Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Base: Get Backers
Discaimer: Les personnages évoluant dans cette histoire sont quasiment tous la propriété de Yûya Aoki et Randô Ayamine. Bien entendu, certains ont été créés par moi, mais vous les verrez tout de suite ! lol
Spoilers: Dans la série TV, la fin de l’épisode 25, c'est-à-dire, lorsque le combat dans le Mugenjô prend fin (la première fois qu’ils y vont) ! Pour ce qui est du manga, je ne me souviens plus à quel volume cela correspond.
Titre: Rendre un enfant à sa mère.
Genre: Enquête

 

 

Et voilà, comme promis, voici le chapitre suivant ! J’espère que le précédent vous a plu… y a des chances, si vous venez lire celui-ci, en fait ! looool

Dans ce chapitre, nous allons encore avancer dans l’enquête et j’espère que vous allez continuer à aimer.

 

 

 

Rendre un enfant à sa mère.

 

Quatrième chapitre

 

 

 

 

La nuit était déjà bien avancée lorsque Ginji et Ban se décidèrent à aller une fois de plus squatter le Honky Tonk. A l’heure qu’il était, Paul était en train de ranger les chaises, avant de fermer, cependant, il accepta de donner leur offrir un plat, chose qui étonna d’ailleurs grandement Ban.

De son côté, Shido refaisait connaissance avec le chien errant qui était à présent dans la maison de Madoka. Cette dernière entra dans la pièce, alors que le jeune homme se demandait comment on pouvait forcer quelqu’un à oublier. Mais ce qui lui semblait encore plus étrange, c’était que l’animal ne se souvenait pas non plus l’avoir déjà rencontré.

- Shido-san ? Qu’est-ce que tu fais ?

- Nous faisons connaissance, lui et moi.

- Qu’est-ce qui se passe ?

- ?

- Pourquoi l’as-tu oublié, et pourquoi il ne se souvient pas de nous ? Qu’est-ce qui se passe ?

- Ginji et Midô sont sur une affaire… et l’un de leurs adversaires a le pouvoir d’effacer la mémoire des gens… et des animaux aussi, d’après ce que je peux voir…

- Mais…

- Ne t’inquiète pas. Tu n’as rien à craindre.

- Mais si, je m’inquiète ! Qu’est-ce qui se passera si tu te retrouves devant cette personne et qu’il te force à tout oublier ? Si tu m’oublies…

La jeune fille ne continua pas et sortit de la pièce, terrifiée à l’idée de perdre Shido, de quelque façon que ce soit.

- Madoka…
Murmura alors le maître de bêtes. Il n’avait absolument pas pensé qu’il pourrait effectivement oublier Madoka alors qu’il l’aimait tant.

 

* - * - * - * - *

 

- C’est vraiment une technique terrifiante, dit soudain Kazuki en reposant le livre qu’il lisait, ou plutôt tentait de lire, car ses pensées étaient toutes tournées vers leur adversaire du moment.

- Je confirme.

L’héritier de Fuchôin sursauta. Il n’avait même pas remarqué que Jûbei était dans le salon avec lui. Il pensait que son ami était allé se coucher depuis longtemps.

- Un problème, lui demanda alors ce dernier, sentant que quelque chose n’allait pas.

- Heu… non… je pensais juste que tu dormais…

- Non. Heu… Kazuki.

- Oui ?

- Je sais à quel point tu as l’impression d’être responsable pour mes yeux…

- …

- Mais je ne veux pas… si tu pouvais te mettre une bonne fois pour toutes dans la tête que je suis le seul coupable, ça me ferait vraiment plaisir.

Le plus jeune se rassit sur le fauteuil duquel il s’était levé avant de murmurer :

- Si… si je n’étais pas parti sans rien te dire… rien de tout cela ne serait arrivé…

- Kazuki… arrête de te torturer, lui dit alors son ami en se rapprochant.

- Mais…

- Tu as fais ce que tu pensais être le mieux.

- Oui, mais… toi, tu ne serais jamais parti sans moi…

- Ne mélange pas tout, je suis né pour toi, mais l’inverse n’est absolument pas vrai.

- Ca suffit ! Arrête avec ça !

Le jeune homme se leva rapidement avant d’aller dans sa chambre sans un mot supplémentaire.

- Kazuki… qu’est-ce qui se passe… ?...
Soupira Jûbei, ayant de plus en plus de mal à comprendre son meilleur ami.

 

* - * - * - * - *

 

- Qu’est-ce que tu regardes ?

