Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Base : Haru o Daite Ita (Haru wo Daiteita)
Discaimer : Les personnages évoluant dans cette fanfic ne m’appartiennent pas et sont © Yôka Nitta (Youka Nitta) [à part Alexandra, Meiko et Toya, qui sortent de mon imagination ^_^]
Spoilers : Pas grand-chose. Il suffit de connaître l’histoire pour pouvoir suivre cette fanfic.
Titre : Une actrice gênante.
Genre : Sérieux/comédie/humour

Remarque : Cette fanfiction a été écrite pour l’anniversaire de mon amie France. (Tu vois France, j’ai choisi une série dont tu es fan, alors j’espère que ça va te plaire ^_^). Pour ma part, je dois dire que j’aime l’histoire en général de ce manga… s’il n’y avait pas toutes ces scènes de c** partout, ce serait tellement mieux…
Une petite précision. On voit pas mal Yukihito dans cette histoire et je lui donne à peu près 18/19 ans et il est à la fac. Normalement, c’est vrai que Sawa et lui n’ont pas un très grand rôle, mais là, j’ai fait évoluer ce garçon. Mais que tout le monde se rassure, les véritables héros de la fic sont Katô et Iwaki ^_^

 

Et voilà le troisième chapitre ^_^  Iwaki et Katô se font tous les deux des films... et en parlant de ça, le travail de notre ami Iwaki-san s'en ressent ! Vous comprendrez dans ce chapitre ce que faisait Yukihito avec son ami Meiko le soir où Sawa les a "surpris" !

J'espère que ce chapitre vous plaira ^_^

Bonne lecture :-)

 

 

 

 

Une actrice gênante

 

Chapitre 03

 

 

 

 

 

- Vous… vous voulez épouser ma sœur ?

- Je viens de vous le dire.

- Et moi, que voulez-vous que je fasse ?

Jeanne venait de se retourner vers Tsumi Gôro.

- Vous allez devoir rentrer chez vous.

- Vous nous demandez de nous séparer, si je comprends bien, reprit Watsuri Mégushi.

- Vous devez penser à l’honneur de votre famille. Vous les avez suffisamment mis dans l’embarras comme cela.

- Je vous en prie, murmura Jeanne, ne m’obligez pas à partir… ne m’obligez pas à quitter Watsuri…

- Coupez ! Katô-san, allez vous préparer, nous allons tourner la scène où vous rencontrez pour la toute première fois la sœur de Watsuri.

- D’accord.

L’homme commença à s’éloigner, lorsque Alexandra l’arrêta.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda-t-il agressivement.

- Heu… je ne sais pas ce qui se passe, mais j’ai constaté que depuis ce matin, vous allez l’air de m’en vouloir… si j’ai fait quelque chose…

Katô n’écouta même pas la fin de la phrase et recommença à s’éloigner. Furieuse, la femme voulue s’énerver, cependant, ce n’est pas ce qu’elle fit.

- Je dois tout de même vous avouer que vous m’impressionnez !

L’acteur se retourna, regardant la femme avec une certaine incompréhension dans les yeux.

- Bien que vous ayez l’air de m’en vouloir, vous êtes capable de faire abstraction de vos propres sentiments lors du tournage, et c’est admirable ! Vous êtes un grand acteur !

Ceci étant dit, elle s’éloigna à l’opposé de l’homme.

« Je suis un grand acteur ? Si j’avais pensé qu’un jour, quelqu’un dont je suis jaloux me ferait de tels compliments… Elle est spéciale cette femme. »

Iwaki, de son côté, n’avait pas encore enlevé son vêtement de scène et soupira profondément.

- Ca ne va pas, Iwaki-san ?

- Ha, Shimizu-san… si, si, tout va bien.

- Ne me mentez pas, je vois bien que quelque chose vous tracasse. Si c’est au niveau du travail, je peux peut-être faire quelque chose.

- Non, non, ça n’a rien à voir…

- Ca à un rapport avec Katô-san, demanda alors la femme, faisant preuve d’une curiosité qu’elle n’avait pas habituellement.

Etonné, l’homme lui demanda :

- Toute ma vie n’a-t-elle l’air de se résumer qu’à Katô ?

