Auteur: Naëlle
Titre: Günther et Feder, l'oiseau aux milles couleurs
Genre : Amitié, aventure, drame, guerre.

 

Note : Bonjour à tous.

Et tout d’abord, désolée pour ceux qui auront déjà lu ce message, mais j’ai décidé de le mettre en début de chaque nouveau chapitre. Il serait dommage que quelqu’un rate ce que j’ai à dire. lol
L’année dernière, j’avais fait une tentative pour recommencer à écrire. Et finalement, face au manque de retour, ça m’avait complètement démotivée. Pour vous dire, je n’ai quasiment rien écrit durant des mois et je n’ai même pas été capable d’écrire une histoire pour l’anniversaire de mon neveu. Mais je ne dis pas ça pour me plaindre, enfin... si, un peu quand même. lol. Non, plus sérieusement, j’aimerai vraiment que les lecteurs pensent un tout petit peu à l’auteur. Je dis ça pour moi, mais aussi pour les autres. Parce que quand je vois certaines perles que personne ne pense à commenter, je ne comprends pas. Il y a quelques mois, j’ai lu des histoires très bien (oui, oui, j’ai envoyé des messages aux auteurs) qui n’avaient reçu aucun message d’encouragement alors que dans les stats on voit que ce sont des histoires suivies, je ne comprends pas...
Là, j’en entends crier derrière leur ordi : “mais on n’est pas obligé de commenter !”. Et là, je vous réponds : “vous avez entièrement raison et je suis d’accord avec vous à 100% !”. Mais prenons un exemple tout simple. Un enfant aide sa maman à débarrasser la table après le repas. Quoi de plus normal ? Pourtant, il semble logique que la maman dise “merci”. C’est tout bête, mais c’est un peu le même principe.
Lorsque j’ai commencé à mettre mes histoires en ligne, c’est vrai qu’il y avait beaucoup moins d’histoires à lire, mais la communauté auteurs/lecteurs échangeaient beaucoup plus. Certains lecteurs posaient des questions auxquelles les auteurs répondaient au chapitre suivant. C’était très agréable. Finalement, parmi les auteurs qui ont commencé à peu près en même temps que moi, il n’y en a quasiment plus qui continue d’écrire et/ou faire lire leur fic (certaines sont même restées inachevées... dommage).
Et bien que je me plaigne un peu (beaucoup ! lol), j’ai reçu quelques messages ces derniers temps. J’étais d’ailleurs très surprise mais tellement ravie que j’ai décidé de refaire une tentative !


D’aujourd’hui jusqu’au 2 avril (2015), tous les deux jours, voir tous les jours, vous pourrez lire un nouveau chapitre de l’une de mes fics. Non, ce n’est pas une blague. Si ma motivation nouvelle trouve un écho favorable, je poursuivrai dans cette voie, c’est promis !  

Je vais rajouter une dernière chose pour clore mon propos. Etant moi-même une lectrice plus ou moins assidue de certaines histoires, je sais ce que c’est que de manquer de temps (franchement, quand on lit un chapitre en déjeunant au bureau, on n’est pas forcément motivé pour envoyer un message à l’auteur). Je sais ce que c’est que d’être fatiguée ou de n’avoir qu’une envie : lire le chapitre suivant (et puis franchement, si on a trouvé le chapitre qu’on vient de lire pas super intéressant, on ne va pas dire à l’auteur qu’on a rien à lui dire. lol).
Et quand on a à peine fini le chapitre et qu’on doit faire autre chose : hé bien on fait ce qu’on a à faire. L’auteur attendra.
Mais de temps en temps, on peut peut-être aussi résister à l’envie de passer de suite au chapitre suivant. Je sais, c’est dur ! lol 
Et voilà, j’ai fini. Non, inutile de répondre à mon long message (mais si vraiment vous voulez le faire, faites-le de préférence en pm) que je vous remercie d’avoir lu en entier.

Passons maintenant à une bonne nouvelle :

J’ai commencé un roman photo avec mes BJD. Qu’est-ce qu’un/une BJD : une poupée. hahahaha !!!!

La première histoire (complète) sera mise en ligne entre aujourd’hui et le 02 avril. Direction la page principale pour avoir accès au lien (je dis ça pour ceux qui seraient arrivé directement sur la page de la fic !). J’attends de savoir ce que vous en pensez, parce que c’est la première fois que je fais ça (la “folie” pour les BJD est aussi assez nouvelle).

Ethan, l’un des deux héros de l’histoire a même sa page facebook ! Il est pas beau le monde ?????

N’hésitez pas à allez retrouver Tristan et Ethan dans la première histoire intitulé : “la veste” !

