Auteur : Naëlle
Mail : naelle@lartisan.net
Base : Haru o Daite Ita (Haru wo Daiteita)
Discaimer : Les personnages évoluant dans cette fanfic ne m’appartiennent pas et sont © Yôka Nitta (Youka Nitta) [à part Alexandra, Meiko et Toya, qui sortent de mon imagination ^_^]
Spoilers : Pas grand-chose. Il suffit de connaître l’histoire pour pouvoir suivre cette fanfic.
Titre : Une actrice gênante.
Genre : Sérieux/comédie/humour

Remarque : Cette fanfiction a été écrite pour l’anniversaire de mon amie France. (Tu vois France, j’ai choisi une série dont tu es fan, alors j’espère que ça va te plaire ^_^). Pour ma part, je dois dire que j’aime l’histoire en général de ce manga… s’il n’y avait pas toutes ces scènes de c** partout, ce serait tellement mieux…
Une petite précision. On voit pas mal Yukihito dans cette histoire et je lui donne à peu près 18/19 ans et il est à la fac. Normalement, c’est vrai que Sawa et lui n’ont pas un très grand rôle, mais là, j’ai fait évoluer ce garçon. Mais que tout le monde se rassure, les véritables héros de la fic sont Katô et Iwaki ^_^

 

Bonne lecture ^_^

 

 

(Merci à Martine pour sa correction et ses commentaires [qui m’ont souvent bien fait rire] ^_^)

 

J Joyeux anniversaire France  J
(pour le 24 mai 2005)

 

Une actrice gênante

 

Chapitre 01

 

 

 

 

- Le rôle de Jeanne a déjà été choisi ?
Demanda Iwaki en se faisant reconduire chez lui par Shimizu.

- Il me semble que le producteur a parlé d’une actrice d’occident, mais je n’en suis pas certaine.

- Nous allons travailler avec une étrangère ?
S’étonna Iwaki.

- C’est n’est pas encore sûr. Nous sommes arrivé Iwaki-san.

- Merci Shimizu-san. Bonne nuit.

- A vous aussi. Je passe vous prendre demain matin à 8h.

- D’accord, à demain.

L’homme entra dans la maison qu’il partageait depuis longtemps à présent avec Katô, tout en se demandant si ce dernier était déjà arrivé.

- Je suis rentré, annonça-t-il, ravi de voir que les chaussures de son ami se trouvaient dans le vestibule.

- Bonsoir Iwaki-san. Ne te déchausse pas, on ressort.

- Ha ?

- Je t’invite au restaurant. Viens.

Le blond mit ses chaussures et attrapa Iwaki par la main pour lui faire repasser la porte.

- Nous n’avions pas prévu de sortir.

- Oui, je sais, mais il faut fêter notre nouveau film ensemble.

- Tu as eu le rôle de Tsumi Gôro ???
Demanda le plus âgé.

En guise de réponse, Katô lui adressa un immense sourire qui reflétait son état d’esprit : il était heureux.

- Félicitation !
Iwaki ne s’arrêta pas au simple mot et prit possession des lèvres de son compagnon, cependant, il rompit le baiser assez rapidement, ce qui fit gémir Katô.

- Quoi, c’est tout ???
Se plaignit-il.

- Je pensais qu’on devait sortir. Si tu en voulais plus, il fallait rester à la maison, lui répondit alors son amant, un sourire aguicheur aux lèvres, avant de s’installer dans la voiture. Katô fit une moue, mais finit par s’asseoir lui aussi, puis, ils se mirent en quête d’un bon restaurant, afin de célébrer leurs nouveaux rôles respectifs.

 

* * * * *

 

Iwaki et Katô étaient tous les deux au studio et une dizaine de maquilleuses, coiffeuses et tailleurs les examinaient et prenaient leurs mensurations afin de créer les costumes, coiffes et tout ce dont ils auraient besoin lors du tournage du film.

L’histoire se déroulerait dans les années 20 ; Iwaki incarnerait le rôle d’un fonctionnaire de préfecture : Watsuri Mégushi. Un homme qui verrait sa vie basculer avec l’arrivée d’une étrangère dont il tomberait follement amoureux.
Katô, quand à lui, serait Tsumi Gôro, richissime propriétaire de chevaux, voulant épouser la sœur cadette de Watsuri.

