Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net

~ ~ ~ Note de la fic : Laissez moi vous expliquer le pourquoi de cette histoire ^_^ Il y a quelques mois, j’ai organisé un concours sur mon site, mais je me demandais si les contraintes et le temps impartit permettaient vraiment de faire une bonne histoire ! Et voilà, j’ai donc moi aussi « joué » ! Mais je vous rassure, il m’était impossible de gagner. Je m’étais pourtant amusé à mettre cette fic sur mon site, comme les autres, mais je l’ai finalement enlevé, avec l’intention de ne pas la faire lire. Cependant, aujourd’hui, aller savoir pourquoi, je vous la fait lire. Peut-être pour avoir votre avis. En fait, j’ai l’impression que les personnes fréquentant mon site sont incapable d’apprécier autre chose que le yaoi… alors on va voir, ce que vous en pensez, car, même si j’ai toujours le même style dans cette histoire, elle n’est pas yaoi ! Certains personnages peuvent avoir des tendances (ou être) homosexuelles, cependant, ce n’est pas le but de l’histoire !
Si vous trouvez que l’histoire est un peu lente à démarrer, c’est sans doute normal, car elle compte plus d’une centaine de page au total. Mais je pense que le premier chapitre donne déjà un petit aperçu de comment sera la fic ^_^

Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!

PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on s’en fout complètement, c’était juste une petite précision comme ça). ~ ~ ~

 

Ha... j'ai quand même eu des "retours" pour le premier chapitre... ça me fait super plaisir !!!!!!!!! Merci, merci, merci !!!!!!!!!!!

Voilà la suite Noeru ^_^   J'espère que tu vas toujours être prise par l'histoire et m'en vouloir parce qu'il n'y a pas le chapitre 3... ben ouais, ça voudrait dire que tu accroche bien avec ce deuxième chapitre ^_^  Je sais, j'ai une logique très spéciale ^_^;;;

Coucou Akila (on ne se connaissait pas avant, il me semble, si ? <= j'ai de ces questions moi  ^_^;;;) Alors, pour répondre à ta première question, oui, Masa était un yakusa... et pour savoir ce qu'il faisait... réponse un peu plus tard ! lol  <= *l'auteur sadique qui aime faire attendre ses lecteurs pour les réponses*

Waaaa... Mimi Yuy... ta review a été un vrai délice à lire <= mais comment je parle moi ??? lol  En tout cas, je suis ravie que ma nouvelle fic (bien qu'elle ne soit pas yaoi. lol) te plaise ^_^  Je suis ravie que tu ais tout de suite aimé Masa... c'est sûr, parce que c'est quand même lui le héro, alors 'vaut mieux l'apprécier ! lol 
T'as peur que je tue les deux filles ??? En fait, pour Justine, ça va être bien pire !!!! Ha, ha, ha !!!! <= alors là, on imagine le rire débile des méchants pur et dur dans les animes ou films ! mdr !!! Mais non, je ne t'en dirais pas plus ! lol     *on confirme, l'auteur est vraiment sadique*
N'empêche, quel honneur quand même que mon histoire t'ai fait penser à
Crying Freeman (que je ne connais malheureusement que de nom...).

Et pour répondre à tout le monde, oui, j'ai fini c'est histoire. Par contre, il faut que je corrige, parce qu'il y a pas mal de faute d'ortho/grammaire et de répétition dans chacun des chapitres... et étant donné que Len (c'est elle qui corrige les autres fic originale) est pas mal occupé... j'ai un peu de mal  ^_^;;; 'y a pas quelqu'un qui voudrait se dévouer ? lol  (dans le cas où quelqu'un voudrait corriger, pensez-y bien avant, parce que ça demande pas mal de temps quand même !).

Et maintenant, je vous laisse lire ^_^  J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire  ^_^  *Naëlle, pleine d'espoir*

 

 

Le retour du passé.

 

*** Chapitre 2 ***

 

 

Lorsque Masa se réveilla, la nuit était déjà tombée. Il se leva avant de rechercher à tâtons un interrupteur. Lorsque les différentes ampoules éclairèrent enfin la pièce, Masa s’aperçut qu’on était entré dans son sommeil afin de lui déposer un plateau garni de victuailles. Bien qu’affamé, son esprit semblait avoir remarqué quelque chose de différent dans la chambre aussi chercha-t-il de quoi il s’agissait. Son regard tomba alors sur un cadre à photo posé près de son lit, qui, il en était sûr, n’était pas là lorsqu’il s’était endormi. Il s’assit sur le lit et le prit entre ses mains avant de se figer.

