Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Base: Get Backers
Discaimer: Les personnages évoluant dans cette histoire sont quasiment tous la propriété de Yûya Aoki et Randô Ayamine. Bien entendu, certains ont été créés par moi, mais vous les verrez tout de suite ! lol
Spoilers: Dans la série TV, la fin de l’épisode 25, c'est-à-dire, lorsque le combat dans le Mugenjô prend fin (la première fois qu’ils y vont) ! Pour ce qui est du manga, je ne me souviens plus à quel volume cela correspond.
Titre: Rendre un enfant à sa mère.
Genre: Enquête

 

Bonjour à tous et Joyeux Noël :)

Je suis sûre que plus personne n’attendait la suite (et fin de cette fanfic), mais Naëlle, l’auteur, refuse de ne pas finir une histoire ! Alors, oui, le chapitre précédent (le 6), vous l’avez lu il y a un an, mais oui, vous pourrez connaître la fin de cette histoire ! J’avoue tout de même que normalement, ça aurait dû être un peu plus long et que je n’ai pas pu étoffer certains détails, mais au moins, je vous ai écrit la fin !

Avant de vous laisser commencer, je vais vous rappeler l’histoire, car depuis le temps, vous devez avoir oublié. (Perso, je vous conseille tout de même de relire le début pour vous remettre dans le bain :)).

Résumé des chapitres précédents :

Meiko MAKUSHA vient voir les Get Backers afin de leur demander de retrouver son fils : Michio, disparut depuis des années. Tout d’abord réticent, Ban finit tout de même pas accepter, bien que la mission ait l’air de beaucoup perturber Ginji qui ne peut comprendre comment on peut enlever un enfant à sa mère car lui-même n’en a jamais eu.
Dans leur enquête, ils sont aidés de Shidô, Kazuki et Jûbei. Ce dernier est d’ailleurs jaloux des amis de son meilleur ami.
Alors que Kazuki, Shidô, Ban et Ginji, mènent leurs investigations pour retrouver l’enfant, ils sont attaqués par Tsaruka RUGAFU. Ils découvrent alors quel terrible pouvoir est le sien : l’oublie. D’un simple regard, ajouté à un seul mot, il a la possibilité de faire oublier à ses adversaires ce qu’il veut.
Décidant alors de travailler séparer afin qu’ils ne soient pas tous prit par ce pouvoir, Ben et Ginji se rendirent chez les Rugafu tandis que Kazuki et Jûbei allait chez les Himura. En effet, ils avaient découverts que le kidnappeur de Michio n’était autre que le père de ce dernier qui était aussi l’un des protecteurs d’une grande famille : les Himura.
Alors qu’ils entraient chez les Rugafu, les deux Get Backers furent attaqué par une enfant : Natsukiko. Cette dernière les enferma dans deux rêves séparés. Cependant, ce qu’elle n’avait pas prévu, et qui ne s’était jamais produit, c’est que les deux amis parviennent à se rejoindre à l’intérieur même du rêve. Décidant finalement de les aider, elle les aida à partir.
De leur côté, Kazuki et Jûbei se retrouvèrent face au père de Michio, Tsaruka, aussi détenteur du pouvoir de l’oubli. Après un combat acharné, l’homme les laissa.
De son côté, Michio, désigné pour protéger Taki Himura, a subit le pouvoir de son père et ne se souvient pas de sa mère. Acceptant sa condition sans broncher, il est tout de même ébranlé par Taki. En effet, celui-ci refuse de laisser sa jumelle, âgée de 13 ans, épouser leur chef de clan.

Fin du résumé.

J’espère que ce petit résumé vous aura aidé à vous souvenir du début.

Et maintenant, je vous laisse sans plus attendre lire la fin de cette fanfiction.

J’espère que vous me ferez part de vos impressions à la fin.
Bonne lecture :)

 

 

 

 

Rendre un enfant à sa mère.

