Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!
PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on sen fout complètement, cétait juste une petite précision comme ça). ~ ~ ~
Ha... j'ai quand même eu des "retours" pour le premier chapitre... ça me fait super plaisir !!!!!!!!! Merci, merci, merci !!!!!!!!!!!
Voilà la suite Noeru ^_^ J'espère que tu vas toujours être prise par l'histoire et m'en vouloir parce qu'il n'y a pas le chapitre 3... ben ouais, ça voudrait dire que tu accroche bien avec ce deuxième chapitre ^_^ Je sais, j'ai une logique très spéciale ^_^;;;
Coucou Akila (on ne se connaissait pas avant, il me semble, si ? <= j'ai de ces questions moi ^_^;;;) Alors, pour répondre à ta première question, oui, Masa était un yakusa... et pour savoir ce qu'il faisait... réponse un peu plus tard ! lol <= *l'auteur sadique qui aime faire attendre ses lecteurs pour les réponses*
Waaaa... Mimi Yuy... ta review a été un
vrai délice à lire <= mais comment je parle moi ??? lol En tout cas, je suis
ravie que ma nouvelle fic (bien qu'elle ne soit pas yaoi. lol) te plaise ^_^ Je suis
ravie que tu ais tout de suite aimé Masa... c'est sûr, parce que c'est quand même lui
le héro, alors 'vaut mieux l'apprécier ! lol
T'as peur que je tue les deux filles ??? En fait, pour Justine, ça va être bien pire
!!!! Ha, ha, ha !!!! <= alors là, on imagine le rire débile des méchants pur et dur
dans les animes ou films ! mdr !!! Mais non, je ne t'en dirais pas plus ! lol
*on confirme, l'auteur est vraiment sadique*
N'empêche, quel honneur quand même que mon histoire t'ai fait penser à Crying
Freeman (que je ne connais malheureusement que de nom...).
Et pour répondre à tout le monde, oui, j'ai fini c'est histoire. Par contre, il faut que je corrige, parce qu'il y a pas mal de faute d'ortho/grammaire et de répétition dans chacun des chapitres... et étant donné que Len (c'est elle qui corrige les autres fic originale) est pas mal occupé... j'ai un peu de mal ^_^;;; 'y a pas quelqu'un qui voudrait se dévouer ? lol (dans le cas où quelqu'un voudrait corriger, pensez-y bien avant, parce que ça demande pas mal de temps quand même !).
Et maintenant, je vous laisse lire ^_^ J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire ^_^ *Naëlle, pleine d'espoir*
Le retour du passé.
*** Chapitre 2 ***
Lorsque Masa se réveilla, la nuit était déjà tombée. Il se leva avant de rechercher à tâtons un interrupteur. Lorsque les différentes ampoules éclairèrent enfin la pièce, Masa saperçut quon était entré dans son sommeil afin de lui déposer un plateau garni de victuailles. Bien quaffamé, son esprit semblait avoir remarqué quelque chose de différent dans la chambre aussi chercha-t-il de quoi il sagissait. Son regard tomba alors sur un cadre à photo posé près de son lit, qui, il en était sûr, nétait pas là lorsquil sétait endormi. Il sassit sur le lit et le prit entre ses mains avant de se figer.
- Matsui
Ladolescent souriant sur la photo avait été son seul ami durant une très
longue période.
Cependant, il ne savait pas qui avait bien pu mettre cette photo dans sa chambre. Sans
doute une mauvaise blague
mais quoiquil en ait été, il prit le cadre et le
cacha au fond de lune des armoires afin dêtre sûr que personne ne le
verrait.
Il se décida à manger un peu et tout en se servant, son regard se posa inconsciemment sur le meuble dans lequel il avait déposé la photo de Matsui.
