Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Note : Bonjour à tous ^_^ Quoi ??? Ha oui, les autres fics !
mdr !!! Je sais, je sais !!!! Mais rassurez-vous, je nen ai oublié
aucune ! Laissez moi vous expliquer le pourquoi de cette histoire ^_^ Il y a quelques
mois, jai organisé un concours sur mon site, mais je me demandais si les
contraintes et le temps impartit permettaient vraiment de faire une bonne histoire !
Et voilà, jai donc moi aussi « joué » ! Mais je vous rassure, il
métait impossible de gagner. Je métais pourtant amusé à mettre cette fic
sur mon site, comme les autres, mais je lai finalement enlevé, avec
lintention de ne pas la faire lire. Cependant, aujourdhui, aller savoir
pourquoi, je vous la fait lire. Peut-être pour avoir votre avis. En fait, jai
limpression que les personnes fréquentant mon site sont incapable dapprécier
autre chose que le yaoi
alors on va voir, ce que vous en pensez, car, même si
jai toujours le même style dans cette histoire, elle nest pas yaoi !
Certains personnages peuvent avoir des tendances (ou être) homosexuelles, cependant, ce
nest pas le but de lhistoire !
Si vous trouvez que lhistoire est un peu lente à démarrer, cest sans doute
normal, car elle compte plus dune centaine de page au total. Mais je pense que le
premier chapitre donne déjà un petit aperçu de comment sera la fic ^_^
Je vous souhaite à tous une bonne lecture !!!!!
PS : pour ceux qui connaîtrait les règles du concours, le thème qui avait été pris était le suivant : « 10 ans plus tard, il/elle/ils reçoit/reçoivent un télégramme. Quelques mots pour faire ressurgir le passé. Qui du passé ou du présent l'emportera » (mais bon, on sen fout complètement, cétait juste une petite précision comme ça).
Le retour du passé.
*** Chapitre 1 ***
- MASSSSSSAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!! Dans mon bureau et quça saute !!!!!!
Ledit Masa se leva précipitamment de son fauteuil et fit, par son geste brusque, tomber toute une pile de dossier de son bureau. Se fut le déclenchement dun éclat de rire général alors que lhomme rejoignait rapidement le bureau de son patron, rouge de honte.
- Jai failli attendre !
Lui signala un homme dâge mûr avant de sinstaller confortablement dans son
siège en cuir.
- Je suis désolé, lui répondit le plus jeune, sans pour autant baisser les yeux.
- Bien, venons-en au fait ! Jexige des explications !
Le plus âgé, Georges Méridien, jeta un journal sur le bureau. Sur celui-ci, on pouvait lire : Ventes ou escroqueries ?.
- Que voulez-vous que je vous explique chef ? Tout est écrit dans larticle. Nous avons essayé den dire un maximum et
- Ca suffit !
Masa se recula légèrement, face à la colère de son supérieur.
- Mais patron
Il fallait quil se justifie !
- Je ne veux entendre aucune excuse !
- Chef, ce que nous disons dans cet article est vrai ! Nous navons rien falsifier et avons toujours cherché à être le plus impartial possible, et
- Masa, reprit Georges un peu plus calmement. Le problème nest pas larticle en lui-même.
- Ha ?
- Non, ce nest pas ça le problème est que dans cet article, vous mettez en cause bon nombre de personnes haut placées !
- Mais
- Demain, je veux voir un article leur passant un peu plus de pommade et les caressants dans le sens des poils, cest clair ?
- Vous nous demandez de refaire notre article ?
- Non, je veux juste que vous le rendiez moins virulent !
Masa navait aucune envie de faire ce quon lui demandait, cependant, il abdiqua et sapprêtait à sortir du bureau lorsque la voix forte et grave de son patron se fit de nouveau entendre.
- Vous savez mon ptit, ce qui a été écrit dans lédition parut ce matin a quand même été lu.