- Heu… ce n’est pas exactement ce que je voulais dire, mais c’est vrai que vous tenez tellement l’un à l’autre, que…

- C’est vrai, vous avez raison, coupa Iwaki. Mais je n’ai pas envie d’en parler…

- Iwaki-san ?

Alexandra venait de revenir, changée et démaquillée.

- Oui ?

- Je vais passer voir Nagisa.

- Ha, d’accord. Dites-lui que je lui souhaite de vite sortir.

- Je le ferai. A plus tard.

- A plus tard.

Shimizu regarda la femme s’éloigner, puis, se retourna vers l’acteur.

- C’est elle votre problème ?

- Pardon ? Non, pas vraiment. Excusez-moi, je vais aller me changer.

Le manager de l’homme regarda ce dernier s’éloigner, se demandant comment Katô, connu pour sa jalousie et sa possessivité maladive, prenait le fait qu’Alexandra se retrouve chez eux sans savoir quand elle s’en irait.

 

* * * * *

 

- Je pense qu’il serait intéressant de faire un petit rappel historique.

- Ce n’est pas toi qui m’as dit de ne pas le faire ?

Yukihito regardait Meiko étonné.

- Je sais ce que j’ai dis, mais ce que j’ai dis, c’est qu’il ne fallait pas tomber dans l’œuvre historique, mais là, parler un peu de ce qui s’est passé, ça peut être bien.

- Ok, alors je t’écoute.

La jeune fille prit un air inspiré avant énumérer les différents points historiques ayant eu lieu à la période durant laquelle l’action se déroulait.

Après avoir écouté son amie, le jeune homme se remit à pianoter sur le clavier de l’ordinateur, notant au passage qu’il serait grand temps que Meiko change de clavier. Il pourrait d’ailleurs lui en offrir un pour son anniversaire, qui devait avoir lieu deux mois plus tard.

- Dis… Yukihito…

- Hum ?

- Tu es sûr que c’est une bonne idée… de ne pas être retourné le voir ?

Le jeune homme ne répondit pas et se concentra sur son texte.

 

* * * * *

 

Un taxi se gara devant le portail de la maison de Sawa, avant que ce dernier et sa cousine n’en descendent.

- Tu es sûr que ça va ?
Redemanda pour la énième fois sa cousine.

- Mais oui, ne t’inquiète pas, je sais me débrouiller.

L’auteur paya le chauffeur pour la course, et celui-ci lui tendit une feuille de papier.

- Vous pourriez me signer un autographe ? C’est pour ma femme, elle est fan de vos livres.

- Mais oui, bien sûr. Comment s’appelle-t-elle ?

Alexandra regarda la scène surprise. Elle ne pensait pas que son cousin était aussi connu et apprécié.

- Un problème ?
Lui demanda ce dernier en se retournant, alors que le taximan redémarrait.

- Non, c’est juste que je ne savais pas que tu avais autant de succès.

Un peu gêné, Sawa passa près de sa cousine tout en incitant celle-ci à le suivre.

- On va commander quelque chose pour manger. Je n’ai pas très envie de cuisiner, dit alors celui-ci.

- Si tu veux.

- Tu veux que je te montre des épisodes de la série… Alexandra ?

Le regard de la femme s’était fait dur.

- Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça ?

- ? … je ne comprends pas…

- Pourquoi est-ce que tu fais comme si tu allais bien ? Pourquoi ?

Sawa détourna le regard.

- Je ne pensais pas que ça se verrait autant que je jouais la comédie.

- Dis-moi ce qui se passe !

- Je…

Alexandra ne s’était pas attendu à cela. C’était à présent un véritable torrent de larme qui se déversait sur le visage de l’auteur. Tendrement, la femme le prit donc dans ses bras. Elle ne savait pas ce qui se passait, cependant, dans ce genre de cas, savoir ou non, ne changeait rien dans les gestes que l’on devait avoir.

 

* * * * *

 

Katô regardait son ami préparer le repas, se demandant où pouvait bien être Alexandra.

« Si ça se trouve, elle est gênée d’être seule avec nous deux… après ce qui s’est passé avec Iwaki-san cette nuit… non… Iwaki-san ne me tromperait pas… mais l’odeur de parfum… c’était bien celui de Rougé-san… »

L’acteur se prit la tête entre les mains. Il ne savait plus quoi penser. D’un certain côté, s’il demandait directement à son amant s’il l’avait ou non trompé, il serait fixé, mais la simple pensée que ce dernier pourrait lui répondre ‘oui’, le rendait complètement fou.

