Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net

~ ~ ~ Note de la fic : Laissez moi vous expliquer le pourquoi de cette histoire ^_^ Il y a quelques mois, j’ai organisé un concours sur mon site, mais je me demandais si les contraintes et le temps impartit permettaient vraiment de faire une bonne histoire ! Et voilà, j’ai donc moi aussi « joué » ! Mais je vous rassure, il m’était impossible de gagner. Je m’étais pourtant amusé à mettre cette fic sur mon site, comme les autres, mais je l’ai finalement enlevé, avec l’intention de ne pas la faire lire. Cependant, aujourd’hui, aller savoir pourquoi, je vous la fait lire. Peut-être pour avoir votre avis. En fait, j’ai l’impression que les personnes fréquentant mon site sont incapable d’apprécier autre chose que le yaoi… alors on va voir, ce que vous en pensez, car, même si j’ai toujours le même style dans cette histoire, elle n’est pas yaoi ! Certains personnages peuvent avoir des tendances (ou être) homosexuelles, cependant, ce n’est pas le but de l’histoire !
Si vous trouvez que l’histoire est un peu lente à démarrer, c’est sans doute normal, car elle compte plus d’une centaine de page au total. Mais je pense que le premier chapitre donne déjà un petit aperçu de comment sera la fic ^_^

Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!

PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on s’en fout complètement, c’était juste une petite précision comme ça). ~ ~ ~

 

Bonjour tout le monde. Désolée pour l'attente pour ce chapitre, mais je n'ai vraiment pas le temps en ce moment... même pour me décider à essayer de corriger un chapitre, c'est pas évident... d'ailleurs, vraiment personne pour m'aider ???

Alors, dans ce chapitre... ben non, je ne vous dirais rien ! lol

J'vous laisse lire, mais avant, je remercie Noéru pour sa review ^_^  Ca me fait vraimen très, très plaisir ^_^

 

 

Le retour du passé

 

*** Chapitre 3 ***

 

 

- Comment te sens-tu Midori ? Ca va mieux ?

L’interpellé se releva à moitié sur son lit et adressa un sourire fatigué à Shû, venu lui rendre visite.

- Ca fait longtemps que tu n’es pas passé, reprocha gentiment Midori de sa voix fluette.

- C’est vrai, pardonne-moi.

- Ne t’excuse pas, je plaisantais.

Shû s’assis sur le lit et passa une main sur le front du jeune homme alité.

- Tu n’as plus l’air d’avoir de fièvre, reprit l’étudiant en laissant jouer ses doigts langoureusement dans des mèches rebelles de son vis-à-vis.

- Tu veux me recoiffer ?
Plaisanta Midori en souriant.

Shû se mit à rire mais s’arrêter rapidement en voyant que son ami avait prit un air triste.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Heu… rien, rien…

- Midori, dis-moi…

- Ce n’est rien, je t’assure.

- Midori…

- … je… je ‘travaille’ ce soir.

- Ha…

- …

- … avec qui ?
Demanda Shû plusieurs minutes plus tard.

- Rakushaya-sama, répondit le jeune homme dans un souffle.

Shû ne fit aucun commentaire, bien qu’il bouillonne intérieurement. Il savait très bien dans quel état il retrouverait son ami, après cette nuit.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Dave ?

- Mmm ?

Le jeune homme releva la tête vers son amie alors que celle-ci s’asseyait sur le bras du fauteuil dans lequel il se trouvait.

- Pourquoi avoir accepté cette mission, si tu es persuadé que ce n’est qu’un yakuza qui n’a fait que se moquer et se jouer de tout le monde ?

- Je n’en sais rien.
Répondit le métis avec franchise.

- Tu es sûr ?

- En fait… c’est peut-être parce que cette femme… Justine… semble ne rien vouloir en croire au sujet de cet abandon. Je vais lui prouver que son petit ami n’a en fait, jamais existé !

Melinda se releva avec un soupire.

- Quoi ?
Lui demanda alors son ami.

- Tu pars avec un a priori ! Tu ne pourras pas mener une enquête correctement de cette manière.

- Peut-être... tu as sûrement raison…

- Tu devrais laisser tomber ! Tenter de retrouver quelqu’un en étant sûr que cette personne n’a jamais existé, c’est ridicule !

- … je ne peux pas…

- Pourquoi ?
Demanda la jeune femme en se retournant vers son ami.