 

Et maintenant, place au chapitre (qui risque d’être plus court que tout mes blablas ! looool)

 

Note 2 (relative à l'histoire) :

Günther, est passé d'une enfance remplie d'amour à une autre difficile suite au décès de ses parents. Cependant, dès qu'il a été en âge de s'engager dans l'armée, il l'a fait afin de tenir la promesse qu'il avait faite à Feder : à savoir, qu'ils pourraient vivre tous les deux. Cependant, à cause de jalousie de la part de certains de ses camarades de régiments, un accident se produisit, suite à quoi il fut amputé d'un bras. Passé le moment de désespoir, le jeune homme se ressaisit et rentra chez lui, toujours accompagné par Feder. La guerre était en marche et le jeune homme apprit quelque temps plus tard que la famille Mayeur était en danger. Décidant de les aider afin de faire plaisir à Feder, Günther reprit la route. Arrivé chez le docteur Mayer, il apprit que ce dernier avait été exécuté et que sa fille avait disparu. Connaissant l'attachement de Feder pour Rebecca, Günther décida de la retrouver. Cependant, il dut s'arrêter lorsque Feder tomba malade. Ne trouvant personne pour le soigner, le jeune homme semblait prêt à sombrer dans le désespoir, mais encore une fois, "l'homme en uniforme" vint l'aider et lui présenta quelqu'un qui serait sans doute capable de sauver Feder.
Feder est le meilleur (et seul) ami de Günther. Bien que tout un monde les sépare : Feder est un oiseau et Günther un humain, une profonde amitié et un amour sans faille les lie tous les deux. Feder comprend les promesses que lui fait son ami et ne doute pas qu'elles seront réalisé. Il est un grand soutient pour Günther depuis que ce dernier a perdu ses parents. Il s'est attaché à Rébecca et c'est pour lui que Günther décide de partir à la recherche de la jeune fille.
Docteur Mayer : Médecin ayant sauvé la vie de Günther, c'est un juif alsacien qui sera assassiné durant la guerre.
Rebecca Mayer : fille du docteur Mayer, c'est une enfant lorsque Günther et Feder la rencontre. Elle s'est occupé de l'oiseau durant la convalescence de Günther et les aimait beaucoup tous les deux. Elle a disparu et c'est pour la retrouver que Günther et Feder sillonne la France malgré les dangers.
L'homme en uniforme : personnage mystérieux et charismatique, il aide régulièrement Günther et semble veiller sur le jeune homme secrètement.

 

Günther et Feder, l’oiseau aux milles couleurs

 

Troisième partie

 

 

Günther tendit la main et Feder picora les graines avec appétit. Le jeune homme eut alors un très grand sourire.

- Je suis bien aise de m’apercevoir que vous savez sourire, dit une voix en surprenant Günther.

Ce dernier se retourna et fixa son hôte sans un mot. Celui-ci lui sourit et fit un geste vers l’oiseau. Mais ce dernier, à présent qu’il était guéri, d’un coup d’aile, se plaça sur l’épaule de son ami humain.

- Tu étais plus sympathique quand tu étais malade, dit alors l’homme en riant.

- Combien vous dois-je ?
Demanda soudain Günther.

- Je vous demande pardon ?

- Pour avoir soigné Feder, combien vous dois-je ?

L’homme se mit à rire un peu plus fort avant de répondre :

- Que pourriez-vous me donner ? De l’argent ? Que pourrais-je bien en faire ?

- … l’argent… ça aide à beaucoup de chose…

- Oui, c’est vrai, mais pas ici, pas maintenant.

- Je souhaite tout de même m’acquitter de ma dette.

- Votre dette ?

- Oui, je me sens redevable. Vous avez soigné Feder, je veux donc…

- J’ai pris beaucoup de plaisir à soigner votre oiseau. Jusqu’à présent, je n’en avais vu qu’un seul de la sorte et c’était il y a très longtemps, dans une animalerie. J’ignore d’ailleurs ce qu’il est advenu de cette pauvre bête.

- …

- Et si j’ai accepté de soigner votre oiseau, c’est simplement parce que moi-même je suis redevable à Friedrich.

- « Friedrich » ?
Répéta le jeune homme.

- Vous ne connaissiez pas son prénom ?

Günther n’osa pas dire qu’en réalité, il ne connaissait pas du tout cette personne et qu’il ne l’avait vu en tout et pour tout que deux fois. Il préféra alors changer de sujet :

- Pourquoi vous cachez-vous ?

- Vous êtes vraiment direct lorsque vous parlez.

- …

- J’ai fait savoir que je n’étais pas d’accord avec les idées politiques de notre führer.

- …

- … et j’ai aussi… disons que je ne suis pas attiré par les femmes… vous comprenez ?

Günther fit signe que oui avant d’annoncer :

- Je vais prendre congé.

- Déjà ?

- Oui, j’ai abusé de votre hospitalité et j’ai quelqu’un à retrouver.

De sa seule main, le jeune homme attrapa la cage de Feder et ce dernier s’installa dedans.

- Vous pouvez encore rester.