Iwaki, de son côté, sentait le regard de Katô posé sur lui. Etait-ce toujours le même qu’au début où ils avaient commencé à vivre ensemble ? Ce regard ne s’était-il pas mué en autre chose qu’un regard amoureux ? Après tout, Katô avait le contact facile, peut-être était-il déjà amoureux de quelqu’un d’autre. Il devrait peut-être le lui demander carrément, cependant, la simple idée que son ami pourrait lui répondre qu’effectivement, il en avait assez de lui, qu’il avait rencontré quelqu’un de plus jeune, lui donnait des douleurs d’estomac incontrôlables, sans parler de ce nœud au fond de sa gorge.

« S’il m’a trompé », pensait l’un.

« S’il me quitte », pensait en même temps l’autre.

 

* * * * *

 

- Qu’est-ce que tu fais ?
Demanda soudain Yukihito, s’apercevant que l’attention de son amie n’était plus uniquement focalisée sur ce qu’il écrivait, mais plutôt sur son propre ouvrage.

- Ce dont tu auras besoin à la fin, répondit-elle en montrant au jeune homme ce qu’elle faisait.

- Les illustrations… c’est magnifique…

- Merci. Mais je ne fais qu’illustrer la beauté de ton histoire.

- …

- Continue, il n’est pas très tard.

- En fait… je m’en veux…

Meiko abandonna son dessin afin de reporter toute son attention sur son ami.

- De quoi ?

- Hé bien… Je me suis imposé chez toi, sans même vraiment te demander ton avis, j’accapare tout ton temps… et je squatte même ton ordinateur alors que je suis sûr que tu en as besoin… je suis un parfait égoïste…

- C’est vrai.

Surpris que son amie approuve, sans même chercher à minimiser, Yukihito la regarda avec des yeux ronds.

- Tu es certes assez égoïste et tu as pris l’habitude que tout le monde fasse ce que tu veux. Tu t’es aussi imposé chez moi sans me demander si je n’avais pas de projet durant ces vacances, mais… crois-moi, tu as aussi de grandes qualités qui couvrent bien assez tes défauts.

- Meiko…

- Et maintenant, tu vas me faire le plaisir de finir ce que tu as commencé ! Parce qu’à présent, tu ne dois pas uniquement finir pour toi, mais aussi pour moi qui ai passé de nombreuses nuits blanches à chercher ce dont tu avais besoin pour rendre cette histoire plus vraie que nature, mais aussi pour Sawa-san. Pour lui montrer explicitement ce qu’il a interrompu lorsqu’il est entré dans ta chambre.

- …

- Mais tu vas aussi le faire pour toi, parce que tu rêves de finir depuis des mois.

- Meiko.

- Oui ?

- Merci, dit simplement le jeune homme avant de rediriger son attention sur l’écran de l’ordinateur.

Ravie de voir que son ami se remettait à l’ouvrage l’air heureux, la jeune fille en fit de même et son crayon recommença à bouger au grès des lignes de ses dessins.

 

* * * * *

 

Il devait bien être minuit lorsqu’un taxi déposa Alexandra devant la maison des acteurs chez qui elle logeait. Mais, n’ayant pas vraiment regardé l’heure lorsqu’elle était partie de chez son cousin, elle restait à présent debout devant la porte d’entrée, n’osant pas sonner, car elle se doutait que les deux hommes devaient dormir, mais n’ayant pas la clef, elle ne pouvait pas rentrer.

- Vous avez l’intention de rester sur le perron ?

La voix de Katô, qui venait d’ouvrir la porte fit sursauter la femme.

- Je… je vous ai réveillé… je…

- Je ne dormais pas, répondit l’homme assez sèchement.

- Je suis passée voir Nagisa… et comme il n’allait pas bien, je n’ai pas eu le cœur à le laisser seul…

L’homme lui montra clairement qu’il n’écoutait pas, et se moquait entièrement de ses explications.

- Katô-san, reprit-elle alors que l’acteur était près d’elle en attendant qu’elle se déchausse.

- Quoi ?