- Tu vois , dit-il en parlant tout seul, cest moi qui avait raison je narrive pas à fuir cet endroit
Quelques minutes plus tard, Masa, nayant finalement quasiment touché à aucun des plats sur la table, se leva et baissa la clenche de la porte, certain quil était enfermé, cependant, elle souvrit et les deux hommes gardant l'entrée (deux personnes quil ne connaissait pas) le regardèrent à peine lorsquil passa près deux. Il ne se souvenait plus où était la salle de bain, et pourtant, il fallait quil se rafraîchisse. Cest pourquoi, lorsquune jeune femme passa près de lui, il la retint par le bras, ce qui eut pour effet de faire passer dans les yeux de celle-ci une lueur de panique. Mais Masa la rassura dun regard et lui demanda le plus aimablement possible de lui indiquer la salle de bain. Loin de paraître rassurée, la personne quil avait accostée lui fit néanmoins signe de lui emboîter le pas. Trois minutes plus tard, Masa se retrouvait devant lune des innombrables salles de bains de cette immense demeure.
Une fois à lintérieur, il se déshabilla rapidement et une fois sous la douche, il ferma les yeux. Cette sensation de leau qui coule le long de votre corps et toujours la même, que lon soit dans nimporte quel pays à cet instant, Masa était en France et il songeait que le lendemain matin, il aurait certainement une interview à faire et le soir, il reverrait Justine et pourrait samuser à raconter nimporte quoi avec Solange mais oui, bien sûr, il nétait jamais revenu au Japon ! Il avait fait un rêve et voilà tout. Cependant, lorsquil rouvrit les yeux, force lui fut bien de constater quil nétait pas la salle de bain de son appartement et que toutes les serviettes sentassant sur les meubles ne lui appartenaient pas. Pour la première fois depuis quil avait reçu ce télégramme maudit, il laissa des larmes couler le long de son visage. Il avait voulu fuir son passé et construire un avenir différent de celui quon avait tenté de lui imposer, cependant, le passé était toujours le plus fort, il en était sûr à présent, pour son plus grand malheur
Lorsquil sortit, il fut surpris de trouver à la porte la fille layant accompagné.
- Quest-ce quil y a ?
Lui demanda alors Masa.
Un signe de négation de la part de lautre et Masa ne sen soucia plus et retourna facilement à sa chambre lorsquil saperçut quil avait été suivi.
- Quoi ?
Demanda il alors légèrement agacé.
La fille ne lui répondit pas et se contenta dobserver la porte.
- Je nai pas besoin de compagnie, si cest ça que tu veux savoir !
Ceci étant dit, l'homme referma sa porte sur lui.
La personne layant accompagné regarda l'immense pièce de bois close, très surprise, avant de faire demi tour et de se rendre dans ses quartiers.
~ ~ ~ ~ ~
Retour au présent : France.
Solange séveilla dans un lit qui nétait pas le sien, mais à la vue de la tête sortant de dessous les draps, elle ne sinterrogea pas très longtemps pour savoir où elle était.
- Ca va mieux ?
Lui demanda soudain Grégory en sétirant.
- Bof
-
- je ne me souviens pas être monté
- Pourtant, tu tes déplacée toute seule quand jai menacé de te laisser sur le divan.
Les deux jeunes se mirent à rire. Depuis quelle était toute petite, la jeune fille avait pris lhabitude de « squatter » le lit de son meilleur ami lorsquelle dormait chez lui comme une sur laurait fait.
Ladolescent plaça ses mains derrière la tête :
- Si quelquun qui ne nous connaît pas nous voyait, je me demande ce quil penserait.
- Voir un garçon et une fille dans le même lit j'imagine que la plupart penserait à la même chose !
- Cest sûr !
-
- Bon, allez, debout ! Tu as une envie particulière pour le ptit déj ?
- Oui, va me chercher des croissants et des chocolatines.
- Et puis quoi encore ?
Le jeune homme se retourna vers son amie à son grand damne, car le sourire quelle lui adressa le fit craquer, comme dhabitude.
~ ~ ~ ~ ~
Solange et Grégory étaient attablés pour leur repas de midi lorsque le téléphone retentit.
- Sans doute tes parents, dit ladolescente.
- Ou alors Sylvain qui veut savoir si j'ai envie d'aller me promener quelque part.
- Ha oui, possible !
Ladolescent décrocha et après quelques phrases échangées, il se retourna rapidement vers sa meilleure amie.