Un sourire plus tard et Masa sortait bel et bien du bureau. Il retourna dans le sien et expliqua à ses collègues rapidement la situation, avant quils se mettent à rédiger un article moins virulent à lencontre de certaines personnes.
Ce supplément de travail avait retenu lhomme beaucoup plus tard que ce quil aurait pensé. Lui qui avait prévu daider Justine à cuisiner lorsquil arriverait, tout serait déjà prêt, cétait sûr. Un sourire apparu sur ses lèvres à la simple pensée de revoir la jeune femme. Il prit sa veste dans lentrée et sortit du bâtiment dans lequel il travaillait. Sans réellement savoir pourquoi, il se retourna et regarda lenseigne lumineuse de la rédaction du journal. Le « Méridien Times » ! Daprès Georges, cela faisait très chic davoir rajouté times derrière son propre nom de famille. Masa se mit à rire silencieusement en pensant à lhomme qui lavait engagé neuf ans plus tôt. Cet homme avait lair bourru et peu aimable, mais quand on le connaissait un peu, on comprenait que nombreuses étaient les embûches quil pouvait rencontrer, en tant que patron dun petit journal. De plus, malgré ses colères monumentales, tous ses journalistes, que se soient des grattes papiers ou des hommes de terrains, savaient quils pourraient toujours compter sur lui.
~ ~ ~ ~ ~
Près dune demi heure plus tard, Masa arriva devant une maison, un énorme bouquet de fleurs à la main. Il sonna et attendit quon vienne lui ouvrir.
Une jeune fille blonde de 16 ans arriva en courant afin de déverrouiller la porte dentrée.
- Bonsoir, lui dit-elle avec un sourire radieux.
- Bonsoir Solange. Comment vas-tu ?
- Très bien ! On est allée faire des courses tout à lheure et jen ai
profité pour me ravitailler !
Répondit-elle, un grand sourire aux lèvres, avant de brandir un manga devant les yeux de
Masa.
- Ha oui, cest vrai ta drogue !
Tous deux se mirent à rire durant plusieurs secondes, et ce nest quà larrivée de Justine quils se calmèrent.
- Tu arrives tard, reprocha-t-elle à lhomme en train de samuser avec sa petite sur.
- Oui, je sais, désolée, mais nous avons eu un article supplémentaire à rédiger. Excuse-moi, rajouta-t-il en se rapprochant de la jeune femme. Il lui fit ensuite la bise avant de lui tendre le bouquet.
Solange les regarda quelques secondes puis décida de retourner à des occupations bien plus intéressantes, à savoir, finir lun des nouveaux manga que lune de ses amies venait de lui faire découvrir.
- Je mets la table ?
Proposa aimablement Masa.
Un hochement de tête lui répondit et il partit sortir tout ce dont ils allaient avoir besoin dans lun des grands placards de la salle à manger.
Justine le détailla longuement ce soir là. Comme si elle ne voulait jamais oublier limage de cet homme. Un sentiment étrange loppressait depuis le matin et elle ne pouvait se lexpliquer, cependant, il lui semblait bien que Masa en soit à lorigine. Elle avait toujours été attirée par les asiatiques, elle le reconnaissait sans aucune pudeur, cependant, lui était très particulier. Physiquement, il était beau, oui, elle devait bien le dire, il était même très beau. Des cheveux noirs comme le jais, des yeux marron clair qui tranchait avec beaucoup dharmonie avec sa frange et ses sourcils. Sourcils quil avait dailleurs plutôt fins pour un homme. Ses cheveux toujours un peu en bataille le soir lui apportait beaucoup de charme. Quand à son corps, elle se demandait souvent pourquoi il était journaliste et pas mannequin. Justine le trouvait absolument parfait ! De plus, son teint légèrement mat lui plaisait de plus en plus.
- Quest-ce quil y a ?