 

Septième chapitre

 

 

 

 

Seul dans sa chambre, Takiko n’arrêtait pas de pleurer. Ce soir, elle épouserait l’héritier de leur clan par une cérémonie clanique, puis, lorsqu’elle serait en âge de se marier légalement, leur situation se régulariserait à la mairie. Aujourd’hui, sa vie de petite fille allait se finir…

De son côté, Michio était allongé sur son lit et tentait de trouver une idée afin d’arrêter ce mariage. Pourtant, son mentor devait avoir raison, rien ni personne ne pourrait changer quoique se soit à la situation.

Un peu plus loin, ceux qui devaient ramener Michio à sa mère faisaient le même trajet réalisé par Kazuki et Jûbei pas très longtemps avant. Mais cette fois-ci, contrairement à le précédente, aucun comité d’accueil n’avait été préparé.

 

* - * - * - * - *

 

- … savez-vous ce qui s’est passé ?

- Non… après avoir aidé les Get Backers, elle s’est écroulé et n’a plus ouvert les yeux.

Tsaruka raccrocha le téléphone, très perturbé par l’annonce que venait de lui faire la doyenne de sa famille : Natsukiko venait de mourir. Cette enfant, pour qui le temps s’était arrêté cinquante ans plus tôt venait de rendre l’âme. Elle n’était pas dotée d’un pouvoir particulier lorsqu’elle était arrivé chez eux, d’après ce que lui avait raconté l’ancien chef de famille. Pourtant, suite à un combat qu’elle avait dû livrer contre celui qu’elle voulait retrouver, elle avait perdu la vue et obtenue le pouvoir d’enfermer les gens dans des rêves. Elle avait été la première personne qu’il avait rencontrée lorsqu’il s’était réveillé chez les Rugafu et durant des années, elle avait été la seule personne à avoir tenté de le comprendre. Sa disparition l’affectait beaucoup plus qu’il ne voulait bien le montrer. Mais rien ne devait le détourner de sa mission et celle du jour était de surveiller le bon déroulement de la cérémonie de mariage.

- Meiko…, murmura-t-il néanmoins en sortant de la pièce dans laquelle il était.

 

* - * - * - * - *

 

Takiko, toujours en pleurs, attendant qu’on vienne afin de la vêtir en future mariée. Mais ce ne sont pas des domestiques qui ouvrirent la porte, mais son jumeau.

- Taki…

- Viens, on s’en va.

- Quoi ?

- Jamais je ne permettrai qu’on gâche ta vie. Viens ma petite sœur, nous allons quitter cet endroit.

Ne cherchant même pas à savoir où ils allaient se rendre, la fillette se leva et prit la main tendue de son frère. C’est ensuite dans le plus grand silence et discrétion qu’ils durent traverser tout le domaine afin de ne pas se faire repérer. Ca mariage apportait tout de même quelque chose de bon : tout le monde était occupé aux préparatifs car la fête approchait à grands pas.

Alors qu’ils allaient s’engouffrer dans la forêt, le petit garçon se retourna vers sa jumelle.

- Nous ne pourrons plus revenir et si on nous prend, je ne sais pas ce qu’on nous fera… alors, si tu veux qu’on fasse demi-tour…

Serrant un peu plus fort la main de son frère, Takiko secoua la tête, montrant qu’elle ne voulait pas reculer.

- Bien, alors…

- Vous vouliez partir sans moi ?
Demanda une voix bien connue des deux enfants.

- Michio…, murmura Taki.

- Je ne suis pas sûr que nous allons réussir, mais je vais vous aider, annonça le nouvel arrivant en souriant.

- Merci…
Takiko le gratifia d’un regard reprenant son mot.

- Et maintenant…

- Vous n’irez nulle part !

L’un des membres de la famille des Rugafu venait d’arriver, accompagné de l’un des héritiers des Himura.

- Laissez-nous partir, tenta de supplier la fillette, mais il était évident que la requête était inutile.

- Vous restez ici ! Si vous rentrez gentiment, je vous promets de ne rien dire quant à votre tentative de fuite.