- Merci, mais il faut vraiment que nous reprenions la route.

- C’est ce que je vous ai confié qui vous fait fuir ?
Demanda l’homme, un peu choqué.

- Non. Pour moi, tout ce qui importe, c’est que vous avez sauvé Feder et pour cela, sachez que vous avez ma gratitude éternelle.

- …

- Regardez, mes affaires étaient déjà prêtes, rajouta Günther en montrant son sac fait.

Une demi-heure plus tard, il prit congé de l’homme, qu’il ne devait jamais revoir, mais qui survivrait à la guerre et partirait ensuite en Amérique. Le jeune homme habitant aussi les lieux l’accompagna afin de le ramener sur un grand axe pour qu’il retrouve son chemin. Sur la route, il demanda :

- Vous recherchez quelqu’un ?

- ?

- C’est votre ami qui m’a dit cela.

- Mon ami ?

- Oui, Friedrich.

- Ha, lui. Oui, je cherche quelqu’un. Une jeune fille…

- Votre fiancée ?

Günther se contenta d’un petit haussement d’épaule avant de répondre :

- Non. Je n’ai pas de fiancée, d’ailleurs.

- Vous n’aimez pas les filles ?
Demanda le jeune homme à voix basse.

- Ce n’est pas parce que je n’ai pas de fiancée qu’il faut en arriver à cette conclusion.

L’autre ne dit plus rien et plusieurs minutes plus tard, il s’apprêtait à partir lorsque Günther le retint.

- J’ai besoin de savoir. Où puis-je trouver Friedrich ?

- … je pense qu’il doit être au cimetière…

- Au cimetière ?

- Oui, celui qui se trouve à environ deux kilomètres à l’est de la sortie de la ville.

- Bien. Merci.

- Günther.

- Oui ?

- Puis-je vous poser une question.

- Je vous écoute.

- Pensez-vous… pensez-vous qu’il est possible d’être attiré par les filles et d’aimer un homme de la même façon ?

- J’imagine que c’est possible.

- …

- Mais il arrive souvent que les plus jeunes soient séduits par leurs aînés. Ce n’est pas de l’amour, mais de la fascination. 

- … c’est ce qui m’arrive ?

- Je ne pourrais le dire. Mais il faut savoir que ça arrive.

- Que dois-je faire ?

- La meilleur des solutions n’est-elle pas de réfléchir soi-même sur ce qu’on veut ?

- Merci…, murmura le jeune homme avant de partir.

Günther, qui s’était contenté de lui donner des indications qu’il avait lues dans un ouvrage sans jamais l’expérimenter se demanda si ce genre de phrases pouvait vraiment aider. Il ignorait que le jeune homme, après quelques années à éprouver des sentiments ambigus pour l’homme chez qui il vivait, épouserait une jeune femme dont il tomberait éperdument amoureux.

Günther tourna durant plusieurs heures avant de trouver le cimetière. Il se demanda d’ailleurs comment il avait fait pour ne pas le voir plus tôt au vu de sa grandeur. Un silence pesant régnait à l’intérieur et il avança d’un pas rapide le long des allées, à la recherche de l’homme. Environ une demi-heure plus tard, il le trouva, agenouillé devant une pierre tombale, sur laquelle aucun nom n’était marqué.

- Qui est enterré là ?
Demanda simplement le jeune homme.

Friedrich se retourna précipitamment avant de répondre :

- Il n’y a aucun corps. C’est juste… une pierre commémorative…

- Il n’y a aucune inscription dessus. C’est assez étrange.

- Que fais-tu ici ? Ne devrais-tu pas être reparti à la recherche de ton amie ?

- Qui êtes-vous exactement ?
Interrogea Günther.

L’homme regarda autour de lui avant de répondre :

- Juste quelqu’un qui essaie de faire ce qui lui semble juste.

- …

- Pars maintenant…

- …

- Günther ?

- Vous me connaissez ? Vous avez l’air d’en savoir tellement sur moi… pourquoi m’aidez-vous ?

- As-tu lu « le secret de la tour d’argent » ?

- Non. Je suis plus attiré par les poèmes.

- Oui, c’est vrai… Tu sais que le cousin de ta mère était romancier ?

- Oui. Il écrivait des romans érotiques.

- C’est vrai. Mais il a aussi écrit « le secret de la tour d’argent ». C’est l’histoire d’un petit garçon qui vit dans une tour entièrement en argent. Il n’a pas le droit de sortir et son seul ami est un arbre qu’il voit de sa fenêtre. Il lui confit tous ses secrets et toutes ses envies. Mais le jour où l’arbre est abattu par un bûcheron, l’enfant disparaît de la tour.

- … pourquoi me racontez-vous cela ?

- L’enfant présenté dans cette histoire mystérieuse est d’une très grande innocence et il semble presque irréel.

- …

- Tu as été sa source d’inspiration pour cette histoire.