Masa venait de se retourner et lui adressa lun de ses habituels sourires qui auraient fait craquer nimporte qui.
- Rien, rien, lui répondit-elle rapidement avant de fuir dans la cuisine, plus rouge que jamais.
Masa, toujours les assiettes à la main la regarda séloigner sans dire un mot.
Il avait limpression que son hôtesse embellissait de jour en jour. Aussi blanche que de la porcelaine, il aimait par-dessus tout : ses cheveux blonds cendrés. Depuis quil la connaissait, elle avait souvent changé de coupe de cheveux mais celle quelle avait en ce moment était sans conteste sa préférée à lui. Ses mèches, légèrement ondulés lui tombaient dans le dos sans quaucun artifice ne les retienne. En fait, cétait surtout cela quil aimait depuis le début chez elle, cette absence dartifice !
- Mais cest dingue ! Ils sont tous pédé dans ton pays ?
De surprise, Masa aurait sans doute lâché les assiettes sil navait pas eu daussi bons réflexes.
- Qu quoi ?
- Regarde !
Ladolescente lui tendit le manga quelle lisait. Effectivement, il devait bien reconnaître que les deux garçons sur la planche quelle lui indiquait navaient pas lair dêtre juste de bons amis.
- Tu sais, ce sont des choses qui arrivent, essaya-t-il dexpliquer à la jeune fille.
- Ouais, ça, javais bien remarqué ! Mais je trouve que ça arrive un peu trop dans les manga est-ce quils sont comme ça dans ton pays ?
- Je je ne pense pas je ne sais pas il y a si longtemps que je suis partis je
- Ca va, ça va nempêche sils sont tous aussi mignons que ça, je crois que je préfère ne jamais aller au Japon.
- Pourquoi ça ?
- Ben, imagine un beau jeune homme comme ça - elle pointait le doigt vers lun des personnages de son manga - et quil me fait : désolé, je naime pas les filles Rhaaa Ca doit vraiment te foutre la rage !!!!
Masa se mit à rire une nouvelle fois en tentant dimaginer la scène. La jeune fille décida alors de le taquiner encore un peu :
- Et tu imagines, une belle femme comme ma sur qui te dirait Désolée mon cher Masa, je naime que les filles.
- Qui aime les filles ?
Justine venait dentrer dans le salon, un plat fumant à la main. En la voyant arriver, Solange éclata de rire avant de se rouler dans tous les sens sur le divan tant elle trouvait la situation drôle.
- Quest-ce quelle a ?
Demanda la femme à son ami.
- Rien, je crois que se sont ses mangas qui la mettent dans cet état.
Un échange de sourire complice plus tard et tous deux partirent chercher le reste des plats dans la cuisine.
La jeune femme allait prendre des couverts de service, lorsque son ami sapprocha un peu plus delle. Cétait la première fois depuis cinq ans quils se connaissaient quil allait enfin oser lui murmurer les mots quil aurait dû lui dire depuis si longtemps.
- Masa ?
Lhomme la détailla dun regard intense quelle ne lui avait encore jamais vu. Elle était vraiment très, très belle. Mais elle nétait pas que cela. Elle était aussi la gardienne de son cur et la libératrice de ses cauchemars. Elle était tout pour lui. Les prunelles bleues se noyaient dans les marrons la fixant. Certains moments étaient magiques et celui-ci faisait partie de ces instants quon voudrait ne jamais se voir sarrêter. Cependant, Masa rompit le charme et se rapprocha encore un peu de cette femme qui, par un sourire avait volé son cur, un après-midi de pluie. Elle avait encore lair dune adolescente, pourtant, elle navait que deux ans de moins que lui : elle venait davoir 33 ans.
- Justine
La voix de Masa était mal assurée et sa main, quil tendait vers elle, navait jamais été aussi hésitante. Pourtant, elle atteignit son but et glissa entre les mèches blondes de la jeune femme.
- Masa je
- non moi dabord
- ???