- Matsui…

L’adolescent souriant sur la photo avait été son seul ami durant une très longue période.
Cependant, il ne savait pas qui avait bien pu mettre cette photo dans sa chambre. Sans doute une mauvaise blague… mais quoiqu’il en ait été, il prit le cadre et le cacha au fond de l’une des armoires afin d’être sûr que personne ne le verrait.

Il se décida à manger un peu et tout en se servant, son regard se posa inconsciemment sur le meuble dans lequel il avait déposé la photo de Matsui.

- Tu vois…, dit-il en parlant tout seul, c’est moi qui avait raison… je n’arrive pas à fuir cet endroit…

Quelques minutes plus tard, Masa, n’ayant finalement quasiment touché à aucun des plats sur la table, se leva et baissa la clenche de la porte, certain qu’il était enfermé, cependant, elle s’ouvrit et les deux hommes gardant l'entrée (deux personnes qu’il ne connaissait pas) le regardèrent à peine lorsqu’il passa près d’eux. Il ne se souvenait plus où était la salle de bain, et pourtant, il fallait qu’il se rafraîchisse. C’est pourquoi, lorsqu’une jeune femme passa près de lui, il la retint par le bras, ce qui eut pour effet de faire passer dans les yeux de celle-ci une lueur de panique. Mais Masa la rassura d’un regard et lui demanda le plus aimablement possible de lui indiquer la salle de bain. Loin de paraître rassurée, la personne qu’il avait accostée lui fit néanmoins signe de lui emboîter le pas. Trois minutes plus tard, Masa se retrouvait devant l’une des innombrables salles de bains de cette immense demeure.

Une fois à l’intérieur, il se déshabilla rapidement et une fois sous la douche, il ferma les yeux. Cette sensation de l’eau qui coule le long de votre corps et toujours la même, que l’on soit dans n’importe quel pays… à cet instant, Masa était en France et il songeait que le lendemain matin, il aurait certainement une interview à faire et le soir, il reverrait Justine et pourrait s’amuser à raconter n’importe quoi avec Solange… mais oui, bien sûr, il n’était jamais revenu au Japon ! Il avait fait un rêve et voilà tout. Cependant, lorsqu’il rouvrit les yeux, force lui fut bien de constater qu’il n’était pas la salle de bain de son appartement et que toutes les serviettes s’entassant sur les meubles ne lui appartenaient pas. Pour la première fois depuis qu’il avait reçu ce télégramme maudit, il laissa des larmes couler le long de son visage. Il avait voulu fuir son passé et construire un avenir différent de celui qu’on avait tenté de lui imposer, cependant, le passé était toujours le plus fort, il en était sûr à présent, pour son plus grand malheur…

Lorsqu’il sortit, il fut surpris de trouver à la porte la fille l’ayant accompagné.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Lui demanda alors Masa.

Un signe de négation de la part de l’autre et Masa ne s’en soucia plus et retourna facilement à sa chambre lorsqu’il s’aperçut qu’il avait été suivi.

- Quoi ?
Demanda il alors légèrement agacé.

La fille ne lui répondit pas et se contenta d’observer la porte.

- Je n’ai pas besoin de compagnie, si c’est ça que tu veux savoir !

Ceci étant dit, l'homme referma sa porte sur lui.

La personne l’ayant accompagné regarda l'immense pièce de bois close, très surprise, avant de faire demi tour et de se rendre dans ses quartiers.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Retour au présent : France.

Solange s’éveilla dans un lit qui n’était pas le sien, mais à la vue de la tête sortant de dessous les draps, elle ne s’interrogea pas très longtemps pour savoir où elle était.

- Ca va mieux ?
Lui demanda soudain Grégory en s’étirant.

- Bof…

- …

- … je ne me souviens pas être monté…

- Pourtant, tu t’es déplacée toute seule quand j’ai menacé de te laisser sur le divan.

Les deux jeunes se mirent à rire. Depuis qu’elle était toute petite, la jeune fille avait pris l’habitude de « squatter » le lit de son meilleur ami lorsqu’elle dormait chez lui… comme une sœur l’aurait fait.