- …

- Il avait aussi commencé à écrire un autre roman.

- …

- La trame principale est la romance entre une femme de la haute bourgeoisie et un capitaine. Mais l’un de ses personnages secondaires est l’enfant de l’autre histoire qui à présent est accompagné d’une femme magnifique. Il y a aussi le second du capitaine qui cherche à obtenir les faveurs de la femme qui est avec l’enfant mais qui refuse de dévoiler son amour entièrement.

- … Où voulez-vous en venir ?

- Il t’aimait. Il t’aimait sans doute plus que tout et aurait été prêt à n’importe quoi pour que tu gardes cette innocence qu’il aimait décrire dans ses histoires.

- … Vous vous basez sur des romans pour me dire cela ?

- En partie. Je l’ai aussi souvent entendu parlé de toi et il y avait une profonde affection au fond de ses yeux lorsqu’il te nommait.

- Et ?

- Tu voulais savoir pourquoi je t’aide. Voilà la réponse.

- …

- Je le fais parce que c’est ce qu’il aurait voulu.

Günther ne répondit pas et se contenta de poser les yeux sur la pierre sans inscription. Puis, quelques minutes plus tard, il demanda :

- Qui étiez-vous par rapport à lui ?

L’officier regarda une nouvelle fois autour de lui avant de se rapprocher sur jeune homme et de lui murmurer à l’oreille :

- La femme cachée, celle qu’on ne présente jamais.

Une nouvelle fois, ce fut le silence durant plusieurs minutes avant que Günther ne reprenne :

- Je ne vous crois pas… il n’était pas comme ça…

- … libre à toi de croire ce que tu veux. Mais à présent, je pense que tu n’auras plus besoin de mon aide…

L’officier s’apprêtait à partir lorsqu’il fut retenu par le bras. Le jeune homme lui demanda :

- Si c’est vrai… pourquoi est-ce que je ne vous ai jamais vu ? D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été chez lui durant les vacances.

- … tes parents… ils savaient…

- Et ?

- C’était la condition. S’il voulait te voir, il devait laisser de côté tout ce qu’il faisait en temps normal.

- Ce qui veut dire ?

- Pas de fêtes et personne dans son lit les jours où tu étais chez lui.

L’officier adressa un sourire moqueur au jeune homme qui encaissait les informations sur la personne qu’il avait le plus admirer de toute sa vie. Ainsi donc, voilà à quoi servait cette immense salle de bal. Sans doute était-ce une pièce de débauche lorsqu’il n’était pas présent. Et cette chambre dans laquelle il aimait venir afin que le cousin de sa mère ne lui conte des histoires venues de tous les horizons, l’homme qu’il avait en face de lui l’avait sans doute bien connue.

Mais pour lui, rien que pour lui, l’espace de quelques jours, il acceptait de laisser tout le reste de côté. Devait-il en être flatté ? Il l’ignorait. Il en était tout à ses réflexions lorsqu’il réalisa soudain quelque chose :

- Vous me détestez ?

Même si le lieu était très mal choisi, l’homme eut un petit rire avant de dire :

- Te détester ? Je me demande pourquoi tu as ce genre de pensées.

- Pour avoir été obligé de ne pas vous montrer lorsque j’allais chez lui.

- Non. De toute façon, je ne pouvais pas le voir très souvent.

- Pourquoi ?

- Sans doute parce qu’il ne voulait pas qu’on nous voit tous les deux ensemble. Il disait qu’il ne voulait pas que d’autres hommes comme lui posent les yeux sur moi.

- …

- Oui, je sais, c’est ridicule à mon âge de retenir ce genre de choses. D’autant qu’avec le recul, j’en viens à me dire qu’il devait plutôt avoir honte de moi.

- …

- Tu devrais reprendre ta route.

- …

- Günther ? … tu sais… tu n’as pas à te sentir coupable… un jour, je suis passé quand tu étais chez lui. Et je t’ai aperçu. Et rien qu’en te voyant, j’ai compris qu’on pouvait faire n’importe lequel des sacrifices pour toi.

- …

- …

- Je n’ai rien de particulier, finit par articuler le jeune homme.

- Je doute que ton ami soit d’accord avec toi, dit simplement Friedrich en désignant l’oiseau perché sur l’épaule de Günther.

- …

- Je dois y aller. Au revoir Günther.

- Attendez.

- Qu’y a-t-il ?

- Vous vous trompez.

- Pardon ?

- S’il ne voulait pas vous montrer, c’était vraiment parce qu’il vous aimait.

- C’est gentil, mais…

- Un jour, je lui ai demandé de me présenter son meilleur ami, puisque moi, je lui avais présenté Feder. Il m’a alors répondu que quand je serai plus grand, il me présenterait une personne qui lui était vraiment très chère.

- …

- Je n’ai aucun doute quant au fait qu’il parlait de vous.