Tous les rôles avaient été pourvus, à l’exception de celui de Jeanne, l’étrangère qui devait vivre une folle histoire d’amour avec Watsuri.

- Ils vont prendre une japonaise pour jouer le rôle de Jeanne, demanda soudain Katô.

- Aucune idée, lui répondit son manager. Je crois qu’ils veulent garder le secret jusqu’au dernier moment.

Des voix s’approchant d’eux les firent se retourner, en même temps que Iwaki et Shimizu qui venaient d’arriver.

Le producteur était avec les nouveaux arrivants.

- Sawa-san ???? Qu’est-ce que vous faites là ? Avec Yuhikito-kun, en plus.
S’étonna Katô.

- Je ne fais qu’accompagner ma cousine, répondit alors l’interpellé qui se tenait toujours près du producteur. Ce dernier entra d’ailleurs tout de suite dans le vif du sujet :

- Je vous présente Alexandra Rougé, notre troisième personnage principal, c'est-à-dire ‘Jeanne’. Alexandra, je vous présente Kyôsuke Iwaki, qui sera votre partenaire, car il interprétera le rôle de Watsuri Mégushi, et voici Yohji Katô, qui sera Tsumi Gôro.

- Enchantée, dit alors la femme en s’inclinant légèrement devant les deux acteurs.

- Moi de même, répondirent les deux autres, d’une même voix.

- Vous n’avez toujours pas résolu votre problème, fit soudain remarqué Sawa, alors que le producteur faisait mine de partir.

- Ha oui, c’est vrai ! Dites-moi Iwaki-san, reprit l’homme en se retournant.

- Oui ?

- Vous avez bien une chambre d’ami chez vous, n’est-ce pas ?

- Heu… oui. Pourquoi ?

« Je n’aime pas ça », pensait bien malgré lui Katô.

 

* * * * *

- Vous pouvez installer vos affaires dans l’armoire qui se trouve juste là – Iwaki fit un geste de la main – Venez, je vais vous donner une serviette de bain.

- Merci.

- La cuisine est ici, les toilettes là, et voici la salle de bain. Tenez, une serviette.

- Merci.

- Vous devez avoir envie de prendre une douche, je vous laisse. Je vais vous faire le lit pendant ce temps. A tout à l’heure.

- Merci beaucoup… heu… Iwaki-san ?

- Oui ?

- Je suis désolée de vous déranger de la sorte.

- Ne vous inquiétez pas, ce n’est rien.

- J’ai bien peur que ce ne soit pas l’avis de tout le monde, dit alors Alexandra en refermant la porte de la salle de bain.

Iwaki soupira et entra dans sa chambre afin de prendre des draps propres pour faire le lit de la femme qui devait séjourner quelques jours avec Katô et lui. Son compagnon était d’ailleurs assis sur le lit et ne releva même pas les yeux lorsqu’il passa près de lui pour atteindre l’armoire.

- Ca ne va pas ?
Lui demanda alors Iwaki.

Il faut croire que se fut le déclic qui fit réagir l’homme.

- Non, ça ne va pas ! Pourquoi est ce qu’elle vient habiter chez nous ???? Je ne suis pas d’accord ! Je ne veux pas !!!!

- Cesse de faire l’enfant, le réprimanda son compagnon. C’est juste une histoire de quelques jours.

- Mais… Pourquoi est-ce que c’est à nous de l’héberger ? Je suis sûr qu’il y a plusieurs acteurs ou actrices qui auraient été ravis de l’accueillir ! Alors pourquoi est-ce que c’est à nous qu’on l’a demandé ? Je ne suis pas d’accord, je…

- Je t’ai demandé d’arrêter, le coupa Iwaki. On peut bien rendre service de temps en temps, non ?

Le blond fit une moue et ne répondit pas, alors que son ami ressortait de la chambre avec des draps propres.

 

* * * * *

 

Sawa était à son nouveau roman lorsque la sonnerie de la porte le fit sursauter. Sachant que Yukihito n’irait pas ouvrir, il enregistra son travail avant de se lever.

- Katô-kun ?
S’étonna-t-il.

