Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Titre : Ennyan
Genre : SF/drame/amitié/romance/futur shonen-ai

 

Note : Bonjour à tous.

Et tout d’abord, désolée pour ceux qui auront déjà lu ce message, mais j’ai décidé de le mettre en début de chaque nouveau chapitre. Il serait dommage que quelqu’un rate ce que j’ai à dire. lol
L’année dernière, j’avais fait une tentative pour recommencer à écrire. Et finalement, face au manque de retour, ça m’avait complètement démotivée. Pour vous dire, je n’ai quasiment rien écrit durant des mois et je n’ai même pas été capable d’écrire une histoire pour l’anniversaire de mon neveu. Mais je ne dis pas ça pour me plaindre, enfin... si, un peu quand même. lol. Non, plus sérieusement, j’aimerai vraiment que les lecteurs pensent un tout petit peu à l’auteur. Je dis ça pour moi, mais aussi pour les autres. Parce que quand je vois certaines perles que personne ne pense à commenter, je ne comprends pas. Il y a quelques mois, j’ai lu des histoires très bien (oui, oui, j’ai envoyé des messages aux auteurs) qui n’avaient reçu aucun message d’encouragement alors que dans les stats on voit que ce sont des histoires suivies, je ne comprends pas...
Là, j’en entends crier derrière leur ordi : “mais on n’est pas obligé de commenter !”. Et là, je vous réponds : “vous avez entièrement raison et je suis d’accord avec vous à 100% !”. Mais prenons un exemple tout simple. Un enfant aide sa maman à débarrasser la table après le repas. Quoi de plus normal ? Pourtant, il semble logique que la maman dise “merci”. C’est tout bête, mais c’est un peu le même principe.
Lorsque j’ai commencé à mettre mes histoires en ligne, c’est vrai qu’il y avait beaucoup moins d’histoires à lire, mais la communauté auteurs/lecteurs échangeaient beaucoup plus. Certains lecteurs posaient des questions auxquelles les auteurs répondaient au chapitre suivant. C’était très agréable. Finalement, parmi les auteurs qui ont commencé à peu près en même temps que moi, il n’y en a quasiment plus qui continue d’écrire et/ou faire lire leur fic (certaines sont même restées inachevées... dommage).
Et bien que je me plaigne un peu (beaucoup ! lol), j’ai reçu quelques messages ces derniers temps. J’étais d’ailleurs très surprise mais tellement ravie que j’ai décidé de refaire une tentative !


D’aujourd’hui jusqu’au 2 avril (2015), tous les deux jours, voir tous les jours, vous pourrez lire un nouveau chapitre de l’une de mes fics. Non, ce n’est pas une blague. Si ma motivation nouvelle trouve un écho favorable, je poursuivrai dans cette voie, c’est promis !  

Je vais rajouter une dernière chose pour clore mon propos. Etant moi-même une lectrice plus ou moins assidue de certaines histoires, je sais ce que c’est que de manquer de temps (franchement, quand on lit un chapitre en déjeunant au bureau, on n’est pas forcément motivé pour envoyer un message à l’auteur). Je sais ce que c’est que d’être fatiguée ou de n’avoir qu’une envie : lire le chapitre suivant (et puis franchement, si on a trouvé le chapitre qu’on vient de lire pas super intéressant, on ne va pas dire à l’auteur qu’on a rien à lui dire. lol).
Et quand on a à peine fini le chapitre et qu’on doit faire autre chose : hé bien on fait ce qu’on a à faire. L’auteur attendra.
Mais de temps en temps, on peut peut-être aussi résister à l’envie de passer de suite au chapitre suivant. Je sais, c’est dur ! lol 
Et voilà, j’ai fini. Non, inutile de répondre à mon long message (mais si vraiment vous voulez le faire, faites-le de préférence en pm) que je vous remercie d’avoir lu en entier.

Passons maintenant à une bonne nouvelle :

J’ai commencé un roman photo avec mes BJD. Qu’est-ce qu’un/une BJD : une poupée. hahahaha !!!!

La première histoire (complète) sera mise en ligne entre aujourd’hui et le 02 avril. Direction la page principale pour avoir accès au lien (je dis ça pour ceux qui seraient arrivé directement sur la page de la fic !). J’attends de savoir ce que vous en pensez, parce que c’est la première fois que je fais ça (la “folie” pour les BJD est aussi assez nouvelle).

