Auteur: Naëlle
Mail: naelle@lartisan.net
Base: Get Backers
Discaimer: Les personnages évoluant dans cette histoire sont quasiment tous la propriété de Yûya Aoki et Randô Ayamine. Bien entendu, certains ont été créés par moi, mais vous les verrez tout de suite ! lol
Spoilers: Dans la série TV, la fin de l’épisode 25, c'est-à-dire, lorsque le combat dans le Mugenjô prend fin (la première fois qu’ils y vont) ! Pour ce qui est du manga, je ne me souviens plus à quel volume cela correspond.
Titre: Rendre un enfant à sa mère.
Genre: Enquête

 

 

Bonjour tout le monde :-)

J’ai été ravie de voir que finalement quelques personnes s’intéressaient à ma fanfic. C’est très gratifiant pour moi ^_^

Avant d’aller plus loin, je tiens à vous présenter toutes mes excuses car ce chapitre aurait dû arriver bien avant, mais j’ai été super occupée et en plus, je suis tombée malade… et ce n’est pas le genre de chose qui arrange nos affaires ça -_- ;;; J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop pour vous avoir fait attendre tout ce temps.

Sinon, pour me faire pardonner, je vais vous mettre le chapitre suivant en même temps. Par contre, j’aimerai bien qu’avant de le lire, si vous avez quelque chose à me dire sur celui-ci vous le fassiez :-)

Merci à Melusine2 (bien d’avoir rajouté ton adresse… ça évitera aux autres de chercher comme moi. lol), Marion (tu vas voir, il se passe pas mal de chose dans les deux chapitres qui vont suivre aussi) et Azami (qu’est-ce que tu n’as pas compris ?)

Et je n’oublie pas Lorraine qui corrige les chapitres de cette fic. Très franchement, j’espère que tu vas rester longtemps ma béta-lectrice, parce que j’ADORE tes corrections !

Bonne lecture à tous !

 

 

 

Rendre un enfant à sa mère.

 

Troisième chapitre

 

 

 

 

 

Jûbei et le jeune tisseur étaient en train de prendre leur petit déjeuner lorsque l’aîné des deux prit la parole :

- Kazuki ?

- Oui ?

- Tu fais quelque chose ce matin ?

- Oui, je vais passer voir Ginji et les autres. Il faut que je les aide dans leur mission. Pourquoi ?

- Je dois aller au Mugenjô et j’avais pensé que si tu n’avais rien à faire, tu aurais peut-être voulu m’accompagner.

- Tu veux aller là bas ? Pourquoi ?

- J’ai demandé quelque chose à Makubex.

- …

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Rien. Je vais dire aux autres que je ne viendrai pas ce matin, comme ça, je vais pouvoir t’accompa…

- Non, non, c’est bon. Je te rejoindrai quand j’aurai fini, ne t’inquiète pas.

- Tu es sûr ?

- Mais oui. D’ailleurs, je vais devoir y aller. A tout à l’heure.

- A plus tard.

 

* - * - * - * - *

 

- Shido ?

Le jeune homme releva les yeux de son café.

- Oui ?

- Je sens que quelque chose ne va pas… qu’est-ce qui se passe ?

Madoka avait posé son regard sans vie sur le maître des animaux. Ce dernier ne répondit pas tout de suite, puis, se décida.

- Tu sais, cette histoire de chien…

- Oui ?

- J’ai presque cru à un moment que tu me faisais marcher. Mais quand Jûbei en a parlé lui aussi, je me suis rendu compte que c’était moi qui avait oublié quelque chose… Le problème, c’est que je ne suis pas le seul. Kazuki ne se souvient pas, lui non plus, de cet animal.

- Comment est-ce possible ? C’est pourtant lui qui est allé le chercher et qui l’a gardé au début.