- Vous pouvez toujours rêver, cria Michio en déchaînant une violente vague d’eau sur les deux adultes voulant les retenir. 

Les jumeaux voulurent se rapprocher de l’enfant, mais ce dernier leur cria de fuir.

- Mais… et toi ?
Tenta de protester Taki.

- Je les retiens et je vais protéger votre fuite. Courrez !

- Michio… tu…

Regardant le frère et la sœur dans les yeux, l’enfant leur expliqua en souriant :

- Mon devoir est de vous protéger… Mais ce que je fais aujourd’hui, je le fais parce que vous êtes mes amis. Maintenant, partez !

Les mots étant devenus inutiles, les jumeaux se mirent à courir, les larmes aux yeux.

- Tu va regretter ton geste, menaça l’un des hommes, en annulant le pouvoir de Michio.

 

* - * - * - * - *

 

Ban, Ginji et Kazuki s’était mis à courir en direction du combat, en sentant le début de ce dernier. De leur côté, Jûbei et Shidô faisaient le tour du domaine.

- Makubex m’a expliqué tout à l’heure que les Rugafu sont au service des Himura et que ceux qui sont amenés à héritier du clan Rugafu sont les instructeurs des Himura.
Expliqua Kazuki tout en courant.

- Ce qui explique pourquoi Jûbei et toi vous êtes fait attaqué par de l’eau alors que c’était Tsaruka qui vous combattaient.

- Exact.

Les trois amis durent s’arrêter précipitamment avant de bondir sur le coté, afin d’éviter une rafale de liquide.

- Vous n’irez pas plus loin, leur annonça alors un homme en sortant de l’ombre.

- Nous ne sommes pas venu nous battre, lui indiqua Ban. Nous voulons juste retrouver Michio pour le ramener à sa mère.

- Michio appartient à son clan !

Ginji n’en écouta pas d’avantage et commença à attaquer l’homme.

- Personne n’a le droit de prendre un enfant à sa mère !!!!!
Cria-t-il en.

- Ginji-san, attention !

- Ginjiiiiii !!!!!

Le jeune homme venait de retomber lourdement à terre alors que plusieurs attaques simultanées avaient été dirigées contre lui. Une dizaine d’homme sortirent alors de l’ombre.

- On est mal barré, fit remarqué Ban en tirant Ginji vers lui.

- Mais on va devoir les battre pour passer, annonça Kazuki.

- Avec nous, c’est du 100% garantit ! Nous devons ramener Michio à sa mère, renchérit alors le blond.

Et c’est sans un mot de plus que les trois amis se jetèrent dans la bataille. Ils n’avaient pas le droit d’échouer !

 

* - * - * - * - *

 

- Qu’est-ce qui se passe ?

- Nous sommes encerclé, répondit Shido à son coéquipier du moment.

- Tu es sûr ?

- Absolument.

Se concentrant mieux, Jûbei chercha à savoir où étaient leurs ennemis.

- Shido, murmura-t-il quelques secondes plus tard.

- Ouais ?

- Nous n’avons qu’un ennemi, lui précisa l’aveugle en lançant ses dards. A ce moment là, leur véritable ennemi se dévoila et c’est dans un bruit de cascade que les illusions créées à partir de miroirs d’eau s’effacèrent.

 

* - * - * - * - *

 

Michio haletait. Il était bien obligé de reconnaître que son pouvoir était bien au dessous de celui des adversaires qui lui faisaient face. Mais il avait au moins une satisfaction, c’était celle que ses amis étaient à présent loin. Cependant, à présent, il devait se battre pour sa propre survie.

- Abandonne, lui conseilla l’un de ses opposants.

- Pas question ! Je vais gagner !

Un ricanement lui répondit et c’est sans plus attendre que l’un des hommes envoya une nouvelle vague déferlante contre lui. L’évitant de justesse, il ne put esquivé la deuxième et c’est avec un cri de douleur qu’il tomba au sol.