- Parce que peut-être que l’homme dont m’ont parlé monsieur Méridien et Justine existe. Je suis persuadé du contraire, mais jusqu’à ce que j’ai la preuve que mes pensées sont fondées, je chercherai ‘leur’ Masa.

Melinda sourit et alla se coucher. Finalement, son ami n’avait aucune intention de bâcler son enquête et elle en était rassurée.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Quelques jours plus tard :

 

Seule dans sa chambre, Justine regardait les albums photos qu’elle avait étalés sur son lit. Dans les plus anciens, une figure prédominait, c’était sa petite sœur. On pouvait la voir à chaque âge, posant pour divers événements ou tout simplement parce que Justine lui avait demandé de regarder l’appareil. Sur les derniers que la jeune femme avait fait, il y avait aussi beaucoup de photo de Grégory ainsi que de Masa.

- Masa…

Dit-elle du bout des lèvres, avant que celles-ci ne se mettent à trembler, signe qu’elle allait se mettre, ou plutôt, se remettre à pleurer. Elle s’étendit sur son lit et sanglota, la tête enfouis entre les oreillers. Elle aurait voulu que son amour laisse son parfum sur ceux-ci, mais au lieu de cela, il avait disparu… il était rentré dans sa mère patrie. Devait-elle espérer le revoir ou abandonner toutes idées de pouvoir un jour se serrer contre lui ? Elle ne savait plus…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Au même moment, à des milers de kilomètres, au Japon, Masa rentrait dans sa chambre, plus furieux que jamais. Les quelques derniers mots de son père lui revenaient sans cesse en mémoire. Et pour cause, celui-ci venait de lui annoncer, sans aucune cérémonie :

« Je tenais à te présenter Yume Katagori. Elle est ta future femme ! »

Mais Masa ne voulait pas se marier ! Il ne voulait pas épouser cette fille alors qu’il aimait quelqu’un d’autre.

Pour la première fois depuis son arrivé au Japon, l’homme fit jouer le mécanisme de son médaillon afin de l’ouvrir.

- Maître !

L’arrivée imprévue de Shû dans sa chambre le fit sursauter, mais surtout, il eut le réflexe de refermer immédiatement le bijou qu’il tenait entre ses mains… son précieux trésor.

- Qu’y a-t-il ?
Demanda-t-il ensuite, sévèrement, au jeune homme venant d’entrer.

- Il y a… heu… désolé d’être entré sans frapper.

- Ca va, ce n’est pas grave.

Une fois rassuré, Shû expliqua les raisons de sa venue intempestive :

- Il parait qu’il y a un homme et une femme qui pose des questions sur un certain ‘Masa’ et qui donne votre description.

- … un homme… et… une femme… ?!?
Répéta Masa sans même sans rendre compte.

- Oui, ce sont tous les deux des étrangers et ils sont accompagnés d’une japonaise qui leur sert d’interprète.

Le cœur de Masa ne fit qu’un bond dans sa poitrine. C’était peut-être Justine et Georges Méridien… Cependant, il déchanta très rapidement.

- L’homme doit avoir la trentaine, commença Shû, blond, les cheveux courts et des yeux très bleu d’après ce qu’on m’a dit. Quand à la fille, elle doit avoir le même âge que lui, aussi la trentaine, des cheveux très noirs mi-long. D’après mes informations, la femme est journaliste, quant à l’homme, nous n’arrivons pas à déterminer s’il fait partie de la police, ou non.

Suite à cette description, Masa cacha sa déception car ces deux personnes ne ressemblaient en rien à Justine et son patron. Cependant, il se dit que c’était une chance, car autrement, il n’aurait pas su comment les protéger tous les deux.

- Qu’est-ce qu’on fait ?
Demanda soudain le jeune homme dans sa chambre, le tirant brutalement de ses pensées.

- A quel sujet ?

- Hé bien, à propos de ces gens.

- Rien du tout, c’est sans doute un homonyme, ne t’inquiètes pas.

- Mais…

- C’est bon, je te dis !

- … d’accord… heu…

- Quoi encore ?

- Au sujet de demain, on y va comment ?

Masa montra clairement qu’il n’avait pas du tout compris ce qu’essayait de lui dire Shû.

- La conférence a lui demain, à 15h. Je vous demande donc si on y va ensemble, ou séparément, ou…

Masa se figea. Il avait complètement oublié ce ‘travail’ qu’on lui avait confié. Que pouvait-il donc faire pour y échapper ? Rien, c’était sûr !

