Auteur : Naëlle
Base : « le secret de Brokeback Mountain »
Disclaimer : Tous les personnages évoluant dans cette histoire sont © de leurs ayant droit (entre la nouvelle et le film, ça fait pas mal de monde. lol) à l’exception des quelques protagonistes sortis tout droit de mon imagination.
Spolier :
Tout le film. Remarquez, ça serait quand même bizarre que vous ayez vu le début et pas la fin. Mdrrrr !!!!
Titre : Je ne te laisserai plus partir (Merci pour le titre, France !!!!)
Genre : Sérieux/drame

Note : Bonjour. Alors... que dire sur cette fanfic ? En fait, j'aimerai éviter de vous spolier le début, alors je crois que je ne dirais rien. Sachez juste que je me base sur le film et pas vraiment sur la nouvelle (j'ai vu le film et lu l'histoire). Bien sûr, c'est quasiment la même chose, mais pour les puristes de la nouvelle, ne m'en veuillez pas, je me base par ex, sur le physique des acteurs/trices. loool

Je pense qu'Ennis n'est pas OOC dans ce début et j'espère que vous prendrez du plaisir à lire ma fanfic.

N'hésitez pas à me faire part de vos impressions.

Bonne lecture.

 

 

 

Je ne te laisserai plus partir

 

 

Chapitre 1

 

 

- Tu veux des jours de congé en juin ? Tu plaisantes, j’espère ! Avec tout le boulot qu’on a, surtout à cette période de l’année…

Ennis Del Mar regarda son patron dans les yeux avant de lui expliquer, calmement :

- Je dois assister au mariage de ma fille. Et si vous refusez de m’accorder quelques jours, je démissionnerai.

L’homme qui possédait un ranch réfléchit quelques secondes. Finalement, il n’était pas sûr de vouloir se passer d’un employer comme Ennis. En effet, celui-ci travaillait bien et ne rechignait jamais à la tâche. De plus, il n’avait que deux filles ; et il était vrai que lui-même, n’aurait raté le mariage de ses enfants pour rien au monde.

- Bien, abdiqua-t-il alors. Tu pourras prendre quelques jours en juin. Par contre, en contrepartie, tu n’en auras pas en août.

- Août…, répéta le cow-boy sans même s’en rendre compte. Mais pourquoi aurait-il voulu avoir des vacances en août ? A présent, à quoi des congés lui serviraient ? Surtout ce mois-ci. La dernière fois qu’il avait vu Jack, ce dernier s’était énervé justement parce qu’il lui avait annoncé qu’il ne pourrait pas se voir avant novembre et son ami avait rétorqué : « Et il est passé où le mois d’août ??? ».

- Ennis, tu peux y aller.

Revenant soudain à la réalité, l’homme bredouilla quelques excuses à son patron avant d’aller travailler.

 

………..///////………..///////………..///////………..

 

Quelques semaines plus tard :

 

- Je peux vous aider ?

Une jeune vendeuse venait de s’approcher d’un client potentiel. L’homme la regarda un peu perdu, aussi lui adressa-t-elle un grand sourire avant de réitérer sa question.

- Oui, répondit-il alors. J’cherche un cadeau d’mariage pour ma fille.

- Ho ? Félicitation.

- ‘ci.

- Alors, avez-vous une idée du cadeau que vous voulez lui faire ?

- … j’sais pas trop…

La jeune femme eut envie de rire devant l’air pataud qu’avait l’homme. Son chapeau passait d’une main à l’autre, et il ne savait pas du tout où regarder. Cependant, elle trouva sa recherche d’un cadeau pour sa fille tellement ‘craquante’, qu’elle se décida à l’aider sans se moquer.

- Normalement, pour un cadeau de mariage, on offre plutôt quelque chose de pratique. De la vaisselle, une nappe, des draps… enfin, vous voyez, ce genre de chose dont tous les couples ont besoin.