- Je je taime Justine.
Ca y était, cétait dit. Il avait enfin réussi à dire ce que son cur lui dictait depuis des années. A présent, les quelques secondes de silence qui se firent étaient les plus torturantes quil ait eu à vivre durant les dix dernières années, il en était sûr.
Justine aurait sauté de joie si la surprise ne lavait pas stoppé. Masa, son Masa venait de lui dire ce quelle rêvait dentendre depuis si longtemps. Cependant, elle avait finit par se faire à cet amour platonique, le voir quasiment tous les soirs, mais sans un mot ou geste quelle aurait pu qualifier de tendre, pourtant, chacune de ses attitudes étaient en fait empreint dune tendresse toute particulière lorsquil les lui adressait.
Soudain, un voile de peur apparut dans le regard de son vis-à-vis et elle comprit enfin quil attendait très certainement une réponse de sa part, aussi, sempressa-t-elle de lui répondre, un sourire remplit damour :
- Moi aussi.
Pour la première fois, ils allaient sembrasser et qui sait, peut-être finiraient-ils la nuit ensemble, cependant, il en avait visiblement été décidé autrement.
- Maman ! Vous faites qu oi ? Oups Je crois que jai interrompu quelque chose
Solange repartit aussitôt dans le salon, gênée davoir vu sa sur et Masa aussi proche lun de lautre. Ils risquaient de lui en vouloir. Cependant, elle fut rapidement rassurée, en les voyant arriver, lair plus radieux que jamais, et quils lui dirent gentiment de venir manger.
Une fois installé, Masa ne pu sempêcher de sourire en se demandant si la sur de Justine avait lintension de lappeler papa. En effet, ladolescente, dix-sept ans plus jeune que sa sur, avait pris lhabitude dappeler son aînée « maman ». Justine lui avait raconté au début de leur rencontre que leur mère était morte en donnant naissance à celle quelle appelait son trésor et que leur père sétait laissé consumer de par le chagrin davoir perdu son épouse. Cest ainsi quà 17 ans et demi, Justine sétait retrouvé seule au monde avec sa petite sur, cependant, elle avait expliqué à son ami que cela navait pas été si dur que ça. Le plus difficile avait sans doute été pour Solange qui navait plus de parents et qui nen avait jamais eu, mais elle avait elle-même palier à ce manque, car un soir, à trois ans, alors que Justine était allée la chercher à lécole, la petite fille sétait jetée dans ses bras en lappelant maman et depuis, elle navait pas changé et ne disait que très rarement ma sur en parlant de la jeune femme, préférant le : ma mère.
- On peut savoir pourquoi tu souris bêtement comme ça ?
Masa fut rappelé à lordre par ladolescente et se contenta de sourire en guise de réponse.
- Maman, tu vas épouser un attardé mental !
- Solange !!!!!
Masa et la jeune fille se mirent une nouvelle fois à rire devant lair scandalisé que venait dadopter Justine uniquement parce que sa sur manquait un peu trop de respect vis-à-vis de Masa.
~ ~ ~ ~ ~
Alors quil allait partir, Masa revint vers lélue de son cur et sarrêta sur le perron sur lequel elle restait toujours en attendant quil ait traversé les deux rues qui les séparaient lui et elle bientôt, avait-elle pensé ce soir là, bientôt, il resterait même la nuit.
- Tu as oublié quelque chose ?
Demanda la jeune femme en voyant son ami revenir.
- Oui, enfin non mais
- ?
Lhomme, se sentant ridicule, décida de mettre un terme à sa propre bêtise. Aussi, se pencha-t-il légèrement vers Justine, ferma les yeux et colla ses lèvres contre celles de Justine. Ce nétait pas vraiment le genre de baiser quéchangeaient les amoureux, celui-ci était dune chasteté presque alarmante. Cependant, pour ce soir, ils sen contenteraient tous les deux.