Ethan, l’un des deux héros de l’histoire a même sa page facebook ! Il est pas beau le monde ?????

N’hésitez pas à allez retrouver Tristan et Ethan dans la première histoire intitulé : “la veste” !

 

Et maintenant, place au chapitre (qui risque d’être plus court que tout mes blablas ! looool)

 

Note 2 : Non, je ne vais pas vous faire un résumé du prologue. Ce dernier étant tellement court, je vous invite à le relire ou le lire si vous découvrez la fin ^_^

 

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Ennyan

 

 

-- Chapitre 01 --
Première mission (partie 1/2)


^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

 

 

 

- Ennyan, vous voulez prendre votre douche tout de suite ?

- Non, tu peux y aller en premier.

Celui qui avait traversé le temps se familiarisait avec son nouveau travail en lisant différents rapports d’anciennes affaires traitées par l’équipe de la brigade Vania.

Son colocataire, Cédric de Lorraine avait la charge de s’occuper de lui et lui permettre de vivre à cette époque sans que personne ne puisse soupçonner la vérité à son sujet.

Depuis son arrivé en France, bien des siècles auparavant, il avait conclu un pacte avec l’héritier d’alors des de Lorraine.

- Votre nouveau travail vous plaît ?

Ennyan releva la tête du rapport qu’il lisait afin de croiser le regard émeraude de son colocataire.

- Il m’a l’air intéressant. Mais le plus important...

- Je sais, je sais, vous allez pouvoir empêcher le marquis d’être assassiné et ainsi sauver le monde. C’est magnifique. J’ai tellement de chance d’être à vos côtés. Ainsi, je serai aux premières loges pour assister à votre exploit.

- C’est de l’ironie ?
Interrogea Ennyan, ne reprochant même pas à l’autre de l’avoir coupé.

- Pas du tout votre Grandeur, comment pourrais-je être ironique sur un sujet aussi important.

Finissant sa phrase par un grand éclat de rire, Cédric sortit de la pièce et se dirigea dans la cuisine, afin de préparer le dîner.

Légèrement déconcerté par l’attitude du jeune homme de 22 ans, Ennyan n’en poursuivit pas moins sa lecture jusqu’au moment où il fut appelé pour manger.

- Ca sent très bon, dit-il en entrant dans la cuisine.

- Je vous en prie. Il est inutile de jouer à ce petit jeu là. Je me doute bien que durant votre loooongue vie, vous avez eu l’occasion de sentir des odeurs bien plus appétissantes.

- C’est possible. Mais ça n’enlève rien au fait que ton repas sent très bon.

Cédric se contenta de fixer Ennyan quelques secondes avant de servir leurs assiettes et de s’asseoir.

 

*****

 

 Ennyan soupira. Cela faisait une semaine qu’il avait intégré la brigade Vania et aucune mission ne s’était encore présentée.

- C’est le calme avant la tempête, murmura Angélique.

- Que voulez-vous dire ?
Interrogea celui qui avait l’apparence d’un jeune homme.

- Pas grand-chose, juste que normalement, après plusieurs jours sans qu’il ne se passe rien, on se retrouve surchargé de travail. D’ailleurs, petit conseil, évite toute drogue, même si c’est pour rester éveillé. 

- Je n’ai aucune intention de me droguer.

- Tant mieux, parce que nous avons déjà donné dans les petits nouveaux qui veulent se la jouer et prennent tout et n’importe quoi pour impressionner tout le monde.

Ennyan se contenta de la rassurer, omettant bien entendu de préciser à la femme qu’il pouvait sans problème rester neuf jours sans dormir avant de commencer à ressentir des signes de fatigue.

- Angélique ! Aldric ! On y va !

- Haaaa ! Enfin un peu d’action !
S’écria la femme, ravie d’entendre son chef les appeler.

En courant, les deux collègues arrivèrent auprès de l’homme qu’Ennyan s’était promis de protéger.

- En voiture tout le monde, ordonna l’homme en s’installant au volant.

Durant plusieurs minutes, seules les voix de Raston Nicolas Hans et de Fabrice, le guidant depuis la base, se firent entendre.

Lorsqu’ils s’arrêtèrent devant une maison, Ennyan demanda :

- Pourquoi ne met-on pas le pilotage automatique ? Ce serait plus simple, non ?