- Cest Justine.
Ladolescente se leva et pris le combiné entre les mains :
- Allo ?
- Solange ! Serais-tu devenu folle ? Tu nes pas rentrée cette nuit !
- Je le sais, jai dormi chez Grég.
- Et tu ne crois pas que tu aurais pu me prévenir si tu voulais dormir chez lui ?
- Je ne voulais pas spécialement dormir chez lui, mais je ne voulais pas rentrer à la maison !
- Bon, maintenant, ça suffit ! Tu rentres !
- Pourquoi faire ? Tu passes ton temps à crier depuis que Masa a disparu ! Mais ce nest pas de ma faute !!! Je nai rien fait de mal !!!
Solange commençait à sénerver et elle narrivait plus à se calmer.
- Tais-toi un peu ! Nos histoires familiales ne regardent pas les autres !
- Si cest de Grég que tu parles, je nai pas de secrets pour lui.
- Bon, Solange, tu le remercies de tavoir hébergé cette nuit et tu rentres !
- Pas question, je ne rentrerais pas !
- Solange, tu es mineure et si je te dis de rentrer, tu DOIS mobéir !!!
- Pour qui tu te prends ? Tu nes pas ma mère !!!!
Un profond silence se fit des deux côtés. Solange ne voulait pas dire une chose pareille et jamais, Justine ne se serait doutée que son trésor, sa petite Solange pourrait un jour lui rappeler quelle était sa sur et pas sa mère. Son cur se déchira encore plus quil ne létait à cause de la disparition de Masa. Cependant, elle reprit, sur un ton anormalement calme :
- Tu as raison je ne suis pas ta mère et si tu ne veux pas subir mes sautes dhumeur, je pense que cest ton droit Mais fais bien attention à toi et ne manque pas lécole.
Solange ne put répondre et lorsquenfin un « maman » sortit du fond de sa gorge, elle nentendit que la tonalité. Elle se décida donc à raccrocher et se retourner.
Le regard de Grégory sétait fait plus dur quelle ne lavait encore jamais vu. Il lui lançait un regard noir.
- Quoi ?
Lui demanda-t-elle.
- Tu naurais jamais dû lui dire ça !
- Je sais mais de toute façon, cest vrai ! Ce nest pas ma mère.
- Tu devrais avoir honte !
- Laisse-moi, de toute façon, je voulais mexcuser, mais elle avait déjà raccroché.
- Tu navais même pas le droit de le penser !
- Mais y en a marre Grég ! Depuis quand tu te permets de te mêler de ma vie comme ça ?
- Sans doute depuis que tu es rentrée dans la mienne.
Ladolescente regarda son ami avec des yeux ronds. Elle ne sétait pas du tout attendue à ce genre de réponse. Cétait plutôt bien pensé, se dit elle.
- Bon, ok, alors dis-moi tout ce que tu voulais me dire, quon en finisse.
- Justine nest peut-être pas ta vraie mère, mais je pense quelle a plus de mérite que si elle lavait été. Tu te rends compte de tous les sacrifices quelle a dû faire pour toi ?
-
je le sais
Sanglota alors Solange.
Emu, et incapable de résister aux larmes de son amie, Grégory prit la jeune fille dans ses bras jusquà ce quelle se calme.
- Je suis désolé, lui dit-il alors.
- Non je sais que tu as raison
~ ~ ~ ~ ~
Masa jouait avec le bijou que lui avait légué sa mère lorsque quelquun frappa à sa porte.
- Entrez !
Répondant dun ton autoritaire, Masa se surpris lui-même en sapercevant quen une semaine, il avait prit des habitudes et quil nétait même plus obligé de se forcer à prendre ce genre dintonation. Plus rien dans son attitude lorsquil était au contact des autres ne laissaient transparaître la moindre émotion. Cette attitude lui interdisait dailleurs de demander ce quon attendait de lui, bien quil bouillonne intérieurement de ne pas le savoir.
- Je suis heureux de vous revoir Maître.