L’homme acquiesça et s’approcha des nappes. L’une d’entre-elle était brodée main et il la trouva parfaite. Le prix était assez élevé, mais il décida que rien ne pouvait être trop cher pour son ‘ange’.

- Elle est bien.

- Très, renchérit la vendeuse. Vous la voulez ?

- Oui.

- D’accord. Je vous l’emballe.

La jeune femme récupéra la pièce de tissus et s’éloigna avant de revenir, plusieurs minutes plus tard, un paquet cadeau dans les bras. Ennis la paya, puis sortit sans un mot de plus.

- Tous mes vœux de bonheur à votre fille, lui cria la vendeuse, mais il était déjà hors de portée de voix.

Comme il allait rester en ville quelques jours, Ennis s’était loué une petite chambre dans un motel un peu miteux, cependant, c’était bien assez pour lui. Mais en entrant dans la pièce et en posant son paquet sur le lit, il ne put s’empêcher de penser que lorsqu’il avait passé une nuit, Jack et lui, dans une chambre, son amant n’avait pas choisi le motel le plus minable… avait-il voulu l’impressionner ? Peut-être…

D’une geste impulsif, il ouvrit le sac qu’il avait prit pour ces quelques jours et sortit les chemises qui ne se quittaient jamais. Contrairement à leurs propriétaires respectifs, elles, depuis la première fois où elles avaient été ensemble, ne s’étaient jamais quittées, jamais séparées…

- Jack…, murmura Ennis en s’allongeant sur le lit, les deux chemises contre lui.

Sans s’en rendre compte, l’homme s’endormit et ne se réveilla que le matin en entendant les bruits de la rue animée.

- Je vais me préparer, murmura-t-il comme si quelqu’un était avec lui.

 

………..///////………..///////………..///////………..

 

Elle était radieuse. Oui, vraiment radieuse. Ce mariage la comblait de bonheur et cela se voyait. Il était vraiment heureux pour elle. D’autant plus que son mari avait l’air d’être un garçon très bien.

- Je suis contente que tu sois là, dit soudain une voix féminine.

- Alma…

La femme but une gorgée de champagne avant de reporter son attention sur l’héroïne de la soirée : sa fille.

- Elle ne l’a pas montré, mais elle craignait que tu ne viennes pas.

- …

- …

- … J’ai raté beaucoup de chose… dans ma vie… alors son mariage… non…

Celle avec qui il avait été marié durant quelques années eut un sourire fatidique sur le visage.

- Ca va ?
S’inquiéta-t-il.

- Oui Ennis, ça va. J’ai mit le temps… mais j’ai réussi à surmonter pas mal de choses ces dernières années…

- … je… Alma…

- Ne dis rien… ne dis rien Ennis Del Mar… je ne veux rien entendre… Aujourd’hui, nous ne devons rien faire d’autres que nous réjouir pour notre fille.

Ceci étant dit, la femme s’éloigna et rejoignit la jeune mariée qui ne cessait de rire et s’amuser. Quelques minutes plus tard, après avoir échangé quelques mots avec son époux, tous deux regardèrent dans la direction du père de la jeune femme avant que celle-ci ne se dirige vers lui.

- Tu me fais danser papa ?
Demanda-t-elle une fois à sa hauteur.

Sans un mot, il lui tendit la main avant de se laisser entraîner vers la piste de danse. Il ne le faisait pas parce qu’il aimait cela, mais uniquement pour que ce jour soit l’un des meilleurs souvenirs de sa fille aînée. La danse suivante, il l’accorderait à Jenny. Elle aussi, il l’aimait, et il voulait le lui montrer. Ses enfants savaient comprendre ces petites attentions dont il faisait parfois preuve à leur égard.

Serrant un peu Alma junior contre lui, il murmura :

- Kurt a de la chance… il a épousé un ange d’une rare beauté.

Flattée du compliment, la jeune femme rendit son étreinte à son père.

- Je t’aime papa.

- Moi aussi.

 

………..///////………..///////………..///////………..