- Bonjour Sawa-san, comment allez-vous ?

- Très bien, mais… Entre.

- Merci.

- Alors, qu’est-ce qui t’amènes ?
Demanda l’auteur, alors que son visiteur finissait d’enlever ses chaussures.

- Pourquoi est-ce que c’est à nous qu’on a demandé de loger Rougé-san ?

- Il parait que la réservation faite à son nom par le producteur lui-même a été annulée. Il y a tellement de monde qui envahit les hôtels à cette période de l’année qu’on lui a expliqué que plusieurs des chambres ont été louées deux fois. Et bien que Takawa-san ait fait le maximum, tous les hôtels affichent complets, et ce, pour plusieurs jours. Alexandra ne pouvait quand même pas dormir dans un hôtel miteux, on est bien d’accord.

- On est d’accord. Mais pourquoi chez nous ???? Sawa-san !

- Oui ?

- Vous avez bien dit que c’est votre cousine, alors pourquoi ne pas l’accueillir chez vous ?

- En ce moment, ce n’est pas possible.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que…

- Nagisa… Ho ! Katô-san, bonjour.

L’acteur ne put cacher sa surprise de voir Yukihito, tout souriant, accompagné de plusieurs garçons et filles.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Demanda l’auteur.

- Je peux t’emprunter ta voiture ? On voudrait aller s’acheter à manger chez Pon.

- Oui, si tu veux.

Le groupe disparut par la porte de sortie après que le jeune homme ait récupéré les clefs qu’il voulait.

- C’est quoi ça ?

- Ce sont des amis de Yukihito, répondit le romancier avec désinvolture. Ils vont rester quelques jours, et c’est la raison pour laquelle je ne peux pas recevoir Alexandra.

Katô n’ajouta pas un mot et ne tarda pas à s’en aller.

 

* * * * *

 

- Iwaki-san, je suis de retour.

Le jeune homme s’attendait à avoir une réponse, cependant, seul le silence lui répondit.

- Iwaki-san ? Tu es là ? Iwaki-san ?

L’acteur se mit à chercher son ami un peu partout dans la maison, cependant, la réponse était évidente, il était sortit… sans le prévenir…

Trois heures plus tard, alors que l’homme tentait de se concentrer sur son script, la porte d’entrée s’ouvrit. Heureux à la pensée de revoir son ami, il posa son texte rapidement avant de se précipiter dans le vestibule.

- Nous sommes rentrés, annonça la voix d’Iwaki.

« ‘Nous’ ??? »

- Bonsoir Katô-san.

Celui qu’on venait de saluer sentit une jalousie et une colère incontrôlable monter en lui en voyant qui ce ‘nous’ désignait.

- Bonsoir Rougé-san, répondit-il bien malgré lui.

Après s’être déchaussée, l’actrice prit la direction de la chambre qui lui avait été prêtée pour les quelques jours durant lesquels elle resterait chez les deux hommes. Katô, sans s’en rendre compte la suivit des yeux. Il nota qu’elle avait un très bon goût vestimentaire. Simple, mais bon. Ce jour là, elle portait une robe bleue pâle ainsi qu’une écharpe bleu-nuit. Sa silhouette svelte disparut du champ de vision de Katô, alors qu’Iwaki lui demandait ce qu’il avait.

- Hein ?

- Je te demande ce qu’il y a. Quelque chose te tracasse ?

- Où êtes-vous allés ?

- Je l’ai emmenée visiter un peu le coin, pourquoi ?

- Tu ne m’as pas prévenu.

- Oui, désolé, on a décidé ça à la dernière minute. Et toi, où es-tu allé ?

Katô se demanda s’il devait vraiment expliquer à son ami qu’il avait voulu demander à Sawa de loger sa cousine afin qu’eux, n’aient plus à le faire, cependant, l’arrivée de ladite cousine le ‘sauva’.

- Excusez-moi, est-ce que je peux utiliser la salle de bain ?

- Oui, bien sûr.
Lui répondit Iwaki.

- Et… heu… si vous le permettez, je vais préparer le repas… pour vous remercier…

- Ne vous donnez pas cette peine Rougé-san.

- Ca me ferait plaisir.