- Je ne sais pas ce qui se passe… mais je n’ai jamais eu l’intention de vous faire du tort ou de…

- Rougé-san, vous êtes rentrée… je commençais à m’inquiéter.
Dit Iwaki en arrivant.

- Tu ne dors pas ?
S’étonna son compagnon.

- Non. Toi non plus à ce que je vois.

Alexandra regarda tour à tour les deux hommes. Un vent glacé avait l’air de souffler entre eux, sans qu’elle parvienne à déterminer ce qui avait bien pu le déclancher.

- Heu… nous devrions peut-être dormir… nous commençons les tournages tôt…

Katô regarda la femme, sans qu’elle ne parvienne à distinguer ce qu’il pensait.

« Pour qui se prend-elle ? Elle voudrait en plus nous dire ce que nous devons faire. »

- Vous avez raison, dit alors Iwaki en emboîtant le pas à la femme, avant de lui souhaiter une bonne nuit au seuil de la porte de chambre de celle-ci. Et alors qu’il allait retourner dans la sienne, le bruit de la porte d’entrée l’intrigua. Katô venait de sortir, sans même lui dire où il allait. Faisant de nombreuses suppositions, l’homme retourna se coucher. Dans son lit, les yeux rivés sur celui de son ami, le sommeil ne voulait pas venir, contrairement aux larmes qui ne cessaient de couler le long de ses joues.

 

* * * * *

 

 

- Je vous en prie… restez encore un peu…

- Watsuri… si quelqu’un nous voyait…

- Jeanne-san, restez avec moi cette nuit, que…

- COUPEZ ! Iwaki-san, qu’est-ce qui vous arrive ? On dirait un enfant qui récite un texte qu’il n’aurait même pas apprit par cœur !

- Je suis désolé…, répondit l’homme confus.

- Ca fait la cinquième fois que nous tournons la même scène ! Faites un effort, je vous prie.

Iwaki hocha la tête, avant de la baisser, tout à fait conscient que les reproches qu’on lui faisait étaient justifiés.

- On reprend à partir du moment où Jeanne veut sortir de la pièce.

Les acteurs reprirent leur place avant que le réalisateur ne crie :

- ACTION !

Katô regardait la scène en silence, voyant bien que son ami était perturbé.

- Que se passe-t-il ?
Demanda Shimizu en s’approchant de l’acteur ne jouant pas pour le moment. Ce dernier se retourna surpris, avant de répondre :

- Il n’y a rien, pourquoi ?

- Parce que vous n’avez pas l’air bien, tous les trois… vous avez un problème.

L’homme ne répondit pas et se concentra sur le jeu des acteurs. Cette fois-ci, Iwaki donnait le meilleur de lui-même et il était évident que lorsqu’on entendrait le traditionnel « coupez », il n’y aurait pas besoin de rejouer ce morceau. Le regard de Katô passa sur Alexandra. Elle non plus n’avait pas l’air d’avoir dormi de la nuit. Finalement, pour des raisons différentes, ils n’avaient pas dormi, ni les uns ni les autres. De son côté, l’acteur étant sortit après l’arrivée de la femme avait déambulé toute la nuit dans les rues animées de Tokyo sans but précis et finalement, il s’était rendu au petit matin devant les studios, n’ayant pas spécialement envie de rentrer dans cette maison qu’il partageait avec Iwaki.

 

* * * * *

 

Sawa éteignit son ordinateur portable d’un geste brusque. Cela faisait à présent deux heures qu’il avait commencé une phrase qu’il était incapable de finir. Il finit par se lever et se dirigea sans même sans rendre compte vers la chambre de Yukihito. Il balaya la chambre du regard avant d’aller s’étendre sur le lit de son compagnon. L’odeur du jeune homme était imprégnée dans ses oreillers et c’est avec plaisir que le romancier posa sa tête dessus avant de s’endormir.

 

* * * * *

 

 

- Mère… pourquoi dois-je épouser Gôro-sama… ?... je voulais épouser Takaya-san…

- Ne soyez pas stupide ma fille ! Votre vie ne vous appartient pas à vous seule ! De plus, votre père a déjà tout prévu. La cérémonie aura lieu dans deux mois.

- Mère… je ne l’aime pas…

- Mais qui vous parle d’amour mon enfant ?