- C’est aussi ce que nous a dit Jûbei… je ne sais plus quoi penser…

 

* - * - * - * - *

 

C’était le jour de repos de Meiko, aussi celle-ci s’était-elle levée un peu plus tard que les autres jours. A présent, elle cherchait une boîte de biscottes dans son placard à petit déjeuner et comme quasiment tous les matins, son regard tomba sur une boîte de cacao. Michio n’aimait que certaines marques de chocolat pour son lait. Et depuis qu’il avait disparu, elle en rachetait tout de même fréquemment afin qu’il puisse en avoir lorsqu’il rentrerait.

 

* - * - * - * - *

 

- J’ai faim Ban-chan…

- Ouais, moi aussi.

Ginji semblait prêt à tomber dans les pommes, mais Paul avait décidé de rester inflexible cette fois-ci. Il allait bien falloir que ces deux-là apprennent à se débrouiller un peu tout seuls.

- Bonjour, dit une voix bien connue de tous.

- Kazu-chaaaan !!!!

Ginji se précipita vers son ami avec bonheur.

- Qu’est-ce qui t’arrive ?
Demanda celui-ci en riant. Je te signale qu’on s’est vus hier.

- Tu as quelque chose avec toi qui a une odeur de bouffe, lui répondit alors son chef, un grand sourire aux lèvres.

Un éclat de rire général se déclencha.

Et Kazuki donna aux deux Get Backers les deux bols garnis de riz, légumes et viande, qu’il avait préparés pour eux avant de venir.

- Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont apprendre à se débrouiller seuls, dit Paul sur un ton de reproche, bien qu’au fond, il soit content, car si Kazuki ne leur avait pas amené à manger, il savait très bien qu’il aurait fini par craquer.

- Au fait, fit soudain l’héritier des Fuchôin. Il nous est arrivé quelque chose de très curieux à Shido et moi.

- Quoi donc ? Lui demanda Ban entre deux bouchées.

- Nous ne nous souvenons plus du tout d’un chien, alors que Madoka et Jûbei soutiennent qu’on le connaît.

- Quel chien ?

- Ginji ! Ne parle pas la bouche pleine, tu me craches du riz dessus !

- Oups… désolé !!!!

Ban soupira. Quand son ami se déciderait-il à grandir ?

- Heu…

- Désolé Kazu-chan. Alors, de quel chien s’agit-il ?

- Salut !

- Shido-san, bonjour, répondit Natsumi avec entrain.

- Qu’est-ce que le dresseur de singe fout ici ?

- Dis donc serpent, cet endroit ne t’appartient pas, il me semble !

- Non, mais si tu veux te chercher des clients, va ailleurs !

- Du calme tous les deux, les tempéra Ginji.

De très mauvaise grâce, les deux hommes se calmèrent et Shido vint s’asseoir à la table des trois amis.

- J’allais donc te répondre Ginji-san. D’après ce que nous a dit Jûbei, c’est un chien qui aurait d’abord été chez moi, et après chez Madoka.

- Ce ne serait pas celui vous aide à retrouver l’enfant ?
Demanda Natsumi qui écoutait la conversation.

- De quoi parles-tu ?
Demanda Ban.

- Mais de votre témoin. Vous lui avez même fait regarder des photos ici. Je crois qu’il fallait qu’il reconnaisse un prof, ou quelque chose comme ça.

Les quatre amis se regardèrent tour à tour. Décidément, quelque chose n’allait pas.

- Il y a une épidémie d’amnésie ?
Interrogea Ginji avec beaucoup de sérieux.

- Ca t’arrive de réfléchir avant de parler ?
Le ton de Ban était assez dur mais Ginji ne lui en voulut pas, car il se doutait bien que son ami était en train de réfléchir à la situation.

 

* - * - * - * - *

 

- Elle est née à Kyoto où elle a vécu jusqu’à l’âge de 10 ans. Ensuite, son père a été muté à Tokyo et elle y a toujours habité depuis. Elle a eu un enfant il y a 12 ans, de père inconnu, qui s’appelle Michio.