Un jeune homme venait dentrer et à présent sinclinait devant lui. Masa déposa le médaillon sur la table basse près de son lit avant de sapprocher du nouvel arrivant. Celui-ci ne devait même pas avoir 30 ans. Assez grand et mince, sa tenue et sa sacoche firent penser à Masa que le jeune homme face à lui devait faire des études supérieurs.
- Shû ???
Masa venait de reconnaître en cet homme face à lui un adolescent quil avait laissé quelques années auparavant. Le seul à avoir été au courant de sa fuite. Une idée jaillit alors dans lesprit de lhomme. Si quelquun avait pu le vendre, cétait bien celui qui était face à lui.
Sans aucun avertissement, Masa se saisit des poignets du jeune homme et le plaqua contre le mur.
- Maî maître ???
- Tu mas trahi ! Je suis sûr que cest toi qui leur as dit que jétais parti en France !
- Mais non je
- Qui dautre que toi aurais pu les mettre sur la voie ? Hein ??? Réponds ! Que tont-ils donnés ? De largent ? La survie de ta famille non, ça, cest impossible, ils sont tous morts ! Une femme ? Alors ??? Jattends !!!!
Le jeune homme était tétanisé. Lui qui sétait fait une telle joie de pouvoir enfin revoir la seule personne dans son enfance à lui avoir apporté un peu de chaleur. Voilà quil l'accusait d'avoir été un traître, lui qui aurait préféré mourir que de dire quoique ce soit sur son maître.
Tout en sénervant, Masa avait quelque peu fait glissé ses mains le longs des poignets de son vis-à-vis et de ce fait, découvert ceux-ci des manche longue de la chemise quil portait. Plusieurs petites cicatrices en tout genre sy trouvaient.
Le plus âgé se recula.
- Maître ?
Shû était complètement perdu.
- Enlève ta chemise !
- Pardon ?
- Je tai dit denlever ta chemise ! Dépêches-toi !
Le jeune homme sexécuta et déboutonna son vêtement avant de lenlever.
Masa examina les différentes marques et cicatrices présentes non pas seulement sur les poignets, mais bel et bien sur tout le corps du jeune homme debout devant lui. Aucun doute, celui-ci avait été torturé.
Masa sortit de la chambre précipitamment, laissant un Shû complètement hébété par lattitude que venait dadopter son aîné.
Lorsquil arriva devant la porte du bureau de son frère, l'homme entra sans même frapper ou se faire annoncer. Leur père était assis dans lun des fauteuils et visiblement, le cadet des fils Mayowasu venait dinterrompre une discussion importante, cependant, personne ne fit le moindre commentaire.
- Que veux-tu ?
Demanda simplement Kyoga, le frère de Masa.
- Qui vous a permis de toucher à Shû ? Il mappartient !!! Personne na le droit de le toucher sans ma permission !
Kyoga eu un léger rire moqueur avant de poser ses deux coudes sur son bureau et de faire reposer sa tête aux creux de ses mains.
- Si tu ne voulais pas quon l « interroge », il ne fallait pas le laisser ici en partant !
Masa ne su quoi répondre et sapprêtait à sortir lorsque son père se sentit obligé de rajouter :
- Tu peux en être fier, il test très fidèle ! On na pas pu lui arracher un mot !
Masa lança un regard noir à son frère et son père, ouvrit violemment la porte et se retourna avant de sortir :
- Je vous interdis de relever la main sur lui !
- Tant que tu fais ce quon te dit et que tu nessaies pas de fuir, il tappartient, lui répondit son père un sourire ironique aux lèvres.
Masa ne fit aucun commentaire et sortit de la pièce.
Tout en faisant le trajet devant le raccompagner à sa chambre, il fut dégoûté de ses propres paroles. Il leur avait à tous dit que Shû lui appartenait, comme sil avait été question dun animal. Comment pouvait-il réagir de cette façon ? Etait-ce cela le réel lui ? Celui quil avait été durant 10 ans avait-il donc été uniquement une contrefaçon de lui-même ?