L’adolescent plaça ses mains derrière la tête :

- Si quelqu’un qui ne nous connaît pas nous voyait, je me demande ce qu’il penserait.

- Voir un garçon et une fille dans le même lit… j'imagine que la plupart penserait à la même chose !

- C’est sûr !

- …

- Bon, allez, debout ! Tu as une envie particulière pour le p’tit déj’ ?

- Oui, va me chercher des croissants et des chocolatines.

- Et puis quoi encore ?

Le jeune homme se retourna vers son amie à son grand damne, car le sourire qu’elle lui adressa le fit craquer, comme d’habitude.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Solange et Grégory étaient attablés pour leur repas de midi lorsque le téléphone retentit.

- Sans doute tes parents, dit l’adolescente.

- Ou alors Sylvain qui veut savoir si j'ai envie d'aller me promener quelque part.

- Ha oui, possible !

L’adolescent décrocha et après quelques phrases échangées, il se retourna rapidement vers sa meilleure amie.

- C’est Justine.

L’adolescente se leva et pris le combiné entre les mains :

- Allo ?

- Solange ! Serais-tu devenu folle ? Tu n’es pas rentrée cette nuit !

- Je le sais, j’ai dormi chez Grég.

- Et tu ne crois pas que tu aurais pu me prévenir si tu voulais dormir chez lui ?

- Je ne voulais pas spécialement dormir chez lui, mais je ne voulais pas rentrer à la maison !

- Bon, maintenant, ça suffit ! Tu rentres !

- Pourquoi faire ? Tu passes ton temps à crier depuis que Masa a disparu ! Mais ce n’est pas de ma faute !!! Je n’ai rien fait de mal !!!

Solange commençait à s’énerver et elle n’arrivait plus à se calmer.

- Tais-toi un peu ! Nos histoires familiales ne regardent pas les autres !

- Si c’est de Grég que tu parles, je n’ai pas de secrets pour lui.

- Bon, Solange, tu le remercies de t’avoir hébergé cette nuit et tu rentres !

- Pas question, je ne rentrerais pas !

- Solange, tu es mineure et si je te dis de rentrer, tu DOIS m’obéir !!!

- Pour qui tu te prends ? Tu n’es pas ma mère !!!!

Un profond silence se fit des deux côtés. Solange ne voulait pas dire une chose pareille et jamais, Justine ne se serait doutée que son trésor, sa petite Solange pourrait un jour lui rappeler qu’elle était sa sœur et pas sa mère. Son cœur se déchira encore plus qu’il ne l’était à cause de la disparition de Masa. Cependant, elle reprit, sur un ton anormalement calme :

- Tu as raison… je ne suis pas ta mère et si tu ne veux pas subir mes sautes d’humeur, je pense que c’est ton droit… Mais fais bien attention à toi et ne manque pas l’école.

Solange ne put répondre et lorsqu’enfin un « maman » sortit du fond de sa gorge, elle n’entendit que la tonalité. Elle se décida donc à raccrocher et se retourner.

Le regard de Grégory s’était fait plus dur qu’elle ne l’avait encore jamais vu. Il lui lançait un regard noir.

- Quoi ?
Lui demanda-t-elle.

- Tu n’aurais jamais dû lui dire ça !

- Je sais… mais… de toute façon, c’est vrai ! Ce n’est pas ma mère.

- Tu devrais avoir honte !

- Laisse-moi, de toute façon, je voulais m’excuser, mais elle avait déjà raccroché.

- Tu n’avais même pas le droit de le penser !

- Mais y en a marre Grég ! Depuis quand tu te permets de te mêler de ma vie comme ça ?

- Sans doute depuis que tu es rentrée dans la mienne.

L’adolescente regarda son ami avec des yeux ronds. Elle ne s’était pas du tout attendue à ce genre de réponse. C’était plutôt bien pensé, se dit elle.

- Bon, ok, alors dis-moi tout ce que tu voulais me dire, qu’on en finisse.

- Justine n’est peut-être pas ta vraie mère, mais je pense qu’elle a plus de mérite que si elle l’avait été. Tu te rends compte de tous les sacrifices qu’elle a dû faire pour toi ?

- … je le sais…
Sanglota alors Solange.

Emu, et incapable de résister aux larmes de son amie, Grégory prit la jeune fille dans ses bras jusqu’à ce qu’elle se calme.

- Je suis désolé, lui dit-il alors.