- Mais nettement moins drôle, répliqua son patron en riant.

Reprenant son sérieux, il fit signe à son équipe de le suivre. Ennyan en profita pour tous les détailler un peu plus. Angélique était une femme d’une trentaine d’année. Des cheveux longs attachés en queue de cheval, une poitrine généreuse, dévoilée par sa combinaison moulante, svelte et un regard volontaire. Ennyan se doutait bien que les hommes devaient se retourner sur son passage.
Eglantine, beaucoup plus petite, plus plate aussi, ne pouvait soutenir la comparaison avec Angélique. Pourtant, son regard, à travers ses lunettes, semblait beaucoup plus tendre. Mais objectivement parlant, elle était tout de même beaucoup moins agréable à regarder.
Jason, un homme musclé, lançait souvent de petits regards coquins en direction de ses deux collègues femmes. Les cheveux coupés très cours, un regard sombre mais doux ; selon Ennyan, il incarnait parfaitement l’image du grand frère que les gens se faisaient.
Fabrice, les cheveux en bataille, de grosses lunettes sur le nez, il n’ouvrait pas la bouche mais semblait écouter tout ce qui se disait.
Il y avait aussi Marcel (qui n’était actuellement pas avec eux), l’homme qui l’avait guidé le jour de son arrivée. A l’intérieur de ses yeux, Ennyan n’y avait rien décelé, comme si aucune émotion ne s’était dégagée de ceux-ci. Sans s’en rendre compte, il ne put s’empêcher de repenser à ce condamné à mort dont il avait croisé le regard, quelques soixante-quinze ans plus tôt. Beaucoup moins musclé que Jason, il ne semblait pourtant pas plus fragile, au contraire. La maîtrise parfaite qu’il semblait avoir de lui-même et de ce qui l’entourait lui donnait un air rassurant, malgré ce manque de vie contenu dans ses yeux.
Et pour finir, Ennyan s’attarda longuement sur son chef. Cet homme, prônant la paix dans le monde et entre les différentes espèces dans l’univers, possédait un charme bien particulier qui semblait opérer sur tous ceux qui l’approchaient. La nouvelle recrue se demanda d’ailleurs pourquoi quelqu’un allait souhaiter sa mort. Grand, en tout cas, plus que lui-même, le marquis de Louduoin avait souvent le regard masqué par quelques mèches rebelles. Cet homme, au premier abord assez banal, n’en restait pas moins quelqu’un qu’Ennyan admirait avant même de le connaître.

Ennyan ne cessa son « inspection » que lorsqu’ils arrivèrent à la porte d’une maison. Là, un homme, les traits tirés par la fatigue, les accueillit.

- Vous êtes…

- Oui, c’est nous, coupa gentiment Raston Nicolas Hans avec un sourire rassurant.

Leur hôte, leur fit signe d’entrer et les mena à une petite chambre dans laquelle dormait un bébé. Ennyan s’en approcha avec Eglantine et ensemble, ils eurent un sourire tendre vers le petit être endormi.

- Le médecin m’a dit que d’ici deux jours… mon enfant ne pourrait plus du tout…
Quelques larmes coulèrent le long des joues de l’homme.

Angélique adressa alors un regard interrogatif à son patron.

Celui-ci s’éclaircit la voix avant d’expliquer à son équipe :

- Cet enfant est né de l’union entre cet homme et Gaïa, une habitante de la planète Vart. Comme vous le savez tous, Vart est entièrement recouverte d’eau et les Vartiens ne peuvent pas respirer notre air. Lorsqu’ils viennent sur terre, ils doivent constamment être dans l’eau.  

- Un peu comme des poissons, quoi, dit justement Jason.

- Absolument.

- Mais quel est le problème ?
Demanda Ennyan, posant la question dont tout le monde attendait la raison.

- Cet enfant – le chef de l’équipe désigna le bébé endormi – ne peux… ou ne pourra plus, d’ici deux jours, respirer l’air. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne pourra pas non plus respirer dans l’eau. C’est pour cette raison que nous avons été appelé. Nous allons tenter de trouver un moyen de le sauver.

- Aldric, tu prends le bébé ?
Demanda Angélique.

- Oui, bien sûr.