~ ~ ~ ~ ~
Justine se trouvait une nouvelle fois face au « Méridien Times ». Dun côté, elle voulait entrer et dun autre, elle ne savait pas de quel droit elle allait une fois de plus déranger le patron de son petit ami.
- Bonjour Mademoiselle.
Une voix surgit de nulle part la fit sursauter. Elle se retourna et se retrouva face à face avec lun des collègues de Masa.
- Bon bonjour, lui répondit la jeune femme.
- Ne restez pas dehors, entrez.
- Merci.
- Alors, vous avez des nouvelles de Masa ?
- Non, toujours pas, répondit Justine en baissant la tête.
Lautre ne dit rien et laccompagne jusque devant le bureau de leur patron avant de séclipser avec un petit mot dencouragement.
Justine lui sourit pour le remercier et entra, après avoir frappé quelques coups, dans le bureau de Georges Méridien.
- Encore vous
Fit alors lhomme en se prenant la tête entre les mains.
- Je suis désolée Mais je ne sais pas à qui madresser
- Vous êtes allée voir la police ?
- Oui, mais ils mont clairement dit quil ne ferait pas grand-chose pour retrouver Masa.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que je ne suis pas de la famille
- Ha oui, cest vrai
Justine sapprocha de lhomme et le regarda intensément avant de lui demander :
- Vous allez maider ?
- Je ne
- Je vous en supplie Je ne sais vraiment plus vers qui me tourner Je ne supporterais pas de le perdre qui sait, peut-être quen ce moment même, il attend notre aide, je
- Calmez-vous.
Georges voyait bien que sa visiteuse semblait sur le point de faire une crise de nerf et il ne se sentait pas apte à la calmer dans ce cas là.
- Asseyez-vous, lui dit il alors en lui indiquant un siège.
- Merci.
Depuis que son employé avait disparu la semaine précédente, le patron du « Méridien Times » avait déjà mis plusieurs de ses journalistes sur l « affaire », cependant, il se demandait sil devait oui ou non parler de leur découverte à la jeune femme.
- Je vous en prie, dites-moi ce que vous savez.
Georges Méridien aurait ri si les circonstances sy étaient prêtées. Cette femme devait avoir un sixième sens.
- Bien, dit-il alors en sinstallant dans son fauteuil. Il salluma un cigare et commença à lui raconter ce quils avaient découvert : Jeudi soir, en sortant du journal, Masa est passé chez un fleuriste ouvert 24/24h, avant daller chez vous avec les fleurs quil avait achetées. A 22h55, il est sortit de chez vous pour se rendre directement à son appartement. Il nen est pas ressortit de la nuit et la première chose qui lui a fait ouvrir sa porte le vendredi matin, cest le passage du facteur qui lui a remit un télégramme. Nous avons eu beaucoup de mal à en connaître le contenu mais nous avons tout de même réussi à savoir quil disait : venons te chercher et que lexpéditeur était un certain Kashima Mayowasu. Et ce nest pas bien longtemps plus tard que deux hommes vêtus de costumes sombres ont sonné à la porte de votre ami. Quelques minutes plus tard, Masa est ressortit, une valise à la main. Finalement, nous avons perdu sa trace après quil soit monté dans un avion en direction du Japon avec les deux inconnus.
- Il il est repartit au Japon ? Il ma quitté
Justine ny croyait pas. Masa était partit, sans la prévenir il lavait abandonné pour repartir chez lui cétait ce que cet homme assis face à elle venait en gros de lui dire.
- Ninterprétez pas mes paroles, mademoiselle.
Justine voulu se lever et partir, cependant, la poigne ferme de Georges larrêta.
- Avant de partir, voulez-vous savoir ce que nous avons découvert dautre ?
- Allez-y, répondit la jeune femme en se ressaisissant.
- Il semblerait il semblerait quil ait été en contact avec une famille de yakuza durant de nombreuses années avant de venir sinstaller en France.
- Vous dites nimporte quoi ! Si ça avait été le cas, je le saurais !
- Calmez-vous, je vous dis seulement
- Jen ai assez entendu ! Au revoir !
Monsieur Méridien allait tenter de retenir la femme, mais le téléphone qui se mit à sonner, len empêcha.