- Non… je sais… que tu as raison…

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa jouait avec le bijou que lui avait légué sa mère lorsque quelqu’un frappa à sa porte.

- Entrez !

Répondant d’un ton autoritaire, Masa se surpris lui-même en s’apercevant qu’en une semaine, il avait prit des habitudes et qu’il n’était même plus obligé de se forcer à prendre ce genre d’intonation. Plus rien dans son attitude lorsqu’il était au contact des autres ne laissaient transparaître la moindre émotion. Cette attitude lui interdisait d’ailleurs de demander ce qu’on attendait de lui, bien qu’il bouillonne intérieurement de ne pas le savoir.

- Je suis heureux de vous revoir Maître.

Un jeune homme venait d’entrer et à présent s’inclinait devant lui. Masa déposa le médaillon sur la table basse près de son lit avant de s’approcher du nouvel arrivant. Celui-ci ne devait même pas avoir 30 ans. Assez grand et mince, sa tenue et sa sacoche firent penser à Masa que le jeune homme face à lui devait faire des études supérieurs.

- Shû ???

Masa venait de reconnaître en cet homme face à lui un adolescent qu’il avait laissé quelques années auparavant. Le seul à avoir été au courant de sa fuite. Une idée jaillit alors dans l’esprit de l’homme. Si quelqu’un avait pu le vendre, c’était bien celui qui était face à lui.

Sans aucun avertissement, Masa se saisit des poignets du jeune homme et le plaqua contre le mur.

- Maî… maître… ???

- Tu m’as trahi ! Je suis sûr que c’est toi qui leur as dit que j’étais parti en France !

- Mais… non… je…

- Qui d’autre que toi aurais pu les mettre sur la voie ? Hein ??? Réponds ! Que t’ont-ils donnés ? De l’argent ? La survie de ta famille… non, ça, c’est impossible, ils sont tous morts ! Une femme ? Alors ??? J’attends !!!!

Le jeune homme était tétanisé. Lui qui s’était fait une telle joie de pouvoir enfin revoir la seule personne dans son enfance à lui avoir apporté un peu de chaleur. Voilà qu’il l'accusait d'avoir été un traître, lui qui aurait préféré mourir que de dire quoique ce soit sur son maître.

Tout en s’énervant, Masa avait quelque peu fait glissé ses mains le longs des poignets de son vis-à-vis et de ce fait, découvert ceux-ci des manche longue de la chemise qu’il portait. Plusieurs petites cicatrices en tout genre s’y trouvaient.

Le plus âgé se recula.

- Maître ?

Shû était complètement perdu.

- Enlève ta chemise !

- Pardon ?

- Je t’ai dit d’enlever ta chemise ! Dépêches-toi !

Le jeune homme s’exécuta et déboutonna son vêtement avant de l’enlever.

Masa examina les différentes marques et cicatrices présentes non pas seulement sur les poignets, mais bel et bien sur tout le corps du jeune homme debout devant lui. Aucun doute, celui-ci avait été torturé.

Masa sortit de la chambre précipitamment, laissant un Shû complètement hébété par l’attitude que venait d’adopter son aîné.

Lorsqu’il arriva devant la porte du bureau de son frère, l'homme entra sans même frapper ou se faire annoncer. Leur père était assis dans l’un des fauteuils et visiblement, le cadet des fils Mayowasu venait d’interrompre une discussion importante, cependant, personne ne fit le moindre commentaire.

- Que veux-tu ?
Demanda simplement Kyoga, le frère de Masa.

- Qui vous a permis de toucher à Shû ? Il m’appartient !!! Personne n’a le droit de le toucher sans ma permission !

Kyoga eu un léger rire moqueur avant de poser ses deux coudes sur son bureau et de faire reposer sa tête aux creux de ses mains.

- Si tu ne voulais pas qu’on l’ « interroge », il ne fallait pas le laisser ici en partant !

Masa ne su quoi répondre et s’apprêtait à sortir lorsque son père se sentit obligé de rajouter :

- Tu peux en être fier, il t’est très fidèle ! On n’a pas pu lui arracher un mot !

Masa lança un regard noir à son frère et son père, ouvrit violemment la porte et se retourna avant de sortir :

- Je vous interdis de relever la main sur lui !

- Tant que tu fais ce qu’on te dit et que tu n’essaies pas de fuir, il t’appartient, lui répondit son père un sourire ironique aux lèvres.