 

* - * - * - * - *

 

- Je m’occupe de lui ! Toi, va chercher l’enfant !

Jûbei ne répondit pas mais se mit à courir en direction du cri qu’ils venaient d’entendre, Shidô et lui. Mais alors qu’il avançait, une lame d’eau lui arriva dessus. L’aveugle l’évita de justesse et se retourna vers son attaquant.

- Je suis ravi de t’avoir de nouveau comme adversaire.

- Tsaruka…

- Tes amis et toi, vous devriez rebrousser chemin. Vous ne pourrez jamais récupérer Michio.

- Vous devriez avoir honte d’avoir enlever cet enfant.

- Michio appartient à son clan !

- C’est un être humain. Il a le droit de choisir !

- Pourquoi ? On t’a demandé ton avis à toi ?

Jûbei ne répondit pas, mais se mit en position de combat.

Entre les aiguilles de l’héritier des Kakei et les vagues déferlantes de son adversaire, la partie était serrée. Jûbei savait qu’il risquait de perdre, pourtant, il devait rejoindre cet enfant qui criait régulièrement.

- Je me souviens du mariage, annonça-t-il soudain en reprenant son souffle.

- Quoi ?

- Le jour où vous avez épousez Meiko, j’étais là.

- …

- Ce qu’il y a de magnifique dans le fait d’être humain, c’est qu’on ne peut pas nous forcer à toujours obéir. La preuve, malgré la force de votre pouvoir, c’est qu’aujourd’hui, je me souviens. Pourquoi avoir fait ça à votre femme ? Elle vous aimait.

- Silence.

- Et vous aussi, ce jour là, vous aviez l’air tellement amoureux.

- Silence !

- Comment avez-vous pu la trahir alors qu’elle vous faisait confiance ?

- Tais-toi !!!!

- Vous l’avez abandonné alors qu’elle était enceinte et ensuite, vous lui avez prit son enfant.

- FERME-LA !!!!!!!!!!!!!!

Projetant un violente rafale contre l’aveugle, Katsura voulu le faire taire une bonne fois pour toute. Mais Jûbei fut plus rapide et d’un mouvement précis, il atterrit derrière lui avant de lui enfoncer une aiguille dans le cou.

- Ne vous inquiétez pas, c’est juste pour vous endormir, murmura-t-il alors que l’autre tombait à terre. Et pour répondre à votre question, c’est vrai, on ne m’a pas demandé mon avis en ce qui concerne la protection de Kazuki, mais aujourd’hui… aujourd’hui, je le protége plus par amitié que par devoir.

Jûbei doutait que l’homme l’ait entendu car son attaque était fulgurante, mais il voulait tout de même lui répondre. Quelques secondes plus tard, il repartit vers l’enfant qui attendait que quelqu’un le sauve.

De leur côté, Ban et Ginji, après que Kazuki leur ai demandé de partir, s'étaient aussi remit à courir. Plus ils se rapprochaient et plus le blond sentait son coeur se sérer. Son coéquipier ressentit son trouble et tourna la tête vers lui en lui souriant avant de dire :

- On va le ramener à sa mère, ne t'inquiète pas. Ils seront bientôt de nouveau réunit.

Remerciant son ami d'un regard, le jeune homme se sentit rassuré. Mais après tout, il était évident qu'ils allaient réussir : avec eux, les Get Backers, c'était du 100 % satisfait !

 

* - * - * - * - *

 

- Oublie...
Cria Michio, mais son attaque n'eut aucun effet sur ses adversaires.

- Les traîtres méritent la mort, décida soudain l'un des deux hommes. Consultant alors son compagnon d'arme du regard, tout deux décidèrent qu'il était grand temps d'en finir.

« Au moins, j'aurai protégé la fuite de mes amis », pensa l'enfant afin de se consoler un peu avant de fermer les yeux. Il n'avait plus la force de combattre et savait qu'il ne pourrait pas résister à une attaque combinée des deux hommes lui faisant face. Il attendit quelques secondes, entendit ses adversaires préparer leur attaque, discerna très bien le bruit des vagues sur le sol, mais ne ressentit aucun choc.