Justine traversa les couloirs du journal tout en ruminant sa colère contre le patron de Masa. Elle était sûre quil lui avait dit nimporte quoi ! Pourquoi Masa aurait-il était en contact avec des yakuzas ? Et si cela avait été le cas, il lui en aurait parlé, elle le savait. Cependant, malgré les certitudes quelle se forçait à avoir, une grande partie de son esprit lui disait que peut-être que Georges Méridien lui avait dit la vérité.
Pendant ce temps, le patron du « Méridien Times » était en grande conversation téléphonique. Il espérait bien que cet entretien laiderait à trouver une solution afin de retrouver Masa.
Finalement, lorsquil raccrocha le téléphone, un sourire venait dapparaître sur son visage.
~ ~ ~ ~ ~
Le soir même.
Un avion en provenance des Etats-Unis venait datterrir et Georges Méridien se trouvait parmi les personnes attendant les passagers.
Une heure plus tard, lhomme faisait la connaissance de Dave Word, jeune inspecteur de la police américaine dune trentaine dannées.
Le plus âgé des deux hommes expliqua à lautre de quoi laffaire retournait, car le commissaire avait mis son subordonné dans l'avion, sans grandes explications, lui disant quil se débrouillerait, comme dhabitude.
- Jirais voir sa fiancée demain, déclara linspecteur au journaliste lorsque celui-ci le déposa devant son hôtel.
- Merci, lui dit alors lhomme en lui serrant la main.
~ ~ ~ ~ ~
Dave relu les notes quil avait prise en parlant avec Georges. Cet homme ne semblait pas lui avoir mentit, cependant linspecteur ne pu que constater quil devait sagir encore une fois dun petit yakuza qui, après sêtre payée des vacances, décidait quelque temps plus tard que le travail honnête nétait pas pour lui. A nen pas douter, lorsquil laurait rencontré, il naurait plus rien de celui que lui avait décrit le journaliste. Il en était tout à ses réflexions lorsque le téléphone de sa chambre sonna. Il était évident pour lui qu'une fois de plus, Mélinda avait calculé exactement le temps quil lui avait fallut pour commencer son enquête et rentrer à son hôtel.
- Allo ?
- Un appel dAmérique, monsieur, une certaine Mélinda Crafowrd.
- Oui, merci.
- Salut !
- Bonsoir Mélinda.
- Comment vas-tu ?
- Bien, enfin, je suis crevé à cause du décalage horaire et surtout à cause du vol, mais sinon, ça va. Et toi ?
- Ca irait mieux si nous nétions pas séparés.
Dave eut un petit rire. Il fallait toujours que son amie en fasse trop. Cependant, cela faisait partie de son charme, il devait bien ladmettre.
- Allons Méli, tu devrais arrêter de me couver comme ça. Il ne va rien marriver et puis
- Et puis ?
- Ca te branche un reportage au Japon ?
- Tu vas au Japon ? Super ! Jappelle mon patron ! On se retrouve quand ?
- Jeudi, si ça te va.
- Impec ! A jeudi ! Dors bien.
La jeune femme raccrocha toute excitée à la perspective de son prochain reportage.
~ ~ ~ ~ ~
Mardi matin : 08h15
Dave sonna à la porte dune grande maison dont la propriétaire était la petite amie de Masa : lhomme quil devait retrouver.
La jeune femme vint ouvrir et fut surprise de se retrouver face à un homme assez grand et blond elle qui sattendait à voir son facteur, un homme, petit, trapu et chauve.
- Oui ?
- Bonjour mademoiselle. Je suis Dave Word et je vais tenter de retrouver votre petit ami.
- Je ce cest vrai ?
- Mais oui.
- Je
heu
Excusez-moi, je suis Justine Rosarie.
Dit alors la jeune femme en tendant sa main droite au policier devant sa porte. Celui-ci
lui sourit et lui serra la main.
Trois heures plus tard, il sortait de la maison, peiné de voir combien la jeune femme avait lair de faire confiance à son ami. Décidément, lamour était bien aveugle. Comment pouvait-elle ne pas voir quelle avait été trompée et abandonnée ?