- Bien… dans ce cas, la cuisine est à vous.

La femme eut un sourire ravi avant de s’éloigner une nouvelle fois. Cette fois-ci, Katô avait noté qu’elle avait des yeux verts, tout simplement magnifiques, il était bien obligé de le reconnaître.

- Tu sais qu’elle a joué dans ‘Mon amour, adieu’ ?
Demanda soudain Iwaki alors qu’il trouvait que son ami était bien trop silencieux.

- Je ne connais pas. C’est quoi ?

- Un film, répondit le plus âgé des deux en riant.

A présent, ils étaient dans leur chambre et Katô venait de s’asseoir sur le lit alors que son ami changeait de vêtement afin d’être plus à l’aise.

- Je m’en serais douté, mais de quoi ça parle ?

- D’une femme qui s’est mariée sans amour et qui va tomber amoureuse d’un autre homme. Toute l’histoire est centrée sur cette femme et sa fille de quinze ans. A la fin de l’histoire, la mère dit adieu à sa fille et part refaire sa vie avec l’homme qu’elle aime.

- …

- Rougé-san m’a raconté que les spectateurs ont tous été surpris parce qu’avec le titre, aucun n’avait pensé que ‘mon amour’ était utilisé pour désigner la fille.

- …

- Rougé-san m’a dit…

Iwaki ne pu finir sa phrase car son amant avait collé ses lèvres aux siennes et à présent en demandait plus qu’un simple baiser chaste, mais bien qu’il ne soit pas contre, il se libera un peu afin de demander :

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Je n’aime pas que tu penses à quelqu’un d’autre que moi.
Fut la réponse qui lui fut accordée avant que Katô ne reprenne possession de ses lèvres. Le plus jeune pensait qu’il y en avait pour un bon petit moment avant que leur invitée n’ait fini le repas, et qu’ils pourraient donc en profiter ; mais on toqua à leur porte et Iwaki se dégagea brusquement.

- Oui ?

- Je ne trouve pas les épices. Heu… je vous ai dérangés peut-être.

« Et comment ! », pensa Katô.

- Mais non, pas du tout, répondit Iwaki un grand sourire aux lèvres. Venez je vais vous montrer où trouver les affaires.

- Merci.

Katô attendit que la porte se soit refermée avant de s’écrouler sur le lit. Les bras derrière la tête, il se dit que si cette femme ne partait pas rapidement, il allait devenir fou. Pourtant, elle n’était là que depuis deux jours. Finalement, il s’endormit et ne se réveilla que lorsqu’on l’appela pour le dîner.

- Vous cuisinez très bien, félicita Iwaki en mangeant.

- Merci beaucoup, répondit Alexandra en rosissant légèrement sous le compliment.

De longues minutes s’écoulèrent durant lesquelles la femme sentit un regard pesant sur elle. Cette fois-ci, elle en avait la confirmation : l’ami d’Iwaki ne voyait pas son séjour chez eux d’un très bon œil.

- Ca fait longtemps que vous êtes actrice, demanda cependant ce dernier. Mais il l’avait fait plus pour faire plaisir à Iwaki que pour réellement meubler la conversation.

- J’ai commencé à seize ans, en jouant le rôle de Natacha dans ‘mon amour, adieu’.

- Vous étiez la fille ?
S’étonna Katô.

- Oui. En fait, j’ai toujours voulu être actrice et lorsque j’ai vu qu’il y avait un casting dans ma ville, je m’y suis présentée et j’ai été prise.

- Il est bien ce film ?

Katô s’était retourné vers Iwaki, car son ami l’avait vu et il voulait son avis, cependant, c’est l’actrice qui répondit :

- D’un point de vu tout à fait objectif, il est très bien, cependant… je n’ai jamais pu aimer Juliana.

- « Juliana » ?

- C’est le prénom de la mère dans le film. Lorsque je l’ai tourné, j’ai trouvé amoral qu’une mère puisse abandonner sa fille, et certains ‘adultes’ de l’époque m’avait dit : « tu verras, quand tu seras une femme, tu comprendras », mais même aujourd’hui, j’ai les mêmes pensées vis-à-vis de cette mère.