Cest en rougissant que Masa reprit vite le chemin de chez lui et que Justine rentra chez elle.
- Cest ce que jappelle une sacrée paire de nouille !
Solange, qui fermait ses volets lorsque Masa était revenu sur ses pas navait pu sempêcher de les observer. Elle les trouvait mignons tous les deux, mais quelque peu risibles.
- Si ça se trouve, ils sont vierges tous les deux !!!
Très fière de ses propres conclusions, elle se mit de nouveau à rire avant de prendre un autre manga et de sinstaller confortablement dans son lit. Elle le savait, dans moins dune demi heure, Justine viendrait pour éteindre sa lumière.
~ ~ ~ ~ ~
Seul dans son lit, Masa réfléchit à ce quil pourrait faire pour rendre sa demande en mariage inoubliable. Cela aura pu sembler idiot, mais il avait envie que tout soit absolument parfait. Et pour le voyage de noces, il faudrait quil pense à demander des congés pendant une période de vacances scolaire, vu que Justine était enseignante. Il avait tant de projet davenir. Il avait surtout envie de sentir Justine contre lui. De la serrer dans ses bras, de lembrasser mais il aurait bien le temps pour tout ça, il ne sen faisait pas trop.
Sil avait su sil avait su que le lendemain, tout serait différent
~ ~ ~ ~ ~
Alors quil se coiffait, Masa entendit la sonnette de son appartement retentir. Il se précipita pour aller ouvrir, car depuis six ans quil habitait là, il navait encore jamais réussi à se faire à cette monstruosité qui lagressait à chaque fois que quelquun voulait le voir.
- Bonjour, dit-il en souriant au facteur qui venait de sonner.
- Bonjour Mayowasu-san, lui répondit le jeune homme.
Le jeune facteur avait quelque notion de Japonais, et même sil ne voulait pas se ridiculiser en employant des mots dans la langue de lhomme face à lui, il nomettait jamais le san lorsquil sadressait à cet étranger quil trouvait dune gentillesse extrême.
Masa se mit à rire mais stoppa net dans son éclat lorsquil vu ce qui lui était destiné. Cependant, il demanda confirmation :
- Cest pour moi ?
- Il semblerait bien. Vous pouvez signer ici ?
Tel un automate lhomme signa le papier quon lui présentait.
- Mayowasu-san ? Ca ne va pas ? Vous êtes tout pâle
- Ce ce nest rien Merci
Masa regarda le télégramme qui lui était sans lombre dun doute adressé :
« Venons te chercher ». Trois petits mots qui allaient faire basculer sa vie sa vie quil avait construit si durement durant ces dix dernières années. Comment cet assemblage de trois termes anodins pouvaient-ils faire ressurgir autant dhorreur ?
Il fallait quil prévienne le journal oui, appeler son patron pour lui expliquer la situation non, dabord appeler Justine pour la prévenir ou alors
Il ne savait plus, plus rien nallait et il ne savait pas comment gérer cette angoisse qui venait de le prendre. Soudain, la sonnette lagressa, pour la deuxième fois de la matinée et lorsquil ouvrit, il comprit que se serait la dernière fois quelle le ferait.
- Konnichiwa Masaru-sama. [1]
Deux hommes sinclinèrent respectueusement devant Masa. Ce dernier resta impassible et retourna calmement à lintérieur de lappartement quil occupait avant de prendre une valise, de sortir quelques vêtements et den remplir son bagage. Ceci étant fait, il chercha des yeux son médaillon celui là même quil navait jamais quitté, pas même en sinstallant dans ce beau pays que sans doute, il ne reverrait plus jamais.
Juste avant de sortir, il jeta un dernier regard sur cet appartement quil avait lui-même meublé tous ces efforts pour rien tout ce temps passé à se construire soi-même mais le passé était le plus fort et nul ne pouvait y échapper !