- Vas-y Ginji, envoie tout ce que tu as !

Le dénommé ne se fit pas prier et projeta une violente décharge électrique sur l'eau. L'effet escompté par Ban fut plus que satisfaisant car les deux hommes étaient à présent inconscients.

- Ils devraient savoir que l'eau est un excellent conducteur.

Michio se décida à ouvrir les yeux. Ils étaient dans les bras d'un homme qu'il ne connaissait pas et il était certain de ne l'avoir jamais vu. Ce garçon, même s'il avait une drôle d'allure et une coupe de cheveux des plus étrange lui sourit gentiment avant de lui demander :

- C'est bien toi Michio ?

L'enfant lui répondit d'un hochement de tête. Ban lui murmura alors :

- C'est terminé, on va te ramener chez toi. Ta maman t'attend.

- ... ma... maman..., murmura l'enfant étonné.

- Oui, ta maman.

- Maman...

Epuisé par son combat, il s'endormit dans les bras du jeune homme. Une porte close au fin fond de sa mémoire venant de se rouvrir. Dans l'embrassure se trouvait une femme qui lui souriait. Pas de doute, c'était sa mère. Mais comme avait-il pu l'oublier ?

- C'est Michio ?
Demanda Jûbei qui venait d'arriver.

- Oui, lui répondit Ginji, un grand sourire aux lèvres.

- Bien, c'est une nouvelle mission accomplie pour les Get Backers ! Rentrons toucher notre récompense !

- ... tu es encore plus vénal que ce que j'aurai pensé, se contenta de dire l'aveugle avant d'emboîter le pas aux deux amis. Au fait, où est Kazuki ?

- Il... je crois que ce n'est pas fini, dit Ban en se retournant.

- Tsaruka..., murmura Jûbei, reconnaissant la présence de l'homme.

- Vous n'irez nulle part ! Michio reste ici !

- Sa mère est venue nous supplier de nous le ramener, lui répondit Ban avec flegme. Nous ne pouvons pas partir sans lui, sinon, on peut dire adieu à notre récompense !

- En fait, vous ne pensez qu'à l'argent !

- Michioooooooo !!!!!!!

- Makusha-san, s'écria Ginji. Que faites-vous ici ?

- Je veux récupérer mon fils ! Mon chéri... tu es là... murmura-t-elle en prenant l'enfant des bras de Ban.

- Meiko..., Tsaruka n'en revenait pas de voir la femme qu'il avait épousée devant lui.

Mais cette dernière, loin de lui parler, se rapprocha de Ban et lui demanda :

- Qui est-ce ?

- Meiko ! C'est moi ! Tu ne me reconnais pas ?

Terrorisée par cet homme qu'elle savait à l'origine de la disparition de son fils, la femme se plaça derrière Ban, Michio bien serré contre elle.

- Je crois que je comprends, murmura le jeune homme. Vous ne vouliez pas qu'elle vous oublie. Vous vouliez que votre souvenir soit gravé à jamais dans son coeur, c'est pour cette raison que vous n'avez pas utilisé votre pouvoir sur elle. Pourquoi ? Parce que vous l'aimiez ? Parce que vous ne vouliez pas être le seul à souffrir de cette séparation forcée par votre famille ? Parce que vous ne vouliez pas répéter la même chose que votre ancêtre ?

- Ca suffit... ça suffit...

- Qu'est-ce qui se passe ? Mais c'est la mère de Michio !

Cinq hommes venaient d'arriver et fixaient à présent la femme.

- Rend nous l'enfant !
Ordonna l'un d'entre eux sans même prêter attention aux autres personnes présentes. Il ne regarda pas non plus les deux hommes à terre.

- Non ! C'est mon fils ! Vous n'avez pas le droit de me le prendre !

- Tuez-la, ordonna-t-il alors à ses sbires.