- … fais… comme tu veux…
Articula-t-il finalement, difficilement.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- On raconte qu’à cette époque, l’empereur demanda à l’un de ses plus valeureux guerriers…

Melinda écoutait d’une oreille distraite ce que racontait le guide du musée dans lequel elles se trouvaient, Maya et elle. En effet, elle avait de plus en plus l’impression d’être suivi, et cette sensation se confirma, lorsqu’elle s’éloigna en faisant mine d’aller aux toilettes et qu’elle fut suivie par deux hommes. Quelques secondes plus tard, elle glissa discrètement l’information à l’oreille de son interprète, ce qui eu pour effet immédiat de faire paniquer cette dernière. Melinda eut alors toutes les peines du monde à l’empêcher de regarder dans tous les sens, puis de la faire sortir le plus rapidement possible par la porte principale, noire de monde.

- Où allons-nous ?
Demanda la jeune japonaise.

- Je ne sais pas… on verra… venez !

Les deux femmes se frayèrent un passage parmi la cohue avant que l’américaine n’entraîne l’autre femme en courant, le long des rues, celles où il y avait le plus de monde possible. Soudain, elle s’arrêta.

- Dôshité… Pourquoi s’arrête-t-on ?
Demanda Maya, complètement paniquée.

- Parce qu’on les a semé.
Répondit calmement Melinda.

- Ano… vous êtes sûre ?

- Oui, rassurez-vous.

Maya soupira de soulagement et demanda à Melinda se qu’elle prévoyait pour la suite.

- Je ne sais pas… cependant, nous devons être sur la bonne voie pour retrouver Masa.
Répondit-elle en souriant.

La Japonaise ne fit aucun commentaire et demanda poliment à pouvoir rentrer chez elle, afin de se remettre de ses émotions.

« Elle ne reviendra pas », pensa Melinda tout en la regarda s’éloigner.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Le soir même :

 

Dave ne quittait pas son amie des yeux et celle-ci commençait à trouver son regard pesant, aussi posa-t-elle ses couverts et cessa de manger avant de lui demander :

- Quoi ? J’aimerais bien pouvoir manger tranquillement !

- Comment peux-tu rester aussi stoïque ? Tu te rends compte que tu as failli mourir ???

- Ce sont les aléas de la vie, et surtout du métier. Inutile d’en faire un drame, après tout, je suis toujours là, n’est-ce pas ?

- Méli, tu n’es pas drôle ! Rentre en Amérique.

- Tu plaisantes, j’espère. Là que ça commence à devenir intéressant… pas question !

- Méli, tu risques ta vie ! Je t’en prie, pars de ce pays…

- Dave. Regarde-moi et écoute-moi bien. Je ne partirais pas tant que je n’aurais pas fini mon reportage. Et n’oublies pas que je ne déciderais de le clore que lorsque ta mission sera terminée. Nous avons toujours fait comme ça, et je ne vois pas pourquoi aujourd’hui ça changerait.

- Mais… s’il t’arrive quelque chose…

- Il ne m’arrivera rien, ne t’inquiète pas !

Dave renonça à tenter de la convaincre, car de toute façon, il ne faisait aucun doute qu’il échouerait. Son amie était l’une des personnes les plus têtues qu’il connaissait.

- Mmm… Délicieux ! Tu veux goûter ?

Dave ne put s’empêcher de sourire devant l’attitude de la jeune femme. Elle avait sans doute failli se faire tuer et elle trouvait moyen d’être en admiration devant les talents culinaire d’un cuisinier.

- Tu es vraiment impossible, lui dit-il en riant.

Elle se contenta de sourire en lui tendant sa propre fourchette afin qu’il puisse goûter son plat.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa étouffait de plus en plus dans sa chambre, aussi décida-t-il de sortir prendre un peu l’air. Il avait pu constater que même si on le surveillait, il pouvait aller et venir comme il l’entendait, ce qui était déjà positif en-soi.

Alors qu’il longeait l’un des couloirs, il se heurta à quelqu’un, qu’il reconnu comme étant la fille lui ayant indiqué la salle de bain le jour de son arrivée.

- Bonjour, lui dit-il alors.

Le regard de la jeune fille se fit alors encore plus fuyant que ce qu’il était déjà et elle commença à partir, sans avoir oublié de s’incliner très respectueusement.

- Dépêche-toi d’aller te préparer !

L’un des hommes de main de Kyoga venait d’aboyer un ordre sur la fille, car Masa aurait eut peine à croire que c’était à lui qu’on s’adressait de la sorte.