Celui qui se faisait passer pour un jeune terrien n’avait jamais été très attiré par les enfants et n’en avait donc pas souvent prit dans ses bras. Cela ne l’avait pas empêché de se battre pour eux, de les protéger des dangers, mais il n’avait pas pour autant éprouvé de l’affection en sentant leur proximité. Pourtant, lorsqu’il sentit cette petite vie fragile, contre son corps, ce petit enfant dont la flamme de la vie vacillait lentement, il eut cette envie curieuse : celle de vouloir le voir grandir et rire en lui tendant les bras.

- Allons-y !
Ordonna leur chef, ramenant soudain Ennyan à la réalité.

- Nous allons sauver votre bébé, murmura ce dernier en passant près du père désemparé.

 

*****

 

Ce soir là, lorsque Cédric rentra de ses cours, il retrouva Ennyan comme il ne l’avait encore jamais vu. Incapable de rester en place, ce dernier avait une pile de livre sur la façon de s’occuper et d’élever un bébé sur la table de salon. L’étudiant qu’était Cédric de Lorraine, regarda Ennyan durant plusieurs minutes. Ce dernier se levait, prenait un autre livre sur une étagère, s’asseyait, l’ouvrait, le posait sur la table basse, retournait vers l’étagère pour en prendre un autre et recommençait à faire la même chose. Amusé par son attitude, le jeune homme demanda :

- Qu’est-ce qui vous arrive ?

Ennyan le regarda, surpris, avant de lui dire :

- Ce n’est pas comme ça que c’est censé se passer.

- Quoi donc ?

- Tu n’es pas censé me poser ce genre de question.

- Ha oui ? Et alors ? Rien ne vous oblige à me répondre si mes questions vous semblent inutiles !

Furieux, le jeune homme partit s’enfermer dans la cuisine. Pour une fois qu’il essayait d’être aimable avec Ennyan…

De son côté, celui qui ressemblait à s’y méprendre à un terrien, récupéra sa machine à multiplication modifiée d’objets, qu’il avait posé sur l’étagère.

Depuis des centaines d’années, tous les membres de la famille de Lorraine lui avaient apporté ce dont il avait besoin, mais jamais, ils n’avaient posé de questions, tout comme il n’en avait jamais posé lui-même.

- Cédric, dit-il en ouvrant la porte de la cuisine.

- Ce n’est pas encore prêt votre Grandeur.
La réponse était faite avec une ironie non dissimulée dans la voix et le regard.

- Je m’en doute. Je voulais juste répondre à ta question. Sans entrer dans les détails, parce que c’est top secret, tu comprends ?

- Je vis avec un extraterrestre, venu du futur, pour empêcher l’assassinat d’un homme, pour que l’avenir soit modifié. Je me demande ce qui pourrait bien être plus secret que ça.

- … heu… c’est vrai… tu as raison…
Concéda Ennyan.

- Alors ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

- Ha oui. Aujourd’hui, nous avons récupéré un bébé : un métis Humain/Vartien. Et l’équipe scientifique va tout faire pour le sauver parce qu’il risque de mourir dans quelques heures.

- …

- Et c’est ça qui vous met dans cet état ?

- Oui. Tu comprends, j’ai déjà pris des enfants dans mes bras, mais ça ne m’avait jamais fait ça. Lorsque j’ai sentit son petit souffle chaud contre moi, sa petite main qui a agrippé mon doigt… j’ai eu l’impression de fondre entièrement… c’est la première fois que je ressentais ça.

Cédric lança un coup d’œil à son repas qui cuisait avant de se retourner vers Ennyan et de lui demander, le plus sérieux du monde :

- Vous êtes sûr d’être arrivé au millénaire dernier ? Parce qu’excusez-moi, mais vous réagissez vraiment comme un gosse.

- Quoi ? Parce que toi, tu as déjà ressenti ce genre de chose, peut-être.

- Evidemment. Et bien d’autres encore, si vous voulez tout savoir. Mais dites donc, vous êtes resté enfermé au château durant tout ce temps, ou quoi ?

- Non. Je suis allé me battre quand il le fallait. Je me suis battu pour défendre vos terres, pour l’honneur de vos femmes, pour protéger vos enfants et vos biens. Je me suis aussi engagé pour protéger votre pays, pour tenter de stopper des guerres absurdes… j’ai vu des hommes et des femmes, mourir à mes côtés… je suis allé voir leur famille, leur rapporter les derniers mots de ceux qui étaient tombés au combat, je…

- Ca va, j’ai compris. Vous connaissez toute la noircir du monde, les combats et tout ce qu’il y a de pires chez les hommes… c’est très triste.