Masa ne fit aucun commentaire et sortit de la pièce.

Tout en faisant le trajet devant le raccompagner à sa chambre, il fut dégoûté de ses propres paroles. Il leur avait à tous dit que Shû lui appartenait, comme s’il avait été question d’un animal. Comment pouvait-il réagir de cette façon ? Etait-ce cela le réel ‘lui’ ? Celui qu’il avait été durant 10 ans avait-il donc été uniquement une contrefaçon de lui-même ?

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Justine se trouvait une nouvelle fois face au « Méridien Times ». D’un côté, elle voulait entrer et d’un autre, elle ne savait pas de quel droit elle allait une fois de plus déranger le patron de son petit ami.

- Bonjour Mademoiselle.

Une voix surgit de nulle part la fit sursauter. Elle se retourna et se retrouva face à face avec l’un des collègues de Masa.

- Bon… bonjour, lui répondit la jeune femme.

- Ne restez pas dehors, entrez.

- Merci.

- Alors, vous avez des nouvelles de Masa ?

- Non, toujours pas, répondit Justine en baissant la tête.

L’autre ne dit rien et l’accompagne jusque devant le bureau de leur patron avant de s’éclipser avec un petit mot d’encouragement.

Justine lui sourit pour le remercier et entra, après avoir frappé quelques coups, dans le bureau de Georges Méridien.

- Encore vous…
Fit alors l’homme en se prenant la tête entre les mains.

- Je suis… désolée… Mais je ne sais pas à qui m’adresser…

- Vous êtes allée voir la police ?

- Oui, mais ils m’ont clairement dit qu’il ne ferait pas grand-chose pour retrouver Masa.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que je ne suis pas de la famille…

- Ha oui, c’est vrai…

Justine s’approcha de l’homme et le regarda intensément avant de lui demander :

- Vous allez m’aider ?

- Je ne…

- Je vous en supplie… Je ne sais vraiment plus vers qui me tourner… Je ne supporterais pas de le perdre… qui sait, peut-être qu’en ce moment même, il attend notre aide, je…

- Calmez-vous.

Georges voyait bien que sa visiteuse semblait sur le point de faire une crise de nerf et il ne se sentait pas apte à la calmer dans ce cas là.

- Asseyez-vous, lui dit il alors en lui indiquant un siège.

- Merci.

Depuis que son employé avait disparu la semaine précédente, le patron du « Méridien Times » avait déjà mis plusieurs de ses journalistes sur l’ « affaire », cependant, il se demandait s’il devait oui ou non parler de leur découverte à la jeune femme.

- Je vous en prie, dites-moi ce que vous savez.

Georges Méridien aurait ri si les circonstances s’y étaient prêtées. Cette femme devait avoir un sixième sens.

- Bien, dit-il alors en s’installant dans son fauteuil. Il s’alluma un cigare et commença à lui raconter ce qu’ils avaient découvert : Jeudi soir, en sortant du journal, Masa est passé chez un fleuriste ouvert 24/24h, avant d’aller chez vous avec les fleurs qu’il avait achetées. A 22h55, il est sortit de chez vous pour se rendre directement à son appartement. Il n’en est pas ressortit de la nuit et la première chose qui lui a fait ouvrir sa porte le vendredi matin, c’est le passage du facteur qui lui a remit un télégramme. Nous avons eu beaucoup de mal à en connaître le contenu mais nous avons tout de même réussi à savoir qu’il disait : ‘venons te chercher’ et que l’expéditeur était un certain Kashima Mayowasu. Et ce n’est pas bien longtemps plus tard que deux hommes vêtus de costumes sombres ont sonné à la porte de votre ami. Quelques minutes plus tard, Masa est ressortit, une valise à la main. Finalement, nous avons perdu sa trace après qu’il soit monté dans un avion en direction du Japon avec les deux inconnus.

- Il… il est repartit au… Japon… ? Il m’a quitté…

Justine n’y croyait pas. Masa était partit, sans la prévenir… il l’avait abandonné pour repartir chez lui… c’était ce que cet homme assis face à elle venait en gros de lui dire.

- N’interprétez pas mes paroles, mademoiselle.

Justine voulu se lever et partir, cependant, la poigne ferme de Georges l’arrêta.

- Avant de partir, voulez-vous savoir ce que nous avons découvert d’autre ?