 

Tout en nourrissant les animaux, Ennis repensa au mariage de sa fille. Elle lui avait dit que sa présence avait largement contribué à son bonheur du jour. Il avait eut un petit sourire, et n’avait rien dit. Il s’était pourtant demandé comment sa présence avait bien pu faire cela. Lui qui avait fait souffrir tout le monde. Il avait fait du mal à Alma, à ses filles et à Jack… Finalement, sa vie n’était peut-être qu’uniquement destinée à faire de la peine à ceux qu’il approchait.

- Ennis !

- Oui patron, répondit l’homme en arrêtant ce qu’il faisait.

- J’ai besoin que quelqu’un aille livrer trois taureaux à l’un de mes clients. J’aimerai que tu t’en charges.

- D’accord.

- Bien. Tu vas prendre le camion que j’utilise pour les livraisons d’animaux. Il faut que les bêtes soient dans trois jours chez Gary Netman. Il est au Mexique. Ce n’est pas la porte à côté, mais il faut bien que les bêtes lui arrivent.

- Au Mexique ?
Répéta Ennis sans être sûr d’avoir bien comprit.

- Oui, pourquoi, ça pose un problème ?

- Non… aucun…

- Parfait. Tu peux passer chez toi pour prendre quelques affaires. Je vais faire charger les animaux pendant ce temps.

Sans un mot, l’employé finit ce qu’il avait commencé avant de s’éloigner pour rentrer chez lui. Dans la soirée, il revint et après avoir reçu les dernières instructions de la part de son employeur, il démarra. A l’arrière, les trois taureaux semblaient légèrement inquiets, mais après quelques kilomètres, ils semblèrent s’être habitués au véhicule. Ennis, une cigarette en bouche, roulait d’une allure constante afin d’éviter au maximum les secousses qui pourrait effrayer les bêtes. Il se rendait donc au Mexique… le Mexique… la dernière fois qu’il avait vu Jack, il s’était énervé lorsque celui-ci avait fait allusion à cet endroit. Il lui avait même clairement montré qu’il était jaloux. C’était la première et la dernière fois qu’il avait réagit de cette façon. Jetant un coup d’œil rapide au sac qu’il avait préparé pour les quelques jours qu’il passerait loin de chez lui, il poussa un soupire avant de s’allumer une nouvelle cigarette car la première était entièrement consumée.

- Ecoute moi bien, parce que je ne le répéterai pas deux fois ! Toutes ces choses, toutes ces putains de choses que je ne sais pas, si un jour de devais les apprendre, je serai capable de te tuer !

Afin de couper court à ses souvenirs, l’homme augmenta le volume de la radio et se concentra sur sa route.

 

………..///////………..///////………..///////………..

 

Il pleuvait à verse lorsque Ennis arriva à destination et c’est sous la pluie qu’on déchargea les bêtes. Gary Netman, sous un parapluie regardait les taureaux et semblait plutôt satisfait.

- Je vous invite à prendre un verre, invita l’homme lorsque ses animaux furent installés.

- C’est gentil, mais…

- Ha, je comprends. Amusez-vous bien cette nuit.
Gary se mit à rire et rentra chez lui en assurant au cow-boy qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour son véhicule. En effet, il avait été convenu que celui-ci reste dans la cour de monsieur Netman jusqu’au lendemain, lorsque Ennis reprendrait la route.

Sans un mot, ce dernier quitta la propriété de l’acheteur de son patron. Il se perdit plusieurs fois, mais arriva finalement dans un petit hôtel que lui avait indiqué Gary Netman. C’était un endroit assez miteux, mais vu le peu d’argent que son employeur lui avait donné pour les besoins de son voyage, il ne pouvait pas trop faire le difficile. Serrant contre lui son sac, il entra et fut accueillit par trois paires d’yeux de femmes. Elles échangèrent quelques mots entre elles, gloussèrent un peu, puis l’une d’entre elle s’approcha de l’homme. Mais il fit comme s’il n’avait pas comprit et demanda une chambre au patron des lieux. Une fois sa clef en main, il monta l’escalier menaçant de s’effondrer à chaque pas avant d’entrer dans sa chambre. Cela ne s’était pas fait sans mal car la serrure était un peu bloquée. Mais à présent, il s’asseyait sur son lit et sortait ses affaires de son sac. Il soupira de soulagement en s’apercevant que la pluie n’avait rien mouillé, et surtout pas son trésor : deux chemises qui ne le quittaient jamais.

