sortir du pays bien qu’ils soient mineurs encore tous les deux. Il n’avait d’ailleurs pas oublié de joindre l’attestation faites l’année d’avant, dans laquelle Justine déclarait Sylvain responsable de Solange lors de son absence (elle avait dû accompagner une classe lors d’un voyage scolaire), ainsi que celle rédigé par les parents de Grégory.

L’adolescent se précipita dans la maison pour annoncer la nouvelle à son amie.

- Solange !!!! Tu es où ?

- Dans la salle de bain, lui répondit la jeune file. Je me lave les cheveux.

Le garçon monta les escaliers quatre à quatre et entra, sachant très bien que l’adolescente laissait toujours la porte ouverte lorsqu’elle se lavait les cheveux.

- Regarde !!!!

Lui dit Grégory en brandissant la pochette, lorsqu’elle se retourna vers lui.

- C’est quoi ? Lui demanda-t-elle alors, ne comprenant pas l’état d’effervescence dans lequel se trouvait le garçon.

- Sylvain nous paye tout pour aller au… JAPON !!!!!! Cria le jeune homme, tant il était excité.

- Hein ?

- Au Japon ! On va au Japon !!!!

Il fallu plusieurs minutes à Solange pour réaliser l’annonce que venait de lui faire son meilleur ami. Mais lorsqu’elle s’en rendit compte, elle laissa exploser sa joie. Elle allait pour partir à la recherche de Masa !

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Sur le chemin le reconduisant chez lui, Sylvain ne pu s’empêcher d’être très satisfait de lui-même. S’il s’était finalement décidé pour cela, c’était parce qu’il avait enfin compris en entendant les dires de la fille de Kojiro Kotaro : son amie aimait Masa comme un père, et pas d’une quelconque autre façon.

- J’espère que tout va bien se passer… Soupira-t-il tout de même en stationnant sa voiture.

Il aurait bien voulu les accompagner, cependant, son père l’avait appelé le matin même afin de lui dire qu’il voulait lui présenter ‘quelqu’un’ et qu’il ne pouvait donc pas partir pour le moment. Sylvain savait très bien que le ‘quelqu’un’ en question devait être la nouvelle petite amie de son père, cependant, il n’avait fait aucun commentaire lorsque son père lui avait annoncé la nouvelle.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Maya ???

Melinda avait du mal à croire que la jeune japonaise se tenait devant elle. Elle était pourtant persuadée que l’interprète ne serait pas revenue. Depuis deux jours que la jeune femme et elle-même avaient été suivies dans le musée, Maya n’était pas reparu, et Melinda en avait donc conclu que ses certitudes quant à son absence étaient fondées. Cependant, c’était bien la jeune japonaise qui l’attendait en bas de l’escalier qu’elle empruntait pour descendre à la réception.

- Je suis navrée de ne pas être venue depuis deux jours.

- Je pensais que vous ne reviendriez plus.

- Il ne fallait pas. Je vous ai dit que je vous servirais d’interprète et je le ferais.

Melinda sourit, ravie.

- Où allons-nous ? Demanda alors Maya tandis que l’américaine confiait sa clef au réceptionniste.

- Au commissariat. Je pense avoir trouvé quelqu’un qui pourra nous aider sur l’affaire du tueur.

- Le tueur ? Quel tueur ? Demanda alors Maya, perdue.

Melinda lui expliqua la situation, tout en marchant d’un pas rapide à travers les rues. Maya écoutait, attentive, afin de bien comprendre la situation nouvelle.

- Au fait, reprit Melinda après avoir fini ses explications, où étiez-vous ? Vous avez eu un problème ? J’ai pensé que vous aviez peur, mais ça n’avait pas l’air d’être le cas.

Maya ne répondit pas tout de suite et laissa quelques secondes s’écouler avant de prendre la parole.

- … Ma mère a mis mon petit frère dehors.

- Ha ? Mais… Pourquoi ?

- … Il a mis sa copine enceinte… alors quand ma mère l’a appris, elle lui a interdit de rentrer à la maison. Il est donc venu chez nous. Mon mari et moi sommes donc allés trois fois voir ma mère pour essayer de la calmer, mais rien à faire… Pour l’instant, il va rester avec nous, mais pour aller à l’école, ça fait loin.

- Vous habitez loin de chez votre mère ?

- Nous mettons une heure et demi pour y aller en voiture.

Melinda ne su quoi rajouté. Devait-elle prendre la défense du frère de la jeune femme ? Ou alors dire autre chose ? Pour une fois, elle ne savait pas.

- Vous savez… je désapprouve ce que Kei, c’est mon frère, a fait, mais il reste quand même mon petit frère. Et je pense qu’il est le plus embêté… parce qu’il est évident qu’il ne va pas abandonner sa copine maintenant, mais être père à seize ans… c’est un peu jeune, vous ne trouvez pas ?

- Si. Nous sommes arrivées ! Rajouta l’américaine lorsqu’elles furent devant les portes du commissariat.