Sans sourciller, les quatre hommes préparèrent leurs attaques.

- Arrêtez, vous êtes fous !
Leur cria Ginji, mais il était trop tard, de puissantes vagues se dirigeaient vers la femme. Ban voulu la protéger, mais contre toute attente, Tsaruka s'était précipité vers elle et avait prit lui-même l'attaque de plein fouet.

- Pile une minute ! Alors, ce rêve ?
Demanda Ban en remontant ses lunettes sur son nez.

- Qu... un rêve ???

Tsaruka regarda le jeune homme. Il avait donc était victime du jagan. Son pouvoir était terrifiant.

« On est mal, pensa au même moment le jeune homme. S'il nous envoie son pouvoir, nous ne pourrons rien faire. Mais pourquoi ces deux abrutis nous ont-ils rejoins ? ». Pensant cela, il jeta un regard mauvais à Shidô et Kazuki qui venaient d'arriver. Le maître des bêtes se contenta de hausser les épaules.

S'approchant de Michio, Tsaruka tendit la main vers lui. Ginji se plaça alors devant Ban, mais ce dernier lui dit de se pousser. D'un sourire, l'homme le remercia avant de passer ses doigts sur la joue de son fils.

- Laissez-moi lui rendre... s'il vous plait...

- Hum...

Ban laissa l'homme prendre l'enfant dans ses bras avant de lui faire signe de passer devant.

- Ban-chan, murmura son meilleur ami.

- Quoi ?

- T'es sûr que c'est une bonne idée ?

- Oui, ne t'inquiète pas.

- Ca va ?
Chuchota Jûbei à l'attention de Kazuki.

- Oui. Je suis content qu'on ai réussi.

L'héritier des Kakei eut un sourire avant de se retourner vers Shidô.

- Et toi, ça va ?

- Bien sûr. Quant à toi, j'ai l'impression que tu as résolu pas mal de chose aujourd'hui.

Jûbei ne put s'empêcher d'acquiescer. C'était vrai, son combat contre Tsaruka l'avait beaucoup aidé à trouver des réponses qu’il cherchait depuis longtemps.

 

Plusieurs heures plus tard, Meiko arrivait au Honky Tonk. Ses jambes menaçaient une nouvelle fois de la trahir, mais aujourd'hui, c'était de bonheur, alors même si elle s'écroulait, tout le monde la comprendrait.

- Michio..., murmura-t-elle en voyant son enfant encore endormi.

- Il va bien, lui dit Ban afin de la rassurer un peu.

- Il... il a... il a grandit..., dit-elle en présentant au jeune homme un regarda baigné de larme de joie.

- Reprend-le, il a besoin de toi, dit alors l'homme qui portait l'enfant dans ses bras.

Sans même lui jeter un regard, la femme prit son fils contre elle. Combien de fois avait-elle rêvé de faire ce geste ? Combien de fois avait-elle pensé « je donnerai tout ce que j'ai pour sentir Michio encore une fois contre mon coeur ? » Mais à présent, tout était fini. Elle avait de nouveau retrouvé son fils et plus rien ne pourrait les séparer tous les deux.

- Michio... mon amour... mon petit ange... enfin... je te retrouve...

Elle qui normalement cherchait à ne pas montrer ses émotions, ce jour là, elle se moquait qu'on la voit pleurer. Tout en couvrant de baiser le visage endormi de son fils, la femme sortit du bar. Elle avait besoin de se retrouver seule avec cet enfant qui lui avait tant manqué.

- Elle a oublié de nous payer !

- Ban-chan, calme-toi, elle vient de retrouver son fils, c'est normal, elle...

Le léger tintement indiquant que quelqu'un venait d'ouvrir la porte se fit entendre.

- J'ai oublié de vous payer, dit Meiko Makusha en tendant une liasse de billets aux deux amis.

- Ho, mais ce n'était pas grave. Vous auriez pu nous l'amener un autre jour. Nous comprenons parfaitement que vous ne pensiez à rien d'autre que votre fils retrouvé. D'ailleurs, nous l'avons surtout fait pour avoir le bonheur de vous voir enfin réunit, lui assura Ban en prenant l'argent.