~ ~ ~ ~ ~
- Maître ? Vous sortez ?
- Pas vraiment, répondit Masa. Je vais juste faire un tour dans le jardin.
- Je peux vous accompagner ?
- Si tu veux.
Le jeune homme courut dans sa chambre afin de poser les livres quil avait empruntés et revint rapidement.
- Jai cru comprendre que tu faisais des études pour devenir vétérinaire.
Masa venait de commencer la conversation tout en avançant le long des allées fleuries.
- Oui, cest ça.
- Cest assez étrange.
- Quest-ce qui est étrange ?
- Vouloir sauver la vie danimaux quand on prend celles dhommes. Je trouve cela étrange.
- Je
- Mais cest très bien. Et il est bien dommage que tu ais perdu des années décole dans ton enfance. Sans cela, tu auras certainement déjà ton diplôme.
Shû sarrêta un instant cherchant à savoir si Masa attendait un énième remerciement pour lui avoir permis daller à lécole, cependant, cela ne semblait pas être le cas. Sans doute lhomme cherchait-il simplement à lui montrer quil navait rien oublié de lui, malgré les années.
L'étudiant constata que Masa portait autour du cou un médaillon quil se souvenait avoir vu dans son sac, lorsquil avait aidé celui-ci dans sa fuite, dix ans auparavant. Visiblement, il avait lair dy tenir.
Masa continuait davancer le long du jardin, tentant de ne pas montrer dans quel état de trouble il était. En effet, son père lui avait parlé dun « travail » pour la semaine daprès. Il ne savait plus quoi faire. Il avait de plus en plus envie de téléphoner à Justine, de la rassurer, de lui dire quil allait bien, car il nen doutait pas, la jeune femme devait être morte dinquiétude. Il pourrait dailleurs peut-être même lui dire de lui envoyer de largent (quil lui rembourserait après, bien sûr), afin quil puisse repartir en France. Cependant, il chassa bien vite cette idée de sa tête, il ne fallait en aucun cas que qui que se soit apprennent quil était amoureux. La simple idée quon pourrait sen prendre à Justine le rendait fou, pourtant, personne ne pouvait ne serait-ce quavoir la moindre idée de ce quil pensait.
Une limousine noire venant de sarrêter devant lentrée principale le fit sortir de ses pensées. Un homme assez âgé en sortit, suivit de ses gardes du corps. Masa se demanda qui était cet homme lorsque Shû arriva près de lui et lui souffla :
- Cest Yoshimina Kurosuma. Je pense que cest lui qui a dû indiquer notre prochaine cible.
Masa regarda le jeune interrogativement :
- Notre ?
- Oui, je vais vous accompagner, vous nétiez pas au courant ?
- Non, je ne le savais pas, répondit Masa sans détacher le regard des hommes savançant vers la demeure familiale.
~ ~ ~ ~ ~
- Daaaaaaaaave !!!!!!!!!
Melinda se jeta dans les bras de son meilleur ami.
- Méli tu métouffes, se plaignit le jeune homme.
- Oups, désolée, s'excusa la jeune femme en le relâchant.
- Je ne pensais pas que tu serais déjà là.
Dit Dave lorsquil eu retrouvé le droit de se pencher pour récupérer ses bagages.
- Tu mavais dit quon se retrouverait jeudi, et on est jeudi ! Allez, viens, jai réservé une suite dans un hôtel très, très bien. Et puis, jai trouvé un interprète, parce que sinon, je ne pense pas quon va sen sortir.
- Tu as pensé à tout comme dhabitude, murmura linspecteur, cependant, son amie nentendit pas.
Quelques secondes plus tard, les deux amis atteignaient lhôtel dans lequel ils allaient habiter durant les prochains jours. Melinda navait pas menti, cet hôtel semblait réellement très bien.
- Ha !
- Quoi ?
Dave se retourna vers son amie qui regardait dans le salon de lhôtel.
- Notre interprète est là.