Maya ne dit rien et suivit l’autre femme dans l’enceinte du bâtiment.

Plusieurs heures plus tard, Maya avait du mal à tout traduire tant les policiers voulant apporter des précisions à Melinda était nombreux et les informations étaient diversifiées.

Soudain, Melinda demanda à tout le monde de se taire. Elle avait fait preuve de tellement d’autorité que la jeune interprète n’eut même pas besoin de traduire. Melinda, tout de même un peu gênée d’avoir donné un ordre a un groupe d’homme, qui ne devait certainement pas avoir l’habitude de se faire commander par une femme reprit plus calmement :

- J’ai entendu quelqu’un dire ‘Matsui’. Qui est-ce ?

Maya n’eut pas besoin de poser la question, car elle répondit :

- Cette histoire a beaucoup fait parlé d’elle. A l’époque, je n’avais que sept ou huit ans, mais je m’en souviens très bien. Matsui avait quinze ans lorsqu’il s’est fait enlever et assassiné.

- Excusez-moi, mais je ne comprends pas… ça doit être assez fréquent, non ?

- Pas vraiment, car dans ce cas là, on n’a trouvé aucune façon de comprendre pourquoi il s’était fait enlevé. Surtout qu’on ne peut pas dire que c’est parce qu’il était petit et frêle, que d’autres l’ont enlevé pour s’ ‘amuser’. De plus, il n’y a eu aucune demande de rançon alors que ses parents viennent d’une classe plutôt aisé.

Melinda écoutait avec attention ce que lui racontait la japonaise et mémorisait tout.

- Finalement, Matsui est entré dans les légendes du lycée dans lequel je suis allée quelques années plus tard. Certaines histoires disent qu’il s’est battu jusqu’à la mort pour protéger sa fiancée, d’autre qu’il n’a pas voulu rejoindre un gang et qu’il a donc préféré mourir que de perdre son intégrité, etc… aucune ne doit être vrai, mais il fait partit de ces gens, partit trop tôt qui font parler d’eux une fois mort…

Melinda allait poser une question lorsque deux policiers se mirent à parler en même temps. Si l’américaine avait déjà appris à comprendre les rudiments de base de la langue, à cet instant, elle ne comprenait même pas un son et se rendit compte que Maya devait faire un effort pour suivre le cours de ce qu’ils disaient.

- Que disent-il ? Que disent-ils ? Répéta plusieurs fois Melinda.

Plusieurs minutes plus tard, Maya, choquée, expliqua à la jeune femme qu’on venait de lui apprendre que la balle ayant entraînée la mort de l’adolescent était elle aussi ‘marqué’.

- … la marque à l’horizontale de la balle… ?... Demanda l’américaine afin d’être sûre qu’elle avait bien compris.

- Oui… Répondit l’interprète. C’est pour cette raison qu’ils ont commencé à enquêter en suivant cette piste, cependant, d’après ce qu’on vient de m’expliquer, la famille n’a jamais vraiment été très réceptive et ils n’ont pas pu en tirer grand-chose.

- Je les comprends… ils ont dû se murer dans leur silence et leur douleur… qui pourrait leur en vouloir ?...

- Vous avez l’air de bien connaître le phénomène, fit remarquer la japonaise.

- C’est exact, je suis journaliste, et de plus, je suis toujours Dave dans ses enquêtes, alors des parents ayant perdu un enfant, une sœur ayant perdu son frère, un frère pleurant une sœur, une femme agonisant suite à la disparition de son mari, et tout ce genre de cas de figure, je ne les connais que trop bien. A chaque fois, la douleur est identique et pourtant tellement différente… les gens enterrés dans leur propre tragédie familiale souffrent seuls en pensant que personne ne peut les comprendre… et bien malheureusement, c’est la vérité, personne ne peut les comprendre… on ne peut qu’essayer de leur de leur apporter un peu de soutient et de chaleur…

Personne ne comprenait, hormis Maya, cependant, tous écoutaient dans un silence quasi-religieux.

 

~ ~ ~ ~ ~

- Matsuka-san, excusez-moi, mais nous avons un problème.

Akujo se retourna vers la vieille femme l’ayant accostée alors qu’elle s’apprêtait à rentrer chez elle.

- Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle alors.

- C’est Midori… il refuse de s’alimenter.

- Quoi ?

- Cela fait deux ou trois jours qu’il refuse de manger.

- Quelqu’un est au courant ?

- Nous, je n’en ai pas encore parlé… je pense que ce serait mieux si vous arriviez à le convaincre…

Akujo ne répondit pas et repartit dans la direction opposée. En effet, il valait mieux qu’elle réussisse à le convaincre de manger, sinon, elle ne savait, et préférait rester dans son ignorance, ce qu’on pourrait lui faire pour l’obliger à s’alimenter. Moins de deux minutes plus tard, elle frappait à la porte avant d’entrer, sans même en avoir reçu l’autorisation, dans la chambre du jeune homme.