L’enfant à qui s’adressait la question quitta des yeux la femme jouant avec sa fille avant de répondre ‘rien’.

- On n’aurait pas dit, lui répondit alors le garçon lui ayant posé la question.

- Mon devoir est de vous protéger, ta sœur et toi, pour ce qui est du reste, ça ne regarde que moi.

Le ton de l’enfant était agressif, cependant, l’autre se contenta de lui sourire.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu souris comme ça ?

- Parce que j’ai l’impression que tu me rends responsable de ta condition. Pourtant, je suis un enfant comme toi, je n’ai pas choisi… et tu peux me croire… si j’avais pu choisir, je ne serais certainement pas né dans la famille des HIMURA.

- Taki…

 

* - * - * - * - *

 

- Taki ?

- Takiko ? Tu as fini ton cours ?

- Oui.

La dénommée Takiko, une fillette de treize ans, s’approcha de son jumeau afin qu’il la prenne dans ses bras. Il n’y avait que dans ces moments-là où elle était vraiment heureuse.

Un homme, à l’extérieur, même si personne ne le voyait, observait la scène, se demandant s’il avait ou non eu raison d’obéir aux ordres.
Mais après tout, se dit-il en voyant un troisième enfant s’approcher des deux premiers, il savait depuis le premier jour où il l’avait rencontrée, elle, ce qui allait être par la suite.

 

* - * - * - * - *

 

Meiko avançait d’un pas rapide vers le Honky Tonk, après avoir garé sa voiture un peu plus loin. Les Get Backers l’avaient contactée plus tôt dans la matinée en lui demandant de venir, sans aucune explication. Nul n’aurait pu penser en la voyant, que sa gorge était sèche et que ses jambes étaient sur le point de lui faire défaut à chaque pas, malgré une démarche assurée.

- Makusha-san, nous sommes là.
Ginji faisait de grands gestes à l’attention de la femme qui venait d’entrer.

- Bonjour, dit alors celle-ci en s’asseyant. Elle profita des quelques secondes de silence qui s’étaient faites pour détailler les autres personnes présentes : une jeune homme aux allures d’indien, un autre à l’air renfrogné et un dernier à l’allure plutôt féminine.

- Makusha-san, fit soudain Ban.

- Heu… oui ?

- Pour votre fils… nous n’avons rien trouvé de bien concret jusqu’à maintenant.

- Ha…
La femme ne cacha pas sa déception mais se reprit très vite et montra au jeune homme qu’il avait toute son attention.

- Parlez-nous de Rugafu Tsaruka, reprit alors Ban, sans aucun préambule.

- Hein… que… comment… ?...

- C’est le père de Michio, n’est-ce pas ?

- Oui… mais… comment le savez-vous ?

- Aucune importance pour l’instant. Dites-nous tout ce que vous savez sur lui.

- Nous avons fait nos études dans la même université. Il faisait partie des étudiants qui se portent volontaires pour aider les plus jeunes. Il était en troisième année quand j’ai débuté ma première. Lorsque nous nous sommes rencontrés, j’ai eu le coup de foudre pour lui et il m’a dit que ça avait été la même chose de son côté. Nous sommes sortis ensemble pendant six mois et nous nous sommes mariés.

- Vous plaisantez ?

- Non, pas du tout…

- Vous êtes célibataire.

- C’est vrai sans l’être…

- Expliquez-vous, alors.

- Quelques mois après notre mariage, je suis tombée enceinte. C’est à ce moment là que Tsaruka a commencé à devenir distant… on aurait dit qu’il ne voulait plus me voir… et lorsque je lui demandais ce qui n’allait pas, il répondait des choses incompréhensibles pour moi.

- Genre ?

- Je ne me souviens plus exactement. Mais toujours est-il qu’alors que j’entrais dans mon cinquième mois de grossesse, il a disparu sans laisser de trace. Pas un mot, pas un coup de téléphone, rien… Je suis alors retournée chez mes parents, et là, j’ai vraiment cru que j’allais devenir folle !

- Que s’est-il passé ?

- Ils ne se souvenaient plus de Tsaruka, pas plus qu’il ne se souvenait que j’étais mariée !

- …

- J’ai fait le tour de tous les invités de notre mariage, mais pas un seul ne se souvenait de la cérémonie ! C’est pour cette raison que je me suis faite engager à la mairie, pour pouvoir retrouver les papiers indiquant que j’étais mariée, mais là aussi, rien… J’ai même fini par croire que j’avais rêvé toute cette histoire… mais si c’est bien le cas… d’où vient Michio ?