- Et c’est tout ?
Demanda Jûbei à l’adolescent lui fournissant les informations. Il était assez déçu. En effet, il pensait que si le nom de la femme l’avait interpellé, c’était parce qu’elle avait quelque chose de particulier, mais visiblement, ce n’était pas le cas.

- Je n’ai pas tout à fait fini. En me penchant un peu plus sur sa vie amoureuse, j’ai découvert qu’il y avait eu quelque chose avec un certain RUGAFU Tsaruka.

- Ca me dit quelque chose… mais je ne me souviens pas…

- J’ai fait des recherches sur lui, mais en passant pas le système normal, je n’avais rien trouvé. En fait, c’était comme s’il n’existait pas. Mais en cherchant mieux et en forçant certains dossiers confidentiels, j’ai découvert quelque chose de très intéressant.

- De quoi s’agit-il ?

- La famille Kakei a un jour fait appel à la famille Rugafu.

- …

- C’était il y a cinq générations. Une chose assez exceptionnelle s’était produite. L’héritier de la famille Fuchôin a été attaqué, et après enquête, il s’est avéré que son protecteur, l’héritier de la famille Kakei était à l’origine du complot. Bien entendu, l’héritier des Kakei a été remis à la justice et on a désigné quelqu’un d’autre du clan afin de prendre sa succession auprès de l’héritier des Fuchôin. Mais celui-ci avait placé toute sa confiance en son ancien protecteur et ami et avoir appris qu’il l’avait trahis lui avait fait un tel choc qu’il se laissait mourir à petit feu. C’est alors que la famille Kakei décida d’agir pour le bien de la famille et surtout du chef qu’ils devaient protéger. Il firent donc appel aux services des Rugafu qui utilisent la technique de l’…

- L’oubli, coupa Jûbei.

- Tu le savais ?

- Ca vient de me revenir. Merci pour tout.

Le jeune homme sortit de la pièce dans laquelle il était avec Makubex et se mit à courir jusqu’à ce qu’il soit hors du Mugenjô et même une fois dehors, il n’arrêta pas sa course.
Il décida de prendre un métro pour aller rejoindre les autres, qui, il s’en doutait, devaient être chez Paul, au Honky Tonk.

Lorsqu’il atteint la station la plus proche du bar, il descendit du métro. Ayant repris, il se heurta à Ban qui sortait de chez Paul au moment où il voulait lui-même y rentrer.

- Ban-chan, Jûbei, ça va ?

- Ouais.

- Désolé, s’excusa l’héritier des Kakei en se relevant.

- Pas grave.

- Qu’est-ce qui se passe ?
Demanda Kazuki, sachant pertinemment que son ami ne se serait pas dépêché au point de ne pas pouvoir s’arrêter à temps avant d’entrer en collision avec quelqu’un, s’il n’avait pas eu un motif sérieux.

- Je viens de découvrir quelque chose de très intéressant. Je pense savoir pourquoi vous ne vous souvenez pas du chien.

- Quoi ?
Dirent quatre voix simultanément.

- Je pense que vous avez rencontré un membre de la famille Rugafu.

- C’est qui ?
Demanda Ginji, alors que tout le monde se r’installait à une table.

- Les membres de cette famille ont la capacité d’utiliser le pouvoir de l’oubli.

- Sois plus précis, dit Shido.

- Ils peuvent, d’un simple regard associé à certains mots, et avec un minimum de concentration, faire perdre à leur victime partiellement, ou entièrement la mémoire.

- … et tu penses qu’on a subi ce pouvoir ?
Reprit Kazuki, après plusieurs secondes d’un silence pesant.

- Oui, ça me semble être l’une des meilleures explications.

- Et est-ce que ceux qui possèdent ce pouvoir peuvent modifier la mémoire ?
Demanda Ban.

- Non, pourquoi ?