Friedrich ne chercha même pas à les cacher et laissa quelques larmes rouler sur ses joues. Et soudain, dans le silence du cimetière, une mélodie s’éleva. Feder, toujours près de son ami humain venait d’entonner une mélodie étrange, une litanie, uniquement pour cet homme qui les avait déjà beaucoup aidé. Son cœur souffrait et Feder le ressentait. Durant plusieurs minutes, l’oiseau chanta et finalement, il ne s’arrêta que lorsque l’homme, sans un mot, ne les eut quitté.

- Je crois qu’il était trop ému pour te remercier, dit alors Günther à l’attention de son oiseau.

Ce dernier se contenta de le fixer de ses yeux noirs et s’arrêta de chanter.

La semaine suivante, lorsque Friedrich revint au cimetière, il trouva, une gravure sur le plaque, toujours sans nom : « personne aimante et aimée ».

 

*****

 

Günther s’endormi, la cage de Feder contre lui. Il se demanda si son train parviendrait à destination sans encombre mais très vite, ses rêves l’entraînèrent bien loin de la guerre. Il revoyait sa mère essayer de lui dire se faire des amis et d’être plus souriant et sociable. Il entendait son père en rire et lui dire de le laisser aller à son rythme. Il revoyait aussi le cousin de sa mère lui promettre qu’un jour, il pourrait lire ses ouvrages, mais que pour l’instant, il était trop jeune. Il en était tout à ses rêves lorsqu’il sentit un picotement. Malgré son sommeil, il comprit rapidement que c’était Feder. Il ouvrit les yeux et s’aperçut que le train était à l’arrêt. Des coups de feu retentirent. Comprenant que son voyage sur les rails s’arrêtait à cet endroit, il sortit sans un bruit de sa cabine, son sac sur le dos et Feder dans sa cage. Le plus discrètement possible, il descendit du train par la première porte ouverte qu’il trouva. Mais alors qu’il pensait passer inaperçu, un homme le vit et plusieurs coups de feu furent tirés dans sa direction. Il était militaire, mais pensant que Feder pouvait être blessé dans la fusillade, il ne réfléchit pas et se mit à courir en direction d’un bois. Une fois à l’intérieur, il dut attendre plusieurs heures, que ses poursuivants cessent de le chercher. La poussée d’adrénaline l’avait, certes, aidé à courir plus vite qu’il ne l’aurait cru et rester immobile durant de longues heures, mais à présent que tout danger semblait écarté, une fatigue sans nom le prit et sans même qu’il ne s’en rende compte, il s’endormit. La cage de Feder, dont la porte n’était jamais vraiment fermée, se retrouva au sol et l’oiseau en sortit d’un coup d’aile.

Plusieurs heures plus tard, alors que la nuit commençait à tomber, Günther se réveilla. Ou plutôt, il fut réveillé par des bruits. Il n’avait encore jamais entendu Feder faire ce genre de sons, mais il savait que c’était son ami à plumes qui l’appelait. Difficilement, il se releva, ramassa la cage par terre et partit à la recherche de l’oiseau. Ce dernier était par terre et poussait de petits cris stridents, comme un appel à l’aide, destinés à Günther. Le jeune homme s’avança avant de découvrir, à côté de Feder, un pigeon blessé. Le jeune homme s’accroupit et regarda l’oiseau avant de tendre la main. Le pigeon tenta de s’envoler, mais à peine eut-il décollé qu’il retomba lourdement sur le sol. Günther enleva alors sa veste et la lança sur l’anima qui émit quelques piaillements plaintifs, mais il ne s’en préoccupa pas et récupéra l’oiseau dans sa veste.

- Tu es en bien mauvais état. Sans soin, tu vas mourir, alors tais-toi !

Feder attendit que Günther ne récupère la cage, ce qui ne fut pas aisé, vu qu’il n’avait qu’une seule main pour tenir la cage et le pigeon dans le même temps. Puis, il vola et s’installa sur l’épaule de son ami.

Günther longea un long moment le bois avant d’en sortir. Il avançait malgré les ténèbres qui commençaient à l’envelopper. Plusieurs heures plus tard, alors que la nuit était déjà bien tombée, il trouva une auberge et se prit une chambre. Une fois seul, il examina le pigeon et s’aperçut alors que l’oiseau portait une sorte de tube à la patte droite. Tant bien que mal, il réussi à le lui enlever puis l’ouvrir. A l’intérieur, sur un petit papier qui avait pris une forme cylindrique, il découvrit une écriture régulière : « Nous avons besoin de plus d’informations. La situation est, en Angleterre aussi, très difficile à vivre. Cette guerre doit s’arrêter et mes hommes sont prêts à intervenir. Donnez la réponse à Amy, elle est la seule pigeonne qui soit capable de faire des allers-retours. Vive la liberté ! A.C ». Le message était entièrement rédigé en français et après avoir réfléchi quelques minutes, Günther le brûla. Puis, il s’occupa de l’oiseau.