La femme regarda Ban comme si elle attendait une réponse de sa part, cependant, celui-ci ne sut que lui dire.

Durant tout l’échange, les autres étaient restés silencieux, écoutant l’histoire de la femme.

- Vous pensez vous aussi que j’ai inventé toute cette histoire ?
Demanda Meiko sans quitter Ban des yeux.

- Non, je vous crois, lui répondit-il alors, entièrement convaincu de la sincérité de son interlocutrice.

- Merci…
Murmura cette dernière, heureuse d’avoir été crue.

- Nous allons vous raccompagner chez vous, dit soudain Jûbei en se levant.

- Heu… oui, merci.

La femme se leva, suivie de près par Jûbei et Shido.

Les trois autres attendirent plusieurs minutes avant que Ban ne prenne son téléphone portable.

- Himiko ?

- Oui, je suis toujours là.

- Merci, c’est bon, tu peux raccrocher.

- J’espère que je serai bien payée pour avoir dû rester en ligne pendant si longtemps !

- Dis donc, tu sais ce que ça veut dire ‘rendre service’ ?

- Non, pas du tout !

- Mais ce n’est pas possible d’être comme ça !

- Si tu ne voulais pas me payer, il ne fallait rien me demander et te débrouiller seul !

- Ban-chan, du calme…

Pas vraiment sûr de vouloir se calmer, Ban coupa tout de même la communication.

- C’était une bonne idée d’avoir demandé à Himiko-san d’écouter toute la conversation. De cette façon, si nous avions été attaqués, elle aurait pu tout nous raconter.

Ban eut un sourire satisfait suite au compliment de Kazuki.

- On fait quoi maintenant ?
Demanda alors Ginji.

 

* - * - * - * - *

 

- Je peux savoir pourquoi c’est avec toi que je fais équipe ?

- Tu aurais préféré être avec Midô ?

- Je me le demande…

Shido en avait assez d’être avec Jûbei et ne se gênait pas pour le lui montrer. Cependant, ce genre d’attitude ne déclenchait rien de bien intéressant, car le protecteur de Kazuki prenait toutes ses remarques avec un flegme et une patience hors du commun. S’il avait été avec Ban, au moins, il y aurait eu plus d’animation.

- Pourquoi tu n’es pas avec Kazuki ?

- Ca ne te regarde pas !

- Mais si ça me regarde.

- Et on peut savoir pourquoi ?

- Tout simplement parce que Kazuki et moi sommes amis, c’est simple, non ?

- Je ne vois vraiment pas ce qu’il te trouve !

- QUOI ????

- Je me demande juste ce que Kazuki peut bien te trouver pour accepter d’être ton ami ! Je peux comprendre pour Mido Ban, mais pour toi… plus j’y réfléchis et moins je comprends.

Jûbei n’eut même pas le temps de le sentir venir qu’il se retrouvait le dos plaqué contre un mur et l’un des avant-bras de Shido placé au niveau de son cou, l’immobilisant parfaitement.

- Qu’est-ce que tu cherches à la fin ?
S’énerva le maître de bêtes.

- …

- Si tu as un problème avec Kazuki, c’est avec lui qu’il faut en parler !

- … je n’ai aucun problème av…

Les deux hommes sentirent en même temps une présence hostile et n’eurent même pas le temps d’esquiver qu’une attaque les plaquait tous les deux au sol.

- Un petit conseil, leur dit alors une voix, renoncez à trouver Michio ! Si vous continuez, vous vous casserez les dents.

- Qui es-tu ?
Demanda Shido en se relevant tant bien que mal. Mais déjà, la personne avait disparu, entraînant avec elle l’atmosphère hostile qu’elle avait amenée.

 

* - * - * - * - *

 

Lorsque Jûbei revint à lui, il eut la surprise d’être dans sa chambre, Kazuki à ses côtés.

- Ca va ?
Lui demanda ce dernier lorsqu’il vit son ami commencer à se redresser.

- Que s’est-il passé ?

- Shido nous a appelé pour nous dire ce qui était arrivé. Paul est alors allé vous chercher tous les deux en voiture et Shido est parti quand je suis arrivé.

- Il faudra que je le remercie.

- Tu pourras, oui !

Quelque chose dans la voix de Kazuki indiqua au jeune homme alité qu’il n’était pas spécialement content.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Bien qu’il ne m’ait rien dit, j’ai bien vu que Shido n’allait pas bien… alors j’ai demandé à un oisillon et il m’a tout expliqué. Tu peux me dire ce qui t’a pris de lui dire de telles choses ?!?