Ennyan attendit que Cédric dise autre chose, mais plus aucun son ne sortit de sa bouche de la soirée.

 

*****

 

Lorsque Ennyan se réveilla, Cédric était déjà parti en cours, et un mot avait été posé à son attention dans la cuisine : il ne rentrerait que tard dans la soirée aussi, avait-il déjà préparé le dîner.

- C’est bien Cédric, mais mon petit déjeuner, il faudrait aussi que tu penses à me le préparer avant de partir, grommela Ennyan en mettant les affaires dont il avait besoin sur la table. Mais finalement, il ne mangea pas et partit en courant vers la base. Il était trop impatient de revoir cet enfant, pour perdre du temps. Lorsqu’il arriva, plusieurs personnes, qu’il ne connaissait pas, étaient présentes autour du bébé. Ce dernier ne bougeait pas, ne pleurait pas, ne respirait pas… ne respirait pas… ? Réalisant avec horreur que son petit corps était effectivement immobile, Ennyan courut vers lui en criant qu’il ne bougeait plus, qu’il fallait faire quelque chose ! Marcel l’arrêta lorsqu’il voulut prendre l’enfant dans ses bras, lui demandant de rester tranquille et de laisser les spécialistes faire leur travail. Il vit en effet des hommes et des femmes s’affairer autour de l’enfant avant de le relier à plusieurs machine. Et soudain, comme si la vie lui revenait, le bébé respira de nouveau.

- Il est vivant, il est vivant, murmura Ennyan en se libérant de l’emprise de Marcel. Ce dernier lui adressa alors un sourire, mais ses yeux restaient définitivement glacés.

S’approchant du bébé, Ennyan prit sa petite main dans la sienne, comme pour vérifier que l’enfant était bien vivant.

- Comment s’appelle-t-il ?
Demanda-t-il soudain.

- Il n’a pas de nom, lui répondit un homme d’un ton froid.

- Hein ? Pourquoi ? Il faut lui en donner un alors.

- C’est inutile, il va mourir.

Ennyan ne sut qui lui avait répondu, mais il n’en crut pas ses oreilles. La petite main qu’il tenait dans la sienne allait donc se glacer ?

- Non… c’est impossible ! Impossible !!! Chef ! Chef !!!!

Ennyan sortit de la pièce en courant, ne cessant d’appeler son patron. Ce dernier arriva alors au pas de course vers lui.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda-t-il précipitamment.

- Il va mourir ! Le bébé va mourir ! Vous devez le sauver !!!!

Criant plus qu’il ne parlait, Ennyan se sentait plus mal qu’il ne l’avait jamais été, durant toutes ses nombreuses années de vie. Il voulait frapper, hurler, casser, détruire… des sentiments qu’il n’avait encore jamais expérimentés en même temps menaçait de le briser. Mais soudain, tout disparut lorsqu’il se retrouva dans les bras de Raston Nicolas Hans. Ce dernier le serra contre lui tout en lui caressant les cheveux.

- Nous ne pouvons rien faire… rien du tout…

Profitant de cette proximité, Ennyan crut l’espace d’un instant que malgré les paroles peu encourageantes de son patron, tout allait s’arranger. Cependant, ce que Marcel lui dit à son tour brisa son rêve en une fraction de seconde.

- Le côté positif de la situation, c’est que grâce à cet enfant, nous allons pouvoir faire des études sur ce genre d’êtres. Grâce à lui, nous allons certainement trouver une solution pour les enfants qui naîtront de l’union d’un terrien et d’une Vartienne.

Repoussant sans ménagement son chef, Ennyan s’énerva en faisant face à Marcel :

- Vous allez vous servir de lui comme cobaye ? Au lieu de tenter de le sauver, vous allez en faire un rat de laboratoire ? Vous êtes… vous êtes monstrueux !!!!

Quittant la base en courant, Ennyan ne s’arrêta que lorsqu’il réalisa qu’il n’avait pas prit le bon chemin pour rentrer chez lui. Il allait rebrousser chemin lorsqu’il croisa le regard d’Angélique.

- Tu veux nous quitter ? Tu penses que nous sommes des monstres ?
Demanda-t-elle.

