Auteur: Naëlle
Mail: naelle [@] lartisan.net   (sans les espaces et sans les crochets)
Titre: Fabien Valence, pianiste blessé...

 

Note : Bon... comme d'habitude, je n'ai pas tenu mes dates, mais voici quand même la suite de cette histoire. J'espère que ça vous plaira.

 

 

 

Fabien Valence, pianiste blessé…

* Deuxième partie *

 

 

 

Ce soir là, alors que Viviane conduisait, elle adressa un sourire au jeune homme près d’elle et lui dit :

- C’est la première fois que je te vois avoir l’air aussi bien. Ce cours de chinois a vraiment du bon... grâce à lui, tu vas peut-être réapprendre à être heureux.

Jiang Li ne répondit pas et se contenta de regarder les lampadaires défiler devant ses yeux.

 

*****

 

- Maman. Maman !

La femme releva la tête de ses dossiers et adressa un regard interrogatif à son fils.

- Qu’est-ce qu’il y a mon chéri ?

Fabien s’assit face à elle et lui adressa un sourire : le premier depuis deux ans. Deux longues années où il n’avait pas non plus voulu communiquer avec elle. C’est la raison pour laquelle elle ne demanda pas plus à son fils ce qu’il voulait, se contentant de lui sourire elle aussi.

 

*****

 

Fabien n’aimait ses cours d’Histoire. Il aimait encore moins l’idée de devoir faire des recherches avec tout un groupe. Cependant, dans ces moments où il avait envie de tout abandonner, il repensait à ses deux leçons de chinois par semaine. Il n’avait pas envie de ne plus entendre son professeur, cette femme à l’accent qu’il trouvait charmant. Il n’avait pas non plus envie de se passer des rires et discussions de Natacha et ses amis. Mais surtout, surtout, il ne voulait pas se passer de la présence de Jiang Li. Pourtant, depuis qu’ils s’étaient parlés, trois semaines auparavant, le jeune homme avait recommencé à arriver au dernier moment.
Il soupira en constatant d’ailleurs qu’il ne savait absolument rien du tout sur le métis. Pourtant, ce n’était pas faute d’être dévoré par la curiosité. Mais comment discuter avec quelqu’un qui semblait passionné par son cours, qui arrivait toujours au dernier moment et repartait dès que c’était terminé ? Depuis le début de la semaine, l’ancien pianiste avait même essayé de voir Jiang Li sur le campus, mais là aussi, il avait été malchanceux.

- On dirait presque qu’il me fuit, murmura le jeune homme en mangeant son sandwich tout en marchant.

Pourtant, il allait retenter sa chance et arpenter les couloirs qu’empruntaient les étudiants de Lettres, lorsqu’il fut bousculé. De surprise, il échappa son repas. Furieux, à la pensée qu’il venait de perdre un déjeuner qu’il avait à peine entamé, Fabien s’apprêtait à s’énerver lorsque son regard croisa celui du jeune homme qui l’obsédait tant depuis plusieurs jours.

- Jiang Li ???

- Ho... Bonjour. Qu’est-ce que tu fais là ?

- Hein ? Heu... je...
Fabien eut un petit rire gêné.

- Ha ! Je suis désolé pour ton sandwich, dit le métis en réalisant que c’était de sa faute si le morceau de pain fourré était à terre.

- Ca ne fait rien, se contenta de répondre Fabien.

- Alors ? Qu’est-ce que tu fais là ? Il me semble que ce n’est pas ton coin.

- ...

- D’ailleurs, je voulais te demander. C’est vrai que tu es pianiste ?

Si lorsque Natacha lui avait posé la question, Fabien avait été un peu vexé, que Jiang Li l’interroge à ce sujet l’ennuyait un peu. En effet, il n’avait pas envie de parler de lui, mais il voulait tout savoir sur le garçon au type asiatique.

- Alors ?
Insista Jiang Li.

- ... j’étais... je ne peux plus jouer, murmura la jeune homme en montrant les doigts de sa main gauche.

- Ils ne peuvent plus bouger ?
Demanda le métis.

- ... je ne pense pas...

- Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Que les médecins me donnent 15% de chances de pouvoir re-bouger ma main normalement un jour... « avec une bonne rééducation, peut-être que... », voilà ce qu’on n’a pas arrêté de me dire pendant des mois !