- Je vous comprends, lui dit Iwaki alors que Katô était tout à fait d’accord avec elle aussi.

L’actrice eut un sourire satisfait en voyant qu’elle avait réussi à briser un peu la glace.

 

* * * * *

 

Yukihito souhaita une bonne nuit à ses amis avant de s’enfermer dans sa chambre et de s’installer à son ordinateur.

- Yukihito ? Je peux entrer ?

Le jeune homme referma le fichier qu’il venait d’ouvrir et éteignit son ordinateur avant de répondre :

- Oui, entre Nagisa.

- Ca va ? Tu n’as besoin de rien ?

Yukihito se mit à rire un peu. Mi-moqueur, mi-attendri.

- Pourquoi ris-tu ?

- Parce que ton ‘excuse’ pour venir est assez puérile.

L’auteur sentit qu’il allait se mettre à pleurer, mais deux bras l’enserrèrent.

- Yukihito…

- Ne prends pas mal ce que je dis… ce n’était pas un reproche…

- Je…

- Par contre, je vais te demander de me laisser, je suis un peu fatigué.

- Mais oui, bien sûr. Bonne nuit.

- Bonne nuit.

Le jeune homme savait qu’il avait blessé l’écrivain, mais il avait besoin d’être un peu seul. Cependant, alors qu’il éteignait la lumière et tirait les rideaux afin que Sawa ne puisse pas se douter qu’il n’était pas encore couché, quelqu’un frappa doucement à sa porte en disant dans un murmure :

- C’est moi.

- Entre Meiko, répondit le jeune homme en rouvrant sa porte.

Une jeune fille du même âge que Yukihito entra dans la chambre avant de s’asseoir sur une chaise près du fauteuil que le jeune homme utilisait lorsqu’il travaillait à son ordinateur. Un sourire plus tard et celui-ci rallumait son écran et son unité centrale.

 

* * * * *

 

Reina traversa la rue bondée de voitures avant de courir vers l’homme ; mais alors qu’une scène de retrouvaille émouvante aurait dû avoir eu lieu, une question, simple et courte, brisa cet instant magique :

« Qui êtes-vous ? » avait demandé l’homme.

Le cœur de la jeune femme manqua un battement, cependant, elle ne devait pas se laisser décourager, elle le savait. Elle devait être forte, mais, malgré toutes sa bonne volonté, des larmes se mirent à couler le long de son visage.

Les doigts de Yukihito arrêtèrent un moment de se déplacer sur le clavier alors que son amie assise à côté de lui l’interrogeait du regard.

- Je pense mettre le flash back ici, qu’en penses-tu ?

- Je ne sais pas…

- Mets-toi à la place d’un lecteur, et dis-moi ce que tu en penses, s’il te plait.

La jeune fille relu plusieurs fois les derniers paragraphes avant de répondre :

- C’est frustrant de ne pas savoir ce qui se passe tout de suite…

- Tu penses donc qu’il vaut mieux ne pas mettre les scènes du passé maintenant ?

Les deux amis avaient les yeux rivés sur l’écran, Yukihito, attendant l’avis définitif de son amie, alors que celle-ci réfléchissait à ce qui tiendrait le plus le lectorat en haleine.

- C’est vrai que c’est frustrant, reprit-elle, ceci étant dit… je pense que tout le monde, en lisant ton histoire, se pose des questions sur le passé de l’héroïne.

- …

- Vas-y, fais ton flash back !

- Ok.

- Par contre, ne te perds pas trop dans de longues et fastidieuses descriptions. Pense que tu t’adresses à un public majoritairement d’adolescents.

Le jeune homme hocha la tête et recommença à taper.

Printemps 1525,

Reina, fille cadette de la famille KUTASHI, venait d’apprendre une nouvelle qui la comblait de bonheur. Kakito et son père, venait de voir le sien afin de demander sa main. Qu’est-ce qu’une jeune fille de seize ans aurait pu demander de plus ? Elle avait toujours eut une famille aimante autour d’elle, une maison plus que convenable, le soleil brillait de tout son éclat ce jour là, et pour finir de combler son bonheur, le jeune homme qu’elle aimait plus que tout venait de la demander en mariage.

- Parfait, commenta Meiko. Maintenant, arrive vite en plein cœur de l’action.