Masa regarda la jeune fille recommencer à s’éloigner tout en se disant qu’il devait lui manquer une donnée à l’équation. Quelque chose lui échappait.

- Il y a un problème Masaru-sama ?

- Non… j’étais juste un peu surpris qu’une femme puisse se promener comme ça dans l’aile des hommes célibataires.

Car en effet, le domaine était découpé de telle façon que les hommes mariés et les célibataires n’habitent pas dans la même partie. Il n’était absolument pas interdit qu’un célibataire passe la nuit avec une fille, cependant, il était assez étrange que la fille en question se promène toute seule. Cependant, Masa se dit, que peut-être, cette fille était la femme de l’un des hommes et qu’elle venait chercher quelque chose dans cette aile. Cependant, l’arrêt soudain de la jeune fille et l’éclat de rire moqueur de l’autre homme lui indiquèrent que cela ne devait pas du tout être le cas.

L’homme passa près de Masa et attrapa la jeune femme par le bras avant de l’attirer sans ménagement vers le cadet des Mayowasu.

- Ce n’est pas une fille, mais un garçon, regardez de plus près, Masaru-sama !

Masa regarda la personne, qui en réalité était un garçon plus attentivement.

- Midori ! Que fais-tu ? Dépêches-toi, la voiture t’attend.

- Je… Kyoga-sama… Pardonnez-moi… je…

- Tiens, Masaru.

Kyoga venait de porter son attention sur son frère et sembla même oublier l’espace d’un instant qu’il était venu presser Midori. Cependant, il s’en souvint rapidement et retourna son attention vers le jeune homme, toujours retenu par l’un de ses hommes de main.

- Takashi, laisse-le aller se préparer.

Le Takashi en question lâcha Midori avant de reprendre :

- Kyoga-sama, votre frère pensait que Midori était une fille.

Kyoga eut un sourire ironique et malsain avant d’expliquer à son frère :

- Certain de nos clients préfèrent nettement les garçons.

Ceci étant dit, il s’apprêtait à partir, suivi de Takashi, lorsque Masa les foudroya du regard tous les deux et s’en alla, sans oublier de lâcher :

- Vous êtes écœurants !

- Les affaires avant tout ! Lui répondit son frère.

Midori, quant à lui, parti très vite vers sa chambre afin de finir de se préparer.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Au même moment, en France.

 

Les vacances venaient de commencer la veille et Justine se rendit compte que c’était la première fois qu’elle se sentait aussi seule. En effet, depuis toujours, elle avait passé toutes les vacances scolaires avec Solange. Bien sûr, il était arrivé à l’adolescente de rester quelques jours chez Grégory, vacances ou non, mais jamais pour une dispute. Elle se demandait une nouvelle fois si elle n’allait pas l’appeler lorsque le téléphone retentit.

« C’est sûrement Solange », pensa-t-elle en se précipitant pour décrocher le combiner.

- Allo ?

La voix qui lui répondit lui était inconnue cependant, en écoutant l’homme parler, car c’était une voix grave et masculine, elle ne put s’empêcher de lui faire confiance. Et lorsqu’elle raccrocha, plusieurs minutes plus tard, elle composa le numéro de son agence de voyage.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Elle n’a vraiment pas l’air bien…

- C’est le moins que l’on puisse dire…

Depuis plus de trois heures, Sylvain et Grégory tentaient de distraire Solange, mais celle-ci semblait plus déprimée que jamais.

- J’ai une idée ! S’écria soudain Sylvain. On va aller dévaliser le nouveau magasin de manga qui vient d’ouvrir près de la gare ! Je te payerais tous les mangas que tu voudras, qu’en penses-tu ?

Seul un soupire lui répondit. Cependant, les deux amis ne désespérèrent pas en entraînèrent la jeune fille à leur suite.

- Tu vas voir, lui dit Grégory, il parait que ‘Prince de Minuit’ vient d’être adapté en anime ! Ca va être génial, c’est sûr !

- Ouais… super…
Répondit la jeune fille d’un ton las.

Cependant, une fois dans le magasin les deux garçons pensèrent avoir gagné la partie, car l’adolescente semblait prendre du plaisir à choisir les différents manga qu’elle allait se faire offrir. Elle s’arrêta quelques instants devant une superbe couverture, magnifiquement dessiné avant de prendre le livre en main et d’en lire le résumé à l’arrière.