- Parce que je me souviens très bien des évènements des derniers jours.

- Moi aussi, je sais que j’ai mangé des poissons panés au repas de midi hier, et le soir…

- Ginji ! On est sérieux ! Le réprimanda Ban en lui mettant un coup de poing sur la tête.

- Ban-chaaaan… ça fait mal…

- Si tu arrêtais de faire l’imbécile, je n’aurais pas besoin de te rappeler à l’ordre !

- Mais…

- L’exemple de Ginji est parfait, fit Jûbei afin de stopper la dispute. Si on fait des recherches, on apprendra qu’il a effectivement mangé des poissons panés. Les Rugafu ne peuvent pas ‘créer’ une mémoire. La seule chose qu’ils sont capables de faire, c’est de l’enlever. Entièrement, ou en partie.

- Bien, et quelle est la parade ?

Tous regardèrent d’abord Ban, qui avait posé la question, puis Jûbei, dans l’attente de la réponse.

- Il n’y en a pas… ou tout du moins, s’il existe un moyen de ne pas être touché, je ne le connais pas.

Personne ne rajouta le moindre mot et ce furent dix minutes d’un silence pesant qui s’écoulèrent. Chacun tentait d’imaginer un stratagème pouvant leur permettre de contrer ce pouvoir, mais ils devaient tous se rendre à l’évidence, c’était une chose impossible.

- Je ne vous ai pas tout dit, reprit soudain Jûbei. Il semblerait que votre cliente soit sortie avec l’un des membres de ce clan.

- Quoi ?

- Il s’appelle Rugafu Tsaruka. Par contre, je ne peux rien vous dire de lui, à part qu’il me semble l’avoir rencontré une fois, mais je n’en suis pas sûr.

- Pourquoi ne nous a-t-elle pas parlé de cet homme ? Demanda Ginji en regardant Ban.

- Je pense qu’elle n’en a pas vu l’intérêt, répondit ce dernier.

- Ou alors, elle n’a jamais su qui il était vraiment, c’est une autre possibilité, ajouta Kazuki.

- Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Si on risque à tout moment de perdre la mémoire, comment faire pour réussir cette mission ?

Ginji commençait à sérieusement s’affoler.

- Pas de panique ! Nous sommes des professionnels et on réussira ! Le mieux est de se souvenir de ce que nous faisions lorsque nous avons perdu une partie de notre mémoire.

- Avec le chien, vous avez regardé des photos, l’aida Natsumi.

- Merci Natsumi-chan. Elles devraient être dans la voiture alors.

Ban se leva avant de se diriger vers le véhicule.

- Tu trouves Ban-chan ?
Demanda son meilleur ami en allant à la voiture lui aussi.

- Ouais, c’est bon, je les ai !

- A quoi ça va nous avancer de les regarder ?
Reprit l’ex leader des VOLTS.

- Peut-être que notre ‘agresseur’ se trouve sur l’une de ces photos, indiqua Shido, comme si cela était une évidence.

Ban, de son côté, n’appréciait pas vraiment de se faire voler la vedette. Normalement, c’était lui qui faisait ce genre de déclarations, comme si c’était d’une évidence flagrante, avec des airs de poseur.

 

* - * - * - * - *

 

Une heure plus tard, tout le monde (à l’exception de Jûbei, qui ne voyait pas) examinait les photos des différents professeurs. Malheureusement, ni les uns, ni les autres n’arrivaient à se souvenir de s’être arrêtés sur l’une des photos en particulier.

- Ban-chan, j’ai faim.

- On n’a pas d’argent !
Lui répondit son ami de manière agressive.

- C’est quand même triste de voir à quoi en est réduit le chef des VOLTS, soupira Jûbei.

Ban lui lança un regard noir, que bien qu’il ne puisse voir, l’autre sentit très bien.

- Heu… du calme, du calme… Tu trouves quelque chose Ban-chan ?