- Oui, je pense qu’il serait intéressant de voir…

Le jeune homme fut coupé dans son explication par la porte venant de s’ouvrir. Il eut le réflexe d’enregistrer son travail avant de rapidement fermer le traitement de texte puis le dossier qu’il utilisait avant de relever la tête de son écran. Il vit alors l’auteur à la porte, complètement figé sur place.

- Nagisa ? Que…

Il ne pu finir car son ami venait de ressortir de la chambre sans un mot, le regard entièrement vide.

- Qu’est-ce qu’on fait ?
Demanda la jeune fille.

Son ami poussa un profond soupir. Il était vrai que n’importe quelle personne qui serait entrée dans une chambre, ayant pour tout éclairage l’écran d’un ordinateur, dans laquelle se trouvaient un garçon et une fille du même âge se serait posée des questions… ou plutôt, ne s’en serait même pas posé, tant la situation lui aurait semblée limpide.

- Va te coucher… je crois que notre travail est compromis pour aujourd’hui.
Répondit finalement Yukihito, plusieurs secondes plus tard.

- Oui…

Tout en se levant, Meiko demanda au jeune homme s’il pensait que ça irait, ce à quoi il répondit par un sourire rassurant. Il attendit plusieurs minutes dans sa chambre, avant de se lever à son tour pour aller voir son ami. En faisant le trajet devant le mener jusqu’à Sawa, il réfléchit à ce qu’il pourrait bien dire à l’auteur de roman pour lui expliquer la situation, sans être obligé de tout lui dévoiler.

- Nagisa, c’est moi, annonça-t-il en frappant à la porte. Mais, n’obtenant pas de réponse, il voulu entrer. C’est alors qu’il eut la surprise de s’apercevoir que la porte était fermée à clef. C’était bien la première fois que l’auteur s’enfermait dans sa chambre de la sorte.

- Nagisa, ouvre s’il te plait. Il faut qu’on parle, dit le jeune homme d’une voix calme et douce, cependant, seul un silence inquiétant lui répondit.

N’entendant pas le moindre bruit dans la chambre, Yukihito commença à vraiment s’inquiéter et c’est en courant qu’il repartit vers la sienne avant d’ouvrir précipitamment l’un de ses tiroirs pour en sortir un trousseau de clefs. Puis, toujours au pas de course, il revint vers la porte close avant de la déverrouiller. C’est alors que le jeune homme cru que son cœur allait s’arrêter. A ses pieds, gisait le corps de son ami. Prit d’une violente douleur à l’estomac, due à l’angoisse, Yukihito se pencha et vit, quelque peu soulagé, que l’auteur respirait régulièrement. Cependant, la boîte de somnifère entièrement vide qui reposait près de lui ne l’aida pas à se rassurer complètement. Surtout qu’il se souvenait qu’elle était quasiment pleine trois jours plus tôt.

- Na… gisa… MEIKO !!!!!!!

La jeune fille qui commençait à s’endormir se releva d’un bond avant de courir vers l’appel. Elle fut suivie de près par les amis qu’elle avait en commun avec Yukihito et c’est ensemble qu’ils découvrirent le spectacle affligeant : leur ami, prostré, tenait Sawa contre lui, alors que ses mains se serraient contre la boîte de médicament.

Faisant abstraction de ses propres émotions, Meiko se précipita sur le téléphone afin d’appeler des secours.

 

 

 

Fin du premier chapitre.

A suivre…

 

Note de fin de chapitre : Alors ? Ca comment bien ? Ca vous plait ? J'attends les impressions de tout le monde ! Allez, allez, un petit mail, c'est assez vite écrit, et puis, si vous avez apprécié ou alors si quelque chose vous a dérangé dans cette fanfic, dites-le, ça ne vous fera pas perdre beaucoup de temps. Après tout, si le chapitre avait duré deux pages de plus, vous auriez pris le temps de les lire, n'est-ce pas ? Alors si vous pouviez utiliser ce temps pour me dire ce que vous avez pensez de ce début, ça me ferait tellement plaisir... ^_^   J'attends vos mails avec beaucoup d'impatience ^_^

 

 

Chapitre 02

 

 

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