- Akujo-san ! Le regard de Midori s’empli de bonheur en voyant la femme dans sa chambre.

- Hé bien… qu’est-ce que j’apprends ? Tu refuses de manger ?

Midori ne répondit pas et tendit ses bras fins et pales dans la direction de Akujo, cependant, contrairement à l’habitude, celle-ci ne s’approcha pas du lit, pas plus qu’elle ne fit le moindre geste tendre dans la direction de Midori. Celui-ci, déçu, tenta tout de même une tentative pour sortir de son lit, cependant, ses journées de jeûne le rappelèrent à l’ordre et il s’écroula par terre, à genoux. Il pensait que la femme dans sa chambre allait venir l’aider à se relever, cependant, aucun mouvement ne se fit et lorsqu’il releva la tête, il ne rencontra qu’un regard dur de reproche.

- Tu… es fâchée… Akujo-san… Demanda le jeune homme au bord des larmes.

- Tu penses peut-être que je n’ai pas de raison de l’être ? Lui répondit-elle d’un ton glacial. Cependant, malgré l’air détaché qu’elle tentait d’adopter, elle s’approcha et tendit une main en direction de Midori.

- Merci… Murmura celui-ci en se relevant.

- Et maintenant, explique-toi ! Pourquoi refuses-tu de manger ?

- Je… je n’ai pas faim…

- Ben voyons… Tu te fiches de moi ?

- … non…

- Maintenant, ça suffit ! Tu dois manger ! Pour l’instant, tu as de la chance, personne ne sait que tu ne manges pas. Mais imagines ce qui se passera quand Kyoga ou son père le sauront. Tu crois peut-être qu’ils te laisseront agir ainsi à ta guise ?

Midori eut un léger sourire que la femme ne su comment interpréter.

- Si tout pouvait s’arrêter… Le jeune homme pensait que Akujo n’avait pas entendu, cependant, la gifle magistrale qu’elle lui administra lui prouva le contraire.

Il recula, la joue endolorie et regarda la femme, encore plus perdu qu’il ne l’était.

- Comment oses-tu dire de telles choses ? Tu veux mourir, c’est ça ? Akujo criait et ne cherchait absolument pas à se contenir.

- Pourquoi je n’aurais pas le droit de penser et d’espérer ça ?

- ‘Espérer’ ?

- Dis-moi à quoi ça sert de vivre comme ça ? Dis-moi Akujo-san ! Je veux savoir à quoi ça sert… à quel genre d’espoir ais-je donc droit à part celui de la mort ?

- Tu n’as pas le droit de dire ça… Murmura la femme.

- Pourquoi ? Pourquoi je n’ai pas le droit ? Je ne sers à rien… personne n’a besoin de moi.

- Ce n’est pas vrai… Tu…

- … c’est vrai… ce n’est pas vrai… je sers à faire faire des affaires aux maîtres de ces lieux… je sers à assouvir les besoins sexuels d’hommes, et…

Une deuxième gifle le coupa et le fit tomber par terre. Cette fois-ci, Akujo ne cria pas… non, c’était des larmes qui s’écoulaient de ses yeux. Depuis des années que Midori connaissait la femme, il ne l’avait encore jamais vu pleurer. Il se releva, sentant qu’il était coupable des larmes de cette femme sur qui Shû et lui avaient toujours pu s’appuyer, s’approcha lentement d’elle avant de se blottir dans ses bras.

Celle-ci garda le garçon dans ses bras de nombreuses secondes avant de le décoller légèrement d’elle, de passer une main sous son menton et d’ainsi, l’obliger à lui faire face. Les yeux dans les yeux, elle lui parla, d’une voix douce et tendre, comme les mères savent en avoir pour leurs enfants, car c’était effectivement ce qu’elle représentait pour Midori : une mère.

- Tu n’as pas le droit de penser comme ça… penses-tu que Shû et moi serions heureux de ne plus t’avoir ? Je suis sûre qu’il y a de l’espoir pour toi… je t’ai fait une promesse un jour, tu t’en souviens ?

- …

- Est-ce que tu t’en souviens ?

- … oui…

- Alors, ne désespère pas, un jour, tu sortiras et tu iras loin de ses murs qui te gardent prisonnier, et je te promets que ce ne sera pas pour aller rejoindre un de ces vieux vicelards dans son lit.

Midori se réfugia une nouvelle fois dans les bras de la femme. Elle savait le rassurer et lui donner un peu d’espoir, cependant, il n’y croyait plus vraiment.

- … mais… Shû… Masaru-sama…

Akujo fit répéter le garçon car elle n’avait pas tout entendu.

 

Fin du chapitre 4

A suivre...

 

 

[2] Otoosan = papa (en Japonais)

[3] Le prénom Akujo, signifie littéralement : « femme fatale »

 

Note du fin de chapitre :

ALLO ???? Quelqu'un a lu jusqu'au bout ??? Vous me faites un petit commentaire, s'il vous plait ????

 

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Chapitre 5

 

 

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