La femme sortit, laissant sa fille pleurer sans que personne ne vienne la consoler.

- Coupez ! C’était parfait ! Vous avez bien jouez toutes les deux. Katô-san, nous allons jouer la scène où Tsumi surprend son jeune frère flirter avec l’une des servantes. Katô-san… Katô-san ?

L’homme sursauta, se rendant compte qu’on s’adressait à lui.

- Oui, excusez-moi… je suis prêt.

L’homme soupira avant de s’énerver :

- Si vous n’êtes pas concentré, ce n’est même pas la peine de venir !

L’acteur ne répondit rien, cependant, il en voulait au réalisateur de lui faire des remontrances en publique.

 

* * * * *

 

 

Meiko était assise sur son lit et attendait avec impatience que son ami revienne. Cependant, n’y tenant plus, elle se leva et sortit de l’appartement qu’elle partageait avec sa mère. Elle se balada le long des rues, regardant de temps en temps les vitrines des magasins. L’attente était insoutenable et finalement, elle se dit qu’elle aurait mieux fait d’accompagner Yukihito.

- Mei-chan !!!!!

Cria une jeune fille en arrivant à sa hauteur.

- Ha, Rena, comment vas-tu ?

- Très bien, et toi ?

- Ca va… ha, désolée, s’excusa la jeune fille en entendant son téléphone cellulaire sonner.

- C’est rien, vas-y.

- Allo ?

- C’est moi.

- Yukihito… alors ?

- Les passages qu’ils ont lus leur ont plu.

- C’est… c’est vrai ?

- Oui. Et maintenant, c’est partit pour deux semaines d’une longue attente…

- On va reprendre les cours… ça nous aidera à patienter, répondit la jeune fille en riant.

- Tu me rejoins ?

- J’arrive.

Elle raccrocha, puis prit congé de son amie qui était arrivée quelques minutes avant. Cette dernière un peu vexée tout de même, ne lui en voulut pas, sachant que Yukihito et Meiko avaient l’habitude depuis plusieurs mois à présent de se supporter mutuellement.

La jeune fille courut dans les rues, heureuse à la pensée que son ami avait déjà franchi une première étape avec son roman. Ou plutôt, une deuxième, car la première avait été de finir son histoire.

- C’est génial, pensait-elle lorsqu’un ivrogne la bouscula.

Déséquilibrée, elle ne put se raccrocher à rien et tomba violemment sur le trottoir.

 

* * * * *

 

Iwaki et Katô étaient tous les deux dans la cuisine, cependant, comme la veille, ni l’un ni l’autre ne disaient mot. Lassé de cette situation, le plus jeune se rapprocha néanmoins de son ami avant de passer ses bras autour de sa taille. L’autre le laissa faire, ne pouvant s’empêcher de penser que son amant avait peut-être envie de tenir contre lui quelqu’un de beaucoup plus jeune. Rempli de tristesse à cette idée, l’acteur ne se rendit même pas compte que des larmes s’étaient mises à couler le long de ses joues. Voyant cela, Katô se demanda comment il devait les interpréter. Etait-ce qu’Iwaki s’en voulait de l’avoir trompé ? Ou alors, regrettait-il que ce ne soit pas Alexandra contre lui ? Ou alors…

Coupé dans ses pensées par la porte d’entrée s’ouvrant, Katô lâcha son ami alors que celui-ci essuyait rapidement les larmes sur son visage.

- Bonsoir, leur dit l’actrice en entrant dans la pièce.

- Bonsoir, répondirent les deux hommes simultanément.

- Nagisa ne veut voir personne…
Annonça la femme, afin de justifier qu’elle soit de retour aussi tôt.

Aucun des deux acteurs ne répondit et la femme trouva l’atmosphère de plus en plus froide et oppressante. Elle qui avait trouvé l’endroit charmant en arrivant la toute première fois, était revenue sur son jugement depuis la veille.

 

* * * * *

 

C’est le téléphone qui sonna qui réveilla une nouvelle fois Sawa. La première fois, cela avait été ça cousine qui l’avait tiré de ses rêveries et du lit de Yukihito en sonnant à la porte. Il lui avait alors bien gentiment fait comprendre qu’il avait besoin d’être seul, mais à présent, c’était le téléphone qui le forçait à se lever, alors qu’il s’était mis en tête qu’il ne bougerait plus jusqu’au lendemain matin.