- Tu t’appelles donc Amy, dit-il en palpant ses ailes.

La pigeonne releva la tête et le fixa de ses yeux ronds en reconnaissant son nom.

Durant près d’une heure, le jeune homme s’occupa de soigner l’animal sous l’œil attentif de Feder. Puis, lorsqu’il estima qu’il avait terminé, l’oiseau aux milles couleurs entonna une mélodie. Et c’est en l’écoutant chanter que Günther et Amy s’endormirent.

Durant trois jours, le jeune homme se déplaça avec Feder sur son épaule et Amy dans la cage. Et le quatrième jour, il comprit qu’il pouvait la laisser repartir. Mais avant de la laisser s’envoler, il lui remit le petit tube dans lequel il glissa un message : « Votre message n’est pas parvenu à son destinataire. Je l’ai brûlé. Bien sûr, je souhaite que quelqu’un stoppe la folie dans laquelle est tombée l’Allemagne, mais ce pays est tout de même très cher à mon cœur et je ne peux pas aider l’ennemi. De plus, je souhaite croire que les mots de d’Alfred de Musset ont encore un sens : ‘‘De ta source pure et limpide – Réveille-toi, fleuve argenté ;  – Porte trois mots, coursier rapide :  – Amour, patrie et liberté !’’**. J’ai trouvé votre Amy blessée et je l’ai soignée. Je pense qu’elle est à présent remise et je vous la renvoie. G. »

Feder émit un son que Günther ne lui connaissait pas lorsque la pigeonne s’envola mais il ne bougea pas.

Le jeune homme passa une main dans son plumage et ils se remirent en route. D’après les informations qu’il avait pu obtenir, Rebecca devait encore avoir de la famille à Paris. Il était donc possible qu’elle s’y soit rendue. Il l’espérait dans tous les cas.

- Feder, murmura-t-il. Je vais te la retrouver, je te le promets.

L’oiseau se contenta de lui répondre en frottant son bec contre sa joue.

 

*****

 

Günther toussa et se dit qu’il devait être un peu fiévreux. Mais il n’avait pas le temps de se faire soigner. Il sentait qu’il devait retrouver Rébecca au plus vite. Cela faisait deux semaines qu’il avait laissé partir la pigeonne qu’il avait soignée et alors qu’il allait entrer dans un petit hôtel, il entendit un battement d’aile près de lui. Tournant la tête, il aperçut Amy. Il la reconnu tout de suite et tendit la main pour la récupérer et la cacher dans sa veste. N’ayant côtoyé qu’un oiseau d’une extrême intelligence, il ne fut même pas surpris que l’animal l’ait retrouvé. Comment aurait-il pu savoir que les pigeons ne volaient que vers leurs pigeonniers ?

Une fois dans sa chambre, il s’assit sur le lit et sortit Amy de sa veste. Il récupéra le message qu’elle portait et se mit à lire : « Merci d’avoir soigné ma pigeonne. Je comprends votre réaction et sans vous donner de détail, sachez que cette guerre prendra bientôt fin. J’espère qu’alors, j’aurai l’occasion de vous remercier de vive voix. Si j’ai bien compris, vous êtes originaire d’Allemagne, alors si quelque chose devait vous arriver, n’hésitez pas à donner mon nom. Je m’appelle Andrew Crow. Si vous avez pu soigné Amy, j’en conclu que vous avez vous-même des oiseaux, peut-être même des pigeons… êtes-vous ornithologue ? Lorsque vous aurez nourri Amy et qu’elle sera reposée, renvoyez-la moi. A bientôt. A.C. »

Günther ne put s’empêcher de sourire. Lui qui n’aimait que Feder, il était amusé de penser que quelqu’un l’avait prit pour un amoureux des oiseaux. Il toussa un peu et s’aperçu soudain qu’il crachait du sang. Réalisant qu’il avait peut-être la tuberculose – chose possible, au vu des gens qu’il était obligé de côtoyer lors de ses recherches – il regarda Feder et songea qu’il ne pouvait pas l’abandonner et qu’il allait donc falloir qu’il se fasse soigner. Il voulut ressortir, mais il ne pouvait laisser Amy seule et il se doutait que son ami à plumes refuserait de rester avec elle si lui n’était pas là. Aussi décida-t-il de remettre sa visite à un médecin au lendemain. Il prit un papier, qu’il coupa afin de pouvoir le faire loger dans le tube à la patte d’Amy et écrivit : « J’ai bien reçu votre message. N’ayez crainte, je ne pense pas avoir besoin d’aide. Je suis toujours d’accord de croire que rien n’est perdu et que l’espoir est toujours permis : ‘‘Fils des Saxons, fils de la France,  – Vous souvient-il du sang versé ?  – Près du soleil de l'Espérance – Voyez-vous l'ombre du passé ? – Le Rhin n'est plus une frontière ; – Amis, c'est notre grand chemin, – Et, maintenant, l'Europe entière – Sur les deux bords se tend la main.’’*** Mais je me souviendrai de votre nom. Pour ma part, j’ai un oiseau. Son plumage est multicolore. Il fait à peu près la même taille qu’un pigeon et ce n’est qu’un coup de chance qui m’a permis de soigner votre amie, car je ne l’avais jamais fait. En effet, je ne côtoie que Feder (c’est le nom de mon oiseau).  G. ».