La mère lui sourit et ressortit.

Ses amis le regardèrent alors avec des yeux ronds. Comment arrivait-il à mentir aussi bien ?

- Bon, paye-nous qu'on puisse y aller, demanda Shidô.

Prenant quelques billets dans la liasse, il les tendit au jeune homme. Ce dernier sortit, ravi de ce qu'il avait gagné, mais aussi heureux d'avoir permit à une mère d'avoir pu retrouver son enfant.

- Où est Tsaruka ?
Demanda soudain Ginji.

- Aucune idée, répondirent les autres.

A l'extérieur, Meiko installait son fils dans la voiture.

Lorsqu'elle l'eut allongé sur la banquette arrière, elle se redressa, ferma la portière et se retourna. Elle se retrouva alors nez à nez avec un homme.

- Tu sais qui je suis ?
Lui demanda-t-il alors.

- ... le monstre qui m'a privé de mon enfant pendant des années...

- ... tu as raison... j'imagine que... même si je te le demande... tu n'arriveras pas à me pardonner...

- ...

- ...

- Ne t'approche plus de mon fils !

L'homme eut un hochement de tête et recula afin de laisser la femme s'installer sur son siège. Elle démarra et fit une manoeuvre avant de revenir à la hauteur de l'homme.

- Meiko...

- Quand je t'ai épousé, j'étais vraiment amoureuse de toi, dit-elle avant de partir.

- ... moi aussi, je t'aimais, murmura Tsaruka en la regardant s'éloigner.

Ce qu'ils ignoraient tous les deux, c'est qu'ils pensèrent au même moment : « et ça n'a pas changé. »

 

* - * - * - * - *

 

- Je peux être payé moi aussi ?
Demanda gentiment Kazuki.

- T'as pas servit à grand chose, mais bon...

- Ban-chan !

L'héritier des Fuchoin ne releva pas et prit son argent avant de partir avec Jûbei.

- Kazuki.

- Oui ?

- J'irais voir d'autres spécialistes pour mes yeux.

- C'est une bonne idée, mais qu'est-ce qui t'a décidé.

- Je me dis que pour te protéger, ce serait mieux si j'y voyais.

- ...

- Je n'ai pas envie qu'à cause de ma cessité il t'arrive quelque chose.

- ...

- Kazuki.

- Oui ?

- Je suis vraiment heureux que nous soyons amis tous les deux.

- Moi aussi, lui répondit le tisseur en souriant.

 

* - * - * - * - *

 

- Où est ta maîtresse ?
Demanda Shidô en caressant Mozart.

- Je suis là, répondit la voix bien connue de la jeune fille.

- Je suis rentré, lui dit alors le jeune homme.

Sans répondre, la violoniste se jeta dans ses bras. Dans un geste protecteur et amoureux, le maître des bêtes les referma sur elle.

 

* - * - * - * - *

 

- Rhaaaa... j'ai vraiment l'impression d'avoir travailler pour rien ! Paul aurait quand même pu nous laisser un peu plus !

Ginji se mit à rire.

- Arrête de rire ! Tu te rends compte qu'on a à peine de quoi manger ce soir ?

Presque tout l'argent qui leur restait avait été réquisitionné par le patron du Honky Tonk afin de régler leur dette. Il leur avait d'ailleurs fait remarquer que malgré cela, ils avaient encore une ardoise chez lui. Cependant, il avait été 'bon seigneur', car il avait accepté de leur laisser quelques billets. Et alors que les deux amis se lamentaient sur ce qui leur restait, Heaven et Himiko étaient passées afin de récupérer leur dû. L’intermédiaire leur avait d’ailleurs fait remarquer que si la cliente ne l'avait pas avertit, ils auraient 'oublié' de la prévenir.

- On a encore travaillé pour des prunes, soupira Ban.