Fabien se rendait bien compte qu’il s’énervait sur quelqu’un qui n’y était pour rien, mais de penser une nouvelle fois qu’il ne pourrait plus jamais jouer le plongea dans un profond désespoir.

- C’est triste... mais vu l’état de tes doigts, c’est une chance que ce soit ta main et pas ta tête qui ait pris.

Fabien regarda le jeune homme qui lui faisait face, les yeux arrondis par la surprise. En temps normal, il aurait sans doute répliqué qu’il aurait préféré être mort que ne plus pouvoir jouer, mais ce jour là, quelque chose changea dans sa vision de la vie et de son futur. Le garçon qui continuait à le fixer avait un regard qui imposait le respect et en même temps empêchait de dire n’importe quoi.

- Les cours vont commencer, annonça Viviane en se rapprochant des deux garçons.

Jiang Li acquiesça et partit avec elle. En les regardant s’éloigner, Fabien réalisa que même s’il n’y avait pas vraiment fait attention, elle était tout le temps restée à quelques mètres d’eux.

 

*****

 

- Jiang n’a pas l’air bien.

- Je pense que c’est le contraire, dit Viviane à celle qui venait de faire la remarque.

- C’est à dire ?

- Je vais aller lui parler, dit la jeune femme sans répondre à la question, avant de monter les escaliers pour rejoindre son jeune protéger.

- Je n’ai pas envie de discuter, murmura-t-il lorsqu’elle entrant dans la chambre.

- Tu n’as pas besoin de répondre mais juste d’écouter dit Viviane en s’asseyant sur le lit.

- ...

- Je sais que tu te sens coupable d’être toujours parmi nous... mais je ne suis pas sûre que tes parents seraient heureux de voir que tu ne souris plus... et ils seraient certainement très attristés de s’apercevoir que leur fils chéri pleure parce qu’il a ri durant quelques secondes... tu as le droit d’être heureux, rajouta Viviane en passant une main dans les cheveux du jeune homme.

 

*****

 

Quelques heures plus tôt :

 

Fabien ouvrit un manga que venait de lui prêter Natacha. D’après elle, il ne pourrait pas y rester insensible. Il avait tenté de refuser en lui disant qu’il n’aimait pas, mais il s’était arrêté lorsque son regard avait croisé celui de Jiang Li.
Francine avait soudain éclaté de rire en racontant que l’année précédente, lorsqu’elles avaient fait du japonais, Natacha s’était mise en tête de faire lire des manga à un garçon de leur classe Et elle l’avait poursuivit avec ses mangas jusqu’à ce qu’il accepte d’en lire un. Le métis s’était mit à rire en imaginant la scène. Fabien, sans qu’il ne sache pourquoi, avait sentit son coeur faire un bon dans sa poitrine : il trouvait le jeune homme absolument charmant lorsqu’il riait. Mais quelle ne fut pas la surprise lorsque Jiang Li s’arrêta soudain et partit sans un mot vers la sortie de l’université. Viviane le suivit en courant et bouscula d’ailleurs quelqu’un mais elle ne s’excusa pas. Le jeune homme qu’elle venait de pousser contre un mur se massa l’épaule mais ne semblait pas lui en vouloir. Pourtant Viviane fut arrêté par la fille qui l’accompagnait.

- Vous pourriez au moins vous excuser !

- Juliette, ça ne fait rien, dit le garçon.

- Laurent, elle aurait pu te faire très mal ! Je trouve votre comportement inadmissible !

- J’ai d’autres priorités en ce moment, se contenta de répondre la jeune femme en repartant.

- Mais c’est incroyable ça, on dirait...

- Juliette, c’est bon. Allons chercher ton copain, que je puisse vous accompagner à la gare.

Le couple s’éloigna sous le regard de Fabien. Ce n’était pas tant eux qu’ils regardaient, mais plutôt ce que grâce à eux, il venait de découvrir sur Jiang Li : le garçon cachait un secret, c’était à présent évident et Viviane n’était pas sa cousine, il en était sûr !

- On a fait quelque chose ? C’est de ma faute s’il est parti ?
Demanda Natacha.

- Non, je ne pense pas, lui répondit Francine avec un sourire réconfortant.