- Allez-y, répondit la jeune femme en se ressaisissant.

- Il semblerait… il semblerait qu’il ait été en contact avec une famille de yakuza durant de nombreuses années avant de venir s’installer en France.

- Vous dites n’importe quoi ! Si ça avait été le cas, je le saurais !

- Calmez-vous, je vous dis seulement…

- J’en ai assez entendu ! Au revoir !

Monsieur Méridien allait tenter de retenir la femme, mais le téléphone qui se mit à sonner, l’en empêcha.

Justine traversa les couloirs du journal tout en ruminant sa colère contre le patron de Masa. Elle était sûre qu’il lui avait dit n’importe quoi ! Pourquoi Masa aurait-il était en contact avec des yakuzas ? Et si cela avait été le cas, il lui en aurait parlé, elle le savait. Cependant, malgré les certitudes qu’elle se forçait à avoir, une grande partie de son esprit lui disait que peut-être que Georges Méridien lui avait dit la vérité.

Pendant ce temps, le patron du « Méridien Times » était en grande conversation téléphonique. Il espérait bien que cet entretien l’aiderait à trouver une solution afin de retrouver Masa.

Finalement, lorsqu’il raccrocha le téléphone, un sourire venait d’apparaître sur son visage.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

 

Le soir même.

Un avion en provenance des Etats-Unis venait d’atterrir et Georges Méridien se trouvait parmi les personnes attendant les passagers.

Une heure plus tard, l’homme faisait la connaissance de Dave Word, jeune inspecteur de la police américaine d’une trentaine d’années.

Le plus âgé des deux hommes expliqua à l’autre de quoi l’affaire retournait, car le commissaire avait mis son subordonné dans l'avion, sans grandes explications, lui disant qu’il se débrouillerait, comme d’habitude.

- J’irais voir sa fiancée demain, déclara l’inspecteur au journaliste lorsque celui-ci le déposa devant son hôtel.

- Merci, lui dit alors l’homme en lui serrant la main.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Dave relu les notes qu’il avait prise en parlant avec Georges. Cet homme ne semblait pas lui avoir mentit, cependant l’inspecteur ne pu que constater qu’il devait s’agir encore une fois d’un petit yakuza qui, après s’être payée des ‘vacances’, décidait quelque temps plus tard que le travail honnête n’était pas pour lui. A n’en pas douter, lorsqu’il l’aurait rencontré, il n’aurait plus rien de celui que lui avait décrit le journaliste. Il en était tout à ses réflexions lorsque le téléphone de sa chambre sonna. Il était évident pour lui qu'une fois de plus, Mélinda avait calculé exactement le temps qu’il lui avait fallut pour commencer son enquête et rentrer à son hôtel.

- Allo ?

- Un appel d’Amérique, monsieur, une certaine Mélinda Crafowrd.

- Oui, merci.

- Salut !

- Bonsoir Mélinda.

- Comment vas-tu ?

- Bien, enfin, je suis crevé à cause du décalage horaire et surtout à cause du vol, mais sinon, ça va. Et toi ?

- Ca irait mieux si nous n’étions pas séparés.

Dave eut un petit rire. Il fallait toujours que son amie en fasse trop. Cependant, cela faisait partie de son charme, il devait bien l’admettre.

- Allons Méli, tu devrais arrêter de me couver comme ça. Il ne va rien m’arriver… et puis…

- ‘Et puis’ ?

- Ca te branche un reportage au Japon ?

- Tu vas au Japon ? Super ! J’appelle mon patron ! On se retrouve quand ?

- Jeudi, si ça te va.

- Impec’ ! A jeudi ! Dors bien.

La jeune femme raccrocha toute excitée à la perspective de son prochain reportage.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Mardi matin : 08h15

Dave sonna à la porte d’une grande maison dont la propriétaire était la petite amie de Masa : l’homme qu’il devait retrouver.

La jeune femme vint ouvrir et fut surprise de se retrouver face à un homme assez grand et blond… elle qui s’attendait à voir son facteur, un homme, petit, trapu et chauve.

- Oui ?

- Bonjour mademoiselle. Je suis Dave Word et je vais tenter de retrouver votre petit ami.

- … Je… ce… c’est vrai… ?

- Mais oui.

- Je… heu… Excusez-moi, je suis Justine Rosarie.
Dit alors la jeune femme en tendant sa main droite au policier devant sa porte. Celui-ci lui sourit et lui serra la main.