- Allo ?

- Nagisa… c’est moi…

- Yukihito…

- Meiko est à l’hôpital…

L’écrivain entendit le jeune homme étouffer un sanglot à l’autre bout.

- Où es-tu ? Je vais venir.

Quelques secondes plus tard et l’auteur à succès raccrochait le téléphone.

 

* * * * *

 

Le dîner chez Iwaki et Katô se déroula dans le plus grand silence. Personne n’ayant vraiment envie de parler, chacun, plongé dans ses problèmes et suppositions en tout genre. Mais alors qu’ils arrivaient au dessert, le gsm d’Alexandra sonna. Elle s’excusa avant de décrocher. Les deux amis ne comprenaient pas ce qu’elle disait, car elle parlait dans une langue qui n’était pas la leur, cependant, ils remarquèrent tous les deux que l’air triste qu’elle avait au début se dissipa rapidement, pour finalement faire place à un certain bonheur alors qu’elle raccrochait après avoir dit ‘moi aussi, je t’aime’ (en français) à la personne qui lui téléphonait. Bien que ne connaissant pas la langue, les deux amis avaient compris la deuxième partie de la phrase.

- C’était qui ?
Ne pur s’empêcher de demander Katô, curieux de nature.

- Katô !

Son ami trouvait cette question déplacée, cependant, la femme eut un sourire avant de répondre :

- C’était Marion, ma fille.

- VOTRE FILLE ????

La surprise de l’acteur était tellement amusante à voir que les deux autres ne purent s’empêcher d’éclater de rire. Tout d’abord vexé par leur attitude, le jeune homme finit par se dire qu’il avait dû avoir l’air ridicule, ce qui le fit sourire.

 

* * * * *

 

Sawa arriva en courant dans l’hôpital avant de chercher son compagnon des yeux. Celui-ci était assis sur un banc, le dos adossé au mur, le regard dans le vague.

- Yukihito…
Murmura Sawa en s’approchant de lui.

Le jeune homme lui adressa un regard perdu :

- Elle est sur la table d’opération… elle s’est ouvert la tête en tombant…

- Ca va aller, j’en suis sûr…
L’auteur passa un bras autour du garçon près de lui, tentant, par ce geste, de le rassurer.

Une heure passa sans que personne ne vienne les voir, puis la mère de Meiko arriva.

- On a évité le pire, annonça-t-elle, ses larmes se mélangeant à son sourire.

Les deux amis poussèrent un profond soupire de soulagement.

- Je peux aller la voir ?
Demanda Yukihito à la femme.

Celle-ci hocha la tête, mais précisa que sa fille était endormie.

Le jeune homme entra dans la chambre sans faire de bruit avant de s’asseoir délicatement sur le bord du lit pour prendre la main de son amie. Il resta là, sans un mot, espérant juste que son amie se réveillerait rapidement.

Lorsqu’il ressortit, Sawa lui demanda s’ils pouvaient rentrer.

- Oui, tu peux rentrer… mais moi, je ne viens pas à la maison… pas pour le moment…

- Tu veux qu’on attende qu’elle se réveille ?
Demanda alors gentiment le romancier.

- Non, je vais dormir chez un copain…

- Mais…

Le jeune homme commença à s’éloigner avant de revenir sur ses pas :

- J’ai juste besoin d’être un peu hors de chez nous…

- …

Yukihito sentit que l’auteur allait se mettre à pleurer, aussi partit-il rapidement, sachant très bien que face à ses larmes, il ne pourrait pas résister.

 

 

Fin du troisième chapitre.

A suivre…

 

Note de fin de chapitre : Pauvre Sawa !!!!!!!!! C'est vrai que Yukihito n'est pas très sympa sur ce coup, mais bon... Sinon, je vous rassure, il y aura une mise au point entre Iwaki et Katô dans le prochain chapitre. Quand on pense que la pauvre Alexandra n'a rien fait de mal et que c'est à cause d'elle qu'ils font chacun des suppositions complètement ridicules -_-  Je vous dis à très bientôt pour le prochain chapitre ^_^  (dans deux semaines, quoi... à la fin du mois, donc.)

 

 

Chapitre 04

 

 

Retour à la page des fanfictions