 

*****

 

Il était presque minuit lorsque Fabien termina le manga que venait de lui prêter Natacha. Celle-ci n’avait pas menti, l’histoire était très intéressante. Il étouffa un bâillement et s’allongea sans même penser à éteindre sa lampe de chevet.

 

*****

 

Fabien notait ses cours, mais il était complètement absent. La réaction de Jiang Li la veille lui revenait en mémoire depuis le matin et il voulait savoir ce qui s’était passé. Il avait besoin de comprendre pourquoi l’adolescent avait eu une telle réaction.

Lorsque leur professeur leur indiqua que c’était terminé, l’ancien pianiste pensa aller dans l’aile réservée aux sections linguistiques, mais finalement, il renonça, sachant que même s’il se retrouvait face au métis, il serait incapable de lui demander clairement une explication.

- Alors ? Il est bien mon manga ?

Le jeune homme sursauta. Natacha venait de surgir de nulle part. Cette fille semblait prendre un malin plaisir à déclancher des décharges d’adrénalines chez les autres.

- Tu m’as fais peur, reprocha Fabien.

- Désolée. Nous sommes venus ici pour un exposé, et en partant, je t’ai vu. Alors, ce manga ?

- Jiang Li est là aussi ?
Demanda le jeune homme sans même répondre.

- Oui, j’imagine. Pourquoi ?

Une nouvelle fois, Fabien ne répondit pas, pas plus qu’il ne la salua en partant. Il chercha du regard ce garçon si étrange et le vit sur le point de quitter le bâtiment. L’ancien pianiste se mit alors à courir dans sa direction et ne réalisa pas tout de suite qu’il venait de le retenir par le bras. Il rencontra alors le regard surpris du jeune homme tout en décelant une lueur de peur dedans. Mais il n’eut pas le temps de s’interroger sur cette réaction car il se retrouva presque aussitôt projeté à un bon mètre de l’adolescent. Il vit alors un homme sorti de nulle part pointer une arme dans sa direction. Fabien voulut parler, mais déjà tout semblait rentré dans l’ordre et Jiang Li vint vers lui pour l’aider à se relever.

- Ca va ?
Demanda le métis.

- Mais qu’est-ce que… ?

Avait-il rêvé ? Il l’ignorait, mais le plus important à présent était le sourire que lui adressait celui qui l’aidait à se remettre debout.

- Tout va bien ?
Redemanda l’adolescent.

- Je peux t’inviter à déjeuner ?
Demanda Fabien sans même s’en rendre compte.

Jiang Li le regarda, surpris, puis, il se retourna vers Viviane qui se contenta de lui sourire avant de s’éloigner un peu.

- En fait…

- Tu as déjà mangé, c’est ça ?
Coupa Fabien, déprimé à cette idée.

- Non… c’est que… je ne mange pas le midi…

- …

- Mais je veux bien te tenir compagnie quand même.

Fabien arbora un immense sourire et tous deux se dirigèrent vers le restaurant universitaire.

Quelques minutes plus tard, Fabien et Jiang Li s’installèrent à une table. L’ancien pianiste nota que Viviane, même s’il était plus loin, les avait tout de même suivit.

- Tu as cours cet après-midi ?
Demanda Fabien à l’adresse du jeune homme assis en face de lui.

- Non. J’ai terminé pour aujourd’hui. Pourquoi ?

- Comme ça, par simple curiosité. Moi aussi, j’ai fini.

- Tu vas rentrer chez toi tout de suite ?

- Non, je ne pense pas. Ma mère ne peut venir qu’en fin d’après-midi. Mince !

Le couteau de Fabien tomba de la table avec un grand bruit.

Jiang Li se pencha alors pour le ramasser et rencontra un regard vide lorsqu’il voulut le rendre à l’autre.

- Ton couteau, chuchota-t-il afin de ne pas faire sursauter le jeune homme.

- Hein ? Ha, merci. Tu as vu, cette main ne me sert vraiment plus à rien. Je n’arrive même pas tenir un couteau avec…

Jiang Li ne répondit pas et se contenta de se lever avant de revenir avec des couverts propres. Toujours sans un mot, le jeune homme coupa le steak de Fabien et termina en lui adressant un sourire.

- Merci, murmura se dernier en recommençant à manger.