 

Trois heures plus tard, il sortait de la maison, peiné de voir combien la jeune femme avait l’air de faire confiance à son ami. Décidément, l’amour était bien aveugle. Comment pouvait-elle ne pas voir qu’elle avait été trompée et abandonnée ?

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Maître ? Vous sortez ?

- Pas vraiment, répondit Masa. Je vais juste faire un tour dans le jardin.

- Je peux vous accompagner ?

- Si tu veux.

Le jeune homme courut dans sa chambre afin de poser les livres qu’il avait empruntés et revint rapidement.

- J’ai cru comprendre que tu faisais des études pour devenir vétérinaire.

Masa venait de commencer la conversation tout en avançant le long des allées fleuries.

- Oui, c’est ça.

- C’est assez étrange.

- Qu’est-ce qui est étrange ?

- Vouloir sauver la vie d’animaux quand on prend celles d’hommes. Je trouve cela étrange.

- Je…

- Mais c’est très bien. Et il est bien dommage que tu ais perdu des années d’école dans ton enfance. Sans cela, tu auras certainement déjà ton diplôme.

Shû s’arrêta un instant cherchant à savoir si Masa attendait un énième remerciement pour lui avoir permis d’aller à l’école, cependant, cela ne semblait pas être le cas. Sans doute l’homme cherchait-il simplement à lui montrer qu’il n’avait rien oublié de lui, malgré les années.

L'étudiant constata que Masa portait autour du cou un médaillon qu’il se souvenait avoir vu dans son sac, lorsqu’il avait aidé celui-ci dans sa fuite, dix ans auparavant. Visiblement, il avait l’air d’y tenir.

Masa continuait d’avancer le long du jardin, tentant de ne pas montrer dans quel état de trouble il était. En effet, son père lui avait parlé d’un « travail » pour la semaine d’après. Il ne savait plus quoi faire. Il avait de plus en plus envie de téléphoner à Justine, de la rassurer, de lui dire qu’il allait bien, car il n’en doutait pas, la jeune femme devait être morte d’inquiétude. Il pourrait d’ailleurs peut-être même lui dire de lui envoyer de l’argent (qu’il lui rembourserait après, bien sûr), afin qu’il puisse repartir en France. Cependant, il chassa bien vite cette idée de sa tête, il ne fallait en aucun cas que qui que se soit apprennent qu’il était amoureux. La simple idée qu’on pourrait s’en prendre à Justine le rendait fou, pourtant, personne ne pouvait ne serait-ce qu’avoir la moindre idée de ce qu’il pensait.

Une limousine noire venant de s’arrêter devant l’entrée principale le fit sortir de ses pensées. Un homme assez âgé en sortit, suivit de ses gardes du corps. Masa se demanda qui était cet homme lorsque Shû arriva près de lui et lui souffla :

- C’est Yoshimina Kurosuma. Je pense que c’est lui qui a dû indiquer notre prochaine cible.

Masa regarda le jeune interrogativement :

- ‘Notre’ ?

- Oui, je vais vous accompagner, vous n’étiez pas au courant ?

- Non, je ne le savais pas, répondit Masa sans détacher le regard des hommes s’avançant vers la demeure familiale.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

- Daaaaaaaaave !!!!!!!!!

Melinda se jeta dans les bras de son meilleur ami.

- Méli… tu m’étouffes, se plaignit le jeune homme.

- Oups, désolée, s'excusa la jeune femme en le relâchant.

- Je ne pensais pas que tu serais déjà là.
Dit Dave lorsqu’il eu retrouvé le droit de se pencher pour récupérer ses bagages.

- Tu m’avais dit qu’on se retrouverait jeudi, et on est jeudi ! Allez, viens, j’ai réservé une suite dans un hôtel très, très bien. Et puis, j’ai trouvé un interprète, parce que sinon, je ne pense pas qu’on va s’en sortir.

- Tu as pensé à tout… comme d’habitude, murmura l’inspecteur, cependant, son amie n’entendit pas.

Quelques secondes plus tard, les deux amis atteignaient l’hôtel dans lequel ils allaient habiter durant les prochains jours. Melinda n’avait pas menti, cet hôtel semblait réellement très bien.

- Ha !

- Quoi ?
Dave se retourna vers son amie qui regardait dans le salon de l’hôtel.

- Notre interprète est là.