Le jeune homme mit le mot dans le tube et s’allongea sur son lit. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas rêvé, pourtant, cette nuit-là, ses songes le ramenèrent à une époque lointaine. Un temps où il était enfant et l’attention de tous. Il revit ses parents ainsi que le cousin de sa mère et un peu plus loin, la silhouette d’un homme. Il se mit alors avancer vers lui mais sa famille l’appela et il revint vers eux. Il se sentait si bien…  Sa mère, qui n’avait jamais été très câline, le serra soudain dans ses bras, lui demandant de ne pas partir. L’enfant allait répondre qu’il n’irait nulle part, lorsqu’il sentit un picotement sur sa main. Il la regarda, mais ne vit rien. Pourtant, la douleur, certes, minime, continuait de se faire sentir. Gentiment, il se dégagea de l’étreinte de sa mère, posa son regard sur les deux hommes près d’elle, leur sourit, puis, regarda autour de lui. L’homme aperçu plus tôt était toujours là et il courut vers lui. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, l’adulte demanda :

- Tu n’as pas quelqu’un à retrouver ?

- Pardon ?

Le picotement sur sa main se fit encore plus sentir et en se retournant, il aperçut Feder. D’un côté, son oiseau semblait l’appeler et de l’autre sa famille lui criait de revenir. Il commença à aller vers les trois personnes qui l’appelaient lorsqu’il s’arrêta. L’oiseau commençait à voler en direction d’une forêt dans laquelle un feu venait de se déclarer. Il courut alors vers son ami à plumes et ne se retourna même pas lorsque sa mère lui demanda de revenir.

Sans réfléchir, il s’avança entre les arbres en flamme. Son oiseau vola alors vers lui et l’enfant n’eut aucun mal à le prendre entre ses mains.

- Je ne t’abandonnerai jamais, murmura l’enfant.

Günther se réveilla en sursaut, le corps en sueur.

Sur le lit, près de lui, Feder donnait de petits coups de becs à sa main.

- … c’est donc toi qui m’as ramené, dit le jeune homme, la gorge en feu.

Le jeune homme voulut se lever mais tomba lourdement sur le sol. Il l’ignorait alors, mais il avait dormi durant trois jours complets.

Faisant un effort qui lui sembla surhumain, il parvint à se mettre debout et voyant que le soleil commençait à décliner, il ouvrit la fenêtre et laissa Amy partir. D’un coup d’aile rapide, elle s’envola sans un regard en arrière. Une fois qu’elle eut disparu de son champ de vision, Günther referma la fenêtre, prit la cage de Feder et sortit. Il dut chercher durant deux heures avant de parvenir à trouver un médecin. Il attendit avec angoisse le pronostique du praticien, lorsque ce dernier lui annonça qu’il avait une simple grippe.

- Mais… j’ai craché du sang, dit le jeune homme avec difficulté.

- Et si vous ne vous reposez pas, vous allez en mourir, prévint le médecin.

Günther comprit qu’il en demandait trop à son corps, mais avait-il le temps de se reposer ? Pouvait-il prendre le temps de s’occuper de lui alors que chaque jour qui passait l’éloignait un peu plus de Rébecca ? L’adolescente qu’elle était alors devait attendre que quelqu’un vienne la sauver, alors pouvait-il arrêter ses recherches ne serait-ce que quelques jours ?

L’homme nota une petite liste de médicaments à prendre, mais précisa à Günther que le village était en pénurie de quasiment tous les médicament, avant de se lever, partir dans une autre pièce et revenir avec quelques cachets.

- C’est tout ce qui me reste, mais je vous les donne.

Günther le fixa durant de longues secondes avant de murmurer :

- Gardez-les… donnez-les à quelqu’un qui en aura plus besoin… vous êtes quelqu’un de bien…

- …

- Vous me rappelez quelqu’un…

- Qui ?

- Le médecin qui s’est occupé de moi lorsque j’ai perdu mon bras…

- C’était un médecin de renom ?

- … non… je ne pense pas… je n’en sais rien en fait…

- Donnez-moi son nom et je vous le dirai, dit gentiment le praticien.

- … Mayer… C’est le docteur Mayer qui m’a soigné…

L’homme se figea à l’annonce de ce nom avant de reprendre contenance et dire :

- Ce n’était pas un médecin connu.