- Tu m’as dit que les médecins te donnait 15 % de chance de pouvoir re-bouger tes doigts normalement, c’est bien ça ?

- Oui. Pourquoi ?

- … tu as déjà commencé ta rééducation ?

- Non. Je ne vois pas l’intérêt de passer des jours à espérer pour finalement se rendre compte que ça ne marchera pas.

Jiang Li se leva de sa chaise et frappa la table de ses mains. Plusieurs étudiants se retournèrent alors, mais le métis ne s’en aperçut même pas.

- Comment peux-tu baisser les bras sans même avoir essayer ? S’énerva-t-il. Toi, tu as une chance de pouvoir faire que les choses redevienne comme avant, mais tu es trop lâche pour essayer ! Tu devrais avoir honte !!!

Les larmes aux yeux, l’adolescent sortit du restaurant université, suivit de très près par Viviane. Fabien, quant à lui tentait de comprendre de qui venait de se passer. « J’ai dû manquer un épisode », pensa-t-il en soupirant. Il ne comprenait pas pourquoi le garçon venait de s’énerver. Après tout, c’était bien lui, Fabien Valence, qui ne pouvait plus jouer du piano. La perte de l’usage de sa main n’incommodait que lui, alors pourquoi ?

A l’extérieur, Jiang Li s’était mis à courir mais Viviane n’eut aucun problème pour le rattraper et l’obliger à s’arrêter en l’attrapant par le bras.

- Laisse-moi tranquille !
Cria le jeune homme.

- Je voudrais bien, mais tu sais très bien que c’est impossible.

- …

- Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu veux m’en parler ?

- Non ! Par contre, je croyais qu’on était d’accord ! Seulement toi ! Qu’est-ce que Maxime faisait à la fac ???

- …

- Viviane !

- … il semblerait qu’ils aient retrouvé ta trace…, finit par avouer la jeune femme.

Comprenant ce que cette nouvelle risquait d’amener, l’adolescent, toujours furieux, dit un peu plus calmement :

- Je ne veux pas partir !

Viviane ne dit rien, mais en elle-même, elle pensa qu’elle devrait peut-être remercier Fabien. Car, c’était bien grâce à lui que son petit protéger réapprenait à vivre.

 

*****

 

- Tu as passé une bonne journée ?
Demanda madame Valence quand son fils monta dans la voiture.

- Bof, soupira le jeune homme.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?

- C’est ce que j’aimerais bien comprendre.

La femme se contenta de sourire. Depuis plusieurs semaines, son fils avait réapprit à communiquer avec elle. Il semblait aussi beaucoup plus heureux. Il avait détesté la rentrée, ça, elle l’avait bien compris, mais à présent, elle voyait qu’il prenait du plaisir à aller en cours le matin et qu’il était tout excité les jours où il avait chinois.

- Au fait, maman.

- Oui ?

- J’ai commencé à lire un manga et c’est vraiment très bien.

- Ha non ! Pitié ! Ne tombe pas là-dedans toi aussi. J’ai déjà beaucoup de mal à supporter ta cousine lorsqu’elle se met à parler manga, alors ne me dis pas que je vais devoir vivre ça aussi avec mon fils.

Le jeune homme éclata de rire à cette idée. Non, il n’allait pas devenir comme sa cousine qui était une véritable otaku, comme il disait au Japon.

 

*****

 

Fabien, assis sur un banc, mangeait un sandwich en attendant la reprise des cours. Il avait retourné la situation dans tous les sens, mais il n’avait pas réussi à comprendre la réaction excessive de Jiang Li de la veille. Mais le soir, ils auraient chinois, peut-être qu’il pourrait alors lui demander une explication.

- Je peux te parler ?

Relevant les yeux de son pain, Fabien rencontra le regard du garçon qui l’obsédait depuis un bon moment.

- Oui, bien sûr, répondit le jeune homme.

- Je tenais à m’excuser pour hier.

- Ha… ça ne fait rien.

- Sûr ?

- Oui, oui, bien sûr.

- Bien…

- …

- A tout à l’heure.

Le métis repartit et Fabien le suivit du regard. Viviane n’était pas resté loin et le sentiment que le garçon cachait un secret se fit encore plus fort qu’auparavant.

- J’aimerais bien comprendre, murmura le jeune homme.