Linspecteur alla demander à la réception quon lui monte ses bagages, avant de rejoindre Melinda. Lorsquil arriva à la hauteur de son amie, celle-ci lui présenta la jeune femme avec qui elle discutait :
- Dave, voici Maya Shasumi. Maya, je vous présente Dave Word.
- Enchanté, dit alors Dave, aussitôt imité par celle qui allait leur servir dinterprète.
- En fait, expliqua la jeune femme, je prépare un mémoire dhistoire et comme jai étudié pendant longtemps le français, je joue les interprètes dès que je le peux pour avoir de largent.
- Cest une très bonne idée, lui dit alors Dave en souriant aimablement.
- Puis-je vous poser une question ?
Demanda poliment Maya.
- Oui, bien sûr.
- Jai cru comprendre que vous veniez des Etats-Unis et pourtant, ce nest pas quelquun qui parle anglais que vous cherchez
Melinda se mis à rire avant de répondre :
- Cest très simple, il se trouve juste que la mère de Dave est française, quand à moi, jai toujours été entourée de domestiques parlant français.
- Je comprends mieux, dit alors la jeune femme.
- Bien, on se revoit demain pour commencer la tournée de la ville ?
Reprit joyeusement Melinda en songeant à son prochain article.
- Comme vous voudrez, répondit Maya avant de prendre congé des deux américains.
Les deux amis regardèrent la jeune japonaise disparaître de leur champ de vision, avant de monter dans la suite qui leur était destinée. Les bagages de Dave avaient été déposés dans lentrée et il eut la surprise de voir que son amie avait déjà rangé les siens.
- Tu as déjà tout mis en place ?
- Hé oui, je maméliore, répondit la jeune femme dans un éclat de rire.
- Tu maides pour les miens ?
- Il ne faudrait peut-être quand même pas trop rêver ! Je vais prendre une douche pendant que tu ranges. A tout à lheure.
Dave regarda son amie traverser la chambre avant de se pencher pour récupérer sa valise et son sac, pour les poser sur un lit de façon à ne pas avoir à se pencher à chaque fois quil voudrait prendre quelque chose dedans.
~ ~ ~ ~ ~
Masa était étendu sur son lit depuis plusieurs minutes lorsquon frappa à sa porte.
- Oui ?
Un homme, lun de ceux qui étaient venus le chercher en France, passa la tête dans lentrebâillement de la porte avant de lui dire :
- Masaru-sama, votre père vous demande.
- Jarrive, répondit Masa en se levant.
Il passa près de lautre homme, plus âgé, sans lui prêter la plus quelconque attention et ne se formalisa même pas que celui-ci le suive jusquaux appartements de son père. Cependant, Masa ne put que remarquer le regard empli de tristesse que lhomme lui adressa lorsquil repartit après sêtre assuré que le fils était bien entré dans le bureau de son père.
Bizarre, pensa-t-il tout en refermant la porte.
- Vous mavez fait demander ?
Senquit Masa en sinclinant légèrement.
Ce nest quen se redressant quil saperçut quune jeune femme, dune vingtaine dannées se trouvaient dans la même pièce. Celle-ci lui adressa un timide sourire avant de sincliner très respectueusement.
- Masaru, comment vas-tu ?
Demanda le chef de famille.
-
- Je vois tu ne diras pas un mot en ma présence. Aucune importance, en fait. Je tenais à te présenter Yume Katogori. Elle est ta
Fin du deuxième chapitre
A suivre...
Note de fin de chapitre : "Elle est ta quoi ????" mdr !!! Je sais, ça ne se fait pas de faire finir un chapitre comme ça... mais que voulez-vous... 'faut bien que je les coupe à un moment ou à un autre, non ? Et dans le prochain chapitre, qu'aurez-vous ? Ben j'vous l'dirais pas ! lol
Allez, review/mails, pour me dire ce que vous en avez pensé, s'il vous plait !!!!!!! A la semaine prochaine pour le prochain chapitre ^_^ (je pense que je vais répondre à la demande de faire une mise à jour régulière pour cette fic !).
Si vous voulez m'écrire un
petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
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Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre
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