Günther baissa les yeux sur sa main puis sur son oiseau dans sa cage avant de rajouter :

- Ca ne change rien à ce qu’il a fait pour moi et au fait que sa fille est une amie de Feder.

L’homme ne dit rien et laissa le jeune homme partir sans un mot supplémentaire.

Deux jours plus tard, après avoir dormi encore durant plusieurs heures sans se réveiller, Günther se réveilla dans un lit qui n’était pas celui dans lequel il s’était endormi. Il réalisa alors qu’il était à l’hôpital mais la première pensée qu’il eut fut pour son ami à plumes. Se redressant précipitamment, il dut se rallonger et fermer les yeux quelques secondes. Lorsqu’il les rouvrit, il croisa le regard bleu de Friedrich.

- Qu’est-ce que… et où…

L’homme eut un sourire amusé et dit :

- Je t’ai fait transporter à l’hôpital et Feder va bien, il est chez une amie.

- Je… je veux… le… voir…

- Impossible, les animaux ne sont pas admis à l’hôpital.

- …

- Mais remets-toi vite, parce que ton ami refuse de s’alimenter.

- …

Le soldat baissa la voix et chuchota :

- Merci pour l’inscription.

Günther se contenta de le fixer puis referma les yeux.

Friedrich allait s’en aller lorsqu’il crut entendre : « restez avec moi ».

Il se rassit, se disant qu’il avait dû rêver mais resta néanmoins. Le jeune homme endormit semblait tellement vulnérable à cet instant. L’officier passa la main dans la chevelure de Günther, et sentit une tristesse immense l’envahir. C’était encore un tout petit garçon lorsqu’il avait dû apprendre à se comporter comme un adulte. Il se sentit coupable de ne pas avoir été là pour lui et d’avoir veillé sur lui uniquement de loin. Peut-être que s’il avait été près de lui, le jeune homme aurait toujours ses deux bras, sans doute ne serait-il donc pas lancé dans cette quête folle qu’était la recherche de Rébecca Mayer. Mais à présent, il était trop tard et la seule chose qu’il pouvait faire, c’était de tout faire pour le protéger.

Durant les trois jours qui suivirent, Friedrich resta près du jeune homme et alla même jusqu’à l’aider à manger. Et lorsque finalement le soleil se coucha sur le troisième jour, Günther décida qu’il était grand temps qu’il reprenne sa route. L’officier n’essaya pas de l’en dissuader, sachant que ce serait peine perdue.

- Je vais chercher ton oiseau, dit l’homme en laissant le convalescent se préparer.

- … merci…

Une demi-heure plus tard, Feder retrouvait son ami humain et mangea avec appétit dans sa main.

Et alors que Friedrich proposait à Günther de le déposer quelque part en voiture, ce dernier se contenta de décliner l’offre gentiment et disparut dans la nuit.

- Fais attention à toi, murmura l’officier avant de repartir.

Quelques minutes plus tard, Günther rattrapa un homme et reconnu le médecin qui l’avait examiné quelques jours plus tard.

- Que…

Le jeune homme avait sa main sur son épaule et le tenait fermement.

- Vous me suivez depuis que je suis sorti de l’hôpital. Que voulez-vous ?

- Non, je…

- Ne mentez pas. Depuis le temps, j’ai appris à repérer les gens qui me suivent, surtout quand ils le font aussi mal.

- …

- Dites-moi ce que vous me voulez ?

- …

- J’attends…

L’homme sembla réfléchir avant de se décider à parler :

- La gamine… elle s’était cachée chez une voisine…

- Qu…

- Je suis allé la chercher et je l’ai confié au père Martin.

Trop surpris pour réagir, Günther se contenta de relâcher l’homme sans un mot et celui-ci en profita pour partir.

Il lui fallut deux semaines pour retrouver la trace ce père Martin et traverser trois villes, chose de plus en plus difficile.

Mais lorsqu’il marchait afin de rejoindre l’église après avoir demandé des indications aux passants, il dit :

- Feder, je vais tenir ma promesse. Nous allons revoir Rébecca.

L’oiseau se contenta de le regarder dans les yeux sans un bruit.

C’était un mardi et le soleil commençait à se coucher. La petite église se situait sur une petite colline et en marchant, le jeune homme pouvait apercevoir la mer. Il la regardait lorsqu’il retourna son attention vers l’église. C’est alors qu’il vit des flammes s’élever dans le ciel.

Il mit plusieurs minutes avant de comprendre : l’église était en train de brûler.


 

** Début du poème « Le chant des amis » d’Alfred de Musset (1810 – 1857)

*** Fin du poème « Le chant des amis » d’Alfred de Musset (1810 – 1857)

 

Fin de la partie 3/4
A suivre…

 

 

Note de fin de chapitre : Même si c'est un personnage qui n'apparaît pas beaucoup, j'aime beaucoup Friedrich, pas vous ?

 

 

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Chapitre 4

 

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