‘Alors que sa vie vient de prendre un nouveau tournant, Kyoko, jeune bourgeoise se voit dans l’obligation de rentrer chez elle. Commence alors pour la jeune femme une épopée à travers le Japon médiéval, à la recherche de liberté’

Solange ne pouvait plus détaché son regard de certains mots : ‘… se voit dans l’obligation de rentrer… se voit dans l’obligation de rentrer… se voit dans l’obligation de rentrer…’

- Ca ne va pas, mademoiselle ?
Demanda l’un des vendeurs, en passant près d’elle.

Celle-ci le regarda sans comprendre lorsqu’elle sentit des larmes couler le long de ses joues, elle les essuya d’un revers de manche tout en assurant à l’homme près d’elle qu’elle allait très bien.

Pour la première fois depuis la ‘disparition’ de Masa, elle pensa qu’il avait peut-être été obligé de les abandonner. Il fallait qu’elle le retrouve, qu’elle le voie, afin de lui demander s’il avait oui ou non, joué avec les sentiments de sa sœur pendant tout ce temps.

- Je veux aller au Japon !
Annonça-t-elle en arrivant à côté de ses deux amis. Ceux-ci se retournèrent incrédules.

- Tu peux répéter ?
Lui demanda Grégory.

- Je vais au Japon ! Je dois avoir assez d’argent sur mon compte pour me payer mon billet d’avion. Je vais chercher Masa, et…

- Tu délires complètement !
Sylvain venait d’intervenir et visiblement, l’idée ne l’enchantait pas du tout.

- Solange, ce n’est pas raisonnable, tenta de la convaincre Grégory, un peu plus gentiment. Parce que même si tu peux payer ton billet d’avion, d’abord, on ne sait pas où est Masa, et…

- Je pense savoir à peu près où il est ! Le peu de fois où il parlait de son passé, il parlait toujours de la même ville, et…

- Et quand bien même ! Reprit l’aîné des jeunes. Je te signal qu’il faudrait te loger, manger, payer des transports et sans doute aussi payer pour qu’on te dise où est Masa ! Alors oublie-le un peu ! Ou encore mieux, oublie-le complètement.

Solange regarda son ami quelques secondes sans réagir. Il lui demandait d’oublier Masa ? De l’oublier ??? Lorsqu’elle eut assimilé l’information, elle posa tous les livres et DVD qu’elle comptait avoir sur la première étagère qui fut à sa portée, avant de sortir du magasin en courant.

Grégory se précipita à la suite de sa meilleure amie, sans avoir manqué de lancer un regard noir à Sylvain… c’était la première fois qu’il faisait sentir à son ami qu’il n’était pas content et celui-ci en fût d’ailleurs très surpris.

- Un problème monsieur ?
Demanda le même vendeur s’étant approché de Solange quelques minutes auparavant.

- Hein ?... Heu… non, non, tout va bien.

- Bon… et vous avez besoin de quelque chose ?

- Heu… non… enfin, si !

Sylvain récupéra tout les articles que Solange avait posés précipitamment avant de dire au vendeur qu’il les voulait.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Grégory n’eut aucun mal à rattraper son amie et l’obliger à s’arrêter en la tenant fermement par le bras.

- Solange, calme-toi.

- Mais… mais… tu n’as pas… entendu ce… ce qu’il m’a dit… il… il…

La jeune fille, en sanglot, se jeta dans les bras de son ami.

- Chut… ça va… ne pleure plus ma Solange…

L’adolescente s’agrippa un peu plus fort à la chemise de son meilleur ami.

Grégory, tout en consolant la jeune fille se demanda ce qui avait bien pu passer par la tête de Sylvain… lorsque soudain, il se dit que peut-être que celui-ci était jaloux… mais c’était ridicule.

Justement, Sylvain rentrait chez lui tout en pestant sur ses propres paroles. Il avait blessé Solange, et il s’en voulait. Cependant, comme il l’avait dit à Grégory quelques semaines auparavant, il s’était aperçu qu’il aimait l’adolescente un peu plus que comme une simple amie… alors, la voir aussi attaché à Masa le rendait fou de jalousie. Après tout, bien qu’il soit un homme lui-même, il devait bien reconnaître que Masa était très beau et qu’en plus, il devait représenter tout ce que les jeunes filles recherche chez un homme. Sans oublier qu’elle était très souvent avec lui, alors comment ne pas penser que son cœur d’adolescente en quête d’identité ne serait pas tombé sous le charme de cet homme ?

Lorsqu’il arriva chez lui et qu’il voulu se garer dans le garage, il eut la surprise de voir que son père était là.

- Papa ?
Appela-t-il en entrant dans la maison.