L’inspecteur alla demander à la réception qu’on lui monte ses bagages, avant de rejoindre Melinda. Lorsqu’il arriva à la hauteur de son amie, celle-ci lui présenta la jeune femme avec qui elle discutait :

- Dave, voici Maya Shasumi. Maya, je vous présente Dave Word.

- Enchanté, dit alors Dave, aussitôt imité par celle qui allait leur servir d’interprète.

- En fait, expliqua la jeune femme, je prépare un mémoire d’histoire et comme j’ai étudié pendant longtemps le français, je joue les interprètes dès que je le peux pour avoir de l’argent.

- C’est une très bonne idée, lui dit alors Dave en souriant aimablement.

- Puis-je vous poser une question ?
Demanda poliment Maya.

- Oui, bien sûr.

- J’ai cru comprendre que vous veniez des Etats-Unis et pourtant, ce n’est pas quelqu’un qui parle anglais que vous cherchez…

Melinda se mis à rire avant de répondre :

- C’est très simple, il se trouve juste que la mère de Dave est française, quand à moi, j’ai toujours été entourée de domestiques parlant français.

- Je comprends mieux, dit alors la jeune femme.

- Bien, on se revoit demain pour commencer la tournée de la ville ?
Reprit joyeusement Melinda en songeant à son prochain article.

- Comme vous voudrez, répondit Maya avant de prendre congé des deux américains.

Les deux amis regardèrent la jeune japonaise disparaître de leur champ de vision, avant de monter dans la suite qui leur était destinée. Les bagages de Dave avaient été déposés dans l’entrée et il eut la surprise de voir que son amie avait déjà rangé les siens.

- Tu as déjà tout mis en place ?

- Hé oui, je m’améliore, répondit la jeune femme dans un éclat de rire.

- Tu m’aides pour les miens ?

- Il ne faudrait peut-être quand même pas trop rêver ! Je vais prendre une douche pendant que tu ranges. A tout à l’heure.

Dave regarda son amie traverser la chambre avant de se pencher pour récupérer sa valise et son sac, pour les poser sur un lit de façon à ne pas avoir à se pencher à chaque fois qu’il voudrait prendre quelque chose dedans.

 

~ ~ ~ ~ ~

 

Masa était étendu sur son lit depuis plusieurs minutes lorsqu’on frappa à sa porte.

- Oui ?

Un homme, l’un de ceux qui étaient venus le chercher en France, passa la tête dans l’entrebâillement de la porte avant de lui dire :

- Masaru-sama, votre père vous demande.

- J’arrive, répondit Masa en se levant.

Il passa près de l’autre homme, plus âgé, sans lui prêter la plus quelconque attention et ne se formalisa même pas que celui-ci le suive jusqu’aux appartements de son père. Cependant, Masa ne put que remarquer le regard empli de tristesse que l’homme lui adressa lorsqu’il repartit après s’être assuré que le fils était bien entré dans le bureau de son père.

‘Bizarre’, pensa-t-il tout en refermant la porte.

- Vous m’avez fait demander ?
S’enquit Masa en s’inclinant légèrement.

Ce n’est qu’en se redressant qu’il s’aperçut qu’une jeune femme, d’une vingtaine d’années se trouvaient dans la même pièce. Celle-ci lui adressa un timide sourire avant de s’incliner très respectueusement.

- Masaru, comment vas-tu ?
Demanda le chef de famille.

- …

- Je vois… tu ne diras pas un mot en ma présence. Aucune importance, en fait. Je tenais à te présenter Yume Katogori. Elle est ta…

 

 

Fin du deuxième chapitre

A suivre...

 

Note de fin de chapitre : "Elle est ta quoi ????"   mdr !!! Je sais, ça ne se fait pas de faire finir un chapitre comme ça... mais que voulez-vous... 'faut bien que je les coupe à un moment ou à un autre, non ? Et dans le prochain chapitre, qu'aurez-vous ? Ben j'vous l'dirais pas ! lol

Allez, review/mails, pour me dire ce que vous en avez pensé, s'il vous plait !!!!!!! A la semaine prochaine pour le prochain chapitre  ^_^  (je pense que je vais répondre à la demande de faire une mise à jour régulière pour cette fic !).

 

Si vous voulez m'écrire un petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre adresse e-mail, je ne pourrai pas vous répondre ^_~

 

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Chapitre 3

 

 

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