~ ~ ~ ~ ~
Le bruit abasourdissant de sons divers à lintérieur de laéroport contrastait avec le silence qui avait régné durant les deux heures précédentes. Heures pendant lesquelles Masa sétait retrouvé dans un taxi avec les deux hommes venus le chercher.
Masa était habitué à ce genre de lieu. Il était en effet des plus courant que les journalistes accueillent les personnalités à la descente même de lavion. Cependant, si en temps normal, il sentait une sorte de bonheur semparer de lui à chaque nouvelle interview, ce jour là lui sembla être le plus triste de toute sa vie.
~ ~ ~ ~ ~
- et noublie pas de bien visser le robinet de la cuisine, il fuit !
- Oui maman.
- Pour les repas, je tai laissé largent
- Dans le tiroir de la commode de la cuisine, je sais ! Tu me las déjà dit au moins cinq fois !
- Mais Greg, tu es tellement tête en lair que jai peur que tu ne ten sortes pas tout seul.
- Maman
Soupira le Greg en question.
- Allons ma chérie, lavion ne va pas nous attendre pour décoller. Allons-y !
Les parents de Grégory embrassèrent une nouvelle fois leur fils et saluèrent Sylvain avant de commencer à séloigner lorsque la mère revint sur ses pas.
- Et personne à la maison ! Je ne suis daccord que pour Solange, cest clair ?
- Heu oui, très mais
- Pas de filles pour faire nimporte quoi et pas de garçons pour faire la fête !
- Ne tinquiète pas, je ne ferais rien de tout ça.
Gregory rassura sa mère dun sourire et celle-ci partit enfin, entraînée par son mari.
Les deux amis regardèrent le couple séloigner avant que Sylvain ne rompe le silence :
- On rentre tout de suite ou on va sacheter un truc à boire ?
- Je préfèrerai que tu me raccompagnes tout de suite.
- Ok, allons-y !
Grégory suivait son ami vers la sortie, lorsque son regard fut attiré par la vision dune personne quil avait déjà souvent vue. Au loin, il lui semblait quil voyait Masa. Celui-ci était entouré de deux hommes en costar cravate. Il sourit en pensant quavec ce genre de vêtement, ils avaient lair de Yakuza, comme il avait pu en voir dans les manga ou films japonais que lui avait montrés Solange.
- Hé ! Grég ! Dépêches !
- Oui, jarrive !
Ladolescent se pressa pour rejoindre son ami, cependant, il jeta tout de même un dernier regard dans lautre direction et vit vaguement la destination vers laquelle se rendaient les trois hommes.
- Ben alors ?
Sylvain navait pas lair ravi davoir dû attendre son ami.
- Désolé, mais jai cru reconnaître Masa dans laéroport.
- Masa ? Le copain de Justine ?
- Ouais.
- Il doit avoir une interview à faire, cest pour ça.
- Oui peut-être
Grégory suivit son ami vers la voiture et avant de monter, il se retourna encore une fois vers laéroport. Il aurait peut-être dû y retourner pour savoir si cétait vraiment Masa mais après tout, même si cétait lui, Sylvain devait certainement avoir raison. Il navait aucune raison de sinquiéter.
~ ~ ~ ~ ~
- Solange ?
- Hum ?
Ladolescente releva les yeux de son cahier dexercices.
- Tu fais quelque chose ce soir ?
- Mouais jpense que Masa va venir manger à la maison.
- Encore ? Mais il est déjà venu hier.
- Ha oui, je ne tai pas raconté !
La jeune fille se leva de sa chaise et vint rejoindre Grégory, son meilleur ami, sur son lit afin de lui raconter le nouveau tournant que venait visiblement de prendre lhistoire damour entre sa sur et Masa. Tout en lécoutant, ladolescent se demandait sil devait oui ou non lui parlait du fait quil avait cru voir Masa à laéroport ; cependant, il décida de ne rien dire. Après tout, il avait très certainement confondu.