- Moi aussi, je voudrais comprendre ce garçon.

Encore une fois, Natacha était arrivée, sortie de nulle part.

- Ha, bravo, tu n’as pas sursauté, dit la jeune fille en riant.

- On s’habitue à tout, répondit Fabien en riant lui aussi.

- Je vois que tu t’intéresses toi aussi à Jiang Li, rajouta-t-elle en s’asseyant.

- Il est… mystérieux, se contenta de répondre Fabien.

- Oui, très. Tu sais, quelque part, tu es chanceux, parce qu’il te parle à toi.

- … je ne comprends pas…

- C’est très simple, depuis qu’il est arrivé en début d’année, s’il a dit cinquante mots aux gens de notre amphi, c’est beaucoup. Il arrive, toujours accompagné de Viviane, prends des notes, fais les devoirs qu’on a à faire, rend tout les exposés sur papier, sans jamais passer au tableau et s’en va dès que le cours est terminé. On dirait presque un fantôme. Je dois dire que j’ai même été surprise de m’apercevoir qu’il n’était pas muet, lorsqu’il a parlé pour la première fois en chinois.

Fabien qui s’était toujours trouvé asocial réalisa que comparé à Jiang Li, il était plutôt extraverti comme garçon. Cette constatation le fit sourire.

- Dis-moi, pourquoi t’intéresses-tu autant à lui ?
Demanda-t-il à l’attention de Natacha.

- Parce qu’il m’inspire.

- Pardon ?

- Je suis en train d’écrire une nouvelle histoire. Et ce garçon m’inspire.

- Tu écris ?

- Oui. C’est ma grande passion, répondit la jeune fille avec un grand sourire.

- Je croyais que c’était les mangas ta grande passion.

Natacha éclata de rire.

- Les mangas, c’est l’une de mes passions, mais l’écriture est au sommet du podium.

- C’est magnifique de pouvoir vivre sa passion, murmura Fabien en baissant le regard sur sa main gauche.

- Désolée, je ne voulais pas te faire penser à quelque chose de triste.

- Ca n’est pas grave, murmura le jeune homme.

- Les cours vont bientôt reprendre. J’y vais. A ce soir.

 

*****

 

Lorsque Fabien arriva pour son cours de chinois, il eut la surprise de voir que Jiang Li était là, alors que ledit cours ne devait débuter que plus d’une heure plus tard.

- C’est rare que tu sois en avance, fit remarquer l’ancien pianiste. Viviane n’est pas là ?
Rajouta-t-il.

- ... Viviane n’est jamais loin de moi, répondit le jeune homme.

- Ca va ?

- Oui. Et toi ?

- Ca va.

Fabien se dit que s’il avait vu ce genre de scène dans un film, il aurait trouvé, de façon ironique, que les deux garçons étaient vraiment bavards... mais comment engager une conversation quand soi-même on n’aime pas parler ?

- Heu... tu es libre samedi ?

L’ancien pianiste s’entendit poser la question avant de réaliser que c’était lui qui avait parlé. Il voulut se rattraper, mais contre toute attente, Jiang Li lui répondit que oui avant de lui demander pourquoi.

- Ha… heu… ça te dirait d’aller faire un tour ?

- Pourquoi pas ?

Le jeune homme avait une façon bien particulière de dire « oui », mais Fabien s’en contenta et fut même très heureux de cette réponse.

- Bonjour les garçons, dit Natacha en arrivant.

Fabien lui rendit son salut avant de réfléchir. Elle lui avait dit quelques heures plus tôt que Jiang Li l’intéressait dans le cadre d’une intrigue d’histoire. Il devait lui aussi être attiré par le garçon pour une raison du même genre. Sans doute était-ce parce qu’en pensant au métis, il en oubliait presque qu’il ne pourrait plus jamais jouer de piano. Il s’était un peu inquiété en s’apercevant que ses pensées ne quittaient plus le garçon, mais à présent, il était rassuré.

 

* Fin de la partie 2/3 *

A suivre...

Note de fin de chapitre : J'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions.
Et avant d'aller plus loin, dites-moi... à votre avis, quel est le secret de Jiang Li ???? J'écoute vos idées ^_^ 

Encore une partie et l'histoire sera terminée.

 

 

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Chapitre 3

 

 

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