- Je…

- Pourquoi est-ce que tu n’arrives pas à comprendre que je peux être ami avec quelqu’un d’autre que toi ?

- Ce n’est pas ça…
Répondit l’aveugle en baissant la tête.

- Alors qu’est-ce que c’est ?

- J’ai juste l’impression que tu t’éloignes de moi.

- …

- Je sais que ma réaction est ridicule, puisque de toute façon, rien ne me permet de te demander quoi que se soit, mais… Kazuki ?

- Je… je suis désolé…

Jamais encore l’héritier des Fuchôin ne s’était rendu compte que son meilleur ami pouvait se sentir délaissé.

Jûbei se leva et vint prendre son ami dans ses bras. Il ne voulait pas que celui-ci se sente encore coupable de quelque chose. A cet instant, les deux amis avaient l’impression d’être retourné plusieurs années en arrière, avant qu’ils ne partent pour le Mugenjô.

 

* - * - * - * - *

 

- Taki-sama ?

Une femme venait d’entrer dans la chambre de l’enfant avec un plateau garni, pour son repas du soir. Cependant, la pièce était déserte.

- Taki, qu’est-ce que tu fais là ?

- Où est ma sœur ?

- Hein ? Heu… je crois qu’ils sont en train de lui faire essayer sa robe de mariée.

L’enfant se raidit à cette pensée. Cependant, il ne montra rien et fut alors très surpris de voir que l’enfant près de lui s’était rendu compte de son trouble.

- Tu ne pourras pas empêcher ce mariage, et tu le sais. Cesse d’y penser.

- Tu ne peux pas comprendre…

- …

- Takiko est ce que j’ai de plus précieux… mais à cause de nos lois stupides de clan, avant ses quatorze ans, elle doit épouser l’héritier de notre famille…

- …

- Ce n’est encore qu’une enfant ! Je ne veux pas que toute sa vie soit gâchée à cause de décision que d’autres ont prises !

- Tu ne pourras rien changer… fais-toi une raison.

- … est-ce que… est-ce que tu es satisfait de ta condition ?...

- Je ne m’en plains pas.

- Tu mens !

- Hein ?

- Si ce que tu dis est vrai, pourquoi t’arrêtes-tu dès que nous passons près d’une mère et ses enfants ?

Taki se leva de là où il était et regagna sa chambre sans un mot ni un regard supplémentaire. Il savait que ce qu’il avait dit venait de faire mouche et n’avait, à présent, plus qu’à attendre que celui qu’il considérait comme son ami lui vienne en aide de lui-même.

 

* - * - * - * - *

 

- Allo ?

- Kazuki-kun ?

- Oui, répondit le jeune homme à moitié endormi avant de regarder l’horloge murale qui indiquait 03h25.

- C’est Makubex.

Tout à fait réveillé à la suite du prénom que venait de lui annoncer l’adolescent, le jeune homme l’écouta attentivement.

- J’ai retrouvé la trace des RUGAFU. Je t’ai envoyé par e-mail l’adresse complète où ils se trouvent. Par contre, j’ai un doute sur le fait que vous retrouviez votre homme là-bas.

- Pourquoi ?

- Parce que visiblement, il a été rattaché à la protection des HIMURA.

- … Je te remercie pour ton aide. A bientôt.

Kazuki raccrocha avant de composer le numéro de Ban et de lui transmettre les informations lui venant du jeune homme du Mugenjô.

Fin du quatrième chapitre.

A suivre…

 

 

 

 

Note de fin de chapitre : Pour les personnes qui n’aiment pas Madoka, va falloir vous y faire, parce que moi, je l’aime bien. C’est un perso secondaire que j’apprécie et je pense que même si j’écris une autre fanfic sur cette série, si Shido apparaît, elle sera forcément là de temps en temps.

Vous avez vu comme Jubei peut être désagréable ? lol

Rassurez-vous, les enfants que vous avez ‘vu’ ne sont pas là pour faire joli et sont très importants pour la suite de l’histoire… vous avez compris pourquoi ?

J’espère ne pas trop vous faire attendre pour le prochain chapitre, mais je ne peux rien vous promettre, surtout vu ce le coup que je vous ai fait pour le précédent… encore toutes mes excuses pour l’attente…

A bientôt.
Naëlle

 

 

Chapitre 05

 

 

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