- Tu aimais cet endroit ?
Murmura-t-il en plaçant son visage contre la chemise de Jack.

 

………..///////………..///////………..///////………..

 

Vers minuit, Ennis se réveilla et mit quelques secondes avant de réaliser qu’il n’était pas chez lui. C’était embêtant car s’il avait été dans son mobil home, il aurait pu, en faisant un minimum de pas, se servir un verre de whisky. Mais là, il devait descendre au bar. Avec un soupire, il abandonna les chemises qu’il n’avait pas lâchées durant les quelques heures de sommeil qu’il avait eut, et sortit de la pièce.

Il était devant son verre lorsqu’une femme arriva près de lui et s’assit sur le siège d’à côté sans même y avoir été invité.

- Bonsoir, le salua-t-elle avec un sourire charmeur.

- ‘soir.

- C’est la première fois que tu viens au Mexique ?

- Ouais.

- Je m’appelle Gloria, et toi, beau cow-boy ?

- Ennis… Ennis Del Mar.

- Enchanté Ennis, reprit la femme.

- …

- Tu es là pour le boulot ?

- Ouais…

- Tu es du genre bavard, toi.

Gloria éclata d’un rire sonore avant de ramener une mèche de cheveux derrière son oreille. Ennis la regarda faire sans un mot. C’était une jolie fille. Fine, le teint un peu mat et une chevelure aussi sombre que la nuit la plus noire. Se calmant, quelques secondes plus tard, elle s’approcha un peu de l’homme avant de lui susurrer :

- Je ne prends pas très cher.

Le cow-boy se leva et s’apprêtait à sortir lorsque la femme le rattrapa.

- Quoi ? J’suis pas intéressé, t’as pas compris ?

- Attends Ennis, on…

- Il s’appelle Ennis ? Comme notre « collègue » ?

Une femme venait de passer près du couple mais était à présent loin, à la recherche de quelqu’un.

- Qu’est-ce qu’elle a dit ?

Se rapprochant de l’homme, elle lui indiqua une direction avant de lui expliquer :

- Si les femmes ce n’est pas ton truc, là-bas, tu trouveras des hommes.

Revenant à sa dernière discussion avec Jack, Ennis sera les points, furieux. Si ça se trouvait, c’était précisément dans la ruelle que lui montrait Gloria que son ami et amant allait chercher quelque chose que lui-même ne lui accordait pas assez.

- J’remonte, dit-il avant de se diriger vers l’escalier.

- Attend, attend. Je ne voulais pas te vexer, lui dit la prostituée, mais l’homme ne l’écoutait déjà plus.

De retour dans sa chambre, il se coucha, mais ne put s’empêcher de penser qu’un homme, à quelques mètres de lui, portant le même prénom que lui, vendait son corps. Il réprima un frisson à cette pensée. Bizarrement, savoir qu’ils avaient tous deux le même nom l’indisposait. Pourtant, il ne connaissait pas cet homme et n’avait aucune intention de faire sa connaissance.

 

 

Fin du premier chapitre.

A suivre…

 

Note de fin de chapitre : Et voilà, c'est finit pour aujourd'hui. lol  Normalement, vous pourrez lire la suite d'ici la semaine prochaine... ou peut-être même ce week-end. En espérant que ce début vous a plu (même si vous ne voyez pas forcément où je veux en venir. lol), je vous dis à très bientôt.

Naëlle

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Chapitre 02

 

 

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