~ ~ ~ ~ ~
Grégory couru à la porte dentrée en entendant la sonnerie persistante.
- Solange ?
La jeune fille venait sans aucun doute de passer des heures sous cette pluie qui ne discontinuait pas depuis ce samedi matin.
- Je peux passer la nuit chez toi ? Demanda la jeune fille transie.
- Mais bien sûr, lui répondit son ami en se poussant afin de la laisser passer.
La jeune fille se dirigea dans la salle de bain, se fit couler un bain avant de se déshabiller et dentrer dedans.
Près dune demi heure plus tard, elle entra dans la cuisine où se trouvait son meilleur ami, lavé, séché et habillé avec des vêtements quelle était allée prendre dans larmoire de Grégory.
- Ca va mieux ?
- oui
Ladolescente se rapprocha de son ami avant de se serer dans ses bras. Pour une fois, cétait lui qui allait devoir la consoler.
- Que se passe-t-il ?
Lui demanda-t-il plusieurs minutes plus tard.
- Masa nest pas revenu
Répondit-elle en se dégageant un peu.
- Quoi ?
- Tu sais, le vendredi de la semaine dernière, il devait venir à la maison
- Oui, oui, je me souviens. Cest dailleurs pour ça que tu nétais pas resté.
- Hé bien depuis, il na pas donné signe de vie. Maman est allée je ne sais pas combien de fois sonner chez lui, mais sans résultat elle a même été à son bureau, mais personne ne sait où il est
- Mais il navait pas lair bizarre la dernière fois que vous lavez vu ?
- Non, pas du tout.
Des larmes chaudes se mirent à couler le long des joues de la jeune fille. Son ami la repris dans les bras et la berça un long moment en attendant quelle se calme.
- Je
suis très inquiète
Sanglota ladolescente.
- Je sais, je sais chuuuut ça va aller
- Et et en plus maman passe ses nerfs sur moi je narrive plus à le supporter
- Calme-toi ma Solange tu peux rester ici le temps que ça se calme ne pleure plus
Ladolescente finit par se calmer dans les bras de son ami et consentit à sallonger un peu en attendant quil finisse de préparer quelque chose à manger. Cependant, elle sendormit. Dans ses rêves, Masa était en train de dîner avec sa sur et elle, lorsque soudain, tout autour delle devenait trouble et quil disparaissait dans un nuage de fumée en leur souriant comme à son habitude.
~ ~ ~ ~ ~
Samedi de la semaine précédente
Très tôt dans la matinée, Masa et les deux hommes étant venus le chercher, arrivèrent enfin devant cette immense demeure quavait fuit lhomme plusieurs années auparavant. Masa regarda lallée fleurie et avala difficilement sa salive. A partir de cet instant précis, tous ses gestes seraient épiés et interprété, il le savait. Cependant, il ne sen souciait pas vraiment, après tout, il était évident quon ne lavait ramené ici que dans le seul et unique but de lui faire payer sa trahison en lexécutant.
Masa avança, toujours entouré des deux hommes, aussi silencieux que des ombres. A lintérieur de la demeure, il vit des tableaux de grands maîtres français que son père affectionnait tant. Non, en fait, son père idolâtrait la France et ce nétait pas difficile à voir, rien quen entrant chez lui. De tout façon, ce nétait pas pour rien que tout le monde chez lui devait sappliquer à parler français. Masa avançait toujours, regardant à droite et à gauche, tout lui rappelant ce beau pays qui avait été sa terre dasile durant ses années de fuite pourquoi avait-il donc choisi la France, alors quil voulait fuir tout ce qui lui rappelait cet endroit ? Soudain, un homme sortit dune pièce, le bouscula avant de le toiser du regard. Masa ne baissa pas un seul instant les yeux et fit front face à son vis-à-vis. Ce dernier se détourna plusieurs secondes plus tard et fit signe à trois hommes de laccompagner. Masa le regarda séloigner et murmura pour lui-même :
- Kyoga
Personne navait entendu et cétait tant mieux !