Ban avait déjà du mal à s’entendre avec Shido, il était peut-être inutile qu’il prenne Jûbei aussi en grippe.

- Non, je… ça, c’est bizarre…

- Quoi ?

Tout le monde cessa son activité et se pencha sur la feuille que tenait le jeune Get Backers.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
Redemanda Ginji, ne voyait rien de particulier quant à la tête du professeur étant représenté.

- Son nom...

- Quoi son nom ?
Le blond regarda attentivement le nom inscrit sous la photo : FUGURA Katsura.

- Qu'est-ce qu'il a de particulier ce nom ?
Interrogea aussi Shido.

- C'est un anagramme, répondit alors Ban, ravi de voir que personne n'avait remarqué à part lui.

- Un hologramme ?
Demanda alors Ginji.

Un coup de poing sur la tête et un "idiot" plus tard et le leader des Get Backers se décidait à expliquer à son ami ce qu'était un anagramme.

- C'est lorsque tu mélanges les lettres d'un mot, d'un nom, dans notre cas et que tu en crées un autre.

-Ha… mais… je ne comprends toujours pas…

Kazuki eu un sourire indulgent, et, voyant que Ban était sur le point de s’énerver, il expliqua gentiment à son ami :

- Dans le cas de notre homme, il a écrit son nom en romaji [1] avant d’en mélanger les lettres. RUGAFU est donc devenu FUGURA.

- Ha, j’ai compris ! Merci Kazu-chan.

- De rien, lui répondit ce dernier en souriant.

- Qu’est-ce qu’on fait ?
Demanda ensuite Ginji en retournant son attention vers Ban.

- Je ne sais pas encore…

- Le mieux serait de se dépêcher d’enquêter, annonça alors Jubei.

- Pourquoi ça ?

- Parce que cette famille utilise tous les moyens en son pouvoir afin d’arriver à ses fins ! Ses membres n’hésitent pas à tuer si le besoin s’en fait sentir.

- Tu… tu crois que…

- Inutile d’imaginer le pire !
Dit Ban en se levant, coupant son meilleur ami dans sa demande.

- Comment allons-nous procéder ? Si notre adversaire a la capacité de nous faire perdre la mémoire, même si nous touchons au but, nous ne pourrons jamais l’arrêter.

Ban s’arrêta, alors qu’il était sur le point de sortir. Shido, même si cela lui faisait mal de l’admettre, avait entièrement raison.

- Je suggère que nous nous séparions, proposa alors Jûbei.

- C’est vrai que si nous restons tous ensemble, il y a de forte chance pour que nous perdions tous la mémoire en même temps.
Approuva le leader des Get Backers.

- Le mieux est de constituer trois équipes. Chacune d’entre elle devra appeler les deux autres au minimum toutes les heures afin de leur donner un maximum d’informations sur ses moindres faits et gestes. De cette façon, il y a de fortes chances pour qu’au moins l’une d’entre elles se souvienne de tout.

Ban regarda le jeune homme assez admiratif. Il ne s’était jusqu’alors pas vraiment rendu compte que l’ami de Kazuki était un aussi fin stratège.

- Bien, je suis d’accord, dit-il alors, plusieurs secondes plus tard.

- Allons-y alors ! Je t’accompagne Ban-chan.
Ginji s’apprêtait à rejoindre son ami lorsque Jûbei l’arrêta.

- Tu devrais aller avec Kazuki pour commencer.

- Hein ? Mais…

- Heu… Shido va avec qui ?
Demanda alors Kazuki, s’étant rendu compte que leur ami n’avait pas de coéquipier.

- Il n’a qu’à passer au zoo, je suis sûr qu’il trouvera un singe pour l’accompagner !

- De quoi ???

Ban et Shido étaient de nouveau sur le point de se battre, mais Ginji réussit, tant bien que mal à les calmer.