- Oui ?
Lui répondit une voix grave.

- Tu es rentré ? Je pensais que tu ne revenais que la semaine prochaine.

Continua Sylvain en entrant dans le bureau de son père. Celui-ci se trouvait d’ailleurs en pleine rédaction d’un nouveau projet sur son ordinateur portable.

- Je ne reste pas longtemps, lui répondit alors l’homme sans relever les yeux de son écran et tout en continuant à pianoter sur son clavier.

- Ha… d’accord…

Sylvain s’apprêtait à ressortir du bureau lorsque son père le rappela.

- Toi, ça ne va pas ?

- … Ca se voit tant que ça ?…

- Pas vraiment. Mais je te connais un minimum. Allez, assieds-toi là en attendant que j’ai fini.

Sylvain s’installa dans un fauteuil à côté de son père. Ce père qui ne cessait de le surprendre. Comment pouvait-il savoir aussi bien tout ce qui le touchait, alors qu’il était toujours absent et qu’il l’avait toujours été ?

- Papa…

- Hum ?

- Tu… je crois que… enfin… comment dire… ?... je…

- Tu es amoureux ?
Demanda alors le père en se retournant vers son fils avant de planter son regard dans celui du jeune homme assis près de lui.

- Je… je crois que oui…

Lâcha alors le fils dans un souffle.

- Il me semble que c’est normal à ton âge, non ?

- Oui… mais… je ne sais pas comment lui dire…

L’homme retourna son attention au texte qu’il rédigeait mais n’en oublia pas pour autant d’essayer d’aider son fils.

- Ce n’est pas forcément évident à dire, cependant, tu devrais le faire au plus vite… on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve…

L’homme, plutôt ridé et marqué par le temps, se plongea dans ses souvenirs. Souvenir dans lesquels il revoyait la seule femme qui n’ait jamais vraiment compté pour lui, son épouse. Une femme très frêle mais avec un caractère implacable. Il l’avait aimé dès leur premier regard échangé, cependant, celle-ci était morte de maladie incurable alors que Sylvain n’avait que deux ans. Monsieur Séverin s’en était toujours voulu de n’avoir pas pu la protéger de la mort, cependant, il ne regrettait pas de lui avoir dit qu’il l’aimait, car de cet amour, il avait toujours une preuve vivante en la personne de son fils.

- Papa ?

- Il faut le lui dire…
Murmura alors le père.

- Hum…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Justine écrivit une lettre rapidement à sa sœur, au cas où celle-ci passe à la maison lors de son absence. Elle n’oublia pas de mettre dans l’enveloppe un peu d’argent, puis la posa bien en vu sur la table de la cuisine. Ceci étant fait, elle vérifia si son taxi était arrivé et voyant qu’il n’en était rien, elle refit un tour dans la maison, afin de vérifier que tout était bien fermé.

Le léger coup de klaxon du chauffeur étant arrivé la fit se dépêcher vers la porte. Il ne fallait pas qu’elle soit en retard. Un dernier regard en arrière et elle s’engouffra dans le véhicule et indiqua au taximan qu’elle voulait se rendre à l’aéroport.

Durant le trajet qu’elle fit, elle espérait de tout son cœur que celui qui l’avait appelé ne lui avait pas mentit. Ses mains se crispèrent sur son sac à main lorsqu’elle se rendit compte qu’elle avait pris un billet d’avion vers une destination complètement inconnue, bien que le nom en soit très connu et promettant des charmes plus éblouissant les uns que les autres aux tourismes. Elle ne savait rien de ce qu’elle allait découvrir dans le pays dans lequel elle allait se rendre.

« Les dés sont jetés… Advienne que pourra », pensa-t-elle en rejoignant sa salle d’embarquement.

 

Fin du chapitre 3

A suivre...

 

Note du fin de chapitre : Alors ??? J'ai des lecteurs ??? Allo !!! Je sais que ce n'est pas du yaoi, mais bon... vous avez le droit d'aimer quand même ! mdr !!! Alors, pour Midori, inutile de me demander où j'ai été chercher son prénom... il vient tout simplement de l'un des héros de Princesse Kaguya (manga que je recommande !) et, allez savoir pourquoi, j'ai craqué sur ce prénom... je trouve que c'est très joli (en plus, j'adore le Midori de Princesse Kaguya !).

A bientôt pour le prochain chapitre !!!! (Cette fois-ci, je ne vous fais pas de promesse... ça évitera de ne pas la tenir ! lol).

 

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Chapitre 4

 

 

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