- …

- Tu as peut-être raison. Pourtant… nous essayons vraiment d’améliorer les choses… mais tout ne va pas forcément comme on le voudrait.

- La vérité, c’est que vous vous moquez complètement de ce bébé !

- La vérité, reprit la femme en reprenant sciemment le même terme de son collègue, c’est que nous pensons à ceux qui viendront. Si le sacrifice de cet enfant peut nous permettre de tout comprendre, alors, que représente sa vie face à toutes celles que nous pourront sauver.

- … ce… c’est…

- A l’heure actuelle, nous ne pouvons rien faire. Il est déjà mort. Seules les machines maintiennent ses organes en vie. Nous ne pouvons rien faire pour lui, nous ne savons rien de lui… il est déjà trop tard pour cet enfant.

Ennyan n’en écouta pas d’avantage et quitta la femme. Elle l’appela, mais il ne répondit pas et c’est en courant qu’il entra dans son appartement, suivit de très près par Cédric.

- Je croyais que tu devais rentrer tard !
Ennyan était furieux et ne le cachait pas. Mais l’étudiant se contenta de sourire avant de répondre :

- Ce qu’il y a de très intéressant dans la vie, c’est qu’elle est pleine de surprises et de hasards en tout genre. Ce que j’aurai dû faire durant cette journée s’est annulé brutalement. Et visiblement, c’est tant mieux, parce que sinon, vous m’auriez fait revenir, non ?

- …

- Tout est pour le mieux, donc. Vous voulez boire quelque chose ?

- … je… je ne t’aurai pas demandé de rentrer…

- Tiens donc. Et pourquoi cela ? Ca ne fait pas partit du pacte passé avec ma famille ? Que lorsque vous n’allez pas bien, vous nous contactez pour que nous revenions tout de suite près de vous ?

- … ça fait… partit du pacte… mais je ne l’aurai pas fait… c’est…

- Aucune importance, coupa le jeune homme. Qu’est-ce qui vous arrive ? Un problème avec votre travail ?

- Tu sais… finalement… c’est comme à la guerre… là aussi je vais voir des gens mourir…

- La vie apporte inexorablement la mort. A cause de vos nombreux siècles de vie, vous l’avez peut-être oublié.

Ennyan regarda Cédric dans les yeux. Il faisait preuve de beaucoup de sagesse, mais alors pourquoi était-ce si difficile à accepter.

- Ennyan, reprit le jeune homme.

- Oui ?

- C’est normal d’être malheureux lorsqu’on perd un être cher. Vous pouvez pleurer si vous le souhaitez. Je ne me moquerai pas de vous. Si vous le voulez, je vous prendrai même dans mes bras pour vous consoler.

- Je ne pleure pas. Le goût des larmes, est une chose que je n’ai jamais expérimentée. Les gens de mon peuple ne pleurent pas… jamais.

- Les humains pleurent.

- Je ne suis…

- J’ignore ce que vous êtes Ennyan. Mais la personne que je vois devant moi est bien un jeune homme au bord des larmes.

- …

- Si vous avez besoin d’une épaule sur laquelle pleurer, ma proposition n’expirera pas avec le temps, rajouta Cédric en tournant les talons.

La moindre des politesses aurait été qu’Ennyan le remercie de sa gentillesse, mais ce ne fut pas le cas. Chacun devait avoir sa place, chacun devait avoir un rôle… pourtant…

 

 

Fin du chapitre 01

 

A suivre…

 

Note de fin de chapitre : Je sais que ce n'est que le début, mais j'espère que vous appréciez déjà les persos. Et si vous n'aimez pas du tout, inutile de poursuivre ;)
Naëlle

 

Si vous voulez m'écrire un petit mot au sujet de ce chapitre, rien de plus simple, vous n'avez qu'à remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre adresse e-mail, je ne pourrai pas vous répondre ^_~

 

Lorsque vous cliquerez sur "envoyer", veuillez attendre, vous allez être automatiquement redirigé ici au bout de 5 secondes. Par contre, vous verrez de nouveau ce que vous avez écrit, mais si sur la page précédente c'était noté "Envoi de mail réussi.", c'est que c'est tout bon, vous pouvez continuer à surfer tranquillement, j'aurai votre message ^_^

 

FORMULAIRE

Votre nom :

Votre prenom :

Votre e-mail :

Votre message :

 

 

 

 

 

Chapitre 02

 

Retour à la page des histoires originales