 

* - * - * - * - *

 

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Jûbei et Ban étaient depuis deux bonnes heures à la recherche d’indices qui pourraient leur permettre de retrouver Rugafu Tsaruka, cependant, l’homme au jagan semblait ailleurs.

- Je n’aime pas laisser Ginji tout seul, répondit-il.

- Il n’est pas tout seul, Kazuki est avec lui. De plus, Ginji sait très bien se débrouiller quand il faut se battre.

- Le problème est bien là ! Si Ginji est sorti du Mugenjo, c’est bien pour que tout ça s’arrête !

- Tu le couves trop, lâcha Jûbei tout en continuant à marcher.

Ban s’arrêta.

- Tu trouves que je le couve trop ? Reprit-il en riant à moitié. Oui, tu as sans doute raison. Mais si je ne le faisais pas, qui le ferait ? Dis-moi qui le protégerait si je n’étais pas là ?

Jûbei s’arrêta à son tour avant de faire face à Ban.

- Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, il a vécu avant de te rencontrer ! Il était le chef des VOLTS ! Tout le monde l’admirait et…

- Combien de fois l’as-tu vu sourire ?

- Pardon ?

- Je te demande combien de fois tu l’as vu avoir l’air heureux !

- Heu…

- Inutile de chercher, parce que de toute façon, la réponse est zéro ! Tout ceux qui l’entouraient étaient fascinés par sa force et non pas par lui-même !

- Et toi, c’est aussi ce qui a dû te frapper lorsque tu l’as rencontré pour la première fois.

- Tu fais erreur. Ce que j’ai vu, derrière ce pouvoir, c’est un enfant qui avait peur. Et c’est pour cela que je lui ai proposé de partir avec moi.

- Tu es très spécial comme garçon.

- ?

- Ils pensaient tous que tu n’étais pas quelqu’un de bien, mais finalement, tu es vraiment quelqu’un de très bien.

Ban fut légèrement déstabilisé par un tel changement de la part de son partenaire du jour.

- Je comprends mieux maintenant pourquoi Kazuki aussi t’apprécie.

- Je n’avais pas remarqué, mais…

La sonnerie du portable de Ban coupa ce dernier.

- Oui ?

 

- Ban-chan, c’est moi.

- Oui Ginji, qu’est-ce qu’il y a ?

- Shido vient de nous appeler. Madoka lui a téléphoné en catastrophe pour lui dire que le chien était de retour. Mais il va mal… ils l’ont emmené chez le vétérinaire.

- On arrive, répondit Ban.

- Non ! Que Ginji vienne te rejoindre pendant que j’irai vers Kazuki ! Il ne faut pas qu’on se retrouve tous ensemble. La réapparition du chien est peut-être un piège.

- Tu as raison. Tu as entendu Ginji ?

- Oui, pas de problème, je te rejoins.

Les deux amis raccrochèrent avant que Jûbei ne commence à s’éloigner.

- Au fait – Ban le rappela – pourquoi tu as voulu faire équipe avec moi aujourd’hui ?

- Je… je voulais te demander… est-ce que tu es jaloux des amis de Ginji ?

- ?

- Non, c’est rien, laisse tomber.

- Tu es jaloux des amis de Kazuki ???

Ban se mit à rire suite à cette trouvaille.

- Je n’aime pas le partager, grommela l’héritier des Kakei, vexé par l’attitude adoptée par l’autre garçon.

Ban se mit à rire de plus belle, pourtant, il rajouta :

- Je pense que le tisseur t’adore, tu ne devrais pas t’en faire.

- Hum…

 

Fin du troisième chapitre.

A suivre…

 

 

[1] romaji : façon d'écrire le japonais en lettre latine.

 

Note de fin de chapitre : hé, hé, n’est-il pas adorable Jubei ? lol Sinon, que pensez-vous de l’histoire et l’enquête ? Ca vous plait ? A tout de suite pour le chapitre 4 !
Naëlle

 

 

Chapitre 04

 

 

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