Après plusieurs minutes de marche dans limmense bâtiment, lun des deux hommes nayant toujours pas quitté Masa frappa à une porte avant quun « entrez ! » fort et clair ne les incite à pousser la porte.
Une fois à lintérieur, un homme dune carrure relativement grande pour un japonais et surtout imposant un charisme indéniable face à tous ceux qui lapprochaient, se leva. Cet homme, de plus de soixante ans était craint par tous ceux travaillant sous ses ordres, et bien sûr, Masa ne faisait pas exception à la règle, dautant plus que cet homme était son père !
Cependant, malgré son malaise grandissant, Masa ne laissa rien transparaître de ses émotions et resta de marbre, même lorsque son père fit sortir tout le monde.
- Je suis heureux de te revoir, annonça alors le plus âgé en sapprochant de son fils.
Masa ne répondit pas et se contenta de le fixer sans que lhomme ne puisse savoir à quoi son fils pensait. Cependant, il reprit :
- Ta trahison nous a fait beaucoup de tort et elle ma apporté beaucoup de chagrin tu te rends compte, tu mas abandonné, moi, ton propre père !
-
- Masaru ! Dis quelque chose ! Tu as perdu lusage de la parole durant ton séjour en France ?
Masa ne répondit toujours pas et se contenta de serrer les poings lorsquil sentit dans sa main droite une surface dure et arrondit. Son père baissa les yeux au même instant vers sa main et un sourire apparu sur son visage.
- Tu lavais donc emmené le médaillon de ta mère.
-
- As tu découvert son mécanisme ?
-
- Tu as décidé de ne plus dire un mot ? Soit, si cest ce que tu veux. Cependant, saches bien une chose ! Si je tai laissé libre de tes mouvements autrefois, ce temps est révolu ! A partir de maintenant, tu seras sans cesse surveillé, même lorsque tu partiras en mission !
-
- Tu peux disposer !
Sans un mot, Masa sortit de la pièce et fut aussitôt rejoint par les deux hommes lattendant à la porte. Ceux-ci le conduisirent dans une chambre aménagée où tout le confort dont il aurait besoin serait mis à sa disposition.
- Reposez-vous bien, lui dit alors lun des deux hommes avant de le laisser seul dans cette chambre inconnue.
Masa fit quelque pas dans la pièce tout en pensant que celle-ci aurait pu appartenir à nimporte qui tant elle était impersonnelle. Soudain, il sarrêta. En fait, cétait plutôt la chambre de personne. Cette chambre ne trahissait aucune présence, aucune intimité et surtout, aucune vie. Elle ressemblait à celle quil avait eu à partir de ses 15 ans une chambre vide de toute émotion.
Lhomme sarrêta près du lit et sy allongea. Il fallait quil réfléchisse à tout ce qui venait de lui arriver. Il sera contre lui le médaillon quil navait toujours pas lâché et autorisa enfin ses lèvres à laisser séchapper le prénom de la personne à qui il ne cessait de penser depuis le matin précédent : « Justine »
Fin du premier chapitre
A suivre
[1] Konnichiwa Masaru-sama => bonjour Maître Masaru (cest comme ça que lon pourrait traduire ce qui est dit)
Note de fin de chapitre : Dans le prochain chapitre, nous verrons dans quel état cette disparition de Masa a laissé Justine et Solange. Nous rencontrerons aussi deux autres personnages qui seront très importants pour Masa. Et pour finir, Dave et sa charmante meilleure amie : Melinda, feront leur entrée en scène (jaime beaucoup Méli ! lol).
A très bientôt donc, pour le prochain chapitre !!!!
Et noubliez pas de me dire ce que vous avez pensé de mon histoire. Jattends avec impatience vos commentaires ^_^
Naëlle
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