Tournant la tête vers son ami, il ne put que remarquer le sourire radieux que celui-ci arborait.

- Finalement... peut-être pas. Le voir comme ça doit bien valoir toutes les récompenses du monde.

- T'as dit quelque chose Ban-chan ?
Demanda le blond en tournant le regard vers son cooéquipier.

- Non. Je disais juste qu'on aurait dû demander le double ! Je suis sûre qu'elle aurait pu payer.

- Tu dis ça, mais je suis sûr que tu es content d'avoir vu Makusha-san retrouver Michio.

- J'étais surtout content quand elle m'a donné l'argent. Argent que nous n'avons plus ! Mais allons dépenser ce malheureux billet.

 

 

 

Fin de 'Rendre un enfant à sa mère'

 

Fanfiction commencée le 29 décembre 2004 et achevée le 19 décembre 2006

 

Note de fin de chapitre : Et voilà ! Près de deux ans plus tard, je termine cette fanfiction. Je sans que c’est très long, mais même si je m’excuse une nouvelle fois, ça ne changera rien. Malheureusement, je n’ai pas pu écrire tout ce que j’avais prévu, au risque de vous faire encore attendre. Alors, je vais répondre aux questions que vous pourrez peut-être encore vous poser. Taki et Takito ont bien réussi à s’enfuir et rassurez-vous, ils vont bien et sont enfin heureux ! Pour ce qui est de Natsukiko (la fillette qui avait enfermé nos amis dans des rêves), vous vous demandez peut-être qui elle était. C’était une enfant, tombé amoureuse de l’héritier des Rugafu, 50 ans plus tôt. Ils étaient enfants lorsqu’ils se sont rencontrés mais s’étaient promis de s’épouser. Malheureusement, le petit garçon avait alors été rappelé chez lui et on avait exigé qu’il efface la mémoire de la petite fille. Docile, il avait obéit, mais, même en aillant oublié son ‘amoureux’, Natsukiko se souvenait qu’elle devait retrouver quelqu’un. Elle est alors allé chez les Rugafu, ne sachant pas trop ce qu’elle allait y faire. La famille du garçon voulut qu’il la tue, mais finalement, au cours du combat, elle fut blessée aux yeux et développa son pouvoir. Acceptant qu’elle reste, elle fut plus ou moins prisonnière des Rugafu, vivant auprès du garçon qu’elle aimait sans le reconnaître. Ce dernier chantait souvent la mélodie qu’elle fredonne lorsque les Get Backers arrivent, chanson transmise de génération en génération, écrite par l’un des membres des Rugafu souffrant de l’absence de la femme qu’il aimait. Quelques années plus tard, le garçon, alors âgé de 20 ans mourut et ce n’est qu’au moment où allait disparaître que Nastukiko se souvint de qu’il était. Mais il était trop tard…
Voilà, normalement, j’aurais voulu consacrer quelques pages à cette histoire, mais comme je ne le ferais pas, je tenais tout de même à vous raconter un peu l’histoire de Natsukiko, car elle est assez énigmatique.

Pour finir, j’espère que ma fanfic vous a plus et que vous avez passez un agréable moment en ma compagnie (lol).

Si vous avez encore des questions… peut-être que certains détails sont évident pour moi et pas pour vous, n’hésitez pas à me poser la question en me laissant votre adresse e-mail, et je vous répondrai sans faute :)

Comme j’ai l’habitude de le dire, n’hésitez pas à me laisser un message pour me faire part de vos impressions, et ce, même si ça fait des mois (voir des années) que j’ai mis ce dernier chapitres en ligne. Si un jour j’en ai assez d’entendre parler d’une histoire, il n’y a rien de plus simple pour moi que de la supprimer, donc… tant que vous lisez, sachez que je serais toujours contente de savoir ce que vous avez pensé de votre lecture.

Je vous dis à très bientôt pour une autre histoire, peut-être.
Naëlle, auteur lente, mais qui finie ses histoires !

 

 

 

 

 

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